La collection Classics de Roboto Films s'agrandit d'un petit morceau d'histoire du cinéma japonais, jusqu'alors inédit en haute définition dans le monde entier : Theater of Life, un diptyque signé Sawashima Tadashi, sorti sur les écrans japonais en 1963 et chez nous en Blu-ray en novembre 2025. Énorme succès sur l'archipel, il est considéré comme le premier ninkyo eiga, littéralement, "film de chevalerie", un mouvement cinématographique mettant en avant le code d'honneur des yakuzas dans un esprit de traditions.
Miyake Sho continue dans Jusqu’à l’aube son observation et son étude de la jeunesse active japonaise, entre les tribulations émotionnelles des corps fragiles, les amitiés impromptues et un monde du travail anesthésiant. C'est en salles chez Art House.
Abel est le premier long métrage d'Elzat Eskendir, réalisateur kazakhstanais. Longtemps scénariste et monteur pour le studio national Kazakh Film, il consacre son premier film en tant que scénariste, monteur et réalisateur à une chronique sociale, écho de la grande histoire sur les histoires individuelles. C'est en salles chez Damned Distribution.
Du 23 janvier au 6 février 2026, le rendez-vous incontournable du cinéma d’auteur sinophone Allers-Retours revient pour une 8e édition ! Celle-ci se déclinera à Paris du 23 janvier au 06 février entre le Musée des arts asiatiques Guimet, le Studio des Ursulines et le Pathé Les Fauvettes, ainsi qu’à Lyon du 26 janvier au […]
Du 27 janvier au 3 février, Vesoul sera, pour la 32e année, la capitale des cinémas d’Asie avec le Festival International des Cinémas d’Asie (FICA) et 87 (dont 40 inédits) projetés et 24 pays représentés. On vous présente le programme.
C’est sans doute un record : cette année, 70 films ont été cités dans les TOP 10 individuels, prouvant aussi bien la vitalité du cinéma contemporain que son éclatement. La multiplication de ses modalités de visionnage (festivals, plateformes, sorties vidéo, rétrospectives…) crée nécessairement une fragmentation des choix de chacun. Le top de l’année devient donc avant tout une invitation à la découverte, et se présente plus comme une exploration des possibles cinématographiques de l’année qu’un véritable bilan. Cependant, c’est encore la salle qui permet le mieux d’éclairer un consensus sur une petite poignée de films, aussi bien parce qu’ils sont les plus importants de l’année que les plus vus collectivement. Mais deux films seulement émergent sans ambiguïté de notre classement : Resurrection de Bi Gan, souvent haut placé dans les listes où il est cité, et Cloud de Kurosawa, le titre le plus cité (on peut ajouter à ce duo qui fait l’unanimité la fresque de Wang Bing, qui aurait été en 3e place du podium si Jeunesse n’avait pas été divisé en 2 parties, scindant ses points au lieu de les additionner). Soit la confirmation de l’importance d’un cinéaste que nos pages soutiennent depuis le début, et celle de la vitalité de celui que l’on peut maintenant considérer comme un grand maître. Derrière ces deux films indispensables, il en reste 68 à voir.