Films Claire Lalaut Jonathan Deladerrière Justin Kwedi Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Nicolas Lemerle Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
The Odd Family: Zombie on Sale (Etrange Festival 2019)
Lee Min-jae
« Jolie surprise que cette comédie très drôle et assez inventive sur une famille de bras cassés face à une invasion de zombies . Comme quoi, le thème, usé jusqu'à la moelle ces dernières années par le cinéma coréen, peut encore être fun pour peu qu'on s'amuse avec les clichés du genre. »
« Comédie loufoque, ancrage social, romance, tout se marie avec une énergie, inventivité et bonne humeur dans un film de zombie trépidant qui prouve qu'avec des idées le genre est loin d'être épuisé. »
« Quel mélange des genres pour ce film, qui ne craint absolument pas le ridicule et assume jusqu'au bout ses idées. La comédie horrifique de zombies a encore de beaux jours devant elle ! »
« Une comédie au rythme soutenu qui prouve qu’avec une peu de bonne volonté, on peut encore produire un film de zombies original, généreux et fun. »
Le Gangster, le Flic et l'Assassin (en salles le 14/08/2019)
Lee Won-tae
« Sur la variation de la confrontation" flic chien fou/ gangster super-violent avec un cœur sur fond de meurtres" que le cinéma coréen affectionne particulièrement, on a vu mieux et le film ne révolutionnera pas le genre mais c'est efficace, plutôt jouissif et porté par la belle énergie de ses comédiens, Ma Dong-seok en tête. »
« La thématique classique du polar sur la porosité entre flic et voyou dopé au dynamisme et au savoir-faire coréen, grâce à des acteurs charismatiques et une intrigue rondement menée. »
« On ne tient pas le chef d'oeuvre de la décennie, ni même de l'année. Mais le divertissement reste total, la mise en scène fluide et dynamique et le duo formé par le gangster et le flic fait mouche. »
« Un énième polar qui n’apporte rien au genre, la faute à un script qui n’exploite jamais à fond son concept d’association/compétition de ripoux et une mise en scène trop sage qui se repose trop souvent sur le charisme de son duo d’acteurs. »
« Une copie propre du polar à la sauce coréenne. Quelques moments un peu trop simples, d'autres bien rythmés. »
« Triste exemple de l'appauvrissement esthétique et thématique du cinéma coréen populaire actuel : aucune idée visuelle, une idéologie rance, un recyclage consensuel des pires clichés des films de gangsters... On ne remercie pas la sélection cannoise qui assure au film une sortie en salles plutôt qu'un passage direct en VOD. »
Le Mystère des Pingouins (en salles le 14/08/2019)
Ishida Hiroyasu
« Bien loin d'un Miyazaki (malgré ce que la promo laisse entendre), Le Mystère des Pingouins réussit à allier le côté kawaii et celui, souvent moins présent dans les longs-métrages animés, déjanté. On ne comprend pas tout mais on adhère ! »
« Bon anime pour les amateurs de sciences, de seins et de manchots. Et une fin bien psychédélique zabriskie-pointesque de bon aloi. »
« Un film aussi léger et touchant qu’un amour de fin d’été. Le film se perd parfois à trop vouloir en raconter mais narre avec délicatesse une belle histoire d’amour et d’amitié. »
« Film plaisant pour son côté foufou qui fait assez souvent mouche mais qui demeure un peu trop sirupeux. »
« Un premier long-métrage qui prouve que son jeune réalisateur Ishida Hiroyasu est loin d'être manchot ! »
Promare (en salles le 31/07/2019)
Imaishi Hiroyuki
« Récit assez archétypal transcendé par la furie de son rythme, sa mise en scène hystérique et bariolée. Si le spectacle est au rendez-vous, l'émotion un peu moins sous la débauche d'effets. »
« Film épuisant à tous points de vue. Et pourtant, c'est aussi pour ça qu'on aime Promare ! »
« Le créateur fou et génial de Gurren Lagann, avec son équipe des studios Trigger, a affiné son art pour porter une œuvre mégalomane sur grand écran. Une œuvre foutraque et bruyante, mais généreuse, passionnée et colorée. L'animation est d'une qualité exemplaire. »
Halte (en salles le 31/07/2019)
Lav Diaz
« Un Lav Diaz plus dostoïeskien que jamais dans sa thématique politique et révolutionnaire. Pour "Les Démons", Dosto prenait la plume. Depuis, le cinéma existe. Lav Diaz le sait. Un film qui fera date. À méditer dans 10 ans. »
« 5h, c'est une durée. Mais ici, la longueur est justement exploitée pour offrir un portrait captivant des régimes fascisants. Beaucoup de films de 2h sur le sujet n'esquissent pas le travail qu'a accompli Lav Diaz sur Halte. »
Wonderland, le royaume sans pluie (en salles le 24/07/2019)
Hara Keiichi
« Un récit lâche au service de la détermination ténue de son héroïne dans un univers foisonnant. Sous l'enrobage plus standard, Hara nous propose une vraie œuvre personnelle, déroutante et bariolée. »
« Hara Keiichi se perd un peu dans ce film d'aventure pour enfant. Il y a toujours des fulgurances mais l'écriture ne suit pas. »
« Une œuvre foisonnante voire dépareillée, qui montre ça et là des idées de fantasy mais ne parvient jamais à se canaliser pour offrir une œuvre capable de séduire les adultes amateurs d'animation. Le chara-design est décevant tant il est impersonnel. »
Manta Ray (en salles le 24/07/2019)
Phuttiphong Aroonpheng
« De sa réflexion personnelle sur un sujet de société et un fait divers, le réalisateur s'émancipe dès son premier film à travers une succession d'images et de sons hypnotiques. Feutré et introspectif. »
