On peut dire que pour Kim Seong-hun, réalisateur du réjouissant Hard Day, le dimanche 18 mai ne fut pas un jour difficile. Contrairement au protagoniste de son film, un flic ripoux qui accumule les poisses en cherchant à se débarrasser d’un cadavre qu’il a renversé, le jour de l’enterrement de sa mère et au moment même où l’inspection risque de mettre ses magouilles à jour, le réalisateur vit plutôt une journée de rêve. Après huit ans de traversée du désert suite à l’échec de son premier long métrage (How the Lack of Love Affects Two Men, en 2006), voilà le cinéaste de retour par la grande porte, acclamé à Cannes, où la projection d’un bon polar coréen teinté d’humour noir a enthousiasmé la Croisette. Rencontre avec un jeune cinéaste à suivre !