Un nouveau Hong Sang-soo sort en salles ! HSS pour les intimes, c'est ce cinéaste sud-coréen, à l'extrême bord de la marge industrielle qui, en adaptant l'économie de ses budgets à la sobriété de ses productions, a réussi à composer depuis 1996 une Œuvre de 33 longs-métrages. S'il fait passer ses pairs pour des paresseux, il n'en connaît pas la même renommée institutionnelle. Néanmoins, par sa radicalité, la transparence de son style qui permet à celles et ceux qui aiment ses films de s'y projeter pour y composer un amour d'artifice, grâce à cette faculté à nouer une relation étroite avec son public, Hong a construit des fidèles. Et le cœur du problème de ses derniers films, y compris de Ce que cette nature te dit, on peut le présumer, vient de là : des aficionados de Hong Sang-soo.
Après une sélection à Cannes en 2025 dans la section Un certain regard, le film Lumière pâle sur les collines d'Ishikawa Kei, adaptation d’un des premiers romans d’Ishiguro Kazuo. Il signe ici une belle et touchante adaptation, distribuée par Metropolitan Filmexport.
Art House sort en salles Egoist de Matsunaga Daishi, beau récit illustrant une romance gay à travers un prisme intime et social aussi touchant que pertinent.
Jafar Panahi a décroché avec Un simple accident la Palme d'Or en 2025, couronnant ainsi 30 ans de cinéma indépendant en opposition au pouvoir en Iran. Le film est projeté dans nos salles dès ce mercredi via Memento, et il représentera la France aux Oscars.
Découvert en avant-première au Festival Kinotayo fin 2024, Happyend de Neo Sora fait son apparition dans les salles obscures grâce à Eurozoom. Film d’anticipation dans lequel la surveillance de masse rencontre les errances de l’adolescence et la réalité des discriminations, Happyend est un mélange parfaitement équilibré de légèreté et d’appréhension qui mérite qu’on s’y attarde.
Misumi Kenji était un réalisateur majeur de l'âge d'or du cinéma japonais. Dans les années 1960 et 1970, il a composé de véritables chefs-d’œuvre du chanbara qui contribuèrent à la renommée du cinéma de l'archipel nippon d'alors. The Jokers propose une rétrospective 4 films, avec notamment Zatoichi, le masseur aveugle, qui nous intéresse dès à présent.