Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Jeremy Coifman Justin Kwedi Lila Gleizes Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
The Chrysanthemum And The Guillotine (Kinotayo 2019)
Zeze Takahisa
« Belle fresque féministe et politique en forme de miroir sur le passé et le présent japonais. Les 3h se font néanmoins parfois un peu sentir. »
« Œuvre libre et intéressante, à l'image de son sujet, qui aurait mérité un traitement de moins de 3 heures pour gagner en puissance. »
« Un petit film-monde qui met en lumière des personnages vrais au service d'un propos honorable. »
Yurigokoro (Kinotayo 2019)
Kamazawa Naoto
« Un héroïne sacrément torturée portant un récit intriguant qui se perd dans une dernière demi heure superflue car trop explicative et larmoyante. Dommage. »
« Entre le scénario tiré par les cheveux et la médiocrité d'une bonne moitié des acteurs, le résultat est admirablement gênant. Grand-guignolesque. »
« Ça fait plaisir de revoir l'actrice Yuriko Yoshitaka mais pour un thriller qui tourne rapidement en rond. »
« Plus on avance dans le film, plus il perd d'intérêt à force d'une intrigue de plus en plus ridicule (qui n'assume jamais son côté grotesque). Et le début était déjà loin d'être génial... »
Killing (Kinotayo 2019)
Tsukamoto Shinya
« Killing brille par son interprétation viscérale d'un thème classique. C'est fiévreux, sensuel, brutal... du Tsukamoto dans toute sa splendeur. »
« Un film de chambara à la sauce Tsukamoto, et sans budget, c'est toujours détonnant. Il y a des moments de grâce dans ce film, mais aussi des flottements dus à des personnages parfois trop peu incarnés. »
« Perçu (à jamais ?) comme un cinéaste urbain, Tsukamoto magnifie régulièrement la nature. C'est le cas pour ce film de sabre avant tout psychologique porté par un quatuor d'acteurs convaincants et des prises de vue maîtrisées. »
« Shin'ya Tsukamoto revient avec un genre résolument classique mais résolu à crever l'écran à travers un film tout sauf classique. Tout comme les cinéastes du Nouvel Hollywood en leur temps, et avec seulement 1h30, Tsukamoto portrait la violence de sa société. »
« Malgré quelques scènes moins inspirées et une utilisation discutable du numérique, Shinya Tsukamoto livre un chambara hypnotique et fascinant, s'appropriant pleinement le genre en l'inscrivant dans son univers obsessionnel. »
Inland Sea (Kinotayo 2019)
Soda Kazuhiro
« Le documentaire est bien vite pris en otage par une vieille radoteuse, aussi agaçante qu'attachante. En même temps que son énergie porte le film, elle le mène quelquefois à faire du sur-place. »
« Soda filme toujours avec la même bienveillance ces "petits vieux" (et les chats). On ne peut que s'attacher à ces personnages parfois fantasques. Cependant, la 2e partie a tendance à radoter... »
« Éloge de la lenteur et de la vie simple (mais ô combien laborieuse pour ces personnes âgées) dans ce village de pêcheurs qui rappelle certains coins de Bretagne. Soda sait mettre en valeur les petites gens les plus attachants. »
« Au delà de la chronique sociale, Soda observe un Japon imamurien immobilisé dans une capsule temporelle dont il arrive à capturer la fragile et dernière persistance. »
Ne coupez pas ! (Kinotayo 2019)
Ueda Shin'ichirô
« Ode aux petites mains et au système D du cinéma, touchant, inventif et surtout d'une drôlerie irrésistible. »
« Un feu d'artifice de bonnes idées qui célèbre, avec tendresse et drôlerie, la face cachée du cinéma. Une friandise à déguster sans modération. »
« Une déclaration d'amour au cinéma, sans moyen mais hyper malin. Donc ça marche ! »
« Une idée simple, un budget limité et surtout de la passion : la recette imparable pour cette ode au cinéma. »
« Rien de révolutionnaire, mais plutôt malin et amusant. »
An Elephant Sitting Still (en salles le 09/01/2019)
Hu Bo
« Un chef d'oeuvre d'une rare force poétique, porté par une mise en scène précise et immersive et des acteurs sublimes. Hu Bo laisse retentir derrière lui un inoubliable cri de douleur. »
« Une oeuvre limpide d'une noirceur et d'un pessimisme assumés. Une certaine vision de la Chine contemporaine et, plus généralement, des rapports humains. À méditer en écoutant, sans ironie, "Come On Die Young" de Mogwai. »
« 4h d'une fresque qui font entrer Hu Bo au panthéon des plus grands cinéastes de notre ère. Une œuvre testament, très majoritairement portée par un souffle dépressif incroyable, mais pour peu qu'on regarde dans les interstices, non sans lumière. »
« À la fois d'une belle intensité narrative et d'un réalisme presque vaporeux. On ne peut que regretter la disparition d'un cinéma aussi prometteur.... »
Never-ending Man : Hayao Miyazaki (en salles le 02/01/2019)
Arakawa Kaku
« De précieuses et émouvantes images de Miyazaki, dans toute la vivacité de sa passion. Cependant, bien qu'elle s'explique par les conditions de tournage, la forme reste assez décevante. »
« Un documentaire touchant sur Miyazaki, ses envies, ses fêlures et ses doutes. Malheureusement, la forme est bien trop peu travaillée pour rester dans les annales. »
« Un propos et un sujet passionnant auquel la forme du reportage télévisuel n'est pas vraiment à la hauteur. »
