Tableau des Etoiles

Films Captain Jim (Cinématraque) Florent Dichy Justin Kwedi Romain Leclercq Maxime Bauer Thibaut Das Neves Victor Lopez
Sous le ciel de Kyoto (en salles le 22/07/2026)
Ohku Akiko
« Une superbe première heure désamorcée par une deuxième partie étrange dans ses choix de caractérisation et de récit, vraiment dommage. »
« Personnages et arguments initiaux attachants, en forme de "Before Sunrise" nippon, une belle scène de déclaration, puis le récit s'égare dans le mélo plus attendu et longuet, dommage. »
The Ugly (en salles le 20/07/2026)
Yeon Sang-ho
« Yeon Sang-ho retrouve l'âpreté, la noirceur et le regard social désabusé de ses débuts. »
« Le retour en beauté et inattendu de son réalisateur, pour un drame d’une noirceur et d’une cruauté sans fond, où la bêtise humaine côtoie la lâcheté et le mépris les plus crasses. »
« On retrouve avec plaisir la hargne sociale des débuts de Yeon Sang-ho, dans un drame policier qui renoue avec la veine réaliste de The Fake ou King of Pigs. On ne cessera tout de même pas de penser que l'animation sied mieux à l'étrangeté de l'univers du cinéaste. »
L'Illusion de Yakushima (en salles le 17/06/2026)
Kawase Naomi
« Le film touche quand il aborde la question de l'enfance, la maladie et le deuil mais s'égare bien trop dans son onirisme creux et une romance inintéressante. »
« De beaux moments d'émotion dans ce dernier film de Kawase Naomi. »
Noise (en salles le 24/06/2026)
Kim Soo-jin
« 6 bonnes idées mais toutes différentes dans un seul film de 1h30 et aucune d'exploitée = visionnage pénible et interminable. »
« Un thriller qui brille par son pitch en or et son incroyable capacité à ne jamais savoir comment l’exploiter de manière correcte sur 90 min. Aussitôt vu aussitôt oublié. »
Eega (en salles le 24/06/2026)
S.S. Rajamouli
« Le plus grand film de vengeance de tous les temps. »
« Un concept qui aurait pu déboucher sur un film aussi stupide que ridicule mais qui sous la main de son réalisateur se révèle être un pur plaisir de Cinéma, aussi généreux que jouissif. »
Le Dernier Vrai Samouraï (en salles le 10/06/2026)
Yasuda Jun'ichi
« Petit bonbon d'originalité et de tendresse, surprenant d'inventivité malgré ses petits moyens. »
« Irrésistible et inventif dans l'humour attendu sur le décalage temporel par le prisme cinéphile, et en définitive récit touchant sur le pardon en forme d'ode au jidai-geki. »
« Le film explore à fond son concept et profite de la qualité de son interprète principal. Attention toutefois à la télévisualité de la mise en scène. »
The Furious (en salles le 10/06/2026)
Tanigaki Kenji et Sonomura Kensuke
« Le plus gros Burger du cinéma d'action, généreux surchargé de la frappe. »
« Des facilités narratives mais une vraie sensation du film martial par son inventivité et brutalité. »
« Un scénario timbre poste mais un prétexte à un déchaînement quasi ininterrompu de cassages de bras, aussi jouissifs que superbement chorégraphiés et mis en scène. Mention au combat final qui repousse les limites de l’apnée au cinéma. »
« On a ce pour quoi on est venu : la bagarre. »
« Un MMA du cinéma d'action asiatique, qui mixte aussi bien les style de combats que les clichés du genre. Un pur film de chorégraphe sans aucune idée de mise en scène. »
Colony (en salles le 27/05/2026)
Yeon Sang-ho
« Fun, efficace et violent comment il faut. Un bon divertissement qui rappelle que l'individualisme c'est la mort mais que l'abandon de toute conscience aussi ! »
« Yeon Sang-ho réinvente une fois de plus le film de zombie avec rage et inventivité. »
« La preuve que Yeon Sang-Ho n’est jamais aussi bon que lorsqu’on l’enferme dans un huis-clos avec des zombies. Reste, entre deux morceaux de bravoure, à écrire des personnages un peu moins stupides, génériques et inintéressants au possible. »
« Bien que la variation du concept du film de zombie, qui ici apprend en groupe, mérite d'être applaudie, l'imagerie montre un goût de déjà vu et la mise en scène de peu d'envie de renouvellement. »
