Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Justin Kwedi Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Nicolas Lemerle Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
Ode To The Goose (FFCP 2019)
Zhang Lu
« L'atmosphère caustique et absurde charme tout d'abord mais le film ne tient pas la distance et finit par somnoler. »
« Une ballade à la Hong Sang-soo, sans alcool mais avec une mise en scène brillante. Dommage que le montage et la narration nous perdent volontairement et sans trop de raison. »
« Un morcellement narratif ultra qui noie le spectateur. La première partie est pourtant plutôt agréable. »
Between the Seasons (FFCP 2019)
Kim Junsik
« Un traitement sensible de son sujet et des comédiennes formidables mais des problèmes de rythme et une musique omniprésente qui réduit l'impact du film. »
« Un film qui aurait pu être un drame intimiste touchant et délicat. Malheureusement au bout d'un petit quart, le spectateur en sait plus que les personnages et cela devient vite lourd. Dommage les actrices sont excellentes. »
Default (FFCP 2019)
Choi Kook-hee
« Drame intelligent et efficace sur les édifiantes coulisses de la crise monétaire de 1997 auquel il manque peut-être un souffle dramaturgique malgré un excellent casting. »
« Etonnante que cette reconstitution de la crise financière de 1997 avec Vincent Cassel au casting. On se prend au jeu du rythme effréné des marchés et des impacts catastrophiques, à la fois politiques mais aussi pragmatiques, sur les petites gens. »
« Un brûlot anti FMI qui aurait mérité un traitement plus radical. Que tout cela est bien convenu... »
« Un film très efficace sur la crise monétaire qui a frappé la Corée en 1997. Le film multiplie les points de vues et montre les conséquences de ce drame. Kim Hye-so impeccable et mention spéciale a notre Vincent Cassel national. »
« Dans la droite lignée des films économiques tels que The Big Short ou Margin Call, Default se révèle particulièrement clair, avec des moments d'indignation bienvenus. Et Vincent Cassel en négociateur du FMI qui cabotine, ça n'a pas de prix. »
Second Life (FFCP 2019)
Park Young-ju
« Que de belles choses dans ce premier long métrage qui alterne cruauté et humanité avec une sensibilité qui annonce le meilleur. Mention spéciale à la merveilleuse actrice principale. »
« Un petit bijoux de concision. Un film très juste sur le mal-être adolescent. La mise en scène va a l'essentiel grâce a un montage qui use de l'ellipse avec une telle acuité qu'elle parvient a suggérer chaque moment en leur apportant une réelle profondeur et de purs moments de poésie. »
« Un joli drame doucereux mais dont le gros de l'intrigue semble assez vu et revu. »
Army (FFCP 2019)
Kelvin Kyungkun Park
« Bien qu'inabouti, le film rend néanmoins bien compte de l'absurdité d'une institution obsolète, davantage génératrice de traumas que rite de passage formateur. »
« Le réalisateur de Dream of Iron remet en perspective sa propre expérience du service militaire en suivant une jeune recrue. Pas aussi convaincant dans sa démonstration, le film brille tout de même dans sa captation de scènes assez dingues de l'endoctrinement militaire. »
« L'ultrastress du service militaire est saisi à l'écran mais et après ? La réflexion manque quelque peu dans ce documentaire. »
Another Child (FFCP 2019)
Kim Yun-seok
« Un film émouvant avec un duo d'actrices brillant qui aurait mérité une meilleure cohérence dans le récit et le montage. »
« Cette première réalisation de Kim Yun-seok est une vraie réussite et assurément l'une des belles découvertes de cette édition. A la fois émouvant et drôle, il trouve le parfait équilibre dans le récit de ces familles au bord de l'implosion des suites d'un adultère. »
« Une famille forcée de s'unir, un scénario qui aboutit à une galerie de personnages caractériels mais très attachants. »
Exit (FFCP 2019)
Lee Sang-geun
« Un survival qui fonctionne à plein grâce à un rythme soutenu, une idée de départ plutôt maligne et bien exploitée et enfin à la belle énergie de son duo d'acteurs. »
« Un premier film amusant, ultra rythmé et très malin. Ca ne révolutionne pas le genre mais c'est efficace ! »
« Film catastrophe sans grande originalité. Et ça fonctionne ! »
« Ce premier long métrage est un honnête divertissement qui compile habilement tous les ingrédients du blockbuster estival coréen. Le film tient surtout grâce a son couple d'acteurs attachants, on regrette en revanche une réal très plan plan un peu plombante. »
« Une belle comédie qui s'amuse à se mouvoir dans des couloirs comme on joue à un jeu vidéo. Ludique ! »
Au bout du monde (en salles le 23/10/2019)
Kurosawa Kiyoshi
« Errance mélancolique de toute beauté. Kurosawa se perd et nous perd dans les paysages de l'Ouzbékistan... »
« L'atmosphère indolente qui se dégage des films de Kurosawa n'est jamais désagréable mais sur celui-ci, comme sur tous ses plus récents, on peine à comprendre ce qu'il veut dire et l'expérience finit par sonner creux. »
« Une drôle, attachante et parfois inquiétante perte de repères portée par une interprète suscitant une belle empathie. »