Asako I&II (en salles le 02/01/2019)
Hamaguchi Ryusuke
« On retrouve la capture du quotidien croisée à un astucieux romanesque déjà apprécié dans Senses, tournant cette fois autour de l'inachevé et l'obsession amoureuse. La claque de ce début 2019. »
« Si on n'atteint pas la finesse d'interprétation de Senses, Asako I&II nous gâte avec ses personnages aux étrangetés étonnamment humaines, et confirme Hamaguchi comme un metteur en scène sensible, dans la lignée de Kore-eda et Kawase. »
« Un film qui laisse parfois perplexe. Une mise en scène brillante, mais un rythme perturbant et une héroïne qui a du mal à se construire au fil du récit alors que c'est bien le sujet du film. »
« Hamaguchi brouille les pistes du réel dans cette histoire de doubles psychiques et physiques. Il confirme aussi être l'un des réalisateurs phares de la quête de soi et de la quête du sens. »
« Un film ambivalent traversé par de belles idées, mais parfois à la limite d'une insignifiance calquée sur son héroïne. On peut préférer Asako I à Asako II (ou l'inverse). »
Miraï, ma petite soeur (en salles le 26/12/2018)
Hosoda Mamoru
« Doux et poétique voyage dans la psychologie d’un enfant attendant l’arrivée d’une petite sœur, Mirai touche toujours juste, parle de la parentalité et de la filiation avec une acuité étonnante. Magnifique. »
« Hosoda observe avec inventivité et tendresse les sentiments à vifs de la petite enfance. »
« Une ode à la puissance de l'imagination, qui n'atteint toutefois pas la force et la densité des précédents films d'Hosoda, faute d'une mythologie cohérente. Touchant et divertissant malgré tout. »
« Le nouveau film de Hosoda n'est pas qu'une énième histoire de famille ; il est beaucoup plus. Inventif, touchant, naviguant dans des univers parallèles, Hosoda parvient, par une tranche de vie montrée à l'écran, à saisir des problématiques universelles, qu'on ait l'âge de 4 ans, comme le petit héros, ou non. »
« Une merveille dans la veine plus intimiste d'Hosoda. »
Grass (en salles le 19/12/2019)
Hong Sang-soo
« La petite musique habituelle d'Hong Sang-Soo, pas désagréable mais qui laisse un peu de côté pour cette fois. »
« Grass laisse entrapercevoir le jour où il sera possible d'écrire sur un film d'Hong Sang-soo sans employer le mot "variation". Toujours des autopsies émotionnelles sur fond de soju, mais un indicible renouveau dans la mise en scène. »
« HSS innove (un peu) et ça fait du bien. Mais le film demeure insignifiant et rapidement oublié. »
« Hong Sang-soo décidément au-dessus du lot. Un triptyque fluide mort/culpabilité, trahison/dépit, amour/espérance porté par des dialogues toujours aussi savoureux (et poignants) et une mise en scène avec laquelle le réalisateur réussit à surprendre. Le meilleur HSS depuis Yourself & Yours. »
« Voir l'avis de Marc, tout pareil ! »
Une affaire de famille (en salles le 12/12/2018)
Kore-eda Hirokazu
« Un film somme des questionnements sociaux et sociétaux du réalisateur qui se réinvente néanmoins en ajoutant à sa veine sensible une truculence rappelant le meilleur de la comédie italienne. »
« Kore-eda lance des nouvelles pistes pertinentes dans la thématique de la famille qui lui tient tant à cœur. C'est peut-être ce renforcement de l'aspect narratif qui donne toutefois le sentiment qu'il ne tire plus autant de ses acteurs. »
« Kore-eda a, une fois de plus, tout compris au cinéma. Il émeut, fait rire et tire des conclusions de cette histoire de famille recomposée, sans jamais apporter de jugement moral. »
« Un Kore-eda juste et touchant dans un film magnifiquement porté par son sextet d'acteurs. Seul bémol : un scénario et une mise en scène très conventionnels. Plus d'audace ne nuirait pas à l'émotion du spectateur. »
« Un sommet incontestable dans la filmographie de Kore-Eda, débordant d’amour et d’émotion. Une palme d’or amplement méritée. »
« Après la digression The Third Murder, Kore-eda revient aux territoires connus déjà arpentés dans Nobody Knows et Tel père tel fils. On est en droit de trouver la maîtrise parfaite de cette Palme d'or moins incisive que le premier et moins touchante que le second. »
Voyage à Yoshino (en salles le 28/11/2018)
Naomi Kawase
« Un joli livre d'images. Que la montagne est belle... »
« La guide du voyage commence à ressasser le même parcours depuis une bonne dizaine d'année. On a le droit de commencer à se lasser un peu... »
The Mumbai Murders (en salles le 21/11/2018)
Anurag Kashyap
« Anurag Kashyap reste un peu le cul entre deux chaises dans ce film. On est loin du film survolté auquel on pouvait s'attendre. Reste la bande son, prenante, et l'acteur principal, très convaincant. »
« Un retour en petite forme pour Kashyap, avec un film aussi décousu que cousu du fil blanc, où l'on sauve quand même une excellente performance de Nawazuddin Siddiqui. »
After My Death (en salles le 21/11/2018)
Yu Young-sik
« Sujet intéressant et interprétation intense qui se perdent dans un nihilisme creux et vain. »
« Film inutilement compliqué, qui en fait trop et en met de partout sans forcément développer les thématiques abordées. »
« Oeuvre inégale qui tourne parfois à vide mais qui contient plusieurs scènes d'une grande puissance et une bande sonore immersive de bon aloi. »
