L’édition 2023 du Black Movie propose de découvrir le documentaire vietnamien Children of the Mist de la réalisatrice Ha Le Diem. Le film nous emmène dans les hauteurs du Nord Vietnam, au sein de la communauté Hmong pour une exploration de l’émancipation face aux traditions.
Fort du succès de sa première édition et seul du genre en France, le festival Si loin, si proche revient du 26 au 29 janvier pour faire vivre le cinéma de la Ferme du Buisson, à Noisiel, aux rythmes des créations cambodgiennes, laotiennes et vietnamiennes.
La 24e édition du festival suisse Black Movie se déroulera à Genève du 20 au 29 janvier et en ligne du 24 au 29 janvier. On regarde la programmation asiatique !
Après une année 2021 bancale, puisque les cinémas n'avaient rouvert qu'en mai, l'année 2022 signe enfin le retour des spectateurs dans les salles obscures. Certes, la fréquentation des salles reste toujours en deçà de la période d'avant-Covid. Pourtant, les surprises ont été belles en 2022 et certains films, particulièrement intenses. Nos rédacteurs, une fois de plus, ont cité plus de 50 titres vus au cinéma, en festivals ou encore en vidéo, preuve que le cinéma asiatique s'est encore montré dynamique et visible. Parmi ces nombreux films cités, certains s'en dégagent toutefois : Decision to Leave, du tant plébiscité et reconnu cinéaste coréen Park Chan-wook, suivi du film iranien Leila et ses frères de Saeed Roustaee, particulièrement mal accueilli dans son pays d'origine mais récompensé à Cannes du Prix de la critique internationale. La 3e marche du podium est une surprise tollywodienne (de l'industrie telugu indienne), RRR, réalisé par S. S. Rajamouli. Surprise car le film est sorti dans de nombreuses salles françaises mais sans accompagnement médiatique ni publicitaire. Il a finalement été difficile de passer à côté de blockbuster inclassable compte tenu du buzz qu'il a engendré (et fort heureusement !). Les films japonais, bien que moins cités par nos collaborateurs, sont toutefois au nombre de quatre et mettent en avant la diversité du cinéma nippon, puisqu'on y retrouve la valeur sûre Hamaguchi Ryusuke et ses Contes du hasard et autres fantaisies, trois films d'animation aux styles radicalement différents, Inu-Oh de Yuasa Masaaki, La Chance sourit à madame Nikuko de Watanabe Ayumu et l'OVNI Junk Head de Hori Takahide. La suite du classement met en avant un habitué des Top d'East Asia, Hong Sang-soo avec son film Juste sous vos yeux, la pépite kazakhstanaise Poet de Darezhan Omirbayev et le film d'horreur thaïlandais The Medium de Banjong Pisanthanakun, déjà en 6e position en 2021 et qui reste un de nos chouchous grâce à son édition vidéo. Un top varié, éclectique, qui démontre non seulement la diversité des cinémas d'Asie mais aussi son dynamisme, alors qu'une petite voix nous rappelle sans cesse que les spectateurs désertent les cinémas.
Joyland de Saim Sadiq, présenté cette année à Cannes, est le film des premières fois. Premier film de son réalisateur et aussi premier film pakistanais à fouler le tapis rouge. Ne passant pas sous les radars, il est reparti non seulement avec le Prix du Jury mais aussi avec la Queer Palm délivrée par Catherine Corisini, qui avait elle-même remporté cette palme en 2021 avec son film La Fracture. Il est désormais à découvrir en salles !
Retour tout en délicatesse du réalisateur Darezhan Omirbayev, héraut de la nouvelle vague kazakhe, avec son septième long métrage de fiction, Poet, distribué par Alfama Films : un éloge de la poésie à travers les âges face aux contingences politiques et au fétichisme de la marchandise.