Les Enfants de la mer (en salles le 10/07/2019)
Ayumu Watanabe
« Le pouvoir de fascination du manga de Daisuke Igarashi est superbement retranscrit malgré une narration boiteuse et quelques choix d'adaptation discutables. »
« Quelques points faibles dans son scénario mais bordel que c'est beau ! »
« Un film d’aventure qui mêle touchante histoire d’amitié et réflexion poussée sur la Vie et l’Existence. Un récit parfois décousu et confus mais porté par une mise en scène euphorique et vertigineuse. »
« Formidable transcription d'une intrigue ésotérique en images de toute beauté. Les plans aquatiques sont propices à la contemplation et montrent une utilisation de la couleur des plus remarquables. Il y a aura un avant et un après Les Enfants de la Mer dans l'animation japonaise. »
« En moins de deux heures, le film capture l’essence du manga de Igarashi Daisuke au prix de quelques simplifications et offre un somptueux conte aquatique en forme de récit d’initiation. »
Face à la nuit (en salles le 10/07/2019)
Ho Wi-ding
« Quelques bonnes idées et une très belle seconde partie mais on peine à réellement percevoir une cohésion entre ces trois tranches de vie, ce qui amène à un résultat inégal et à un sentiment mitigé. »
« Le fil rouge d'une vie en trois parties captivantes qui fonctionnent mieux dans leur individualité (la seconde et son romantisme fugace en particulier) que dans la somme narrative du film. »
« Trois segments intéressants mais qui se relient entre eux de façon assez peu naturelle. On ressort du film en se disant "ouais c'est pas mal mais...so what ?". »
« Le pitch est une idée qui tenait à cœur au réalisateur, et dont il a eu bien du mal à accoucher. Le résultat est en demi-teinte : une fois la surprise du background du premier tiers (SF très crédible et originale !), le reste semble beaucoup moins puissant. »
So Long, My Son (en salles le 03/07/2019)
Wang Xiaoshuai
« La mise en scène mêle l'ambition et l'intime dans cette très belle chronique sur la résilience face aux épreuves de la vie, l'amitié et la transmission dans une Chine en mutation, avec au cœur de celle-ci un couple absolument bouleversant. »
« Belle fresque qui scrute par l'intime l'histoire contemporaine de la Chine. »
« Le cinéaste inscrit la "petite" histoire du drame individuel et familial dans la "grande" Histoire. Brillant, bienveillant et bouleversant. »
« Le film débute de manière chaotique d'un point de vue narratif mais tout finit par trouver une réponse. Il en résulte un propos émouvant et une nouvelle déclinaison des thématiques sociales de la Chine contemporaine. »
Petite forêt (en salles le 03/07/2019)
Yim Soon-rye
« Petit film au charme fou qui offre une délicieuse parenthèse portée par le subtil de Yim Soo-rye et sa lumineuse interprète Kim Tae-ri. »
« Une touche de Kore-eda dans un film toujours juste dans le traitement des émotions. Aucun pathos ni mélo et pourtant, de l'émotion ! »
« Une bouffée d'air frais, d'agriculture et d'art culinaire avec un trio d'acteurs impeccable. »
« Petite forêt est une charmante et courte adaptation du manga de Daisuke Igarashi avec dans le rôle principal la toujours ravissante Kim Tae-ri. Un vrai délice ! »
« Un retour aux sources simple, léger et aussi lumineux que le sourire de Kim Tae-ri. Le film nous emporte dans un élan humaniste et bienveillant. »
Modest Heroes (Annecy 2019)
Yonebayashi, Yamashita, Momose
« Sans goût ni saveur. Seul le dernier segment a une véritable portée artistique. »
« Qualité et ambition modestes également... »
White Snake (Annecy 2019)
Amp Wong
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
Ride Your Wave (Annecy 2019)
Yuasa Masaaki
« Des séquences réussies, incroyables et magnifiques contrebalancés par un côté un peu trop mielleux et une musique qui revient 50 fois et qui est assez insupportable. Malgré tout, Ride Your Wave reste un très beau film, adulte, sur les étapes difficiles de la vie. »
Parasite (en salles le 05/06/2019)
Bong Joon-ho
« Drôle, cruel, terrifiant, poignant, électrisant, Parasite nous confronte aux failles de la société coréenne, voire de la société de manière universelle, à travers une savoureuse galerie de personnages et de situations qu'un seul visionnage ne suffira certainement pas pour en dévoiler toutes leurs subtilités. »
« Un nouveau coup de force pour Bong Joon-ho qui s'était un peu perdu avec Okja. Un film maîtrisé de bout en bout, maniant les ruptures de ton à merveille. Une Palme bien méritée ! »
« Parasite succède à Snowpiercer dans le traitement social chez Bong Joon-ho : on passe de l'horizontalité "Double Dragon" à la verticalité "Donkey Kong". Car la question sociale est un jeu de plate-forme. Elle l'a toujours été. »
« Un Bong Jonn-ho bien trop consensuel pour apporter un vague regard sur un sujet déjà usé jusqu'à la corde. Peut-on encore attendre quelque chose d'un cinéaste qui n'a, semble-t-il, plus grand chose à raconter. »
« Bong revient en force avec un film qui oscille entre comédie franche et thriller. On rit beaucoup et le suspense est là du début à la fin pour nous maintenir en haleine. Que demander de plus ? »
« Retour aux sources pour Bong Joon-ho en Corée après ses détours internationaux plus (Snowpiercer) ou moins (Okja) réussis avec une satire sociale dans la veine de ses premiers films. Forcement plus sage, attendu et policé, mais aussi plus maîtrisé et jubilatoire. »