« Des fantômes japonais à la perte de repères en Ouzbékistan, il n'y a qu'un pas que franchit allégrement Kurosawa. Un film dont la portée se veut universelle porté par une actrice touchante. »
« Pour ce trip en Ouzbékistan, Kurosawa nous ravit les yeux et l'esprit. On reconnaît ses obsessions, cette fois-ci teintées d'une foi en l'humanité. »
« Fasciné par la présence magnétique d'une Atsuko Maeda Lost In Translation, Kurosawa livre une belle réflexion kiarostanienne sur l'altérité, le cinéma, les idols... »
The Forest of Love (sur Netflix le 11/10/2019)
Sono Sion
« Synthèse de tout le cinéma de Sion Sono en 2h30, c'est à la fois ébouriffant, choquant et volontairement indigeste. Quel film ! »
« C'est à la fois totalement fou et entièrement maîtrisé ! »
« Un concentré de l'œuvre de Sono Sion, de Suicide Club à Why don't you play in Hell? en passant par Cold Fish, doublé d'une auto-réflexion sur son cinéma (les clins d'œil à sa carrière personnelle sont légion). L'envie de toucher un nouveau public grâce à la distribution de Netflix. »
« Forest of love Sono Sion réalise sans conviction ni âme une compil de son cinéma avec une vague intrigue post pasolinienne pour faire le lien et se conclue lourdement sur le gag primal du 7e art. Le punk est mort, en espérant que son envie de cinéma ressuscite un jour. »
« Et voilà, à cause de Sono Sion, je vais devoir mettre un film Netflix dans mon Top 10 2019... »
Kusama : Infinity (en salles le 18/09/2019)
Heather Lenz
« Malgré son formalisme académique, c'est un beau portrait d'une femme qui s'est faite beaucoup voler son succès. »
First Love (Etrange Festival 2019)
Miike Takashi
« Du grand cru pour Miike, qui concentre un peu tout son cinéma - dont son côté romantique - dans un film à taille réduite mais indéniablement séduisant. »
« Retour en forme pour Takashi Miike avec ce film sur un boxeur (un peu ahuri) qui se retrouve malgré lui au cœur d'une histoire de gangsters (pas très malins) et de mafia (un peu dépassée). Une comédie noire pleine d'énergie et tout simplement fun. »
« Un bon cru pour Miike avec ce True Romance à la japonaise, entre coups de sang tapageurs et un romantisme pop plaisant. »
« On retrouve le Miike qu'on aime, à la fois hystérique, foutraque, mais qui sait suivre une certaine ligne pour ne pas tomber dans le ridicule. Enfin ! »
« Takashi Miike ne quitte plus ses charentaises et nous livre un énième film de yakuzas. Il se réveille sur la fin et tente une audace formelle, ça ne dure qu'un plan, trop tard j'avais déjà capitulé. »
« Un Takashi Miike en tres grande forme qui, au delà d’une histoire d’amitié somme toute classique, dresse un portrait noir et désenchanté d’une société gangrenée par la corruption et le crime, le tout saupoudré de beaucoup d’humour noir et de violence over the top. »
« Miike livre avec First Love une sorte de synthèse de son cinéma. Résultat : c'est son premier film qu'on est en droit d'aimer complètement depuis des années. »
Family Romance, LLC (Etrange Festival 2019)
Werner Herzog
« Cultivant le flou entre fiction et réalité, Herzog observe une société japonaise qui oscille entre recherche désespérée de lien affectif et besoin absolu de maintenir les apparences. Un constat qui serait quasiment caustique s'il n'était pas si édifiant. »
« Entre impudeur sinistre et touchante introspection, une captivante observation de la rémission intime à la japonaise. »
Idol (Etrange Festival 2019)
Lee Su-jin
« On ressort perplexe de ce film assez interminable sur... on ne sait jamais vraiment quoi. Film politique, dénonciation des classes et de l'immigration, enquête policière, série B horrifique, le réalisateur saute d'intrigues en intrigues dans un scénario hyper confus où le spectateur se raccroche surtout à l'espoir de peut-être comprendre quelque chose sans jamais vraiment y parvenir. »
« Si quelqu'un a compris quoique ce soit à ce film, qu'il me contacte. Merci ! »
Diner (Etrange Festival 2019)
Ninagawa Mika
« Une adaptation colorée et énergique d’un manga qui finit par lasser à force de diluer son intrigue et d’avoir recours à des effets de mise en scène vus et revus. »
Aragne: Sign of Vermillion (Etrange Festival 2019)
Sakamoto Saku
« Un inconnu à Annecy m'a dit que je devais absolument voir ce film. Maintenant que je l'ai vu, je suis persuadé que ce n'était pas un inconnu, mais quelqu'un que j'ai blessé dans une vie intérieure et qui voulait me faire souffrir en retour. »
Le Serpent blanc (Etrange Festival 2019)
Amp Wong, Zhao Ji
« La réponse à la question "comment adapter une légende ancestrale en 2019 ?" n'est bizarrement pas : une série de cinématiques de mauvais jeu vidéo beauf. »
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
The Fable (Etrange Festival 2019)
Eguchi Kan
« Univers loufoque, personnages farfelus et attachants mais quelques longueurs et assez décevant dans l'exécution niveau action. »
« C'est sympa, ça part dans tous les sens, c'est surjoué et l'action est souvent au rendez-vous. Bref, on passe un bon moment mais on a déjà vu ça 100 fois... »
Shadow (Etrange Festival 2019)
Zhang Yimou
« Retour en force pour Yimou, qui déroute d'abord par son approche très théâtrale puis s'enfonce dans une violence aussi noire que l'âme de ses personnages. »