« Le film devient intéressant quand le titre commence à tenir ses promesses... à 30 minutes de la fin. »
The Spy Gone North (en salles le 07/11/2018)
Yoon Jong-bin
« Captivant film d'espionnage explorant les rapports complexes et ambigus entre les deux Corées. Un des grands films de l'année. »
« Un récit d'espionnage relativement conventionnel, cependant éclairé par la performance de Hwang Jung-Min, qui sait rendre palpable la tension qui habite son personnage. Efficace. »
« Un film d'espionnage comme on en voit que trop rarement. Une réalisation au poil, un rythme qui prend son temps sans créer de moments creux, des acteurs habités. Encore une fois, la valeur sûre nous vient de Corée ! »
« Bons points pour la beauté formelle, le duo d’acteurs et le sujet plutôt bien traité. 2 de perdus pour le rythme leeent, qui peut faire décrocher à plusieurs moments (petit ventre mou en milieu de métrage). »
« La tradition de qualité : une certaine tendance du cinéma coréen... »
Sunset in My Hometown (FFCP 2018)
Lee Joon-ik
« On a perdu Lee Joon-ik... »
« Une comédie peu intéressante qui peine à faire sourire le spectateur. Seule l'actrice Kim Go-eun sort de ce marasme. On se demande ce que Lee Joon-ik est aller faire dans cette galère. »
« Lee Joon-ik filme une émission qui s'appelle "Show Me The Money" : c'est ce qu'il a dû dire à la production en acceptant ce projet... »
Microhabitat (FFCP 2018)
Jeong Go-woon
« Une magnifique errance autour de jeunes adultes coréens sans repères, où les plus apaisés et bienveillants ne sont pas les plus nantis. Mention particulière à la magnifique interprète principale, toute en empathie. »
« Une véritable bouffée d'air frais qui parvient à aborder des thématiques sociales et relationnelles douloureuses sans jamais se départir de son humour et de sa légèreté. Un premier long-métrage aussi réjouissant qu'impressionnant. »
« Un 1er film qui secoue le spectateur tant par sa maîtrise formelle que par les tons utilisés (on passe du rire à la mélancolie). Miso, le personnage principal, est une femme forte qui suit son chemin malgré le regard critiques de ses congénères, contre vents et marées. Réalisatrice à suivre de très près. »
« Un petit film jarmushien qui arrive à bien saisir l'air du temps. »
The Spy Gone North (FFCP 2018)
Yoon Jong-bin
« Un film d'espionnage comme on en voit que trop rarement. Une réalisation au poil, un rythme qui prend son temps sans créer de moments creux, des acteurs habités. Encore une fois, la valeur sûre nous vient de Corée ! »
« Film d'espionnage palpitant inscrit dans un contexte politique qui ne l'est pas moins. Le propos dépasse habilement le manichéisme bien/mal pour souligner l'aspect géopolitique pervers entre les deux Corées. »
A Haunting Hitchhike (FFCP 2018)
Jeong Hee-jae
« Le film n'échappe au misérabilisme de son scénario que grâce à la retenue de ses acteurs. Le pari de traiter ce drame social avec délicatesse est réussi, mais reste le sentiment que le trait a été forcé à l'extrême à l'écriture. »
« Un beau drame, poignant, sans pathos ni mélo qui manie les ruptures de tons avec subtilité. »
« La révélation du festival, avec ce premier long-métrage inattendu, à la thématique sociale mais pas misérabiliste. On suivra la carrière de Jeong Hee-jae avec attention. »
Park Hwa-young (FFCP 2018)
Lee Hwan

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Jeremy Coifman Justin Kwedi Lila Gleizes Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
The Chrysanthemum And The Guillotine (Kinotayo 2019)
Zeze Takahisa
« Belle fresque féministe et politique en forme de miroir sur le passé et le présent japonais. Les 3h se font néanmoins parfois un peu sentir. »
« Œuvre libre et intéressante, à l'image de son sujet, qui aurait mérité un traitement de moins de 3 heures pour gagner en puissance. »
« Un petit film-monde qui met en lumière des personnages vrais au service d'un propos honorable. »
Yurigokoro (Kinotayo 2019)
Kamazawa Naoto
« Un héroïne sacrément torturée portant un récit intriguant qui se perd dans une dernière demi heure superflue car trop explicative et larmoyante. Dommage. »
« Entre le scénario tiré par les cheveux et la médiocrité d'une bonne moitié des acteurs, le résultat est admirablement gênant. Grand-guignolesque. »
« Ça fait plaisir de revoir l'actrice Yuriko Yoshitaka mais pour un thriller qui tourne rapidement en rond. »
« Plus on avance dans le film, plus il perd d'intérêt à force d'une intrigue de plus en plus ridicule (qui n'assume jamais son côté grotesque). Et le début était déjà loin d'être génial... »
Killing (Kinotayo 2019)
Tsukamoto Shinya
« Killing brille par son interprétation viscérale d'un thème classique. C'est fiévreux, sensuel, brutal... du Tsukamoto dans toute sa splendeur. »
« Un film de chambara à la sauce Tsukamoto, et sans budget, c'est toujours détonnant. Il y a des moments de grâce dans ce film, mais aussi des flottements dus à des personnages parfois trop peu incarnés. »
« Perçu (à jamais ?) comme un cinéaste urbain, Tsukamoto magnifie régulièrement la nature. C'est le cas pour ce film de sabre avant tout psychologique porté par un quatuor d'acteurs convaincants et des prises de vue maîtrisées. »
