A l’aube de son cinéma, le réalisateur Tsai Ming-liang, aujourd’hui plébiscité dans les festivals du monde entier, étudiait déjà les motifs qui formeront son art si singulier. Les Rebelles du dieu néon (1992) en incarne l’essence, premier film du coffret DVD édité par Survivance et consacré aux débuts de ce grand nom de la scène taïwanaise. Il accompagne Vive l’amour (1994) et La Rivière (1997).
Le Royaume des chats est un long-métrage d'animation adapté du manga Baron: neko no danshaku de Hiiragi Aoi. Relativement court (moins d'1h20), le film réalisé par Morita Hiroyuki est souvent oublié lorsque l'on cite les travaux des Studios Ghibli. Il a pourtant des qualités à revendre, et il est disponible sur Netflix.
La Biographie d’un jeune accordéoniste est l’œuvre la plus récente de la sélection du Festival du Film Kazakhstanais en France : sorti en 1994, après la fin du bloc soviétique, cet Amarcord kazakh porte un regard nostalgique sur l’enfance rurale après la Seconde Guerre mondiale, tout en critiquant le stalinisme.
Trois films d’Abdoulla Karsakbaïev ont été présentés lors de la deuxième édition du Festival du Film Kazakhstanais en France : Je m’appelle Koja (1963), Matin anxieux (1966) et Le Goût âpre de l’enfance (1983). Focus sur ce dernier, film d’apprentissage et voyage initiatique de trois adolescents pendant la Seconde Guerre mondiale.
Alors que la cinématographie kazakhstanaise connaît un regain de visibilité internationale (Dvortsevoy sélectionné à Cannes avec Ayka ; Yerzhanov à San Sebastian avec A Dark, Dark Man ; Urazbayeva récompensée à Vesoul pour Mariam), la 2ème édition du Festival du Film Kazakhstanais en France offre l’occasion de découvrir sa généalogie à travers une poignée de films, dans une “rétrospective des classiques” de 1938 à 1994, parmi lesquels on découvre un récit d’apprentissage de 63, Je m’appelle Koja d'Abdoulla Karsakbaïev.
Le TFAI Taiwan Film and Audiovisual Institute (TFAI) a gracieusement permis aux internautes d’avoir accès, sur la plateforme Vimeo, à des films bis taïwanais des années 70 et 80. Retour sur Lady Avenger, l’une des propositions de cette rétrospective, un film de rape and revenge réalisé par Yang Chia-Yun en 1981.