Godzilla II : Roi des Monstres (en salles le 29/05/2019)
Michael Dougherty
« Gareth Edwards était avare mais majestueux dans ses moments kaiju. Pour cette suite supposée plus généreuse, la mise en scène brouillonne et les intrigues humaines inintéressantes ne sont pas rattrapés par quelques money-shot tous vus dans la bande annonce. »
« Un film au scénario paresseux et aux personnages particulièrement pénibles mais bordel, visuellement, ça envoie ! »
« Un Kaiju eiga qui sait se montrer généreux en matière de grand spectacle et respectueux du matériau original, mais doté d’un scénario qui ne traite jamais correctement ses idées intéressantes et qui peine à faire exister convenablement ses personnages humains. »
Passion (en salles le 15/05/2019)
Hamaguchi Ryusuke
« Les maladresses du film et son côté un peu sur-écrit nous rappellent qu'il s'agit d'un film de fin d'études. Néanmoins, c'est une ébauche passionnante qui annonce déjà tous les thèmes du cinéma d'Hamaguchi et le regard à la fois sensible mais profondément honnête et sans concessions qu'il pose sur son pays, avec quelques très belles fulgurances au passage. »
« L'art d'Hamaguchi de tirer du romanesque de l'anodin, sa capture du dérèglement sentimental dans un cadre feutré, tout cela est déjà là de manière mal dégrossie mais captivante dans ce Passion. »
« On sent ce qui fera les thèmes de prédilection de Hamaguchi, qui tournent dans Passion parfois à l'obsession. Un film de fin d'études réussi en tant que tel, mais quand même assez maladroit et un peu lourdingue. »
Ne Coupez pas! (en salles le 24/04/2019)
Ueda Shin'ichirô
« Ode aux petites mains et au système D du cinéma, touchant, inventif et surtout d'une drôlerie irrésistible. »
« Une déclaration d'amour au cinéma, sans moyen mais hyper malin. Donc ça marche ! »
« Une idée simple, un budget limité et surtout de la passion : la recette imparable pour cette ode au cinéma. »
« Une fable sur le cinéma qui alterne avec brio entre subtilités scénaristiques et ressorts grand public. »
« Rien de révolutionnaire, mais plutôt malin et amusant. »
Alpha - The Right to Kill (en salles le 17/04/2019)
Brillante Mendoza
« Plongée tout en ambigu réalisme dans fange sociale, corrompue et violente de la lutte contre les stupéfiants aux Philippines. »
« Mendoza reprend sa caméra de documentariste pour nous amener dans la plaque tournante de la drogue, où le manichéisme s'efface au profit du terrible réalisme social. »
« Un polar glacial, parfois électrisé par son sujet mais qui entretient une ambiguïté sur le portrait d'un système ultra-répressif. »
« Toujours à l'aise dans le drame social réaliste, Mendoza se perd un peu dans son polar à la Training Day, où le déterminisme et le systématique de la vision du cinéaste ne laissent pas beaucoup de place à la surprise. »
Liz et l'oiseau bleu (en salles le 17/04/2019)
Yamada Naoko
« Un "coming of age" qui ne fonctionne jamais aussi bien que quand il déploie son émotion de manière brillamment sensitive. Belle confirmation du talent de Naoko Yamada. »
« Un film zen qui calme, alternant entre onirisme et petits bouts de vie. On est charmés mais parfois un peu agacés par l'aspect trop kawaii du film. »
« Une magnifique peinture de la relation fusionnelle entre deux adolescentes et leur place dans un groupe, portée par un trait, des couleurs et une animation du plus bel effet. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Films Claire Lalaut Jonathan Deladerrière Justin Kwedi Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Nicolas Lemerle Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
The Odd Family: Zombie on Sale (Etrange Festival 2019)
Lee Min-jae
« Jolie surprise que cette comédie très drôle et assez inventive sur une famille de bras cassés face à une invasion de zombies . Comme quoi, le thème, usé jusqu'à la moelle ces dernières années par le cinéma coréen, peut encore être fun pour peu qu'on s'amuse avec les clichés du genre. »
« Comédie loufoque, ancrage social, romance, tout se marie avec une énergie, inventivité et bonne humeur dans un film de zombie trépidant qui prouve qu'avec des idées le genre est loin d'être épuisé. »
« Quel mélange des genres pour ce film, qui ne craint absolument pas le ridicule et assume jusqu'au bout ses idées. La comédie horrifique de zombies a encore de beaux jours devant elle ! »
« Une comédie au rythme soutenu qui prouve qu’avec une peu de bonne volonté, on peut encore produire un film de zombies original, généreux et fun. »
Le Gangster, le Flic et l'Assassin (en salles le 14/08/2019)
Lee Won-tae
« Sur la variation de la confrontation" flic chien fou/ gangster super-violent avec un cœur sur fond de meurtres" que le cinéma coréen affectionne particulièrement, on a vu mieux et le film ne révolutionnera pas le genre mais c'est efficace, plutôt jouissif et porté par la belle énergie de ses comédiens, Ma Dong-seok en tête. »
« La thématique classique du polar sur la porosité entre flic et voyou dopé au dynamisme et au savoir-faire coréen, grâce à des acteurs charismatiques et une intrigue rondement menée. »
« On ne tient pas le chef d'oeuvre de la décennie, ni même de l'année. Mais le divertissement reste total, la mise en scène fluide et dynamique et le duo formé par le gangster et le flic fait mouche. »