« Retour en force de Zhang Yimou avec ce beau film d'arts martiaux sur fond de faux-semblants et de stratégie. On se laisse emporter par cette partie d'échecs politique jouée à la pointe de l'épée, aux magnifiques visuels et à la dramaturgie dense mais assez fascinante. »
« D'abord perplexes face à ce récit au début complexe, les nœuds se dénouent peu à peu et on assiste à un spectacle sublime, dense et profond. »
« Zhang Yimou met son sens du pictural au service d’un récit médiéval à la beauté fulgurante mais handicapé par des effets usés jusqu’à la corde et une symbolique lourdingue. »
« Zhang Yimou puise dans plusieurs influences de la culture chinoise (les estampes, Sun Tzu, les 3 Royaumes, les chorégraphies du cinéma HK) pour offrir un film généreux, et tout bonnement magnifique d'un point de vue esthétique. Le scénario est solide et bien servi par la mise en scène. »
The Odd Family: Zombie on Sale (Etrange Festival 2019)
Lee Min-jae
« Jolie surprise que cette comédie très drôle et assez inventive sur une famille de bras cassés face à une invasion de zombies . Comme quoi, le thème, usé jusqu'à la moelle ces dernières années par le cinéma coréen, peut encore être fun pour peu qu'on s'amuse avec les clichés du genre. »
« Comédie loufoque, ancrage social, romance, tout se marie avec une énergie, inventivité et bonne humeur dans un film de zombie trépidant qui prouve qu'avec des idées le genre est loin d'être épuisé. »
« Quel mélange des genres pour ce film, qui ne craint absolument pas le ridicule et assume jusqu'au bout ses idées. La comédie horrifique de zombies a encore de beaux jours devant elle ! »
« Une comédie au rythme soutenu qui prouve qu’avec une peu de bonne volonté, on peut encore produire un film de zombies original, généreux et fun. »
Le Gangster, le Flic et l'Assassin (en salles le 14/08/2019)
Lee Won-tae
« Affreux, puant, mal foutu, à éviter de toute urgence. »
« Sur la variation de la confrontation" flic chien fou/ gangster super-violent avec un cœur sur fond de meurtres" que le cinéma coréen affectionne particulièrement, on a vu mieux et le film ne révolutionnera pas le genre mais c'est efficace, plutôt jouissif et porté par la belle énergie de ses comédiens, Ma Dong-seok en tête. »
« La thématique classique du polar sur la porosité entre flic et voyou dopé au dynamisme et au savoir-faire coréen, grâce à des acteurs charismatiques et une intrigue rondement menée. »
« On ne tient pas le chef d'oeuvre de la décennie, ni même de l'année. Mais le divertissement reste total, la mise en scène fluide et dynamique et le duo formé par le gangster et le flic fait mouche. »
« Un énième polar qui n’apporte rien au genre, la faute à un script qui n’exploite jamais à fond son concept d’association/compétition de ripoux et une mise en scène trop sage qui se repose trop souvent sur le charisme de son duo d’acteurs. »
« Une copie propre du polar à la sauce coréenne. Quelques moments un peu trop simples, d'autres bien rythmés. »
« Triste exemple de l'appauvrissement esthétique et thématique du cinéma coréen populaire actuel : aucune idée visuelle, une idéologie rance, un recyclage consensuel des pires clichés des films de gangsters... On ne remercie pas la sélection cannoise qui assure au film une sortie en salles plutôt qu'un passage direct en VOD. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Justin Kwedi Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Nicolas Lemerle Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
Ode To The Goose (FFCP 2019)
Zhang Lu
« L'atmosphère caustique et absurde charme tout d'abord mais le film ne tient pas la distance et finit par somnoler. »
« Une ballade à la Hong Sang-soo, sans alcool mais avec une mise en scène brillante. Dommage que le montage et la narration nous perdent volontairement et sans trop de raison. »
« Un morcellement narratif ultra qui noie le spectateur. La première partie est pourtant plutôt agréable. »
Between the Seasons (FFCP 2019)
Kim Junsik
« Un traitement sensible de son sujet et des comédiennes formidables mais des problèmes de rythme et une musique omniprésente qui réduit l'impact du film. »
« Un film qui aurait pu être un drame intimiste touchant et délicat. Malheureusement au bout d'un petit quart, le spectateur en sait plus que les personnages et cela devient vite lourd. Dommage les actrices sont excellentes. »
Default (FFCP 2019)
Choi Kook-hee
« Drame intelligent et efficace sur les édifiantes coulisses de la crise monétaire de 1997 auquel il manque peut-être un souffle dramaturgique malgré un excellent casting. »
« Etonnante que cette reconstitution de la crise financière de 1997 avec Vincent Cassel au casting. On se prend au jeu du rythme effréné des marchés et des impacts catastrophiques, à la fois politiques mais aussi pragmatiques, sur les petites gens. »
« Un brûlot anti FMI qui aurait mérité un traitement plus radical. Que tout cela est bien convenu... »
« Un film très efficace sur la crise monétaire qui a frappé la Corée en 1997. Le film multiplie les points de vues et montre les conséquences de ce drame. Kim Hye-so impeccable et mention spéciale a notre Vincent Cassel national. »
