Déjà 20 ans que les Journées cinématographiques de l’Écran offrent aux habitants de la Seine Saint-Denis une programmation à la fois pointue et populaire, mêlant des films qui font l’actualité et des films de patrimoine pour montrer la diversité d’un art en perpétuel questionnement. Cette nouvelle édition se déroulera du 24 janvier au 8 février et réserve quelques pépites asiatiques !
Sorti en salles en février, en copie neuve, Les Funérailles des Roses de Matsumoto Toshio, l’un des films-phares de la Nouvelle Vague japonaise, est sorti en DVD et Blu-Ray le 16 octobre chez Carlotta Films. Une plongée enjouée et expérimentale dans la vie de jeunes Tokyoïtes travestis. Film par Lila Gleizes & Bonus par Elvire Rémand.
Après une dizaine de courts métrages prisés des initiés et des aventuriers visuels, Bertrand Mandico livre avec Les Garçons sauvages son premier long métrage, qui bénéficie depuis quelques mois d'une hype hallucinante, d'une "montée de sève", totalement justifiée, à coup d'avant-premières et projections épiques dans divers festivals (L'Étrange Festival, les Journées Cinématographiques Dionysiennes, etc.). Que l'on soit familier avec l'oeuvre de Mandico ou totalement novice, la vision des Garçons sauvages est un moment marquant, une jubilation de tous les instants, de la scène d'ouverture au générique. On plonge littéralement dans cet univers troublant, organique, ultra-référencé, qui fleure bon la décadence fin-de-siècle. Citer les écrivains, artistes ou réalisateurs convoqués dans cet univers nous ferait écrire une phrase de name-dropping qui ne jurerait pas dans Glamorama de Bret Easton Ellis : William Burroughs, Jules Verne, Arthur Rimbaud, Jean Cocteau, Jean Genet, Rainer Werner Fassbinder (le clin d’œil à Querelle et ses bittes d'amarrage en forme de pénis), David Cronenberg, Nikos Nikolaïdis... Et les cinéastes japonais dans tout ça ? L'influence nippone a d'emblée sauté aux yeux des rédacteurs d'East Asia. C'était donc l'occasion de rencontrer Bertrand Mandico pour parler de son film et de connaître son rapport au cinéma japonais.
Nous fêtons la 3ème année d’East Asia avec une grande mise à jour graphique mais également éditoriale avec l’ouverture à d’autres horizons cinématographiques. Court Métrange fêtant également son 10ème anniversaire en grande pompe, il nous ait apparut comme une évidence d’honorer ces deux anniversaires ensemble. Les monstres et monstruosités constituant le fil conducteur de cette édition, la connexion avec le cinéma asiatique, spécialiste en la matière en termes de monstres et bizarreries en tout genre, est logique.