« Un énième polar qui n’apporte rien au genre, la faute à un script qui n’exploite jamais à fond son concept d’association/compétition de ripoux et une mise en scène trop sage qui se repose trop souvent sur le charisme de son duo d’acteurs. »
« Une copie propre du polar à la sauce coréenne. Quelques moments un peu trop simples, d'autres bien rythmés. »
« Triste exemple de l'appauvrissement esthétique et thématique du cinéma coréen populaire actuel : aucune idée visuelle, une idéologie rance, un recyclage consensuel des pires clichés des films de gangsters... On ne remercie pas la sélection cannoise qui assure au film une sortie en salles plutôt qu'un passage direct en VOD. »
Le Mystère des Pingouins (en salles le 14/08/2019)
Ishida Hiroyasu
« Bien loin d'un Miyazaki (malgré ce que la promo laisse entendre), Le Mystère des Pingouins réussit à allier le côté kawaii et celui, souvent moins présent dans les longs-métrages animés, déjanté. On ne comprend pas tout mais on adhère ! »
« Bon anime pour les amateurs de sciences, de seins et de manchots. Et une fin bien psychédélique zabriskie-pointesque de bon aloi. »
« Un film aussi léger et touchant qu’un amour de fin d’été. Le film se perd parfois à trop vouloir en raconter mais narre avec délicatesse une belle histoire d’amour et d’amitié. »
« Film plaisant pour son côté foufou qui fait assez souvent mouche mais qui demeure un peu trop sirupeux. »
« Un premier long-métrage qui prouve que son jeune réalisateur Ishida Hiroyasu est loin d'être manchot ! »
Promare (en salles le 31/07/2019)
Imaishi Hiroyuki
« Récit assez archétypal transcendé par la furie de son rythme, sa mise en scène hystérique et bariolée. Si le spectacle est au rendez-vous, l'émotion un peu moins sous la débauche d'effets. »
« Film épuisant à tous points de vue. Et pourtant, c'est aussi pour ça qu'on aime Promare ! »
« Le créateur fou et génial de Gurren Lagann, avec son équipe des studios Trigger, a affiné son art pour porter une œuvre mégalomane sur grand écran. Une œuvre foutraque et bruyante, mais généreuse, passionnée et colorée. L'animation est d'une qualité exemplaire. »
Halte (en salles le 31/07/2019)
Lav Diaz
« Un Lav Diaz plus dostoïeskien que jamais dans sa thématique politique et révolutionnaire. Pour "Les Démons", Dosto prenait la plume. Depuis, le cinéma existe. Lav Diaz le sait. Un film qui fera date. À méditer dans 10 ans. »
« 5h, c'est une durée. Mais ici, la longueur est justement exploitée pour offrir un portrait captivant des régimes fascisants. Beaucoup de films de 2h sur le sujet n'esquissent pas le travail qu'a accompli Lav Diaz sur Halte. »
Wonderland, le royaume sans pluie (en salles le 24/07/2019)
Hara Keiichi
« Un récit lâche au service de la détermination ténue de son héroïne dans un univers foisonnant. Sous l'enrobage plus standard, Hara nous propose une vraie œuvre personnelle, déroutante et bariolée. »
« Hara Keiichi se perd un peu dans ce film d'aventure pour enfant. Il y a toujours des fulgurances mais l'écriture ne suit pas. »
« Une œuvre foisonnante voire dépareillée, qui montre ça et là des idées de fantasy mais ne parvient jamais à se canaliser pour offrir une œuvre capable de séduire les adultes amateurs d'animation. Le chara-design est décevant tant il est impersonnel. »
Manta Ray (en salles le 24/07/2019)
Phuttiphong Aroonpheng
« De sa réflexion personnelle sur un sujet de société et un fait divers, le réalisateur s'émancipe dès son premier film à travers une succession d'images et de sons hypnotiques. Feutré et introspectif. »
Les Enfants de la mer (en salles le 10/07/2019)
Ayumu Watanabe
« Le pouvoir de fascination du manga de Daisuke Igarashi est superbement retranscrit malgré une narration boiteuse et quelques choix d'adaptation discutables. »
« Quelques points faibles dans son scénario mais bordel que c'est beau ! »
« Un film d’aventure qui mêle touchante histoire d’amitié et réflexion poussée sur la Vie et l’Existence. Un récit parfois décousu et confus mais porté par une mise en scène euphorique et vertigineuse. »
« Formidable transcription d'une intrigue ésotérique en images de toute beauté. Les plans aquatiques sont propices à la contemplation et montrent une utilisation de la couleur des plus remarquables. Il y a aura un avant et un après Les Enfants de la Mer dans l'animation japonaise. »
« En moins de deux heures, le film capture l’essence du manga de Igarashi Daisuke au prix de quelques simplifications et offre un somptueux conte aquatique en forme de récit d’initiation. »
Face à la nuit (en salles le 10/07/2019)
Ho Wi-ding
« Quelques bonnes idées et une très belle seconde partie mais on peine à réellement percevoir une cohésion entre ces trois tranches de vie, ce qui amène à un résultat inégal et à un sentiment mitigé. »
« Le fil rouge d'une vie en trois parties captivantes qui fonctionnent mieux dans leur individualité (la seconde et son romantisme fugace en particulier) que dans la somme narrative du film. »
« Trois segments intéressants mais qui se relient entre eux de façon assez peu naturelle. On ressort du film en se disant "ouais c'est pas mal mais...so what ?". »
« Le pitch est une idée qui tenait à cœur au réalisateur, et dont il a eu bien du mal à accoucher. Le résultat est en demi-teinte : une fois la surprise du background du premier tiers (SF très crédible et originale !), le reste semble beaucoup moins puissant. »
