His Lost Name, le premier long-métrage de Hirose Nanako sort prochainement en salles à Tokyo. La réalisatrice fit ses débuts auprès de Kore-eda Hirokazu, et resta à ses côtés pour un apprentissage de longue durée, de 2011 à 2016, période au cours de laquelle elle œuvra chez Bun-Buku, la société de production fondée par Kore-eda et Nishikawa Miwa. On retrouve son premier long-métrage, His Lost Name, avec Yagira Yuya, acteur primé à Cannes en 2004 pour Nobody Knows de Kore-eda en compétition au Festival des cinémas d'Asie de Vesoul.
The Chrysanthemum and the Guillotine de Zeze Takahisa est une des bonnes surprises du dernier Festival Kinotayo : une fresque au résonances politiques toujours vivaces.
Après la découverte cette année du remarquable Have a Nice Day, SHe est l’occasion de découvrir un autre versant de l’animation indépendante chinoise. C’est le canal idéal pour les œuvres « à message » de cette animation chinoise, les moyens limités stimulant l’imagination et le propos de ses créateurs. Il s’agit là du premier long-métrage de Zhou Shengwei après une série de courts remarqués et se caractérisant par leur sens de la dérision et de l’absurde. On retrouve de cela dans SHe, projeté au Festival du Cinéma d'Auteur Chinois, à travers un environnement oppressant et un propos captivant animé en stop-motion.
Robin Entreinger est un réalisateur français qui ne choisit pas la facilité. Aimant le fantastique, il opte toujours pour des choix évitant le spectaculaire, utilisant le genre de manière minimaliste pour raconter une histoire forte, mettant souvent la famille et le drame au cœur de ses films. Le réalisateur étant friand des ambiances asiatiques, il était normal qu'East Asia s'intéresse à Shibari, son dernier court métrage, dénué de tout surnaturel.
A Land Imagined est le deuxième long-métrage du jeune cinéaste singapourien, Yeo Siew Hua. Le cinéaste a gagné le Léopard d’or à Locarno avec une œuvre expérimentale entre peinture sociale et jeu de miroir onirique. Découverte du film au Black Movie de Genève, avant sa sortie en salles en France sous le titre Les Étendues imaginaires le 6 mars prochain.
L'édition 2019 du Festival Black Movie a mis en avant Wakamatsu Koji, réalisateur japonais phare des années 60-70, aux côtés d'Oshima Nagisa ou Yoshida Kiju. Un cinéaste révolté qui a popularisé les pinku eiga en y distillant des messages politiques anarchistes et révolutionnaires. En plus de la projections de trois classiques (L’Extase des anges, Sex Jack et Va, va, vierge pour la deuxième fois), le festival a projeté pour la première fois en Europe le biopic Dare to Stop Us de Shiraishi Kazuya.