« Dans la droite lignée des films économiques tels que The Big Short ou Margin Call, Default se révèle particulièrement clair, avec des moments d'indignation bienvenus. Et Vincent Cassel en négociateur du FMI qui cabotine, ça n'a pas de prix. »
Second Life (FFCP 2019)
Park Young-ju
« Que de belles choses dans ce premier long métrage qui alterne cruauté et humanité avec une sensibilité qui annonce le meilleur. Mention spéciale à la merveilleuse actrice principale. »
« Un petit bijoux de concision. Un film très juste sur le mal-être adolescent. La mise en scène va a l'essentiel grâce a un montage qui use de l'ellipse avec une telle acuité qu'elle parvient a suggérer chaque moment en leur apportant une réelle profondeur et de purs moments de poésie. »
« Un joli drame doucereux mais dont le gros de l'intrigue semble assez vu et revu. »
Army (FFCP 2019)
Kelvin Kyungkun Park
« Bien qu'inabouti, le film rend néanmoins bien compte de l'absurdité d'une institution obsolète, davantage génératrice de traumas que rite de passage formateur. »
« Le réalisateur de Dream of Iron remet en perspective sa propre expérience du service militaire en suivant une jeune recrue. Pas aussi convaincant dans sa démonstration, le film brille tout de même dans sa captation de scènes assez dingues de l'endoctrinement militaire. »
« L'ultrastress du service militaire est saisi à l'écran mais et après ? La réflexion manque quelque peu dans ce documentaire. »
Another Child (FFCP 2019)
Kim Yun-seok
« Un film émouvant avec un duo d'actrices brillant qui aurait mérité une meilleure cohérence dans le récit et le montage. »
« Cette première réalisation de Kim Yun-seok est une vraie réussite et assurément l'une des belles découvertes de cette édition. A la fois émouvant et drôle, il trouve le parfait équilibre dans le récit de ces familles au bord de l'implosion des suites d'un adultère. »
« Une famille forcée de s'unir, un scénario qui aboutit à une galerie de personnages caractériels mais très attachants. »
Exit (FFCP 2019)
Lee Sang-geun
« Un survival qui fonctionne à plein grâce à un rythme soutenu, une idée de départ plutôt maligne et bien exploitée et enfin à la belle énergie de son duo d'acteurs. »
« Un premier film amusant, ultra rythmé et très malin. Ca ne révolutionne pas le genre mais c'est efficace ! »
« Film catastrophe sans grande originalité. Et ça fonctionne ! »
« Ce premier long métrage est un honnête divertissement qui compile habilement tous les ingrédients du blockbuster estival coréen. Le film tient surtout grâce a son couple d'acteurs attachants, on regrette en revanche une réal très plan plan un peu plombante. »
« Une belle comédie qui s'amuse à se mouvoir dans des couloirs comme on joue à un jeu vidéo. Ludique ! »
Au bout du monde (en salles le 23/10/2019)
Kurosawa Kiyoshi
« Errance mélancolique de toute beauté. Kurosawa se perd et nous perd dans les paysages de l'Ouzbékistan... »
« L'atmosphère indolente qui se dégage des films de Kurosawa n'est jamais désagréable mais sur celui-ci, comme sur tous ses plus récents, on peine à comprendre ce qu'il veut dire et l'expérience finit par sonner creux. »
« Une drôle, attachante et parfois inquiétante perte de repères portée par une interprète suscitant une belle empathie. »
« Des fantômes japonais à la perte de repères en Ouzbékistan, il n'y a qu'un pas que franchit allégrement Kurosawa. Un film dont la portée se veut universelle porté par une actrice touchante. »
« Pour ce trip en Ouzbékistan, Kurosawa nous ravit les yeux et l'esprit. On reconnaît ses obsessions, cette fois-ci teintées d'une foi en l'humanité. »
« Fasciné par la présence magnétique d'une Atsuko Maeda Lost In Translation, Kurosawa livre une belle réflexion kiarostanienne sur l'altérité, le cinéma, les idols... »
The Forest of Love (sur Netflix le 11/10/2019)
Sono Sion
« Synthèse de tout le cinéma de Sion Sono en 2h30, c'est à la fois ébouriffant, choquant et volontairement indigeste. Quel film ! »
« C'est à la fois totalement fou et entièrement maîtrisé ! »
« Un concentré de l'œuvre de Sono Sion, de Suicide Club à Why don't you play in Hell? en passant par Cold Fish, doublé d'une auto-réflexion sur son cinéma (les clins d'œil à sa carrière personnelle sont légion). L'envie de toucher un nouveau public grâce à la distribution de Netflix. »
« Forest of love Sono Sion réalise sans conviction ni âme une compil de son cinéma avec une vague intrigue post pasolinienne pour faire le lien et se conclue lourdement sur le gag primal du 7e art. Le punk est mort, en espérant que son envie de cinéma ressuscite un jour. »
« Et voilà, à cause de Sono Sion, je vais devoir mettre un film Netflix dans mon Top 10 2019... »
Kusama : Infinity (en salles le 18/09/2019)
Heather Lenz
« Malgré son formalisme académique, c'est un beau portrait d'une femme qui s'est faite beaucoup voler son succès. »
First Love (Etrange Festival 2019)
Miike Takashi
« Du grand cru pour Miike, qui concentre un peu tout son cinéma - dont son côté romantique - dans un film à taille réduite mais indéniablement séduisant. »
