Toujours là où on ne l'attend pas, Sion Sono, le punk hyper-actif du cinéma nippon nous revient avec pas moins de deux longs métrages pour cette rentrée cinématographique à L'Étrange Festival 2015. Financé par deux grosses majors et inspiré d'un roman à succès, Tag à de quoi faire frémir, même les fans les plus enthousiastes du cinéaste! Nous ne pouvons espérer qu'il parvienne à insuffler un sentiment de rébellion qui libère ces jeunes adolescentes de leur moule industriel de lolita soumise !
La 21e édition de L’Étrange Festival, qui se déroule du 3 au 13 septembre au Forum des images, projette en avant-première française le film coréen Gangnam Blues (aka Gangnam 1970) du réalisateur Yoo Ha. Seul long métrage coréen sélectionné à L’Étrange Festival, Gangam Blues concoure également pour le Prix Nouveau Genre. Yoo Ha signe avec Gangnam Blues un véritable film de gangsters sur fond d'intrigue politique. Intéressant mais parfois difficile à suivre pour nous, pauvres Occidentaux.
Premier film de sa cuvée 2015 visible chez nous, Gokudô Daisensô (Yakuza apocalypse), marque un retour aux sources bienfaiteur du cinéaste stakhanoviste le plus frappé du Japon : Miike Takashi. Présenté en avant-première en Compétition internationale de L'Étrange Festival 2015, ce nouveau cru laisse espérer qu'après quelques égarements artistiques, le réalisateur des DOA et autre Visitor Q est toujours présent.
La sortie en salles de l'original de King Hu (Dragon Inn (1967), à découvrir depuis le 12/08 sur les écrans) est l'occasion de revenir sur l'étourdissant remake produit par Tsui Hark en 1992 : L'Auberge du Dragon de Raymond Lee.
A Touch Of Zen et Dragon Inn : deux chefs-d'oeuvre essentiel de King Hu resortent cet été en salles en versions restaurées grace à Carlotta. L'occasion pour Samir Ardjoum de revenir sur ces deux oeuvres.
Comme s’il n’avait plus rien à prouver, Kitano se lâche dans une comédie burlesque sur fond de conflits yakuza. Son film, en un certain sens, le plus authentique.