« Entre des idées originales et souvent bluffantes et une mise en scène plus convenue, Colony démontre une fois de plus le talent de Yeong Sang-ho, mais aussi que son originalité se déploie de manière plus libre dans l'animation.  »
All You Need Is Kill (en salles le 20/05/2026)
Akimoto Kenichiro
« Visuellement intéressant mais trop convenu dans la narration et caractérisation pour s'approcher de la tension et attrait de Edge of Tomorrow. »
« Contrairement à ChaO, les prouesses de Studio 4C ne suffisent pas à porter cette nouvelle adaptation lourdingue et trop convenue du roman à succès. »
ChaO (en salles le 13/05/2026)
Aoki Yasuhiko
« Visuellement fou, mais hélas trop évident narrativement pour convaincre totalement. »
« La luxuriance formelle du studio 4C° au service d'une très originale relecture de la petite sirène. »
« Un film d'animation en mode mineur, bien fait mais passant derrière de nombreuses occurrence de la même thématique sans parvenir à se démarquer réellement. »
« Comme la plupart des productions du Studio 4C, ChaO est techniquement réjouissant et montre que s’il y a des petits génies de l’animation dans l’industrie japonaise, ils se trouvent chez eux. Mais le projet manque sérieusement d’une tête et tourne rapidement au best-of d’idées plutôt qu’au véritable film. Reste tout de même plein de petits moments dingues, suffisant, à eux seuls, d’aller voir cette comédie mignonne et absurde. »
Junk World (en salles le 13/05/2026)
Takehide Hori
« Technique absolument brillante, hélas malmenée par des choix narratifs qui provoquent beaucoup de lourdeur. »
« Immense déception que cette suite de l'incroyable Junk Head. Le cinéaste troque la puissance formelle qui confinait à l'abstraction pour une sorte de mythologie très lourde et surexplicative. La prouesse technique est toujours là, mais toute l'audace et la radicalité du premier s'est évaporée pour un objet beaucoup plus convenu et beaucoup moins intéressant. »
The World of Love (en salles le 06/05/2026)
Yoon Ga-eun
« Le message est moins subtil que dans les précédents opus de Yoon Ga-eun, mais le regard singulier et l'émotion sont toujours là. »
« Yoon Ga-eun est définitivement une très grande cinéaste de notre temps. D'un sujet capital, elle élabore un système de réflexion finement écrit. Elle n'oublie pas le potentiel émotionnel et graphique du médium cinématographique, à travers l'incroyable et déchirante scène du lave-auto. »
« Yoon Ga-eun passe de l'enfance à l'adolescence, mais garde la beauté de sa mise en scène intacte malgré un sujet plus difficile grâce à l'énergie de son actrice. »
La Fille du Konbini (en salles le 15/04/2026)
Ishibashi Yuho
« Un film sans aspérités mais charmant. »
« Un beau récit feutré reflétant le rejet et le doute de la jeunesse japonaise face aux normes sociales d'antan ! »
« Un film simple et délicat qui parle avec extrême justesse du quotidien au travail et de se comment se soigner d'un burnout. »
« Film sympathique dont le style tiraille entre son côté guimauve parfois un poil excessif et stéréotypé, et son approche intimiste illustrant assez justement la mélancolie douce-amère de Nozomi. »
Les Fleurs du manguiers (en salles le 22/04/2026)
Fujimoto Akio
« A travers le point de vue le plus innocent, une touchante évocation d'un génocide invisibilisé, porté par un filmage sensible et incisif. »
« Un film vibrant, sans cesse surprenant, qui évite les écueils misérabilistes auquel le sujet aurait pu se prêter pour se hisser au sommet des films sur l'enfance sacrifiée, de La Nuit du chasseur au Tombeau des lucioles. »
Le Maure de Karatas (en salles le 29/04/2026)
Adilkhan Yerzhanov
« Yerzhanov rapproche sa caméra de ses personnages et évacue les grands espaces pour passer du polar westernien au film noir claustro. Solide et efficace, et même un peu surprenant de par son utilisation du surnaturel par petites touches. Aucun autre réal ne fait ce qu'il fait ! »
« Yerzhnavov plus âpre et moins poétique mais de belles fulgurances. »
« Filmé à Almaty, grande ville kazakhe à l'architecture issue de la période soviétique, Yerzhanov livre un très bon thriller urbain, lui qui pourtant déteste l'urbanité et préfère les plaines immenses. »