« Shin'ya Tsukamoto revient avec un genre résolument classique mais résolu à crever l'écran à travers un film tout sauf classique. Tout comme les cinéastes du Nouvel Hollywood en leur temps, et avec seulement 1h30, Tsukamoto portrait la violence de sa société. »
« Malgré quelques scènes moins inspirées et une utilisation discutable du numérique, Shinya Tsukamoto livre un chambara hypnotique et fascinant, s'appropriant pleinement le genre en l'inscrivant dans son univers obsessionnel. »
Inland Sea (Kinotayo 2019)
Soda Kazuhiro
« Le documentaire est bien vite pris en otage par une vieille radoteuse, aussi agaçante qu'attachante. En même temps que son énergie porte le film, elle le mène quelquefois à faire du sur-place. »
« Soda filme toujours avec la même bienveillance ces "petits vieux" (et les chats). On ne peut que s'attacher à ces personnages parfois fantasques. Cependant, la 2e partie a tendance à radoter... »
« Éloge de la lenteur et de la vie simple (mais ô combien laborieuse pour ces personnes âgées) dans ce village de pêcheurs qui rappelle certains coins de Bretagne. Soda sait mettre en valeur les petites gens les plus attachants. »
« Au delà de la chronique sociale, Soda observe un Japon imamurien immobilisé dans une capsule temporelle dont il arrive à capturer la fragile et dernière persistance. »
Ne coupez pas ! (Kinotayo 2019)
Ueda Shin'ichirô
« Ode aux petites mains et au système D du cinéma, touchant, inventif et surtout d'une drôlerie irrésistible. »
« Un feu d'artifice de bonnes idées qui célèbre, avec tendresse et drôlerie, la face cachée du cinéma. Une friandise à déguster sans modération. »
« Une déclaration d'amour au cinéma, sans moyen mais hyper malin. Donc ça marche ! »
« Une idée simple, un budget limité et surtout de la passion : la recette imparable pour cette ode au cinéma. »
« Rien de révolutionnaire, mais plutôt malin et amusant. »
An Elephant Sitting Still (en salles le 09/01/2019)
Hu Bo
« Un chef d'oeuvre d'une rare force poétique, porté par une mise en scène précise et immersive et des acteurs sublimes. Hu Bo laisse retentir derrière lui un inoubliable cri de douleur. »
« Une oeuvre limpide d'une noirceur et d'un pessimisme assumés. Une certaine vision de la Chine contemporaine et, plus généralement, des rapports humains. À méditer en écoutant, sans ironie, "Come On Die Young" de Mogwai. »
« 4h d'une fresque qui font entrer Hu Bo au panthéon des plus grands cinéastes de notre ère. Une œuvre testament, très majoritairement portée par un souffle dépressif incroyable, mais pour peu qu'on regarde dans les interstices, non sans lumière. »
« À la fois d'une belle intensité narrative et d'un réalisme presque vaporeux. On ne peut que regretter la disparition d'un cinéma aussi prometteur.... »
Never-ending Man : Hayao Miyazaki (en salles le 02/01/2019)
Arakawa Kaku
« De précieuses et émouvantes images de Miyazaki, dans toute la vivacité de sa passion. Cependant, bien qu'elle s'explique par les conditions de tournage, la forme reste assez décevante. »
« Un documentaire touchant sur Miyazaki, ses envies, ses fêlures et ses doutes. Malheureusement, la forme est bien trop peu travaillée pour rester dans les annales. »
« Un propos et un sujet passionnant auquel la forme du reportage télévisuel n'est pas vraiment à la hauteur. »
Asako I&II (en salles le 02/01/2019)
Hamaguchi Ryusuke
« On retrouve la capture du quotidien croisée à un astucieux romanesque déjà apprécié dans Senses, tournant cette fois autour de l'inachevé et l'obsession amoureuse. La claque de ce début 2019. »
« Si on n'atteint pas la finesse d'interprétation de Senses, Asako I&II nous gâte avec ses personnages aux étrangetés étonnamment humaines, et confirme Hamaguchi comme un metteur en scène sensible, dans la lignée de Kore-eda et Kawase. »
« Un film qui laisse parfois perplexe. Une mise en scène brillante, mais un rythme perturbant et une héroïne qui a du mal à se construire au fil du récit alors que c'est bien le sujet du film. »
« Hamaguchi brouille les pistes du réel dans cette histoire de doubles psychiques et physiques. Il confirme aussi être l'un des réalisateurs phares de la quête de soi et de la quête du sens. »
« Un film ambivalent traversé par de belles idées, mais parfois à la limite d'une insignifiance calquée sur son héroïne. On peut préférer Asako I à Asako II (ou l'inverse). »
Miraï, ma petite soeur (en salles le 26/12/2018)
Hosoda Mamoru
« Doux et poétique voyage dans la psychologie d’un enfant attendant l’arrivée d’une petite sœur, Mirai touche toujours juste, parle de la parentalité et de la filiation avec une acuité étonnante. Magnifique. »
« Hosoda observe avec inventivité et tendresse les sentiments à vifs de la petite enfance. »
« Une ode à la puissance de l'imagination, qui n'atteint toutefois pas la force et la densité des précédents films d'Hosoda, faute d'une mythologie cohérente. Touchant et divertissant malgré tout. »
« Le nouveau film de Hosoda n'est pas qu'une énième histoire de famille ; il est beaucoup plus. Inventif, touchant, naviguant dans des univers parallèles, Hosoda parvient, par une tranche de vie montrée à l'écran, à saisir des problématiques universelles, qu'on ait l'âge de 4 ans, comme le petit héros, ou non. »
