Quelques années après nous avoir permis de découvrir Ohku Akiko avec Tempura, Arthouse nous propose de retrouver son univers doux amer avec Sous le ciel de Kyoto. Commençant comme une jolie et inoffensive comédie romantique un peu fantaisiste, le film révèle progressivement sous la fausse superficialité de sa forme ses vraies profondeurs et toute sa force affective, sans se départir de son ton particulier.
Match Monde de Kurashi Ryusuke dessine une réalité où la bagarre se fait par une application entre des jeunes. Si ce résumé semble rappeler les folies des grandes heures du V-cinema, l'œuvre rappelle surtout que ce moment du cinéma japonais est bel et bien mort.
Second film de Naito Eisuke pour cette édition 2026 du NIFFF, Blood on Snow est un film d’horreur un peu plus classique qui, malgré ses très nombreuses qualités, peine à proposer une nouvelle itération intéressante du film de fantômes japonais.
Le Chat qui fume a sorti en Blu-ray le film Tomie de 1998, signé Oikawa Ataru et adapté du célèbre manga d'horreur d'Ito Junji. Produit en pleine mouvance de la J-Horror, le film jouit de cette atmosphère si particulière des fictions nippones de la fin des années 1990, tout en ne convaincant pas pleinement en matière de mise et scène et de réappropriation du mythe de Tomie.
Cette année, le NIFFF nous gratifie de la présence de la suite d'un des films japonais chouchous des festivals de l'année dernière : Onsen Shark/Hotspring Shark. Le réalisateur Inoue Morito revient, avec la promesse d'un film encore plus fou "avec trois fois plus de requins" mais financé entièrement par crowdfunding pour éviter la peur lié à l'inflation mercantile des budgets après un film culte. Le pari est tenu avec Great Kyushu Showdown, qui porte en lui tout l'héritage et l'enthousiasme enfantin des films japonais excentriques sans budget, glorieusement mis au service du genre du film de requin, et même plus précisément du sous-genre de l'éruption de requins hors de l'eau.
Il est bon de voir que Naito Eisuke, doucement mais sûrement, se fait une place de choix dans les festivals internationaux. Depuis son génial Liverleaf, tous ses longs-métrages ont pu être diffusés dans les salles obscures de francophonie. Cette année, l’héritier de Miike est au NIFFF pour ses deux derniers longs-métrages. HIGUMA !! The Killer Bear, le plus vieux d’entre eux, est présenté dans la section « Ultra movies ».