Critique de The Cat, les griffes de l’enfer de Seung-wook Byeon (DVD)

Posté le 16 janvier 2013 par

Le succès de Ring a fait bien des émules, les fantômes de petites filles aux longs cheveux débarquant de partout pour surfer sur le succès bien mérité du chef-d’œuvre de Nakata Hideo. Après la VHS maudite, le téléphone de l’enfer, les chaussures, le violoncelle et même la perruque, nous parvient de Corée une nouvelle histoire d’esprit de petite fille vengeur qui, cette fois-ci, utilise des chats démoniaques. C’est ainsi grâce à Elephant Film qu’il est possible de voir ce bien nommé The Cat, les griffes de l’enfer. Par Yannik Vanesse. 

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Les animaux méchants hantent les films d’horreur depuis bien longtemps. Depuis le succès des Dents de la mer, en effet, requins, piranhas, crocodiles et autres bêtes mangeuses d’hommes ont terrifié bien des spectateurs – ou les ont fait rire, les bisseries italiennes des années 80 débordant d’animaux peu crédibles en la matière. Cependant, certains scénaristes ont toujours voulu se démarquer, en utilisant dans ce genre de métrage des animaux plus improbables. Night Of The Lepus et ses lapins géants tueurs en est un bon exemple. The Cat a quant à lui pour ambition de marier animaux tueurs et fantômes asiatiques.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le début est prometteur. Acteurs crédibles, même si leurs personnages sont un peu caricaturaux, réalisation propre et léchée, comme souvent avec la Corée, l’aspect technique est ainsi on ne peut plus correct et le Blu-ray d’Elephant rend hommage à l’esthétique du film.

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Au départ, le métrage parvient à distiller une ambiance sombre, en nous mettant dans ce salon de toilettage (pauvre chat qui se fait maquiller) où, tout à coup, la caméra capte une petite ombre, en arrière-plan… La ravissante héroïne se retourne et ne voit évidemment rien. Seung-wook Byeon, dont c’est le deuxième film, zoome alors sur la vitre, où des empreintes de main apparaissent. Là, le spectateur s’inquiète un peu. Si l’effet est très bien réalisé, il est inutile, s’apparentant à du surlignage…

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Et le réalisateur agit ainsi durant toute la première partie du métrage. Chaque apparition fantomatique se révèle ainsi classique mais bien amenée, plutôt sinistre, mais Seung-wook Byeon, ne sachant pas où s’arrêter, fait basculer la séquence dans l’humour involontaire et embarrassant. Comme lorsque le personnage de Dong-wook Kim va récupérer son chat sous le lit. En le tirant, elle voit très rapidement deux yeux verts, derrière le joli félin. Elle se penche de nouveau, craignant ce qu’elle va trouver, et là, les yeux se mettent à tourbillonner et tout à coup, une enfant zombie jaillit de sous le lit, tel un diable hors de sa boîte. Si la première partie de la scène est très bonne et fait frissonner, le reste gâche hélas tout. Ainsi, dans la deuxième partie de The Cat, Seung-wook Byeon oublie carrément toute la subtilité avec laquelle il démarre ses séquences effrayantes, pour plonger carrément dans le ridicule involontaire, le clou étant atteint par l’attaque d’une horde de chats digitaux mal animée.

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Tout ceci est bien dommage, car si l’histoire reste très classique, elle se laisse suivre avec intérêt. Certes, les révélations finales ne surprendront personne, mais elles sont crédibles et intéressantes. Le spectateur s’attache aux personnages, et un peu de gore ne gâche rien.

 Yannik Vanesse

Verdict :Il aurait suffit que le réalisateur agisse plus dans le suggéré et le non-dit pour que The Cat soit un bon film. En l’état cependant, le spectateur a un peu trop l’impression d’être pris pour un imbécile incapable de comprendre le suggestif et à qui il est nécessaire de montrer les choses avec insistance. Le métrage verse trop souvent dans le rire involontaire, de part ses séquences too much. Vraiment dommage.

Mouais copier

The Cat, les griffes de l’enfer, disponible en DVD et Blu-ray chez Elephant Film depuis le 27 septembre 2012

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