« Une merveille dans la veine plus intimiste d'Hosoda. »
Grass (en salles le 19/12/2019)
Hong Sang-soo
« La petite musique habituelle d'Hong Sang-Soo, pas désagréable mais qui laisse un peu de côté pour cette fois. »
« Grass laisse entrapercevoir le jour où il sera possible d'écrire sur un film d'Hong Sang-soo sans employer le mot "variation". Toujours des autopsies émotionnelles sur fond de soju, mais un indicible renouveau dans la mise en scène. »
« HSS innove (un peu) et ça fait du bien. Mais le film demeure insignifiant et rapidement oublié. »
« Hong Sang-soo décidément au-dessus du lot. Un triptyque fluide mort/culpabilité, trahison/dépit, amour/espérance porté par des dialogues toujours aussi savoureux (et poignants) et une mise en scène avec laquelle le réalisateur réussit à surprendre. Le meilleur HSS depuis Yourself & Yours. »
« Voir l'avis de Marc, tout pareil ! »
Une affaire de famille (en salles le 12/12/2018)
Kore-eda Hirokazu
« Un film somme des questionnements sociaux et sociétaux du réalisateur qui se réinvente néanmoins en ajoutant à sa veine sensible une truculence rappelant le meilleur de la comédie italienne. »
« Kore-eda lance des nouvelles pistes pertinentes dans la thématique de la famille qui lui tient tant à cœur. C'est peut-être ce renforcement de l'aspect narratif qui donne toutefois le sentiment qu'il ne tire plus autant de ses acteurs. »
« Kore-eda a, une fois de plus, tout compris au cinéma. Il émeut, fait rire et tire des conclusions de cette histoire de famille recomposée, sans jamais apporter de jugement moral. »
« Un Kore-eda juste et touchant dans un film magnifiquement porté par son sextet d'acteurs. Seul bémol : un scénario et une mise en scène très conventionnels. Plus d'audace ne nuirait pas à l'émotion du spectateur. »
« Un sommet incontestable dans la filmographie de Kore-Eda, débordant d’amour et d’émotion. Une palme d’or amplement méritée. »
« Après la digression The Third Murder, Kore-eda revient aux territoires connus déjà arpentés dans Nobody Knows et Tel père tel fils. On est en droit de trouver la maîtrise parfaite de cette Palme d'or moins incisive que le premier et moins touchante que le second. »
Voyage à Yoshino (en salles le 28/11/2018)
Naomi Kawase
« Un joli livre d'images. Que la montagne est belle... »
« La guide du voyage commence à ressasser le même parcours depuis une bonne dizaine d'année. On a le droit de commencer à se lasser un peu... »
The Mumbai Murders (en salles le 21/11/2018)
Anurag Kashyap
« Anurag Kashyap reste un peu le cul entre deux chaises dans ce film. On est loin du film survolté auquel on pouvait s'attendre. Reste la bande son, prenante, et l'acteur principal, très convaincant. »
« Un retour en petite forme pour Kashyap, avec un film aussi décousu que cousu du fil blanc, où l'on sauve quand même une excellente performance de Nawazuddin Siddiqui. »
After My Death (en salles le 21/11/2018)
Yu Young-sik
« Sujet intéressant et interprétation intense qui se perdent dans un nihilisme creux et vain. »
« Film inutilement compliqué, qui en fait trop et en met de partout sans forcément développer les thématiques abordées. »
« Oeuvre inégale qui tourne parfois à vide mais qui contient plusieurs scènes d'une grande puissance et une bande sonore immersive de bon aloi. »
« Le film devient intéressant quand le titre commence à tenir ses promesses... à 30 minutes de la fin. »
The Spy Gone North (en salles le 07/11/2018)
Yoon Jong-bin
« Captivant film d'espionnage explorant les rapports complexes et ambigus entre les deux Corées. Un des grands films de l'année. »
« Un récit d'espionnage relativement conventionnel, cependant éclairé par la performance de Hwang Jung-Min, qui sait rendre palpable la tension qui habite son personnage. Efficace. »
« Un film d'espionnage comme on en voit que trop rarement. Une réalisation au poil, un rythme qui prend son temps sans créer de moments creux, des acteurs habités. Encore une fois, la valeur sûre nous vient de Corée ! »
« Bons points pour la beauté formelle, le duo d’acteurs et le sujet plutôt bien traité. 2 de perdus pour le rythme leeent, qui peut faire décrocher à plusieurs moments (petit ventre mou en milieu de métrage). »
« La tradition de qualité : une certaine tendance du cinéma coréen... »
Sunset in My Hometown (FFCP 2018)
Lee Joon-ik
« On a perdu Lee Joon-ik... »
« Une comédie peu intéressante qui peine à faire sourire le spectateur. Seule l'actrice Kim Go-eun sort de ce marasme. On se demande ce que Lee Joon-ik est aller faire dans cette galère. »
« Lee Joon-ik filme une émission qui s'appelle "Show Me The Money" : c'est ce qu'il a dû dire à la production en acceptant ce projet... »
Microhabitat (FFCP 2018)
Jeong Go-woon
« Une magnifique errance autour de jeunes adultes coréens sans repères, où les plus apaisés et bienveillants ne sont pas les plus nantis. Mention particulière à la magnifique interprète principale, toute en empathie. »
