Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Jeremy Coifman Justin Kwedi Kephren Montoute Lila Gleizes Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
Petite forêt (en salles le 03/07/2019)
Yim Soon-rye
« Petit film au charme fou qui offre une délicieuse parenthèse portée par le subtil de Yim Soo-rye et sa lumineuse interprète Kim Tae-ri. »
« Un film attachant sur un personnage qui se retrouve grâce à ses racines. Classique mais très joli. »
« Une touche de Kore-eda dans un film toujours juste dans le traitement des émotions. Aucun pathos ni mélo et pourtant, de l'émotion ! »
« Une bouffée d'air frais, d'agriculture et d'art culinaire avec un trio d'acteurs impeccable. »
« Petite forêt est une charmante et courte adaptation du manga de Daisuke Igarashi avec dans le rôle principal la toujours ravissante Kim Tae-ri. Un vrai délice ! »
Modest Heroes (Annecy 2019)
Yonebayashi, Yamashita, Momose
« Compilation inégale, assez desservie par le doublage anglophone peu inspiré. Heureusement le segment Invisible à veulent quelque chose à dire. »
« Sans goût ni saveur. Seul le dernier segment a une véritable portée artistique. »
« Qualité et ambition modestes également... »
White Snake (Annecy 2019)
Amp Wong
« La réponse à la question "comment adapter une légende ancestrale en 2019 ?" n'est bizarrement pas : une série de cinématiques de mauvais jeu vidéo beauf. »
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
Ride Your Wave (Annecy 2019)
Yuasa Masaaki
« Masaaki Yuasa va là où ne l'attend pas et ça fonctionne ! Sa chanson nous restera en tête toute la semaine. »
« Des séquences réussies, incroyables et magnifiques contrebalancés par un côté un peu trop mielleux et une musique qui revient 50 fois et qui est assez insupportable. Malgré tout, Ride Your Wave reste un très beau film, adulte, sur les étapes difficiles de la vie. »
Parasite (en salles le 05/06/2019)
Bong Joon-ho
« Drôle, cruel, terrifiant, poignant, électrisant, Parasite nous confronte aux failles de la société coréenne, voire de la société de manière universelle, à travers une savoureuse galerie de personnages et de situations qu'un seul visionnage ne suffira certainement pas pour en dévoiler toutes leurs subtilités. »
« La copie est un peu trop propre pour donner un film fort, mais le mélange des genres et la fluidité de la mise en scène en font un divertissement redoutable et intelligent. »
« Un nouveau coup de force pour Bong Joon-ho qui s'était un peu perdu avec Okja. Un film maîtrisé de bout en bout, maniant les ruptures de ton à merveille. Une Palme bien méritée ! »
« Parasite succède à Snowpiercer dans le traitement social chez Bong Joon-ho : on passe de l'horizontalité "Double Dragon" à la verticalité "Donkey Kong". Car la question sociale est un jeu de plate-forme. Elle l'a toujours été. »
« Un Bong Jonn-ho bien trop consensuel pour apporter un vague regard sur un sujet déjà usé jusqu'à la corde. Peut-on encore attendre quelque chose d'un cinéaste qui n'a, semble-t-il, plus grand chose à raconter. »
« Bong revient en force avec un film qui oscille entre comédie franche et thriller. On rit beaucoup et le suspense est là du début à la fin pour nous maintenir en haleine. Que demander de plus ? »
« Retour aux sources pour Bong Joon-ho en Corée après ses détours internationaux plus (Snowpiercer) ou moins (Okja) réussis avec une satire sociale dans la veine de ses premiers films. Forcement plus sage, attendu et policé, mais aussi plus maîtrisé et jubilatoire. »
Godzilla II : Roi des Monstres (en salles le 29/05/2019)
Michael Dougherty
« Gareth Edwards était avare mais majestueux dans ses moments kaiju. Pour cette suite supposée plus généreuse, la mise en scène brouillonne et les intrigues humaines inintéressantes ne sont pas rattrapés par quelques money-shot tous vus dans la bande annonce. »
« Un film au scénario paresseux et aux personnages particulièrement pénibles mais bordel, visuellement, ça envoie ! »
« Un Kaiju eiga qui sait se montrer généreux en matière de grand spectacle et respectueux du matériau original, mais doté d’un scénario qui ne traite jamais correctement ses idées intéressantes et qui peine à faire exister convenablement ses personnages humains. »
Passion (en salles le 15/05/2019)
Hamaguchi Ryusuke
