Tableau des Etoiles

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Flavien Poncet Justin Kwedi Romain Leclercq Maxime Bauer Thibaut Das Neves Victor Lopez
Une jeunesse indienne - Homebound (en salles le 25/03/2026)
Neeraj Ghaywan
« Un mélo flamboyant et poignant dressant avec justesse les injustices indiennes à l'heure du covid. »
Love On Trial (en salles le 25/03/2026)
Fukada Koji
« Plongée touchante et incisive au cœur des travers du monde des idols, mais malgré tout un peu moins prenant que les Fukada récent. »
« Une narration équilibrée et une écriture des personnages aussi dense que concernée font de ce Love on Trial le meilleur Fukada depuis Harmonium et Sayonara. »
« Fukada, comme à son habitude, s'amuse avec sa forme. Il propose ici un film qui documente d'abord matériellement ce qu'est la condition d'idol. Aimant profondément ses personnages, il bascule alors totalement dans une tragédie amoureuse lorsqu'il arrive aux limites ce que ceux-ci peuvent possiblement faire pour s'opposer à un tel système. Il ne faut donc pas se laisser berner par son aspect faussement sage (ni même par l'étiquette "politiquement neutre" que l'on essaye, de manière assez absurde, d'accoler à Fukada) : Love on trial est un film matérialiste et radical dans le regard qu'il pose sur le système des Idols, demandant au spectateur d'en tirer lui-même des conclusions politiques sur les limites de la nature des actions menées par Mai et Kei. Et, comme toujours chez lui, politique et poétique se mélange merveilleusement bien. »
« Un film d'apparence plus classique pour Fukada, qui semble coller à son passionnant sujet, mais dont la force poétique, sereine et tranquille, mais aussi déterminée que son héroïne, marque durablement. »
Scarlet et l’éternité (En salles le 11/03/2026)
Hosoda Mamoru
« Malgré quelques scories une odyssée fantasy pleine de bruit et de fureur qui sort Mamoru Hosoda de sa zone de confort. »
« Une bien belle plantade dans les règles pour Hosoda qui réalise un film confus et paresseux, sans aucune émotion et visuellement très discutable. Restent quelques scènes qui laissent entrevoir un film beaucoup plus poétique et humain que le résultat final. »
« Quelques bonnes idées jamais bien exécutées. L'isekai ou la romance chevaleresque shakespearienne pourraient faire bon ménage oui, si on y mettait beaucoup, beaucoup plus de cœur. »
« A la fois logique et décevant au vu de la filmographie d''Hosoda. »
5 centimètres par seconde (en salles le 25/02/2026)
Okuyama Yoshiyuki
« Une relecture assez réussie du chef d'oeuvre de Shinkai qui trouve son identité par la dimension plus lumineuse que tragique de ce récit d'apprentissage. »
« Excellente revisite, chaleureuse et délicate. »
Woman and Child (en salles le 25/02/2026)
Saeed Roustaee
« Pas à la hauteur des deux précédentes réussites du réalisateur mais néanmoins un beau mélodrame au féminin. »
« Si le film n’atteint jamais les sommets des précédentes œuvres de son réalisateur, quelque peu assagi ici, il n’en demeure pas moins un touchant portrait de femme combative interprété par une comédienne incroyable. »
« Une véritable déflagration, où le rire franc s'alterne sans prévenir avec des drames épouvantables. Un film à vif, on imagine facilement d'où ce sentiment peut venir... »
« Film totalement protéiforme où la comédie est piratée par le mélo qui se voit lui-même pirater par le thriller et qui agit comme une spirale infernale interminable, enivrante et terrifiante. Quelques lourdeurs narratives cependant, qui laissent parfois un peu trop voir les rouages de cette spirale, mais que Roustaee arrive tout de même à évacuer rapidement. »
« Saeed Roustaee confirme, si c'était nécessaire après ses deux précédents chef-d'œuvre, qu'il est l'un des cinéastes contemporains les plus prometteurs d'aujourd'hui en changeant encore de genre tout en gardant une force intacte. »
Aucun autre choix (en salles le 11/02/2026)
Park Chan-Wook
« La réussite du film vient du fait que le protagoniste n'est pas un prolétaire mais au contraire un cadre influent pour qui le collectif n'existe pas. "Aucun autre choix" est un mensonge qu'on se raconte pour justifier les pires horreurs, ce que raconte PCW avec son style habituel : grotesque et grandiloquence. »
« Une relecture brillante qui rajoute une bonne dose de comédie noire et d'émotion à la première adaptation de Costa-Gavras »
« Sans doute le plus accessible des films de Park Chan-Wook, dont la virtuosité se met au service d’une comédie aussi drôle que fondamentalement désespérante, dont le seul défaut est son démarrage plutôt lent. »