« Retour en forme pour Takashi Miike avec ce film sur un boxeur (un peu ahuri) qui se retrouve malgré lui au cœur d'une histoire de gangsters (pas très malins) et de mafia (un peu dépassée). Une comédie noire pleine d'énergie et tout simplement fun. »
« Un bon cru pour Miike avec ce True Romance à la japonaise, entre coups de sang tapageurs et un romantisme pop plaisant. »
« On retrouve le Miike qu'on aime, à la fois hystérique, foutraque, mais qui sait suivre une certaine ligne pour ne pas tomber dans le ridicule. Enfin ! »
« Takashi Miike ne quitte plus ses charentaises et nous livre un énième film de yakuzas. Il se réveille sur la fin et tente une audace formelle, ça ne dure qu'un plan, trop tard j'avais déjà capitulé. »
« Un Takashi Miike en tres grande forme qui, au delà d’une histoire d’amitié somme toute classique, dresse un portrait noir et désenchanté d’une société gangrenée par la corruption et le crime, le tout saupoudré de beaucoup d’humour noir et de violence over the top. »
« Miike livre avec First Love une sorte de synthèse de son cinéma. Résultat : c'est son premier film qu'on est en droit d'aimer complètement depuis des années. »
Family Romance, LLC (Etrange Festival 2019)
Werner Herzog
« Cultivant le flou entre fiction et réalité, Herzog observe une société japonaise qui oscille entre recherche désespérée de lien affectif et besoin absolu de maintenir les apparences. Un constat qui serait quasiment caustique s'il n'était pas si édifiant. »
« Entre impudeur sinistre et touchante introspection, une captivante observation de la rémission intime à la japonaise. »
Idol (Etrange Festival 2019)
Lee Su-jin
« On ressort perplexe de ce film assez interminable sur... on ne sait jamais vraiment quoi. Film politique, dénonciation des classes et de l'immigration, enquête policière, série B horrifique, le réalisateur saute d'intrigues en intrigues dans un scénario hyper confus où le spectateur se raccroche surtout à l'espoir de peut-être comprendre quelque chose sans jamais vraiment y parvenir. »
« Si quelqu'un a compris quoique ce soit à ce film, qu'il me contacte. Merci ! »
Diner (Etrange Festival 2019)
Ninagawa Mika
« Une adaptation colorée et énergique d’un manga qui finit par lasser à force de diluer son intrigue et d’avoir recours à des effets de mise en scène vus et revus. »
Aragne: Sign of Vermillion (Etrange Festival 2019)
Sakamoto Saku
« Un inconnu à Annecy m'a dit que je devais absolument voir ce film. Maintenant que je l'ai vu, je suis persuadé que ce n'était pas un inconnu, mais quelqu'un que j'ai blessé dans une vie intérieure et qui voulait me faire souffrir en retour. »
Le Serpent blanc (Etrange Festival 2019)
Amp Wong, Zhao Ji
« La réponse à la question "comment adapter une légende ancestrale en 2019 ?" n'est bizarrement pas : une série de cinématiques de mauvais jeu vidéo beauf. »
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
The Fable (Etrange Festival 2019)
Eguchi Kan
« Univers loufoque, personnages farfelus et attachants mais quelques longueurs et assez décevant dans l'exécution niveau action. »
« C'est sympa, ça part dans tous les sens, c'est surjoué et l'action est souvent au rendez-vous. Bref, on passe un bon moment mais on a déjà vu ça 100 fois... »
Shadow (Etrange Festival 2019)
Zhang Yimou
« Retour en force pour Yimou, qui déroute d'abord par son approche très théâtrale puis s'enfonce dans une violence aussi noire que l'âme de ses personnages. »
« Retour en force de Zhang Yimou avec ce beau film d'arts martiaux sur fond de faux-semblants et de stratégie. On se laisse emporter par cette partie d'échecs politique jouée à la pointe de l'épée, aux magnifiques visuels et à la dramaturgie dense mais assez fascinante. »
« D'abord perplexes face à ce récit au début complexe, les nœuds se dénouent peu à peu et on assiste à un spectacle sublime, dense et profond. »
« Zhang Yimou met son sens du pictural au service d’un récit médiéval à la beauté fulgurante mais handicapé par des effets usés jusqu’à la corde et une symbolique lourdingue. »
« Zhang Yimou puise dans plusieurs influences de la culture chinoise (les estampes, Sun Tzu, les 3 Royaumes, les chorégraphies du cinéma HK) pour offrir un film généreux, et tout bonnement magnifique d'un point de vue esthétique. Le scénario est solide et bien servi par la mise en scène. »
The Odd Family: Zombie on Sale (Etrange Festival 2019)
Lee Min-jae
« Jolie surprise que cette comédie très drôle et assez inventive sur une famille de bras cassés face à une invasion de zombies . Comme quoi, le thème, usé jusqu'à la moelle ces dernières années par le cinéma coréen, peut encore être fun pour peu qu'on s'amuse avec les clichés du genre. »
« Comédie loufoque, ancrage social, romance, tout se marie avec une énergie, inventivité et bonne humeur dans un film de zombie trépidant qui prouve qu'avec des idées le genre est loin d'être épuisé. »
« Quel mélange des genres pour ce film, qui ne craint absolument pas le ridicule et assume jusqu'au bout ses idées. La comédie horrifique de zombies a encore de beaux jours devant elle ! »