« Les maladresses du film et son côté un peu sur-écrit nous rappellent qu'il s'agit d'un film de fin d'études. Néanmoins, c'est une ébauche passionnante qui annonce déjà tous les thèmes du cinéma d'Hamaguchi et le regard à la fois sensible mais profondément honnête et sans concessions qu'il pose sur son pays, avec quelques très belles fulgurances au passage. »
« Le film a tous les défauts d'un film de fin d'études, mais on y décèle toutes les obsessions de l'auteur, ses réflexions sur la violence, les relations humaines, l'empathie. »
« L'art d'Hamaguchi de tirer du romanesque de l'anodin, sa capture du dérèglement sentimental dans un cadre feutré, tout cela est déjà là de manière mal dégrossie mais captivante dans ce Passion. »
« Malgré quelques maladresses de mise en scène, ce premier film recèle déjà toutes les thématiques chères à Hamaguchi. Ses amateurs (et ceux de Rohmer) devraient donc y trouver leur compte sans problème. »
« On sent ce qui fera les thèmes de prédilection de Hamaguchi, qui tournent dans Passion parfois à l'obsession. Un film de fin d'études réussi en tant que tel, mais quand même assez maladroit et un peu lourdingue. »
Ne Coupez pas! (en salles le 24/04/2019)
Ueda Shin'ichirô
« Ode aux petites mains et au système D du cinéma, touchant, inventif et surtout d'une drôlerie irrésistible. »
« Ce film étudiant à la trajectoire improbable marque par son humour, sa malice, sa créativité, mais avant tout par son extrême bienveillance. Sous les hectolitres de faux sang se cache en effet un véritable hommage au cinéma, qui ne manque pas de laisser un sourire aux lèvres. »
« Une déclaration d'amour au cinéma, sans moyen mais hyper malin. Donc ça marche ! »
« Une idée simple, un budget limité et surtout de la passion : la recette imparable pour cette ode au cinéma. »
« Une fable sur le cinéma qui alterne avec brio entre subtilités scénaristiques et ressorts grand public. »
« Rien de révolutionnaire, mais plutôt malin et amusant. »
Alpha - The Right to Kill (en salles le 17/04/2019)
Brillante Mendoza
« Plongée tout en ambigu réalisme dans fange sociale, corrompue et violente de la lutte contre les stupéfiants aux Philippines. »
« Mendoza reprend sa caméra de documentariste pour nous amener dans la plaque tournante de la drogue, où le manichéisme s'efface au profit du terrible réalisme social. »
« Un polar glacial, parfois électrisé par son sujet mais qui entretient une ambiguïté sur le portrait d'un système ultra-répressif. »
« Toujours à l'aise dans le drame social réaliste, Mendoza se perd un peu dans son polar à la Training Day, où le déterminisme et le systématique de la vision du cinéaste ne laissent pas beaucoup de place à la surprise. »
Liz et l'oiseau bleu (en salles le 17/04/2019)
Yamada Naoko
« Un film sensible et esthétiquement magnifique qui a tendance parfois à trop surligner son propos. »
« Un "coming of age" qui ne fonctionne jamais aussi bien que quand il déploie son émotion de manière brillamment sensitive. Belle confirmation du talent de Naoko Yamada. »
« Là où A Silent Voice pouvait pécher en se montrant trop démonstratif, l'action plus resserrée de Liz et l'oiseau bleu permet à Yamada Naoko d'accompagner les sentiments de ses personnages avec plus de subtilité et de nuance. Un beau moment. »
« Un film zen qui calme, alternant entre onirisme et petits bouts de vie. On est charmés mais parfois un peu agacés par l'aspect trop kawaii du film. »
« Une magnifique peinture de la relation fusionnelle entre deux adolescentes et leur place dans un groupe, portée par un trait, des couleurs et une animation du plus bel effet. »
Dragon Ball Super : Broly (en salles le 13/03/2019)
Tatsuya Nagamine
« La baston pour la baston, sans les enjeux, le talent narratif et la tension dramatique de la série ou même du premier film Broly. Et hormis les combats dantesques, une facture technique très douteuse pour une sortie cinéma. »
« Quelques éléments de background pour satisfaire les plus grands fans de Dragon Ball, mais une animation très inégale et une histoire inconsistante qui parvient à faire regretter le Broly original, pourtant lui-même pas un monument de profondeur. »
« On passe à côté du grand film épique que l'on est en droit de rêver à l'introduction du film pour un spectacle facile dont la maestria technique de l'animation ne cache pas le vide et le manque d'ambition. »
