Le Festival du Film Coréen à Paris (FFCP) a lancé les festivités de sa 20e édition avec My Daughter is a Zombie de Pil Gam-sung, une comédie familiale attachante qui avance au rythme des cœurs battants - ou pas - de ses personnages.
Un nouveau Hong Sang-soo sort en salles ! HSS pour les intimes, c'est ce cinéaste sud-coréen, à l'extrême bord de la marge industrielle qui, en adaptant l'économie de ses budgets à la sobriété de ses productions, a réussi à composer depuis 1996 une Œuvre de 33 longs-métrages. S'il fait passer ses pairs pour des paresseux, il n'en connaît pas la même renommée institutionnelle. Néanmoins, par sa radicalité, la transparence de son style qui permet à celles et ceux qui aiment ses films de s'y projeter pour y composer un amour d'artifice, grâce à cette faculté à nouer une relation étroite avec son public, Hong a construit des fidèles. Et le cœur du problème de ses derniers films, y compris de Ce que cette nature te dit, on peut le présumer, vient de là : des aficionados de Hong Sang-soo.
Après avoir fait la clôture du Festival du Film Coréen à Paris en 2023 et connu une réception très positive dans nos salles françaises cet été, A Normal Family de Hur Jin-ho, adapté du roman néerlandais Le Dîner de Herman Koch revient cette semaine en Blu-ray, édité par Diaphana. Le réalisateur coréen embrasse ici la modernité et la diffusion de plus en plus rapide des informations pour traiter le même sujet : quel type de personnes sont les enfants et les parents derrière le masque social.
Adapté du roman néerlandais Le Dîner, A Normal Family de Hur Jin-ho a fait son apparition dans nos salles obscures cet été. Il sera disponible en DVD et en Blu-ray le 21 octobre. En partenariat avec l'éditeur Diaphana, nous vous proposons de gagner votre exemplaire !
Le Festival du Film Coréen à Paris (FFCP) aura cette année lieu au Publicis Cinéma du 28 octobre au 4 novembre. Pour les 2o ans du festival, le FFCP met cette année les petits plats dans les grands avec une programmation très riche.
Parmi les films coréens montrés lors de ce 31e Etrange Festival, il en est un qui se distingue par son incongruité : The Last Woman On Earth de Lee Jong-min et Yeun Moon-kyong. Au milieu d'une production coréenne connue pour son goût de la maîtrise parfois jusqu'à s'en corseter, le film de ce duo se veut résolument libre et rebelle, conscient de ses limites mais les assumant pleinement. C'est un film éminemment réjouissant sur un sujet pourtant sérieux : ce que des réalisateurs s'autorisent au nom du cinéma. Dans un cours d'écriture de scénario, un jeune homme pas tout à fait déconstruit se rapproche d'une jeune fille aux cheveux bleus qui écrit un film de science fiction nihiliste et qualifié de misandre.