Tandis qu'en 2024, un seul film du stakhanoviste sud-coréen Hong Sang-soo est sorti sur les écrans français, Capricci semble déterminé à corriger le tir en ce début d'année en distribuant un de ses derniers opus, près d'un an après sa sélection à la Berlinale 2024. Le cinéaste retrouve pour la 3ème fois Isabelle Huppert, après In Another Country (2012) et La Caméra de Claire (2017). En clôture d'un portrait en trois tableaux, Hong-Huppert (H²) se lancent dans une opération de révélation des musiques intérieures.
Hit The Road, le brillant premier film de Panah Panahi, est à retrouver dès maintenant sur MUBI.
Le jeune mais passionnant et passionné éditeur Roboto Films poursuit en édition mediabook combo DVD/ Blu-Ray sa collection "Gangsters". Après Violent Panic: The Big Crash (1976) de Fukasaku Kinji et Great Jailbreak (1975) de Ishii Teruo, une œuvre de Gosha Hideo est mise en lumière : Violent Streets. Plus que la parution d'un film méconnu, cette édition offre l'occasion de découvrir un film d'exploitation (non sans une ambition artistique) véritablement inconnu !
L'Île, film culte de Kim Ki-duk, est à revoir à L’Étrange Festival cuvée 2024, dans le cadre de la carte blanche accordée à la revue Métal Hurlant pour ses cinquante années d'existence, en présence de Jean-Pierre Dionnet, Philippe Druillet, Étienne Robial, Elene Usdin et Lolita Couturier.
Près de 40 ans après Tokyo-Ga, son documentaire sur Ozu, Wim Wenders retrouve le Japon avec Perfect Days, une fiction empreinte de « japanéité », une vision assez zen et volontairement peu spectaculaire, comme chez Ozu. L’acteur principal, Yakushi Koji, a été récompensé du Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes. C'est disponible en DVD et Blu-ray chez Blaq Out ! Film par Marc L'Helgoualc'h ; Bonus par Flavien Poncet.
Après un cycle Stanley Kwan et avant la ressortie en salle de Nomad de Patrick Tam, Carlotta poursuit son exploration du cinéma d'Asie du Nord-Est, en délaissant les romances hongkongaises pour proposer la sortie pour la première en BR d'un fleuron du film de sabre taïwanais, le méconnu La Vengeance du dragon noir (1968). Phénomène en queue de comète d'une industrie mise sous la coupe du pouvoir de Chiang Kaï-shek dans les années 50, ce wu xia pian de Joseph Kuo (33 ans) témoigne de la faculté du Taïwan d'alors de se nourrir des esthétiques occidentales, plus encore que ses homologues japonais ou sud-coréens. Mais en quoi cet incunable d'un cinéma taïwanais alors émergent n'est pas un film de sabre de plus ? L'édition vidéo de sa version restaurée (complété de suppléments d'appoint), permet de voir ce qu’il en est, 56 ans après.