Les Étendues imaginaires (en salles le 06/03/2019)
Siew Hua Yeo
« Le thriller et l'échappée rêveuse nous ancre puis nous éloigne d'un réel oppressant dans une oeuvre envoûtante. »
« En drapant ses problématiques sociales d'un voile onirique, le film a tout pour plaire sur le papier. Hélas, il prend trop souvent des airs de limbes dans lesquelles on s'égare. »
« Les Étendues imaginaires traite de thèmes déjà vus dans le cinéma asiatique et pourtant... En amenant le long-métrage vers le film de genre, le réalisateur en fait un objet original et inattendu. »
« Polar onirique portée par une photographie magnifique. Un trip coloré dans le Singapour des travailleurs migrants. »
« Un premier long-métrage honorable rempli de bonnes idées, mais qui à certains égards ressemble au cinéma de la Chine continentale sans enrichir le registre. »
« Le drame social se font dans un rêve vaporeux. Splendide ! »
Les Éternels (en salles le 27/02/2019)
Jia Zhang-ke
« Jia Zhang ke mêle encore la petite et la grande histoire dans un poignant et ample mélodrame où toutes les obsessions du cinéaste sont présentes. »
« Jia Zangke scrute à nouveau à travers le temps l'évolution de la Chine contemporaine dans la description d'un amour aussi inconditionnel que vain. »
« Jia Zhangke à son sommet de justesse. »
« Un trésor de questionnements sur la Chine contemporaine, mais qui manque parfois de consistance faute d'enjeux narratifs clairs. »
« Une nouvelle exploration de la Chine sur deux décennies. On ressort ébloui de la mise en scène, la photographie et la puissance de jeu de Zhao Tao. »
« Jia Zhang-ke poursuit dans son auscultation de la Chine à travers le portrait de désaxés. Son dispositif en triptyque s'essouffle un peu d'autant que la première partie du film est la plus convaincante. »
« Malgré les enjeux actuels du cinéma chinois (blockbusterisation et standardisation, passage au comité de censure), Jia Zhang-ke parvient toujours à tirer son épingle du jeu et continue subtilement de décrire et questionner son pays, sans oublier d'y inclure des références à son propre cinéma. »
« Un peu en deçà des précédents chefs-d'oeuvre de Jia Zhank-ke, mais des moment de bravoures sublimes ! »
Kingdom (Netflix)
Kim Seong-hoon
« Kim seong hoon insuffle sa rage et son cynisme dans le genre zombie. Une farce horrifique soignée et politique. Romero aurait été fier. »
« Des zombies, de la politique et de beaux costumes : bien qu'elle ne révolutionne rien, la série exploite efficacement ses codes et remplit sans peine l'objectif de divertir le public. »
« Une série qui aurait pu être novatrice mais qui souffre d'un rythme bancal. Mention à la photographie, tout simplement sublime. »
« Une virée médiévale en enfer au rythme inégal qui, à défaut de renouveler le mythe du zombie assure le cahier des charges rayon horreur et aventure. »
« Il parait que ça commence vraiment au bout de deux épisodes, je ne suis pas allé aussi loin... »
Les Funérailles des roses (en salles le 20/02/2019)
Matsumoto Toshio
« Film fou et libre, aussi marquant que profondément avant gardiste. »
« Le souffle de la grandes tragédies à la sauce expérimentale et queer dans un Shinjuku sixties. Singulier et captivant. »
« Dément. »
« Expérimental, burlesque, délicieusement ludique et provocateur. Un brouillage des genres sociaux comme artistiques qui n'a pas pris une ride, pour peu qu'on se retienne de vouloir lui donner une portée politique. »
« Une beauté plastique au service d'un portrait impliqué du monde gay des années 60. »
« Belle redécouverte d'un cinéma libre et esthète. »
Battle Angel Alita (en salles le 13/02/2019)
Robert Rodriguez
« Film qui manque de substance, prend des raccourcis et donc ne saisit pas vraiment les thématiques du manga. Reste un visuel assez soigné et un beau personnage. Ça fait peu. »
« On sent malheureusement le côté rushé des différents arcs du manga mais Rodriguez reprend tant bien que mal le style Cameron dans l'action et l'univers dépeint. La plus belle réussite reste Alita/Gally vrai beau personnage en construction magnifiquement retranscrit. »
« Heureusement que le visuel est plutôt réussi et que le personnage d'Alita intrigue... Sinon, c'est vide, creux, linéaire et, surtout, mielleux. »