So Long, My Son (en salles le 03/07/2019)
Wang Xiaoshuai
« La mise en scène mêle l'ambition et l'intime dans cette très belle chronique sur la résilience face aux épreuves de la vie, l'amitié et la transmission dans une Chine en mutation, avec au cœur de celle-ci un couple absolument bouleversant. »
« Belle fresque qui scrute par l'intime l'histoire contemporaine de la Chine. »
« Le cinéaste inscrit la "petite" histoire du drame individuel et familial dans la "grande" Histoire. Brillant, bienveillant et bouleversant. »
« Le film débute de manière chaotique d'un point de vue narratif mais tout finit par trouver une réponse. Il en résulte un propos émouvant et une nouvelle déclinaison des thématiques sociales de la Chine contemporaine. »
Petite forêt (en salles le 03/07/2019)
Yim Soon-rye
« Petit film au charme fou qui offre une délicieuse parenthèse portée par le subtil de Yim Soo-rye et sa lumineuse interprète Kim Tae-ri. »
« Une touche de Kore-eda dans un film toujours juste dans le traitement des émotions. Aucun pathos ni mélo et pourtant, de l'émotion ! »
« Une bouffée d'air frais, d'agriculture et d'art culinaire avec un trio d'acteurs impeccable. »
« Petite forêt est une charmante et courte adaptation du manga de Daisuke Igarashi avec dans le rôle principal la toujours ravissante Kim Tae-ri. Un vrai délice ! »
« Un retour aux sources simple, léger et aussi lumineux que le sourire de Kim Tae-ri. Le film nous emporte dans un élan humaniste et bienveillant. »
Modest Heroes (Annecy 2019)
Yonebayashi, Yamashita, Momose
« Sans goût ni saveur. Seul le dernier segment a une véritable portée artistique. »
« Qualité et ambition modestes également... »
White Snake (Annecy 2019)
Amp Wong
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
Ride Your Wave (Annecy 2019)
Yuasa Masaaki
« Des séquences réussies, incroyables et magnifiques contrebalancés par un côté un peu trop mielleux et une musique qui revient 50 fois et qui est assez insupportable. Malgré tout, Ride Your Wave reste un très beau film, adulte, sur les étapes difficiles de la vie. »
Parasite (en salles le 05/06/2019)
Bong Joon-ho
« Drôle, cruel, terrifiant, poignant, électrisant, Parasite nous confronte aux failles de la société coréenne, voire de la société de manière universelle, à travers une savoureuse galerie de personnages et de situations qu'un seul visionnage ne suffira certainement pas pour en dévoiler toutes leurs subtilités. »
« Un nouveau coup de force pour Bong Joon-ho qui s'était un peu perdu avec Okja. Un film maîtrisé de bout en bout, maniant les ruptures de ton à merveille. Une Palme bien méritée ! »
« Parasite succède à Snowpiercer dans le traitement social chez Bong Joon-ho : on passe de l'horizontalité "Double Dragon" à la verticalité "Donkey Kong". Car la question sociale est un jeu de plate-forme. Elle l'a toujours été. »
« Un Bong Jonn-ho bien trop consensuel pour apporter un vague regard sur un sujet déjà usé jusqu'à la corde. Peut-on encore attendre quelque chose d'un cinéaste qui n'a, semble-t-il, plus grand chose à raconter. »
« Bong revient en force avec un film qui oscille entre comédie franche et thriller. On rit beaucoup et le suspense est là du début à la fin pour nous maintenir en haleine. Que demander de plus ? »
« Retour aux sources pour Bong Joon-ho en Corée après ses détours internationaux plus (Snowpiercer) ou moins (Okja) réussis avec une satire sociale dans la veine de ses premiers films. Forcement plus sage, attendu et policé, mais aussi plus maîtrisé et jubilatoire. »
Godzilla II : Roi des Monstres (en salles le 29/05/2019)
Michael Dougherty
« Gareth Edwards était avare mais majestueux dans ses moments kaiju. Pour cette suite supposée plus généreuse, la mise en scène brouillonne et les intrigues humaines inintéressantes ne sont pas rattrapés par quelques money-shot tous vus dans la bande annonce. »
« Un film au scénario paresseux et aux personnages particulièrement pénibles mais bordel, visuellement, ça envoie ! »
« Un Kaiju eiga qui sait se montrer généreux en matière de grand spectacle et respectueux du matériau original, mais doté d’un scénario qui ne traite jamais correctement ses idées intéressantes et qui peine à faire exister convenablement ses personnages humains. »
Passion (en salles le 15/05/2019)
Hamaguchi Ryusuke
« Les maladresses du film et son côté un peu sur-écrit nous rappellent qu'il s'agit d'un film de fin d'études. Néanmoins, c'est une ébauche passionnante qui annonce déjà tous les thèmes du cinéma d'Hamaguchi et le regard à la fois sensible mais profondément honnête et sans concessions qu'il pose sur son pays, avec quelques très belles fulgurances au passage. »
« L'art d'Hamaguchi de tirer du romanesque de l'anodin, sa capture du dérèglement sentimental dans un cadre feutré, tout cela est déjà là de manière mal dégrossie mais captivante dans ce Passion. »
« On sent ce qui fera les thèmes de prédilection de Hamaguchi, qui tournent dans Passion parfois à l'obsession. Un film de fin d'études réussi en tant que tel, mais quand même assez maladroit et un peu lourdingue. »
Ne Coupez pas! (en salles le 24/04/2019)
Ueda Shin'ichirô
« Ode aux petites mains et au système D du cinéma, touchant, inventif et surtout d'une drôlerie irrésistible. »