« Une comédie au rythme soutenu qui prouve qu’avec une peu de bonne volonté, on peut encore produire un film de zombies original, généreux et fun. »
Le Gangster, le Flic et l'Assassin (en salles le 14/08/2019)
Lee Won-tae
« Affreux, puant, mal foutu, à éviter de toute urgence. »
« Sur la variation de la confrontation" flic chien fou/ gangster super-violent avec un cœur sur fond de meurtres" que le cinéma coréen affectionne particulièrement, on a vu mieux et le film ne révolutionnera pas le genre mais c'est efficace, plutôt jouissif et porté par la belle énergie de ses comédiens, Ma Dong-seok en tête. »
« La thématique classique du polar sur la porosité entre flic et voyou dopé au dynamisme et au savoir-faire coréen, grâce à des acteurs charismatiques et une intrigue rondement menée. »
« On ne tient pas le chef d'oeuvre de la décennie, ni même de l'année. Mais le divertissement reste total, la mise en scène fluide et dynamique et le duo formé par le gangster et le flic fait mouche. »
« Un énième polar qui n’apporte rien au genre, la faute à un script qui n’exploite jamais à fond son concept d’association/compétition de ripoux et une mise en scène trop sage qui se repose trop souvent sur le charisme de son duo d’acteurs. »
« Une copie propre du polar à la sauce coréenne. Quelques moments un peu trop simples, d'autres bien rythmés. »
« Triste exemple de l'appauvrissement esthétique et thématique du cinéma coréen populaire actuel : aucune idée visuelle, une idéologie rance, un recyclage consensuel des pires clichés des films de gangsters... On ne remercie pas la sélection cannoise qui assure au film une sortie en salles plutôt qu'un passage direct en VOD. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Tableau des Etoiles

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Justin Kwedi Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Nicolas Lemerle Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
Ode To The Goose (FFCP 2019)
Zhang Lu
« L'atmosphère caustique et absurde charme tout d'abord mais le film ne tient pas la distance et finit par somnoler. »
« Une ballade à la Hong Sang-soo, sans alcool mais avec une mise en scène brillante. Dommage que le montage et la narration nous perdent volontairement et sans trop de raison. »
« Un morcellement narratif ultra qui noie le spectateur. La première partie est pourtant plutôt agréable. »
Between the Seasons (FFCP 2019)
Kim Junsik
« Un traitement sensible de son sujet et des comédiennes formidables mais des problèmes de rythme et une musique omniprésente qui réduit l'impact du film. »
« Un film qui aurait pu être un drame intimiste touchant et délicat. Malheureusement au bout d'un petit quart, le spectateur en sait plus que les personnages et cela devient vite lourd. Dommage les actrices sont excellentes. »
Default (FFCP 2019)
Choi Kook-hee
« Drame intelligent et efficace sur les édifiantes coulisses de la crise monétaire de 1997 auquel il manque peut-être un souffle dramaturgique malgré un excellent casting. »
« Etonnante que cette reconstitution de la crise financière de 1997 avec Vincent Cassel au casting. On se prend au jeu du rythme effréné des marchés et des impacts catastrophiques, à la fois politiques mais aussi pragmatiques, sur les petites gens. »
« Un brûlot anti FMI qui aurait mérité un traitement plus radical. Que tout cela est bien convenu... »
« Un film très efficace sur la crise monétaire qui a frappé la Corée en 1997. Le film multiplie les points de vues et montre les conséquences de ce drame. Kim Hye-so impeccable et mention spéciale a notre Vincent Cassel national. »
« Dans la droite lignée des films économiques tels que The Big Short ou Margin Call, Default se révèle particulièrement clair, avec des moments d'indignation bienvenus. Et Vincent Cassel en négociateur du FMI qui cabotine, ça n'a pas de prix. »
Second Life (FFCP 2019)
Park Young-ju
« Que de belles choses dans ce premier long métrage qui alterne cruauté et humanité avec une sensibilité qui annonce le meilleur. Mention spéciale à la merveilleuse actrice principale. »
« Un petit bijoux de concision. Un film très juste sur le mal-être adolescent. La mise en scène va a l'essentiel grâce a un montage qui use de l'ellipse avec une telle acuité qu'elle parvient a suggérer chaque moment en leur apportant une réelle profondeur et de purs moments de poésie. »
« Un joli drame doucereux mais dont le gros de l'intrigue semble assez vu et revu. »
Army (FFCP 2019)
Kelvin Kyungkun Park
« Bien qu'inabouti, le film rend néanmoins bien compte de l'absurdité d'une institution obsolète, davantage génératrice de traumas que rite de passage formateur. »
« Le réalisateur de Dream of Iron remet en perspective sa propre expérience du service militaire en suivant une jeune recrue. Pas aussi convaincant dans sa démonstration, le film brille tout de même dans sa captation de scènes assez dingues de l'endoctrinement militaire. »
« L'ultrastress du service militaire est saisi à l'écran mais et après ? La réflexion manque quelque peu dans ce documentaire. »
Another Child (FFCP 2019)
Kim Yun-seok
« Un film émouvant avec un duo d'actrices brillant qui aurait mérité une meilleure cohérence dans le récit et le montage. »
