La J-Horror a-t-elle encore des pépites à nous réserver ? Oui, et la question ne se pose même pas : ce mouvement, d’une ampleur aussi grande que ce que sa dénomination recouvre est vague, recèle encore bien des surprises. Copycat Killer, sorti en 2002 en plein pic de la vague, en est un parfait exemple. Totalement fou, très inégal mais toujours surprenant, cet étrange objet que nous avons pu découvrir à la rétrospective "Les maîtres méconnus du cinéma japonais, 16e édition" organisée par la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) et consacrée au cinéaste Morita Yoshimitsu s’impose comme un incontournable du genre, complètement barré.
La vie est un perpétuel redoublement : c’est en tout cas le postulat du film de Vidhu Vinod Chopra, 12th Fail, sorti l’année dernière en Inde. Inspiré de faits réels, le récit suit le parcours semé d’obstacles d’un jeune homme issu d’un milieu rural pauvre pour devenir officier de police. Multi-récompensé dans son pays d’origine et aujourd’hui visionnable sur Netflix, le film a également reçu le prix du long-métrage au Festival des cinémas indiens de Toulouse 2024.
La plus belle ville de France accueillera la nouvelle édition du Festival du film d'animation du 9 au 15 juin. On se penche sur la sélection asiatique !
Avec ses trois têtes d’affiche féminines, Crew détonne dans le paysage ultra-viriliste des blockbusters bollywoodiens sortis ces derniers mois. En salles en Inde depuis fin mars, le film était présenté hors compétition le week-end dernier au Festival des cinémas indiens de Toulouse 2024.
Du 3 avril au 7 juillet 2024, le Forum des images accueille une rétrospective du cinéma de Hong Kong en 100 séances, composée d’œuvres de patrimoine et de films culte. On revient sur The Love Eterne de Li Hang-hsiang, merveilleuse adaptation sur forme de film musical d'un conte traditionnel chinois qui inspirera plus tard le non moins somptueux The Lovers de Tsui Hark.
Lors de cette édition du Festival de la Cinémathèque était à découvrir la copie de Priest of Darkness du très rare Yamanaka Sadao, récemment restaurée et prochainement distribuée par BAC Films. Souvent, qui dit vieux film japonais de 1936 « préservé » par la Nikkatsu, dit copie probablement presque inexploitable. D’où une certaine attente lorsque certains films de patrimoine japonais refont surface et sont diffusés sur grand écran en salles : ces films, en plus d’être rares, sont la plupart du temps perdus, incomplets ou en très mauvais état. Yamanaka Sadao faisant en plus partie des cinéastes japonais ayant fortement marqué le cinéma nippon, mais dont la filmographie est quasiment entièrement perdue, cette restauration 4K de Priest of Darkness ne pouvait qu’attiser notre curiosité.