« Une déclaration d'amour au cinéma, sans moyen mais hyper malin. Donc ça marche ! »
« Une idée simple, un budget limité et surtout de la passion : la recette imparable pour cette ode au cinéma. »
« Une fable sur le cinéma qui alterne avec brio entre subtilités scénaristiques et ressorts grand public. »
« Rien de révolutionnaire, mais plutôt malin et amusant. »
Alpha - The Right to Kill (en salles le 17/04/2019)
Brillante Mendoza
« Plongée tout en ambigu réalisme dans fange sociale, corrompue et violente de la lutte contre les stupéfiants aux Philippines. »
« Mendoza reprend sa caméra de documentariste pour nous amener dans la plaque tournante de la drogue, où le manichéisme s'efface au profit du terrible réalisme social. »
« Un polar glacial, parfois électrisé par son sujet mais qui entretient une ambiguïté sur le portrait d'un système ultra-répressif. »
« Toujours à l'aise dans le drame social réaliste, Mendoza se perd un peu dans son polar à la Training Day, où le déterminisme et le systématique de la vision du cinéaste ne laissent pas beaucoup de place à la surprise. »
Liz et l'oiseau bleu (en salles le 17/04/2019)
Yamada Naoko
« Un "coming of age" qui ne fonctionne jamais aussi bien que quand il déploie son émotion de manière brillamment sensitive. Belle confirmation du talent de Naoko Yamada. »
« Un film zen qui calme, alternant entre onirisme et petits bouts de vie. On est charmés mais parfois un peu agacés par l'aspect trop kawaii du film. »
« Une magnifique peinture de la relation fusionnelle entre deux adolescentes et leur place dans un groupe, portée par un trait, des couleurs et une animation du plus bel effet. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Tableau des Etoiles

Films Claire Lalaut Jonathan Deladerrière Justin Kwedi Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Nicolas Lemerle Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
The Odd Family: Zombie on Sale (Etrange Festival 2019)
Lee Min-jae
« Jolie surprise que cette comédie très drôle et assez inventive sur une famille de bras cassés face à une invasion de zombies . Comme quoi, le thème, usé jusqu'à la moelle ces dernières années par le cinéma coréen, peut encore être fun pour peu qu'on s'amuse avec les clichés du genre. »
« Comédie loufoque, ancrage social, romance, tout se marie avec une énergie, inventivité et bonne humeur dans un film de zombie trépidant qui prouve qu'avec des idées le genre est loin d'être épuisé. »
« Quel mélange des genres pour ce film, qui ne craint absolument pas le ridicule et assume jusqu'au bout ses idées. La comédie horrifique de zombies a encore de beaux jours devant elle ! »
« Une comédie au rythme soutenu qui prouve qu’avec une peu de bonne volonté, on peut encore produire un film de zombies original, généreux et fun. »
Le Gangster, le Flic et l'Assassin (en salles le 14/08/2019)
Lee Won-tae
« Sur la variation de la confrontation" flic chien fou/ gangster super-violent avec un cœur sur fond de meurtres" que le cinéma coréen affectionne particulièrement, on a vu mieux et le film ne révolutionnera pas le genre mais c'est efficace, plutôt jouissif et porté par la belle énergie de ses comédiens, Ma Dong-seok en tête. »
« La thématique classique du polar sur la porosité entre flic et voyou dopé au dynamisme et au savoir-faire coréen, grâce à des acteurs charismatiques et une intrigue rondement menée. »
« On ne tient pas le chef d'oeuvre de la décennie, ni même de l'année. Mais le divertissement reste total, la mise en scène fluide et dynamique et le duo formé par le gangster et le flic fait mouche. »
« Un énième polar qui n’apporte rien au genre, la faute à un script qui n’exploite jamais à fond son concept d’association/compétition de ripoux et une mise en scène trop sage qui se repose trop souvent sur le charisme de son duo d’acteurs. »
« Une copie propre du polar à la sauce coréenne. Quelques moments un peu trop simples, d'autres bien rythmés. »
« Triste exemple de l'appauvrissement esthétique et thématique du cinéma coréen populaire actuel : aucune idée visuelle, une idéologie rance, un recyclage consensuel des pires clichés des films de gangsters... On ne remercie pas la sélection cannoise qui assure au film une sortie en salles plutôt qu'un passage direct en VOD. »
Le Mystère des Pingouins (en salles le 14/08/2019)
Ishida Hiroyasu
« Bien loin d'un Miyazaki (malgré ce que la promo laisse entendre), Le Mystère des Pingouins réussit à allier le côté kawaii et celui, souvent moins présent dans les longs-métrages animés, déjanté. On ne comprend pas tout mais on adhère ! »
« Bon anime pour les amateurs de sciences, de seins et de manchots. Et une fin bien psychédélique zabriskie-pointesque de bon aloi. »
« Un film aussi léger et touchant qu’un amour de fin d’été. Le film se perd parfois à trop vouloir en raconter mais narre avec délicatesse une belle histoire d’amour et d’amitié. »
« Film plaisant pour son côté foufou qui fait assez souvent mouche mais qui demeure un peu trop sirupeux. »
« Un premier long-métrage qui prouve que son jeune réalisateur Ishida Hiroyasu est loin d'être manchot ! »
Promare (en salles le 31/07/2019)
Imaishi Hiroyuki
« Récit assez archétypal transcendé par la furie de son rythme, sa mise en scène hystérique et bariolée. Si le spectacle est au rendez-vous, l'émotion un peu moins sous la débauche d'effets. »