« Au manque de climax réel et ressenti après la tension, s'ajoute une couche de routine pour Park dans cette satire relativement propre du monde de travail. L'élan esthétique du réalisateur semble complètement coupé ici. »
« Aucun autre choix alterne entre ce que le cinéaste a pu faire de pire dans sa carrière (avec notamment ses 20/25 premières minutes catastrophiques) et des séquences absolument géniales où toutes les qualités de Park Chan-wook se voient démultipliées par 1000. Le résultat est donc étrange, complètement chimérique et, paradoxalement, pas si frustrant que ça. »
« Park Chan-wook n'avait vraiment aucun autre choix que de faire un remake d'un film de Costa-Gavras ? »
Rental Family (en salles le 04/02/2026)
Hikari
« Plein de bonnes idées mais au final une déception du fait de péripéties trop rocambolesques, et un évitement du sujet de la solitude des étrangers au Japon »
Jusqu’à l’aube (en salles le 14/01/2026)
Miyake Sho
« C'est rare qu'un film qui se passe au Japon te fasse dire en sortant "J'aimerais bien bosser là-bas", je pense que ça résume assez bien la douceur qui se dégage du film. »
« Un petit cocon de tendresse et de bienveillance fort touchant. »
« Une parenthèse de douceur et de bienveillance, pour un film dont la simplicité et modestie dans la mise en scène sont en parfaite adéquation avec le sujet. »
« Une merveille de film japonais du style iyashikei. Rarement un réalisateur n'aura pris autant de soin à décrire des problèmes de santé sujets au malentendu dans la vie de tous les jours. »
« Miyake arrive habilement à atteindre ses ambitions poétiques sans jamais tomber dans un didactisme étouffant que l'on redoute particulièrement dans ce début de film aux allures (parfois) de spot de prévention. Peut-être qu'une plus grande radicalité, à l'image de son troublant et touchant dernier plan, aurait fait de ce mélo doux une œuvre aussi grande que le cosmos qu'elle convoque. Mais peut-être aussi que le charme du film réside intégralement dans cette fragilité qu'il travaille ostensiblement et consciemment. »
En garde (en salles le 31/12/2025)
de Nelicia Low
« Un film un peu trop chargé pour son propre bien mais mariant habilement thriller et drame familial par son inventivité formelle. »
« Un récit saisissant et étonnant. »
Magelan (en salles le 31/12/2025)
de Lav Diaz
« Qu'il est bon de voir un cinéaste ne pas renier ce qui fait l'essence de sa mise en scène, de toujours constater sa marque, ses obsessions, dans une coproduction d'un autre continent ! Lav Diaz enchaîne dans Magellan les tableaux puissants et son design sonore est merveilleux. Mais surtout, comme Lav Diaz le dit lui-même, il est sain d'obtenir ce contre- point de vue d'un conquérant européen. »
« Lav Diaz propose avec son Magellan une épopée historique d'une justesse troublante et une œuvre dont la grandeur n'a d'égal que le vertige qu'elle nous propose en nous mettant face à notre petitesse. Le contrepoint est remarquable car il est double : ce n'est pas que de l'Histoire de l'Occident et/ou des colonisés dont il est question, mais bien de l'humanité toute entière dans ce qu'elle a de commun et de particulier. Assurément le film de l'année, probablement le film de ce siècle. »
« Quelque part entre le Herzog de Aguirre et le Bresson de Lancelot, Lav Diaz poursuit sa quête d'un cinéma à la fois ancré dans le réel le plus politique et traversé de visions incantatoires hypnotiques. »
Le Temps des moissons (en salles le 24/12/2025)
Huo Meng
« La bascule sociétale et industrielle chinoise vue par le prisme rural et intime, une œuvre magnifique. »
« Enchaînant les évènements que vivent ses personnages sans entrain ni aucune idée forte de mise en scène, Le Temps des moissons ne parvient pas à marquer et provoque un certain ennui. Dans le genre chroniques paysannes chinoises, on lui préférera Mama de Li Dongmei (2020), Le Retour des hirondelles de Li Ruijun (2023) ou Karst de Yang Suiyi (2024). »
Le Maitre du Kabuki (en salles le 24/12/2025)
Lee Sang-il
« Belle fresque nous faisant découvrir les pans glorieux comme plus durs d'un art ancestral japonais. »
« Le film parle beaucoup de l'art du Kabuki mais ne le montre pas tellement. Il parle beaucoup de l'illusion méritocratique mais ne semble pas non plus montrer autre chose qu'une envie brûlante de triomphe mérité et de triomphe juste. Surtout, il parle beaucoup et ne montre que peu de choses, si ce n'est une histoire efficace et agréable à suivre, malgré des effets pompiers qui rendent encore plus difficile l'appréciation des (trop) nombreuses bonnes intentions de Lee Sang-il. Le maître du Kabuki est finalement une belle vitrine efficace pour le Japon neo-libéral en apparence progressiste d'aujourd'hui. »
