Un collègue disait à la sortie de la projection de Whiplash qu'il était bien agréable ce petit feel-good movie américain en milieu de festival, alors que l'on commençait à frôler le niveau zéro d'énergie vitale. Quand bien même le film de Damien Chazelle est américain, lauréat de plusieurs prix à Sundance, et que sa structure classique soignée facilite un visionnage « easy going », il serait dommage de réduire à son statut de film Indie propre sur lui.
East Asia vous fait profiter en ce moment (mais vous nargue un peu aussi) du Festival de Cannes. Bilans, critiques, podcasts, tout y est ! Vous aussi, vous rêver d'être à Cannes mais ne pouvez vous déplacer ? Il y a une solution pour vous : les reprises à Paris !
Le Festival Cinéma(s) d'Iran revient pour une 2e édition du 6 au 17 juin au Cinéma Nouvel Odéon à Paris. Ce festival a pour objectif de présenter la diversité et la richesse du cinéma iranien, assez peu médiatisé. L'année dernière, plusieurs personnalités avaient été reçues comme Asghar Farhadi, Ali Mosaffa (Le Passé) ou Leila Hatami (Une séparation). La programmation de cette année promet d'être également riche !
Il y a dans Still the Water de Naomi Kawase présenté en sélection officielle, toute une attention pour la nature et ses remous qui pourrait bien plaire à la présidente du jury Jane Campion.
La journée de dimanche fut assez involontairement consacrée à trois films en langue espagnole, hormis le coréen Hard Day de Kim Seong-Bun (qui donne lieu à une interview à part). Plusieurs nationalités tout de même, plusieurs sections aussi, mais trois pépites discrètes qui ne feront peut-être pas de vagues aux palmarès, mais qui sont de très belle tenue.
Alors qu’il n’avait rien réalisé depuis Mes voisins les Yamada en 1999, Takahata Isao revient sur le devant de la scène à Cannes avec un film d’animation quelque peu singulier produit par le Studio Ghibli dont il est, avec Miyazaki Hayao, l’un des fondateurs.