« Film épuisant à tous points de vue. Et pourtant, c'est aussi pour ça qu'on aime Promare ! »
« Le créateur fou et génial de Gurren Lagann, avec son équipe des studios Trigger, a affiné son art pour porter une œuvre mégalomane sur grand écran. Une œuvre foutraque et bruyante, mais généreuse, passionnée et colorée. L'animation est d'une qualité exemplaire. »
Halte (en salles le 31/07/2019)
Lav Diaz
« Un Lav Diaz plus dostoïeskien que jamais dans sa thématique politique et révolutionnaire. Pour "Les Démons", Dosto prenait la plume. Depuis, le cinéma existe. Lav Diaz le sait. Un film qui fera date. À méditer dans 10 ans. »
« 5h, c'est une durée. Mais ici, la longueur est justement exploitée pour offrir un portrait captivant des régimes fascisants. Beaucoup de films de 2h sur le sujet n'esquissent pas le travail qu'a accompli Lav Diaz sur Halte. »
Wonderland, le royaume sans pluie (en salles le 24/07/2019)
Hara Keiichi
« Un récit lâche au service de la détermination ténue de son héroïne dans un univers foisonnant. Sous l'enrobage plus standard, Hara nous propose une vraie œuvre personnelle, déroutante et bariolée. »
« Hara Keiichi se perd un peu dans ce film d'aventure pour enfant. Il y a toujours des fulgurances mais l'écriture ne suit pas. »
« Une œuvre foisonnante voire dépareillée, qui montre ça et là des idées de fantasy mais ne parvient jamais à se canaliser pour offrir une œuvre capable de séduire les adultes amateurs d'animation. Le chara-design est décevant tant il est impersonnel. »
Manta Ray (en salles le 24/07/2019)
Phuttiphong Aroonpheng
« De sa réflexion personnelle sur un sujet de société et un fait divers, le réalisateur s'émancipe dès son premier film à travers une succession d'images et de sons hypnotiques. Feutré et introspectif. »
Les Enfants de la mer (en salles le 10/07/2019)
Ayumu Watanabe
« Le pouvoir de fascination du manga de Daisuke Igarashi est superbement retranscrit malgré une narration boiteuse et quelques choix d'adaptation discutables. »
« Quelques points faibles dans son scénario mais bordel que c'est beau ! »
« Un film d’aventure qui mêle touchante histoire d’amitié et réflexion poussée sur la Vie et l’Existence. Un récit parfois décousu et confus mais porté par une mise en scène euphorique et vertigineuse. »
« Formidable transcription d'une intrigue ésotérique en images de toute beauté. Les plans aquatiques sont propices à la contemplation et montrent une utilisation de la couleur des plus remarquables. Il y a aura un avant et un après Les Enfants de la Mer dans l'animation japonaise. »
« En moins de deux heures, le film capture l’essence du manga de Igarashi Daisuke au prix de quelques simplifications et offre un somptueux conte aquatique en forme de récit d’initiation. »
Face à la nuit (en salles le 10/07/2019)
Ho Wi-ding
« Quelques bonnes idées et une très belle seconde partie mais on peine à réellement percevoir une cohésion entre ces trois tranches de vie, ce qui amène à un résultat inégal et à un sentiment mitigé. »
« Le fil rouge d'une vie en trois parties captivantes qui fonctionnent mieux dans leur individualité (la seconde et son romantisme fugace en particulier) que dans la somme narrative du film. »
« Trois segments intéressants mais qui se relient entre eux de façon assez peu naturelle. On ressort du film en se disant "ouais c'est pas mal mais...so what ?". »
« Le pitch est une idée qui tenait à cœur au réalisateur, et dont il a eu bien du mal à accoucher. Le résultat est en demi-teinte : une fois la surprise du background du premier tiers (SF très crédible et originale !), le reste semble beaucoup moins puissant. »
So Long, My Son (en salles le 03/07/2019)
Wang Xiaoshuai
« La mise en scène mêle l'ambition et l'intime dans cette très belle chronique sur la résilience face aux épreuves de la vie, l'amitié et la transmission dans une Chine en mutation, avec au cœur de celle-ci un couple absolument bouleversant. »
« Belle fresque qui scrute par l'intime l'histoire contemporaine de la Chine. »
« Le cinéaste inscrit la "petite" histoire du drame individuel et familial dans la "grande" Histoire. Brillant, bienveillant et bouleversant. »
« Le film débute de manière chaotique d'un point de vue narratif mais tout finit par trouver une réponse. Il en résulte un propos émouvant et une nouvelle déclinaison des thématiques sociales de la Chine contemporaine. »
Petite forêt (en salles le 03/07/2019)
Yim Soon-rye
« Petit film au charme fou qui offre une délicieuse parenthèse portée par le subtil de Yim Soo-rye et sa lumineuse interprète Kim Tae-ri. »
« Une touche de Kore-eda dans un film toujours juste dans le traitement des émotions. Aucun pathos ni mélo et pourtant, de l'émotion ! »
« Une bouffée d'air frais, d'agriculture et d'art culinaire avec un trio d'acteurs impeccable. »
« Petite forêt est une charmante et courte adaptation du manga de Daisuke Igarashi avec dans le rôle principal la toujours ravissante Kim Tae-ri. Un vrai délice ! »
« Un retour aux sources simple, léger et aussi lumineux que le sourire de Kim Tae-ri. Le film nous emporte dans un élan humaniste et bienveillant. »
Modest Heroes (Annecy 2019)
Yonebayashi, Yamashita, Momose
« Sans goût ni saveur. Seul le dernier segment a une véritable portée artistique. »
« Qualité et ambition modestes également... »
White Snake (Annecy 2019)
Amp Wong
