Première édition du Festival Voix de la diaspora (20-21/06/2026)

Posté le 17 juin 2026 par

L’équipe du Festival du Film Hongkongais de Paris (FFHKP) offrira le 20 et 21 juin 2026 une déclinaison de ses thématiques au cinéma le Saint-André-des-Arts, à travers une sélection de films centré sur les diasporas hongkongaises.

Le samedi 20 juin, le Saint-André-des-Arts accueillera le long-métrage de nationalité britannique No Time for Goodbye de Don Ng, dont ce sera la première française. Il met un scène un jeune homme et une jeune femme qui quittent Hong Kong pour Londres en laissant tout derrière eux. Ne se connaissant pas, ils vont se rencontrer et s’aimer, mais en aimer en exil a quelque chose de compliqué…

Le dimanche 21 juin, un programme de cinq courts-métrage, intitulé « courts-métrages diasporiques » comptera dans sa sélection : Le Buffle d’eau d’Anaïs Mak, un documentaire français de 50 minutes dans lequel la réalisatrice film son père établir une carte de son exil de la Chine communiste vers Hong Kong dans les années 70 ; Playground de Carrie Shen, une histoire d’amitié déchirée à Londres entre deux jeunes filles ; Homecoming and Going de Kristie Ko, qui compte le croisement de deux amies à Londres, l’une qui quitte l’appartement pour retourner à Hong Kong, l’autre qui en vient pour habiter en Angleterre ; Don’t Think about the Pink Dolphin d’Anthony Lee, où un personnage recherche au Canada une espère rare de dauphin rose originaire de Hong Kong, marque de la nostalgie de sa ville natale ; et You Alright, Mr Fox? de Michael Mui, un court expérimental qui permet au réalisateur de confronter ses traumatismes lors de son arrivée à Londres. Les courts-métrages seront suivis d’un débat avec les cinéastes présents. Le même jour, le programme se clôt avec The Grandmaster de Wong Kar-wai.

Il est à noter que la fiction hongkongaise s’est emparée de manière appuyée du sujet de l’exil dans les années 1980, avec notamment le travail du trio de réalisatrices Ann Hui (Boat People, Song of the Exile), Clara Law (Farewell China) et Mabel Cheung (Illegal Immigrant, Eight Taels of Gold) qui ont proposé des œuvres particulièrement marquantes. Il sera intéressant de voir l’approche de ces auteurs contemporains et s’il demeure des échos à ces films.

Maxime Bauer.