« Yerzhanov délaisse (un peu) Karatas et ses steppes pour une variation urbaine de son cinéma qui vient renforcer tout le bien qu'on pensait de lui : il est à la fois un formaliste de talent et un cinéaste de génie. »
Une jeunesse indienne - Homebound (en salles le 25/03/2026)
Neeraj Ghaywan
« Un mélo flamboyant et poignant dressant avec justesse les injustices indiennes à l'heure du covid. »
Love On Trial (en salles le 25/03/2026)
Fukada Koji
« Plongée touchante et incisive au cœur des travers du monde des idols, mais malgré tout un peu moins prenant que les Fukada récent. »
« Une narration équilibrée et une écriture des personnages aussi dense que concernée font de ce Love on Trial le meilleur Fukada depuis Harmonium et Sayonara. »
« Fukada, comme à son habitude, s'amuse avec sa forme. Il propose ici un film qui documente d'abord matériellement ce qu'est la condition d'idol. Aimant profondément ses personnages, il bascule alors totalement dans une tragédie amoureuse lorsqu'il arrive aux limites ce que ceux-ci peuvent possiblement faire pour s'opposer à un tel système. Il ne faut donc pas se laisser berner par son aspect faussement sage (ni même par l'étiquette "politiquement neutre" que l'on essaye, de manière assez absurde, d'accoler à Fukada) : Love on trial est un film matérialiste et radical dans le regard qu'il pose sur le système des Idols, demandant au spectateur d'en tirer lui-même des conclusions politiques sur les limites de la nature des actions menées par Mai et Kei. Et, comme toujours chez lui, politique et poétique se mélange merveilleusement bien. »
« Un film d'apparence plus classique pour Fukada, qui semble coller à son passionnant sujet, mais dont la force poétique, sereine et tranquille, mais aussi déterminée que son héroïne, marque durablement. »
Scarlet et l’éternité (En salles le 11/03/2026)
Hosoda Mamoru
« Malgré quelques scories une odyssée fantasy pleine de bruit et de fureur qui sort Mamoru Hosoda de sa zone de confort. »
« Une bien belle plantade dans les règles pour Hosoda qui réalise un film confus et paresseux, sans aucune émotion et visuellement très discutable. Restent quelques scènes qui laissent entrevoir un film beaucoup plus poétique et humain que le résultat final. »
« Quelques bonnes idées jamais bien exécutées. L'isekai ou la romance chevaleresque shakespearienne pourraient faire bon ménage oui, si on y mettait beaucoup, beaucoup plus de cœur. »
« A la fois logique et décevant au vu de la filmographie d''Hosoda. »
Woman and Child (en salles le 25/02/2026)
Saeed Roustaee
« Pas à la hauteur des deux précédentes réussites du réalisateur mais néanmoins un beau mélodrame au féminin. »
« Si le film n’atteint jamais les sommets des précédentes œuvres de son réalisateur, quelque peu assagi ici, il n’en demeure pas moins un touchant portrait de femme combative interprété par une comédienne incroyable. »
« Une véritable déflagration, où le rire franc s'alterne sans prévenir avec des drames épouvantables. Un film à vif, on imagine facilement d'où ce sentiment peut venir... »
« Film totalement protéiforme où la comédie est piratée par le mélo qui se voit lui-même pirater par le thriller et qui agit comme une spirale infernale interminable, enivrante et terrifiante. Quelques lourdeurs narratives cependant, qui laissent parfois un peu trop voir les rouages de cette spirale, mais que Roustaee arrive tout de même à évacuer rapidement. »
« Saeed Roustaee confirme, si c'était nécessaire après ses deux précédents chef-d'œuvre, qu'il est l'un des cinéastes contemporains les plus prometteurs d'aujourd'hui en changeant encore de genre tout en gardant une force intacte. »
5 centimètres par seconde (en salles le 25/02/2026)
Okuyama Yoshiyuki
« Une relecture assez réussie du chef d'oeuvre de Shinkai qui trouve son identité par la dimension plus lumineuse que tragique de ce récit d'apprentissage. »
« Excellente revisite, chaleureuse et délicate. »
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  • : très bon
  • : excellent
  • : chef-d'Oeuvre

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