« Un blockbuster techniquement irréprochable mais qui souffre d’une direction artistique bicéphale, où se mêlent mise en scène de Rodriguez et omniprésence de Cameron dans tous les plans. »
« Un film buvable, mais dans la droite lignée de la paresse créative du blockbuster hollywoodien de ces dernières années, et qui fait trop souvent fi de ce qui donnait son épaisseur au manga original. »
« Drôle de film : ni de Cameron, ni de Rodriguez ; à contre courant de la production actuelle sans rien vraiment inventer... On attend de voir Avatar 2 pour comprendre la place de ce brouillon et savoir s'il restera comme une tentative orpheline un peu bâtarde un ou le prophète d'une renouveau Hollywoodien. »
Un grand voyage vers la nuit (en salles le 30/01/2019)
Bi Gan
« Un poème visuel d'une beauté à couper le souffle. Méditation sensuelle sur le souvenir, l'amour, le temps. Un chef d'œuvre. »
« Entre espérances, souvenirs et regrets, une rêverie envoûtante notamment dans sa deuxième partie hypnotique. »
« Il y le cinéma, donc il y a Bi Gan. »
« Une réalisation enchanteresse qui ne peut laisser l'esthète indifférent, mais qui semble hélas parfois tourner à vide. Les pieds ne touchent pas terre durant le voyage, pour le meilleur et le moins bon... »
« Rêve éveillé, Un grand voyage vers la nuit nous entraîne dans des contrées insoupçonnées, sublimées par ce fameux plan séquence en 3D qui a un véritable sens. »
« Au-delà de la prouesse technique et esthétique de son plan-séquence final, Bi Gan excelle dans sa narration fragmentaire et chronologiquement explosée. Un grand voyage de rêve et de nostalgie. Une certaine idée du cinéma. »
« Une échappée hallucinatoire et volontairement décousue qui transporte son spectateur dans un rêve éveillé, aux limites de l’irréel dans sa somptueuse dernière heure en 3D. »
« Bi Gan propose une mise en image du concept de rêve jamais vue. Chaque plan crève les yeux de beauté, et le fameux plan-séquence n'a pas usurpé ses éloges. »
« Un grand voyage vers le cinéma. »
Nicky Larson et le parfum de Cupidon (en salles le 06/02/2019)
Philippe Lacheau
« Dommage que l'humour franchouillard et les clins d’œil embarrassants au Club Dorothée viennent parasiter un ensemble loin de la purge annoncée. Une relative ambition dans l'action, la dimension cartoon et l'humour de City Hunter sont là, pas honteux sans être une réussite. »
« Retour en enfance pour la génération Club Dorothée. Oubliez City Hunter et replongez-vous dans le Nicky Larson que vous avez connu. Tout n'est pas parfait, les références sont souvent peu utiles mais ce Nicky Larson est une bonne comédie et surtout, le meilleur film de Lacheau (ok, ce n'est pas très difficile...). »
« Les fans de Lacheau peuvent y trouver leur compte, ceux qui cherchent City Hunter (ou une quelconque forme d'ambition cinématographique) seront plus embarrassés devant cette comédie pataude multipliant les clins d’œils déprimants au Club Dorothée. »
Penguin Highway (Kinotayo 2019)
ishida Hiroyasu
« Bon anime pour les amateurs de sciences, de seins et de manchots. Et une fin bien psychédélique zabriskie-pointesque de bon aloi. »
« Un premier long-métrage qui prouve que son jeune réalisateur Ishida Hiroyasu est loin d'être manchot ! »
Destiny : The Tale Of Kamakura (Kinotayo 2019)
Yamazaki Takashi
« Un conte magique très gnangnan où la magie n'opère pas. Les effets spéciaux sont assez réussis. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Jeremy Coifman Justin Kwedi Kephren Montoute Lila Gleizes Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
Petite forêt (en salles le 03/07/2019)
Yim Soon-rye
« Petit film au charme fou qui offre une délicieuse parenthèse portée par le subtil de Yim Soo-rye et sa lumineuse interprète Kim Tae-ri. »
« Un film attachant sur un personnage qui se retrouve grâce à ses racines. Classique mais très joli. »
« Une touche de Kore-eda dans un film toujours juste dans le traitement des émotions. Aucun pathos ni mélo et pourtant, de l'émotion ! »
« Une bouffée d'air frais, d'agriculture et d'art culinaire avec un trio d'acteurs impeccable. »
« Petite forêt est une charmante et courte adaptation du manga de Daisuke Igarashi avec dans le rôle principal la toujours ravissante Kim Tae-ri. Un vrai délice ! »
Modest Heroes (Annecy 2019)
