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The Raid de Gareth Evans (DVD)

Posté le 24 octobre 2012 par

On l’attendait au tournant, The Raid de Gareth Evans comble toutes nos attentes, et peut-être même un peu plus. Par Jérémy Coifman.

La réputation flatteuse d’un film peut être très dangereuse pour la perception qu’on en a au moment du visionnage. Après plusieurs festivals de par le monde, le film arrive enfin dans les salles françaises et c’est fébrilement qu’on l’attend. On espère en prendre plein la figure, retrouver les montées d’adrénaline que les plus grands actioners nous procuraient.

Une équipe de policiers d’élite arrive au pied d’un immeuble de 30 étages. En son sein, un parrain tout puissant qui à la main mise sur tout l’immeuble. Nous sommes dans les bidonvilles de Jakarta, la misère est partout et la main d’œuvre facilement trouvable. Une opération qui, on le devine assez rapidement, ne va pas se dérouler comme prévu.

The Raid est bien le divertissement survitaminé qu’on attendait. Les premières dix minutes posent le décor et les personnages. La tension est déjà palpable, mais ce n’est rien comparé à ce qui attend ces pauvres policiers. Puis c’est l’escalade. Pendant 1h30, le long métrage prend le spectateur à la gorge et ne le lâchera que dans les dernières secondes. C’est le film d’action pur et dur, la brutalité du Silat, la virtuosité des chorégraphies, le second degré présent par petite touches. On rit, on a souvent mal pour les pauvres adversaires de l’impressionnant Iko Uwais, on jubile devant ce déchaînement de brutalité. L’ambiance est glauque, la caméra de Gareth Evans ne perd pas de vue ses personnages et l’action est toujours lisible malgré les cascades incroyables. Mieux, le réalisateur multiplie les angles de vue, joue de la structure de l’immeuble et de son architecture.

On pense évidemment à Die Hard de McTiernan ou parfois aux jeux vidéo. Mais The Raid est également un film de zombie. Le parrain local, chef de l’immeuble est le Puppet Master, et il n’a aucun mal à convaincre les habitants de l’immeuble, tous drogués ou criminels. Mais encore plus que le parrain, c’est la société qui ne laisse aucune chance à ses gens. N’ayez pas peur, point de grande analyse sociale dans The Raid, juste une esquisse maladroite. Ce n’est évidemment pas ce qu’on demande au film.

Les zombies sont partout, en quête de sang. Ils sont inarrêtables, increvables, ils arrivent par vague de 10, 15, 20. Les policiers sont dépassés. Nombreuses sont les séquences où l’on voit des policiers saisis par deux ou trois habitants de l’immeuble, assoiffés de chair fraîche. En plus des codes du film d’action, on retrouve ceux du film de zombie, avec la (petite) satire sociale, les personnages archétypaux et le déchaînement de violence. On pense souvent à Rec 2 dont le pitch initial n’est pas si éloigné.

Le film a provoqué à plusieurs reprises les commentaires à haute voix des spectateurs et des applaudissements à chaque fin de combats. C’est un signe qui ne trompe pas, le film plaît et divertit. On s’amuse quand on voit The Raid. Certains rabat-joies parleront de régression, mais il n’en est pas question ici, pas du tout. C’est le plaisir Badass sans complexe et totalement réussi.

Quand on sait que Gareth Evans a le projet d’en faire une trilogie, on salive et on attend patiemment la sortie de The Raid au cinéma en France le 20 juin 2012, pour encore une fois plonger dans cet univers complètement Over The Top. Quelle tatane dans la tronche !

Verdict :

Jérémy Coifman.

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