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
Ride Your Wave (Annecy 2019)
Yuasa Masaaki
« Des séquences réussies, incroyables et magnifiques contrebalancés par un côté un peu trop mielleux et une musique qui revient 50 fois et qui est assez insupportable. Malgré tout, Ride Your Wave reste un très beau film, adulte, sur les étapes difficiles de la vie. »
Parasite (en salles le 05/06/2019)
Bong Joon-ho
« Drôle, cruel, terrifiant, poignant, électrisant, Parasite nous confronte aux failles de la société coréenne, voire de la société de manière universelle, à travers une savoureuse galerie de personnages et de situations qu'un seul visionnage ne suffira certainement pas pour en dévoiler toutes leurs subtilités. »
« Un nouveau coup de force pour Bong Joon-ho qui s'était un peu perdu avec Okja. Un film maîtrisé de bout en bout, maniant les ruptures de ton à merveille. Une Palme bien méritée ! »
« Parasite succède à Snowpiercer dans le traitement social chez Bong Joon-ho : on passe de l'horizontalité "Double Dragon" à la verticalité "Donkey Kong". Car la question sociale est un jeu de plate-forme. Elle l'a toujours été. »
« Un Bong Jonn-ho bien trop consensuel pour apporter un vague regard sur un sujet déjà usé jusqu'à la corde. Peut-on encore attendre quelque chose d'un cinéaste qui n'a, semble-t-il, plus grand chose à raconter. »
« Bong revient en force avec un film qui oscille entre comédie franche et thriller. On rit beaucoup et le suspense est là du début à la fin pour nous maintenir en haleine. Que demander de plus ? »
« Retour aux sources pour Bong Joon-ho en Corée après ses détours internationaux plus (Snowpiercer) ou moins (Okja) réussis avec une satire sociale dans la veine de ses premiers films. Forcement plus sage, attendu et policé, mais aussi plus maîtrisé et jubilatoire. »
Godzilla II : Roi des Monstres (en salles le 29/05/2019)
Michael Dougherty
« Gareth Edwards était avare mais majestueux dans ses moments kaiju. Pour cette suite supposée plus généreuse, la mise en scène brouillonne et les intrigues humaines inintéressantes ne sont pas rattrapés par quelques money-shot tous vus dans la bande annonce. »
« Un film au scénario paresseux et aux personnages particulièrement pénibles mais bordel, visuellement, ça envoie ! »
« Un Kaiju eiga qui sait se montrer généreux en matière de grand spectacle et respectueux du matériau original, mais doté d’un scénario qui ne traite jamais correctement ses idées intéressantes et qui peine à faire exister convenablement ses personnages humains. »
Passion (en salles le 15/05/2019)
Hamaguchi Ryusuke
« Les maladresses du film et son côté un peu sur-écrit nous rappellent qu'il s'agit d'un film de fin d'études. Néanmoins, c'est une ébauche passionnante qui annonce déjà tous les thèmes du cinéma d'Hamaguchi et le regard à la fois sensible mais profondément honnête et sans concessions qu'il pose sur son pays, avec quelques très belles fulgurances au passage. »
« L'art d'Hamaguchi de tirer du romanesque de l'anodin, sa capture du dérèglement sentimental dans un cadre feutré, tout cela est déjà là de manière mal dégrossie mais captivante dans ce Passion. »
« On sent ce qui fera les thèmes de prédilection de Hamaguchi, qui tournent dans Passion parfois à l'obsession. Un film de fin d'études réussi en tant que tel, mais quand même assez maladroit et un peu lourdingue. »
Ne Coupez pas! (en salles le 24/04/2019)
Ueda Shin'ichirô
« Ode aux petites mains et au système D du cinéma, touchant, inventif et surtout d'une drôlerie irrésistible. »
« Une déclaration d'amour au cinéma, sans moyen mais hyper malin. Donc ça marche ! »
« Une idée simple, un budget limité et surtout de la passion : la recette imparable pour cette ode au cinéma. »
« Une fable sur le cinéma qui alterne avec brio entre subtilités scénaristiques et ressorts grand public. »
« Rien de révolutionnaire, mais plutôt malin et amusant. »
Alpha - The Right to Kill (en salles le 17/04/2019)
Brillante Mendoza
« Plongée tout en ambigu réalisme dans fange sociale, corrompue et violente de la lutte contre les stupéfiants aux Philippines. »
« Mendoza reprend sa caméra de documentariste pour nous amener dans la plaque tournante de la drogue, où le manichéisme s'efface au profit du terrible réalisme social. »
« Un polar glacial, parfois électrisé par son sujet mais qui entretient une ambiguïté sur le portrait d'un système ultra-répressif. »
« Toujours à l'aise dans le drame social réaliste, Mendoza se perd un peu dans son polar à la Training Day, où le déterminisme et le systématique de la vision du cinéaste ne laissent pas beaucoup de place à la surprise. »
Liz et l'oiseau bleu (en salles le 17/04/2019)
Yamada Naoko
« Un "coming of age" qui ne fonctionne jamais aussi bien que quand il déploie son émotion de manière brillamment sensitive. Belle confirmation du talent de Naoko Yamada. »
« Un film zen qui calme, alternant entre onirisme et petits bouts de vie. On est charmés mais parfois un peu agacés par l'aspect trop kawaii du film. »
« Une magnifique peinture de la relation fusionnelle entre deux adolescentes et leur place dans un groupe, portée par un trait, des couleurs et une animation du plus bel effet. »
  • : pas de note
  • : mauvais
  • : moyen
  • : bon
  • : très bon
  • : excellent
  • : chef-d'Oeuvre

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.