Limbo de Soi Cheang tente de réactiver le genre phare de l’âge d’or du cinéma hongkongais : le polar hard-boiled. Le cinéaste n’invoque pas seulement l’audace formelle de ses prédécesseurs chinois et de son propre cinéma pour réinvestir le genre, mais va puiser beaucoup plus loin dans l’histoire de son art quitte à être parfois en décalage avec son temps pour le meilleur et parfois, pour le pire. C'est dés à présent en salles.
Quelques salles en France ont projeté en avant-première un long-métrage énigmatique du palmarès Un Certain Regard de Cannes 2023 : Only the River Flows de Wei Shujun, cinéaste chinois contemporain devenu incontournable et dont le Striding Into the Wind nous avait beaucoup séduits lors du Festival Allers-Retours 2021. Sortie en salles prévue courant 2024 chez Ad Vitam.
Réalisateur de seulement deux films, Le Meurtrier de la jeunesse (1976) et L’Homme qui a volé le soleil (1979), Hasegawa Kazuhiko a traversé l'industrie cinématographique de la fin des années 1960 au début des années 1990. Son parcours est essentiel pour comprendre l'évolution du cinéma japonais. Portrait.
Du 28 mars au 5 avril, retrouvez le Festival International de Cinéma Asiatique de Tours (FICAT) pour sa 23e édition dans plusieurs cinémas de l'agglomération tourangelle. On découvre sa programmation !
Shimizu Takashi, l’un des maîtres de la J-horror et créateur de la saga des Ju-On/The Grudge, reprend du service avec Jukai : La Forêt des Suicides, sorti en DVD et Blu-ray chez The Jokers.
Sur Henri, la plateforme de La Cinémathèque française, nous pouvons accéder pour quelques semaines encore à une salve de films de jeunes réalisateurs japonais, dans le cadre du cycle Japan Fringe. Sortis après 2011, année du tsunami et de Fukushima, ils témoignent des aspirations de ces cinéastes contemporains après cet événement chaotique, source de fortes inquiétudes. Intéressons-nous ici à Out There de Ito Takehiro, film expérimental à la frontière de toutes les formes, qui transcende le questionnement intérieur de toute une génération.