Liu Jian est un cinéaste discret et singulier dans l’animation chinoise. Il nous plonge dans une œuvre comme un souvenir de sa jeunesse dans les années 90 avec Art College 1994, projeté au Festival Allers-Retours. Entre le quotidien des étudiants en école d’art et l’ouverture de la Chine, les tribulations mélancoliques d’une jeunesse prise dans des questionnements constants dans une situation qui les voit passer de spectateur à acteur voire architecte d’une nouvelle ère pour la Chine.
Après une première édition en physique à la rentrée 2022, évènement qui rencontra son public, l'association Allers-Retours (organisatrice du Festival Allers-Retours du cinéma d'auteur chinois) réitère et étend l'expérience de Coming of Age, son programme de courts-métrages des jeunes auteurs chinois.
Ce vendredi 30 juin 2023 au Studio des Ursulines à Paris, les équipes du Festival Allers-Retours projettent les courts-métrages de Tang Yi lors d'une séance exceptionnelle qui sera suivie d'une rencontre avec la réalisatrice chinoise. Seront présentés Black Goat (2019), la Palme d'Or du court-métrage All the Crows in the World (2021), Yokelan, 66 (2022), ainsi qu'un court-métrage mystère et inédit.
Quelques salles en France ont projeté en avant-première un long-métrage énigmatique du palmarès Un Certain Regard de Cannes 2023 : Only the River Flows de Wei Shujun, cinéaste chinois contemporain devenu incontournable et dont le Striding Into the Wind nous avait beaucoup séduits lors du Festival Allers-Retours 2021. Sortie en salles prévue courant 2024 chez Ad Vitam.
Figure de la nouvelle vague malaisienne, Tan Chui Mui fait un retour remarqué devant et derrière la caméra. Son dernier film, Barbarian Invasion, présenté au Festival Allers-Retours est un long-métrage à la construction en poupées russes qui déroute autant qu'il intrigue.
Cette année encore, le Festival Allers Retours propose une sélection faite des fantaisies créatives et des regards intimes d'un cinéma d'auteur chinois décidément passionnant. Le plus intime de ces regards est probablement celui de Louis Hothothot et son Four Journeys, documentaire en forme de thérapie familiale entre deux continents.