« Une véritable bouffée d'air frais qui parvient à aborder des thématiques sociales et relationnelles douloureuses sans jamais se départir de son humour et de sa légèreté. Un premier long-métrage aussi réjouissant qu'impressionnant. »
« Un 1er film qui secoue le spectateur tant par sa maîtrise formelle que par les tons utilisés (on passe du rire à la mélancolie). Miso, le personnage principal, est une femme forte qui suit son chemin malgré le regard critiques de ses congénères, contre vents et marées. Réalisatrice à suivre de très près. »
« Un petit film jarmushien qui arrive à bien saisir l'air du temps. »
The Spy Gone North (FFCP 2018)
Yoon Jong-bin
« Un film d'espionnage comme on en voit que trop rarement. Une réalisation au poil, un rythme qui prend son temps sans créer de moments creux, des acteurs habités. Encore une fois, la valeur sûre nous vient de Corée ! »
« Film d'espionnage palpitant inscrit dans un contexte politique qui ne l'est pas moins. Le propos dépasse habilement le manichéisme bien/mal pour souligner l'aspect géopolitique pervers entre les deux Corées. »
A Haunting Hitchhike (FFCP 2018)
Jeong Hee-jae
« Le film n'échappe au misérabilisme de son scénario que grâce à la retenue de ses acteurs. Le pari de traiter ce drame social avec délicatesse est réussi, mais reste le sentiment que le trait a été forcé à l'extrême à l'écriture. »
« Un beau drame, poignant, sans pathos ni mélo qui manie les ruptures de tons avec subtilité. »
« La révélation du festival, avec ce premier long-métrage inattendu, à la thématique sociale mais pas misérabiliste. On suivra la carrière de Jeong Hee-jae avec attention. »
Park Hwa-young (FFCP 2018)
Lee Hwan

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Tableau des Etoiles

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Jeremy Coifman Justin Kwedi Lila Gleizes Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
The Chrysanthemum And The Guillotine (Kinotayo 2019)
Zeze Takahisa
« Belle fresque féministe et politique en forme de miroir sur le passé et le présent japonais. Les 3h se font néanmoins parfois un peu sentir. »
« Œuvre libre et intéressante, à l'image de son sujet, qui aurait mérité un traitement de moins de 3 heures pour gagner en puissance. »
« Un petit film-monde qui met en lumière des personnages vrais au service d'un propos honorable. »
Yurigokoro (Kinotayo 2019)
Kamazawa Naoto
« Un héroïne sacrément torturée portant un récit intriguant qui se perd dans une dernière demi heure superflue car trop explicative et larmoyante. Dommage. »
« Entre le scénario tiré par les cheveux et la médiocrité d'une bonne moitié des acteurs, le résultat est admirablement gênant. Grand-guignolesque. »
« Ça fait plaisir de revoir l'actrice Yuriko Yoshitaka mais pour un thriller qui tourne rapidement en rond. »
« Plus on avance dans le film, plus il perd d'intérêt à force d'une intrigue de plus en plus ridicule (qui n'assume jamais son côté grotesque). Et le début était déjà loin d'être génial... »
Killing (Kinotayo 2019)
Tsukamoto Shinya
« Killing brille par son interprétation viscérale d'un thème classique. C'est fiévreux, sensuel, brutal... du Tsukamoto dans toute sa splendeur. »
« Un film de chambara à la sauce Tsukamoto, et sans budget, c'est toujours détonnant. Il y a des moments de grâce dans ce film, mais aussi des flottements dus à des personnages parfois trop peu incarnés. »
« Perçu (à jamais ?) comme un cinéaste urbain, Tsukamoto magnifie régulièrement la nature. C'est le cas pour ce film de sabre avant tout psychologique porté par un quatuor d'acteurs convaincants et des prises de vue maîtrisées. »
« Shin'ya Tsukamoto revient avec un genre résolument classique mais résolu à crever l'écran à travers un film tout sauf classique. Tout comme les cinéastes du Nouvel Hollywood en leur temps, et avec seulement 1h30, Tsukamoto portrait la violence de sa société. »
« Malgré quelques scènes moins inspirées et une utilisation discutable du numérique, Shinya Tsukamoto livre un chambara hypnotique et fascinant, s'appropriant pleinement le genre en l'inscrivant dans son univers obsessionnel. »
Inland Sea (Kinotayo 2019)
Soda Kazuhiro
« Le documentaire est bien vite pris en otage par une vieille radoteuse, aussi agaçante qu'attachante. En même temps que son énergie porte le film, elle le mène quelquefois à faire du sur-place. »
« Soda filme toujours avec la même bienveillance ces "petits vieux" (et les chats). On ne peut que s'attacher à ces personnages parfois fantasques. Cependant, la 2e partie a tendance à radoter... »
« Éloge de la lenteur et de la vie simple (mais ô combien laborieuse pour ces personnes âgées) dans ce village de pêcheurs qui rappelle certains coins de Bretagne. Soda sait mettre en valeur les petites gens les plus attachants. »
« Au delà de la chronique sociale, Soda observe un Japon imamurien immobilisé dans une capsule temporelle dont il arrive à capturer la fragile et dernière persistance. »
Ne coupez pas ! (Kinotayo 2019)
Ueda Shin'ichirô
« Ode aux petites mains et au système D du cinéma, touchant, inventif et surtout d'une drôlerie irrésistible. »
« Un feu d'artifice de bonnes idées qui célèbre, avec tendresse et drôlerie, la face cachée du cinéma. Une friandise à déguster sans modération. »