« Cette première réalisation de Kim Yun-seok est une vraie réussite et assurément l'une des belles découvertes de cette édition. A la fois émouvant et drôle, il trouve le parfait équilibre dans le récit de ces familles au bord de l'implosion des suites d'un adultère. »
« Une famille forcée de s'unir, un scénario qui aboutit à une galerie de personnages caractériels mais très attachants. »
Exit (FFCP 2019)
Lee Sang-geun
« Un survival qui fonctionne à plein grâce à un rythme soutenu, une idée de départ plutôt maligne et bien exploitée et enfin à la belle énergie de son duo d'acteurs. »
« Un premier film amusant, ultra rythmé et très malin. Ca ne révolutionne pas le genre mais c'est efficace ! »
« Film catastrophe sans grande originalité. Et ça fonctionne ! »
« Ce premier long métrage est un honnête divertissement qui compile habilement tous les ingrédients du blockbuster estival coréen. Le film tient surtout grâce a son couple d'acteurs attachants, on regrette en revanche une réal très plan plan un peu plombante. »
« Une belle comédie qui s'amuse à se mouvoir dans des couloirs comme on joue à un jeu vidéo. Ludique ! »
Au bout du monde (en salles le 23/10/2019)
Kurosawa Kiyoshi
« Errance mélancolique de toute beauté. Kurosawa se perd et nous perd dans les paysages de l'Ouzbékistan... »
« L'atmosphère indolente qui se dégage des films de Kurosawa n'est jamais désagréable mais sur celui-ci, comme sur tous ses plus récents, on peine à comprendre ce qu'il veut dire et l'expérience finit par sonner creux. »
« Une drôle, attachante et parfois inquiétante perte de repères portée par une interprète suscitant une belle empathie. »
« Des fantômes japonais à la perte de repères en Ouzbékistan, il n'y a qu'un pas que franchit allégrement Kurosawa. Un film dont la portée se veut universelle porté par une actrice touchante. »
« Pour ce trip en Ouzbékistan, Kurosawa nous ravit les yeux et l'esprit. On reconnaît ses obsessions, cette fois-ci teintées d'une foi en l'humanité. »
« Fasciné par la présence magnétique d'une Atsuko Maeda Lost In Translation, Kurosawa livre une belle réflexion kiarostanienne sur l'altérité, le cinéma, les idols... »
The Forest of Love (sur Netflix le 11/10/2019)
Sono Sion
« Synthèse de tout le cinéma de Sion Sono en 2h30, c'est à la fois ébouriffant, choquant et volontairement indigeste. Quel film ! »
« C'est à la fois totalement fou et entièrement maîtrisé ! »
« Un concentré de l'œuvre de Sono Sion, de Suicide Club à Why don't you play in Hell? en passant par Cold Fish, doublé d'une auto-réflexion sur son cinéma (les clins d'œil à sa carrière personnelle sont légion). L'envie de toucher un nouveau public grâce à la distribution de Netflix. »
« Forest of love Sono Sion réalise sans conviction ni âme une compil de son cinéma avec une vague intrigue post pasolinienne pour faire le lien et se conclue lourdement sur le gag primal du 7e art. Le punk est mort, en espérant que son envie de cinéma ressuscite un jour. »
« Et voilà, à cause de Sono Sion, je vais devoir mettre un film Netflix dans mon Top 10 2019... »
Kusama : Infinity (en salles le 18/09/2019)
Heather Lenz
« Malgré son formalisme académique, c'est un beau portrait d'une femme qui s'est faite beaucoup voler son succès. »
First Love (Etrange Festival 2019)
Miike Takashi
« Du grand cru pour Miike, qui concentre un peu tout son cinéma - dont son côté romantique - dans un film à taille réduite mais indéniablement séduisant. »
« Retour en forme pour Takashi Miike avec ce film sur un boxeur (un peu ahuri) qui se retrouve malgré lui au cœur d'une histoire de gangsters (pas très malins) et de mafia (un peu dépassée). Une comédie noire pleine d'énergie et tout simplement fun. »
« Un bon cru pour Miike avec ce True Romance à la japonaise, entre coups de sang tapageurs et un romantisme pop plaisant. »
« On retrouve le Miike qu'on aime, à la fois hystérique, foutraque, mais qui sait suivre une certaine ligne pour ne pas tomber dans le ridicule. Enfin ! »
« Takashi Miike ne quitte plus ses charentaises et nous livre un énième film de yakuzas. Il se réveille sur la fin et tente une audace formelle, ça ne dure qu'un plan, trop tard j'avais déjà capitulé. »
« Un Takashi Miike en tres grande forme qui, au delà d’une histoire d’amitié somme toute classique, dresse un portrait noir et désenchanté d’une société gangrenée par la corruption et le crime, le tout saupoudré de beaucoup d’humour noir et de violence over the top. »
« Miike livre avec First Love une sorte de synthèse de son cinéma. Résultat : c'est son premier film qu'on est en droit d'aimer complètement depuis des années. »
Family Romance, LLC (Etrange Festival 2019)
Werner Herzog
« Cultivant le flou entre fiction et réalité, Herzog observe une société japonaise qui oscille entre recherche désespérée de lien affectif et besoin absolu de maintenir les apparences. Un constat qui serait quasiment caustique s'il n'était pas si édifiant. »
« Entre impudeur sinistre et touchante introspection, une captivante observation de la rémission intime à la japonaise. »
Idol (Etrange Festival 2019)
Lee Su-jin
