Il est des films dont les titres fleurent bon la bisserie profonde. Difficile en effet, de s'attendre à un chef d'oeuvre face à Million Dollar Crocodile. Le spectateur, en espérant un film de grosse bête mangeuse d'hommes, tout droit venu de la Chine, en aura-t-il pour son argent ? Factoris Films, toujours là pour nous faire découvrir des œuvres surprenantes, nous permet de le découvrir, dans une édition certes dénuée de tout bonus, mais au blu-ray techniquement excellent.
Découvrir un nouveau film de guerre russe est toujours une expérience en soit. Nombre d’entre-eux, en effet, de part leurs thématiques patriotiques, leurs héros sans peur et sans reproche, et leurs vils méchants, ressemblent aux films américains des années 80, quand Hollywood essayait, au cinéma, de gagner la guerre froide. Pourtant, parmi ce cinéma souvent déstabilisant, certains métrages essaient de se démarquer, comme ce War Zone, disponible chez Metropolitan dans une version hélas vierge de tout bonus.
Meni Yaesh avec les voisins de dieu, son premier long métrage, invoque Martin Scorsese ou Spike Lee en décrivant une jeunesse israelienne perdue, entre fanatisme, violence et désir d’évasion.
Sono Sion, réalisateur considéré comme punk pour ses films extrêmes, revient avec The Land Of Hope, œuvre effroyablement d'actualité, après un Himizu qui avait déjà marqué les spectateurs par un propos virulent dissimulé derrière une réalisation plus posée. The Land Of Hope, après une sortie cinéma un peu confidentielle, arrive en DVD grâce à Metropolitan.
Il est des expériences dont on ne sort pas totalement indemne. Visionner The Act of Killing en fait partie. Réalisé par l’Américain Joshua Oppenheimer et produit par l’immense Werner Herzog, cet ovni cinématographique, mi-documentaire mi-fiction, qui suit la trace d’anciens tortionnaires indonésiens, saura bousculer vos neurones et mettre à mal vos convictions les plus profondes. Par Lvi.
À l'occasion de la sortie de The Land of Hope en vidéo le 4 septembre chez Metropolitan, retour sur notre dernière rencontre avec son réalisateur, Sono Sion lors du Festival du film asiatique de Deauville 2013, ou nous le rencontrons pour la deuxième fois. Au réalisateur mutin et provocateur de la première entrevue, succède un homme plus enclin à parler de son présent, de son futur, de la politique actuelle du Japon. Visiblement détendu et content d'être là, il nous livrera même une histoire étonnante à la fin. Par Jérémy Coifman.