« Une déclaration d'amour au cinéma, sans moyen mais hyper malin. Donc ça marche ! »
« Une idée simple, un budget limité et surtout de la passion : la recette imparable pour cette ode au cinéma. »
« Rien de révolutionnaire, mais plutôt malin et amusant. »
An Elephant Sitting Still (en salles le 09/01/2019)
Hu Bo
« Un chef d'oeuvre d'une rare force poétique, porté par une mise en scène précise et immersive et des acteurs sublimes. Hu Bo laisse retentir derrière lui un inoubliable cri de douleur. »
« Une oeuvre limpide d'une noirceur et d'un pessimisme assumés. Une certaine vision de la Chine contemporaine et, plus généralement, des rapports humains. À méditer en écoutant, sans ironie, "Come On Die Young" de Mogwai. »
« 4h d'une fresque qui font entrer Hu Bo au panthéon des plus grands cinéastes de notre ère. Une œuvre testament, très majoritairement portée par un souffle dépressif incroyable, mais pour peu qu'on regarde dans les interstices, non sans lumière. »
« À la fois d'une belle intensité narrative et d'un réalisme presque vaporeux. On ne peut que regretter la disparition d'un cinéma aussi prometteur.... »
Never-ending Man : Hayao Miyazaki (en salles le 02/01/2019)
Arakawa Kaku
« De précieuses et émouvantes images de Miyazaki, dans toute la vivacité de sa passion. Cependant, bien qu'elle s'explique par les conditions de tournage, la forme reste assez décevante. »
« Un documentaire touchant sur Miyazaki, ses envies, ses fêlures et ses doutes. Malheureusement, la forme est bien trop peu travaillée pour rester dans les annales. »
« Un propos et un sujet passionnant auquel la forme du reportage télévisuel n'est pas vraiment à la hauteur. »
Asako I&II (en salles le 02/01/2019)
Hamaguchi Ryusuke
« On retrouve la capture du quotidien croisée à un astucieux romanesque déjà apprécié dans Senses, tournant cette fois autour de l'inachevé et l'obsession amoureuse. La claque de ce début 2019. »
« Si on n'atteint pas la finesse d'interprétation de Senses, Asako I&II nous gâte avec ses personnages aux étrangetés étonnamment humaines, et confirme Hamaguchi comme un metteur en scène sensible, dans la lignée de Kore-eda et Kawase. »
« Un film qui laisse parfois perplexe. Une mise en scène brillante, mais un rythme perturbant et une héroïne qui a du mal à se construire au fil du récit alors que c'est bien le sujet du film. »
« Hamaguchi brouille les pistes du réel dans cette histoire de doubles psychiques et physiques. Il confirme aussi être l'un des réalisateurs phares de la quête de soi et de la quête du sens. »
« Un film ambivalent traversé par de belles idées, mais parfois à la limite d'une insignifiance calquée sur son héroïne. On peut préférer Asako I à Asako II (ou l'inverse). »
Miraï, ma petite soeur (en salles le 26/12/2018)
Hosoda Mamoru
« Doux et poétique voyage dans la psychologie d’un enfant attendant l’arrivée d’une petite sœur, Mirai touche toujours juste, parle de la parentalité et de la filiation avec une acuité étonnante. Magnifique. »
« Hosoda observe avec inventivité et tendresse les sentiments à vifs de la petite enfance. »
« Une ode à la puissance de l'imagination, qui n'atteint toutefois pas la force et la densité des précédents films d'Hosoda, faute d'une mythologie cohérente. Touchant et divertissant malgré tout. »
« Le nouveau film de Hosoda n'est pas qu'une énième histoire de famille ; il est beaucoup plus. Inventif, touchant, naviguant dans des univers parallèles, Hosoda parvient, par une tranche de vie montrée à l'écran, à saisir des problématiques universelles, qu'on ait l'âge de 4 ans, comme le petit héros, ou non. »
« Une merveille dans la veine plus intimiste d'Hosoda. »
Grass (en salles le 19/12/2019)
Hong Sang-soo
« La petite musique habituelle d'Hong Sang-Soo, pas désagréable mais qui laisse un peu de côté pour cette fois. »
« Grass laisse entrapercevoir le jour où il sera possible d'écrire sur un film d'Hong Sang-soo sans employer le mot "variation". Toujours des autopsies émotionnelles sur fond de soju, mais un indicible renouveau dans la mise en scène. »
« HSS innove (un peu) et ça fait du bien. Mais le film demeure insignifiant et rapidement oublié. »
« Hong Sang-soo décidément au-dessus du lot. Un triptyque fluide mort/culpabilité, trahison/dépit, amour/espérance porté par des dialogues toujours aussi savoureux (et poignants) et une mise en scène avec laquelle le réalisateur réussit à surprendre. Le meilleur HSS depuis Yourself & Yours. »
« Voir l'avis de Marc, tout pareil ! »
Une affaire de famille (en salles le 12/12/2018)
Kore-eda Hirokazu
« Un film somme des questionnements sociaux et sociétaux du réalisateur qui se réinvente néanmoins en ajoutant à sa veine sensible une truculence rappelant le meilleur de la comédie italienne. »
« Kore-eda lance des nouvelles pistes pertinentes dans la thématique de la famille qui lui tient tant à cœur. C'est peut-être ce renforcement de l'aspect narratif qui donne toutefois le sentiment qu'il ne tire plus autant de ses acteurs. »
« Kore-eda a, une fois de plus, tout compris au cinéma. Il émeut, fait rire et tire des conclusions de cette histoire de famille recomposée, sans jamais apporter de jugement moral. »