Queerpanorama (en salles le 26/11/2025)
de Jun Li
« Une belle expression d'une double identité, queer et hongkongaise. On pense à Zheng Lu Xinyuan pour la forme. Jun Li confirme qu'il est un cinéaste à suivre de près. »
Resurection (en salles le 10/12/2025)
de Bi Gan
« Un film à montrer aux générations futures, lorsque le cinéma et l'art auront disparu. »
« Prouesse formelle et narrative traversant un siècle de l'histoire chinoise et célébrant le cinéma comme l'art de l'évasion, du rêve et de la liberté. »
« Un film d’une matière dont sont faits les rêves dont en ressort avec le sentiment de ne pas tout avoir compris mais dont les images et les scènes nous hantent de heures après. »
« Merveille faite film. »
« L'impressionnante virtuosité de la mise en scène de Bi Gan fait parfois écran à l'émotion, et l'ode à la puissance du cinéma se transforme parfois simple en démonstration de puissance. »
L’Œuf de l’ange (en salles le 03/12/2025)
de Oshii Mamoru
« Chef-d'œuvre absolu aussi cryptique que limpide, ce qui paraît nonsensique mais ne l'est pas quand on voit le film. »
« Un film à la direction artistique et bande originale magistrate mais dont le propos cryptique, complexe et réflexif à l’excès finit par rendre la chose assez hermétique »
« Classique poétique. »
« Possiblement ce que l’animation japonaise a pu proposer de plus radical, viscéral et beau au Cinéma. »
« Après des années (géniales) au service d'Urusei Yatsura (Lamu), Oshii s'affranchit de toute contrainte et signe son  manifeste esthétique: une succession de tableaux oniriques formant un fascinant voyage mental.   »
Ce que cette nature te dit (en salles le 29/10/2025)
Hong Sang-soo
« HSS semble se parodier pendant près d’une heure et demi, avant d’enfin faire tomber les masques et de révéler la supercherie. Bien que cette séquence soit d’une efficacité redoutable, le doute subsiste quant à l’intérêt de mettre en place une farce aussi bête et méchante, d’autant plus de cette manière. »
« Un retour au masculin pour un Hong Sang-soo qui ne bouscule cependant pas vraiment la trajectoire de la filmographie du cinéaste, mais prolonge la période actuelle du cinéaste, en développant les motifs esthétiques de In Water et narratifs de La Femme qui s'est enfuie. Un film de transition moins bouleversant que ces dernières grandes œuvres, mais peut-être plus accessible aux néophytes qui veulent entrer dans son univers. »
Lumière pâle sur les collines (en salles le 15/10/2025)
Ishikawa Kei
« Ishikawa délivre, comme à son habitude, un film fragile dont les éclats sont plombés par l’affreuse lourdeur du cinéaste (à l’image de son horrible scène finale, illustrant très précisément le problème à l’œuvre dans sa filmographie). Mais en passant outre les fausses notes, Fleur pâle sur les collines délivre tout de même un joli film sur deux personnages ayant besoin de raconter et de se raconter. »
Chainsaw Man – Le Film : L’arc de Reze (en salles le 22/10/2025)
Yoshihara Tatsuya
« Une adaptation spectaculaire et jouissive du chapitre le plus explosif du manga de Tsukamoto, entre émotion et spectacle pyrotechnique. »
« Un film symptomatique de la production Shônen d'aujourd'hui, partagée entre une indéniable audace et folie visuelle, et des conventions narratives rebattues. »
Happyend (en salles le 01/10/2025)
Neo Sora
« Un beau récit d'apprentissage exprimant sous forme de dystopie les maux sociaux contemporains du Japon. »
« Un peu d'espoir, de diversité et de foi en la jeunesse, voilà ce que propose Neo Sora et ça fait vraiment du bien ! »
« Happyend est alourdi par son récit qui, systématiquement, le ralenti dans ses effets les plus réussis. Sa force éclate cependant lorsqu'il décide de ne pas se plier à l'efficacité narrative et de prendre son temps, de s'attarder sur le trouble qui vient nuancer l'angle dystopique adopté. On aurait aimé que l'entièreté du film soit à l'image de ce premier plan magistral, faisant écho aux lucioles de Pasolini qui, elles-mêmes, résonnent puissamment avec la grande fulgurance du film : Neo Sora ne dépeint pas la dystopie comme un devenir, mais comme un déjà-là dont la forme d'autorité est en phase de devenir respectable. »
Egoist (en salles le 08/10/2025)
Matsunaga Daishi
« Une touchante romance gay dont les thèmes s'élèvent à une dimension sociale et émotionnelle plus universelle. »
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  • : excellent
  • : chef-d'Oeuvre

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