« On ressort perplexe de ce film assez interminable sur... on ne sait jamais vraiment quoi. Film politique, dénonciation des classes et de l'immigration, enquête policière, série B horrifique, le réalisateur saute d'intrigues en intrigues dans un scénario hyper confus où le spectateur se raccroche surtout à l'espoir de peut-être comprendre quelque chose sans jamais vraiment y parvenir. »
« Si quelqu'un a compris quoique ce soit à ce film, qu'il me contacte. Merci ! »
Diner (Etrange Festival 2019)
Ninagawa Mika
« Une adaptation colorée et énergique d’un manga qui finit par lasser à force de diluer son intrigue et d’avoir recours à des effets de mise en scène vus et revus. »
Aragne: Sign of Vermillion (Etrange Festival 2019)
Sakamoto Saku
« Un inconnu à Annecy m'a dit que je devais absolument voir ce film. Maintenant que je l'ai vu, je suis persuadé que ce n'était pas un inconnu, mais quelqu'un que j'ai blessé dans une vie intérieure et qui voulait me faire souffrir en retour. »
Le Serpent blanc (Etrange Festival 2019)
Amp Wong, Zhao Ji
« La réponse à la question "comment adapter une légende ancestrale en 2019 ?" n'est bizarrement pas : une série de cinématiques de mauvais jeu vidéo beauf. »
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
The Fable (Etrange Festival 2019)
Eguchi Kan
« Univers loufoque, personnages farfelus et attachants mais quelques longueurs et assez décevant dans l'exécution niveau action. »
« C'est sympa, ça part dans tous les sens, c'est surjoué et l'action est souvent au rendez-vous. Bref, on passe un bon moment mais on a déjà vu ça 100 fois... »
Shadow (Etrange Festival 2019)
Zhang Yimou
« Retour en force pour Yimou, qui déroute d'abord par son approche très théâtrale puis s'enfonce dans une violence aussi noire que l'âme de ses personnages. »
« Retour en force de Zhang Yimou avec ce beau film d'arts martiaux sur fond de faux-semblants et de stratégie. On se laisse emporter par cette partie d'échecs politique jouée à la pointe de l'épée, aux magnifiques visuels et à la dramaturgie dense mais assez fascinante. »
« D'abord perplexes face à ce récit au début complexe, les nœuds se dénouent peu à peu et on assiste à un spectacle sublime, dense et profond. »
« Zhang Yimou met son sens du pictural au service d’un récit médiéval à la beauté fulgurante mais handicapé par des effets usés jusqu’à la corde et une symbolique lourdingue. »
« Zhang Yimou puise dans plusieurs influences de la culture chinoise (les estampes, Sun Tzu, les 3 Royaumes, les chorégraphies du cinéma HK) pour offrir un film généreux, et tout bonnement magnifique d'un point de vue esthétique. Le scénario est solide et bien servi par la mise en scène. »
The Odd Family: Zombie on Sale (Etrange Festival 2019)
Lee Min-jae
« Jolie surprise que cette comédie très drôle et assez inventive sur une famille de bras cassés face à une invasion de zombies . Comme quoi, le thème, usé jusqu'à la moelle ces dernières années par le cinéma coréen, peut encore être fun pour peu qu'on s'amuse avec les clichés du genre. »
« Comédie loufoque, ancrage social, romance, tout se marie avec une énergie, inventivité et bonne humeur dans un film de zombie trépidant qui prouve qu'avec des idées le genre est loin d'être épuisé. »
« Quel mélange des genres pour ce film, qui ne craint absolument pas le ridicule et assume jusqu'au bout ses idées. La comédie horrifique de zombies a encore de beaux jours devant elle ! »
« Une comédie au rythme soutenu qui prouve qu’avec une peu de bonne volonté, on peut encore produire un film de zombies original, généreux et fun. »
Le Gangster, le Flic et l'Assassin (en salles le 14/08/2019)
Lee Won-tae
« Affreux, puant, mal foutu, à éviter de toute urgence. »
« Sur la variation de la confrontation" flic chien fou/ gangster super-violent avec un cœur sur fond de meurtres" que le cinéma coréen affectionne particulièrement, on a vu mieux et le film ne révolutionnera pas le genre mais c'est efficace, plutôt jouissif et porté par la belle énergie de ses comédiens, Ma Dong-seok en tête. »
« La thématique classique du polar sur la porosité entre flic et voyou dopé au dynamisme et au savoir-faire coréen, grâce à des acteurs charismatiques et une intrigue rondement menée. »
« On ne tient pas le chef d'oeuvre de la décennie, ni même de l'année. Mais le divertissement reste total, la mise en scène fluide et dynamique et le duo formé par le gangster et le flic fait mouche. »
« Un énième polar qui n’apporte rien au genre, la faute à un script qui n’exploite jamais à fond son concept d’association/compétition de ripoux et une mise en scène trop sage qui se repose trop souvent sur le charisme de son duo d’acteurs. »
« Une copie propre du polar à la sauce coréenne. Quelques moments un peu trop simples, d'autres bien rythmés. »
« Triste exemple de l'appauvrissement esthétique et thématique du cinéma coréen populaire actuel : aucune idée visuelle, une idéologie rance, un recyclage consensuel des pires clichés des films de gangsters... On ne remercie pas la sélection cannoise qui assure au film une sortie en salles plutôt qu'un passage direct en VOD. »
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