« Un Kore-eda juste et touchant dans un film magnifiquement porté par son sextet d'acteurs. Seul bémol : un scénario et une mise en scène très conventionnels. Plus d'audace ne nuirait pas à l'émotion du spectateur. »
« Un sommet incontestable dans la filmographie de Kore-Eda, débordant d’amour et d’émotion. Une palme d’or amplement méritée. »
« Après la digression The Third Murder, Kore-eda revient aux territoires connus déjà arpentés dans Nobody Knows et Tel père tel fils. On est en droit de trouver la maîtrise parfaite de cette Palme d'or moins incisive que le premier et moins touchante que le second. »
Voyage à Yoshino (en salles le 28/11/2018)
Naomi Kawase
« Un joli livre d'images. Que la montagne est belle... »
« La guide du voyage commence à ressasser le même parcours depuis une bonne dizaine d'année. On a le droit de commencer à se lasser un peu... »
The Mumbai Murders (en salles le 21/11/2018)
Anurag Kashyap
« Anurag Kashyap reste un peu le cul entre deux chaises dans ce film. On est loin du film survolté auquel on pouvait s'attendre. Reste la bande son, prenante, et l'acteur principal, très convaincant. »
« Un retour en petite forme pour Kashyap, avec un film aussi décousu que cousu du fil blanc, où l'on sauve quand même une excellente performance de Nawazuddin Siddiqui. »
After My Death (en salles le 21/11/2018)
Yu Young-sik
« Sujet intéressant et interprétation intense qui se perdent dans un nihilisme creux et vain. »
« Film inutilement compliqué, qui en fait trop et en met de partout sans forcément développer les thématiques abordées. »
« Oeuvre inégale qui tourne parfois à vide mais qui contient plusieurs scènes d'une grande puissance et une bande sonore immersive de bon aloi. »
« Le film devient intéressant quand le titre commence à tenir ses promesses... à 30 minutes de la fin. »
The Spy Gone North (en salles le 07/11/2018)
Yoon Jong-bin
« Captivant film d'espionnage explorant les rapports complexes et ambigus entre les deux Corées. Un des grands films de l'année. »
« Un récit d'espionnage relativement conventionnel, cependant éclairé par la performance de Hwang Jung-Min, qui sait rendre palpable la tension qui habite son personnage. Efficace. »
« Un film d'espionnage comme on en voit que trop rarement. Une réalisation au poil, un rythme qui prend son temps sans créer de moments creux, des acteurs habités. Encore une fois, la valeur sûre nous vient de Corée ! »
« Bons points pour la beauté formelle, le duo d’acteurs et le sujet plutôt bien traité. 2 de perdus pour le rythme leeent, qui peut faire décrocher à plusieurs moments (petit ventre mou en milieu de métrage). »
« La tradition de qualité : une certaine tendance du cinéma coréen... »
Sunset in My Hometown (FFCP 2018)
Lee Joon-ik
« On a perdu Lee Joon-ik... »
« Une comédie peu intéressante qui peine à faire sourire le spectateur. Seule l'actrice Kim Go-eun sort de ce marasme. On se demande ce que Lee Joon-ik est aller faire dans cette galère. »
« Lee Joon-ik filme une émission qui s'appelle "Show Me The Money" : c'est ce qu'il a dû dire à la production en acceptant ce projet... »
Microhabitat (FFCP 2018)
Jeong Go-woon
« Une magnifique errance autour de jeunes adultes coréens sans repères, où les plus apaisés et bienveillants ne sont pas les plus nantis. Mention particulière à la magnifique interprète principale, toute en empathie. »
« Une véritable bouffée d'air frais qui parvient à aborder des thématiques sociales et relationnelles douloureuses sans jamais se départir de son humour et de sa légèreté. Un premier long-métrage aussi réjouissant qu'impressionnant. »
« Un 1er film qui secoue le spectateur tant par sa maîtrise formelle que par les tons utilisés (on passe du rire à la mélancolie). Miso, le personnage principal, est une femme forte qui suit son chemin malgré le regard critiques de ses congénères, contre vents et marées. Réalisatrice à suivre de très près. »
« Un petit film jarmushien qui arrive à bien saisir l'air du temps. »
The Spy Gone North (FFCP 2018)
Yoon Jong-bin
« Un film d'espionnage comme on en voit que trop rarement. Une réalisation au poil, un rythme qui prend son temps sans créer de moments creux, des acteurs habités. Encore une fois, la valeur sûre nous vient de Corée ! »
« Film d'espionnage palpitant inscrit dans un contexte politique qui ne l'est pas moins. Le propos dépasse habilement le manichéisme bien/mal pour souligner l'aspect géopolitique pervers entre les deux Corées. »
A Haunting Hitchhike (FFCP 2018)
Jeong Hee-jae
« Le film n'échappe au misérabilisme de son scénario que grâce à la retenue de ses acteurs. Le pari de traiter ce drame social avec délicatesse est réussi, mais reste le sentiment que le trait a été forcé à l'extrême à l'écriture. »
« Un beau drame, poignant, sans pathos ni mélo qui manie les ruptures de tons avec subtilité. »
« La révélation du festival, avec ce premier long-métrage inattendu, à la thématique sociale mais pas misérabiliste. On suivra la carrière de Jeong Hee-jae avec attention. »
Park Hwa-young (FFCP 2018)
Lee Hwan
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  • : bon
  • : très bon
  • : excellent
  • : chef-d'Oeuvre

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