Yonebayashi, Yamashita, Momose
« Compilation inégale, assez desservie par le doublage anglophone peu inspiré. Heureusement le segment Invisible à veulent quelque chose à dire. »
« Sans goût ni saveur. Seul le dernier segment a une véritable portée artistique. »
« Qualité et ambition modestes également... »
White Snake (Annecy 2019)
Amp Wong
« La réponse à la question "comment adapter une légende ancestrale en 2019 ?" n'est bizarrement pas : une série de cinématiques de mauvais jeu vidéo beauf. »
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
Ride Your Wave (Annecy 2019)
Yuasa Masaaki
« Masaaki Yuasa va là où ne l'attend pas et ça fonctionne ! Sa chanson nous restera en tête toute la semaine. »
« Des séquences réussies, incroyables et magnifiques contrebalancés par un côté un peu trop mielleux et une musique qui revient 50 fois et qui est assez insupportable. Malgré tout, Ride Your Wave reste un très beau film, adulte, sur les étapes difficiles de la vie. »
Parasite (en salles le 05/06/2019)
Bong Joon-ho
« Drôle, cruel, terrifiant, poignant, électrisant, Parasite nous confronte aux failles de la société coréenne, voire de la société de manière universelle, à travers une savoureuse galerie de personnages et de situations qu'un seul visionnage ne suffira certainement pas pour en dévoiler toutes leurs subtilités. »
« La copie est un peu trop propre pour donner un film fort, mais le mélange des genres et la fluidité de la mise en scène en font un divertissement redoutable et intelligent. »
« Un nouveau coup de force pour Bong Joon-ho qui s'était un peu perdu avec Okja. Un film maîtrisé de bout en bout, maniant les ruptures de ton à merveille. Une Palme bien méritée ! »
« Parasite succède à Snowpiercer dans le traitement social chez Bong Joon-ho : on passe de l'horizontalité "Double Dragon" à la verticalité "Donkey Kong". Car la question sociale est un jeu de plate-forme. Elle l'a toujours été. »
« Un Bong Jonn-ho bien trop consensuel pour apporter un vague regard sur un sujet déjà usé jusqu'à la corde. Peut-on encore attendre quelque chose d'un cinéaste qui n'a, semble-t-il, plus grand chose à raconter. »
« Bong revient en force avec un film qui oscille entre comédie franche et thriller. On rit beaucoup et le suspense est là du début à la fin pour nous maintenir en haleine. Que demander de plus ? »
« Retour aux sources pour Bong Joon-ho en Corée après ses détours internationaux plus (Snowpiercer) ou moins (Okja) réussis avec une satire sociale dans la veine de ses premiers films. Forcement plus sage, attendu et policé, mais aussi plus maîtrisé et jubilatoire. »
Godzilla II : Roi des Monstres (en salles le 29/05/2019)
Michael Dougherty
« Gareth Edwards était avare mais majestueux dans ses moments kaiju. Pour cette suite supposée plus généreuse, la mise en scène brouillonne et les intrigues humaines inintéressantes ne sont pas rattrapés par quelques money-shot tous vus dans la bande annonce. »
« Un film au scénario paresseux et aux personnages particulièrement pénibles mais bordel, visuellement, ça envoie ! »
« Un Kaiju eiga qui sait se montrer généreux en matière de grand spectacle et respectueux du matériau original, mais doté d’un scénario qui ne traite jamais correctement ses idées intéressantes et qui peine à faire exister convenablement ses personnages humains. »
Passion (en salles le 15/05/2019)
Hamaguchi Ryusuke
« Les maladresses du film et son côté un peu sur-écrit nous rappellent qu'il s'agit d'un film de fin d'études. Néanmoins, c'est une ébauche passionnante qui annonce déjà tous les thèmes du cinéma d'Hamaguchi et le regard à la fois sensible mais profondément honnête et sans concessions qu'il pose sur son pays, avec quelques très belles fulgurances au passage. »
« Le film a tous les défauts d'un film de fin d'études, mais on y décèle toutes les obsessions de l'auteur, ses réflexions sur la violence, les relations humaines, l'empathie. »
« L'art d'Hamaguchi de tirer du romanesque de l'anodin, sa capture du dérèglement sentimental dans un cadre feutré, tout cela est déjà là de manière mal dégrossie mais captivante dans ce Passion. »
« Malgré quelques maladresses de mise en scène, ce premier film recèle déjà toutes les thématiques chères à Hamaguchi. Ses amateurs (et ceux de Rohmer) devraient donc y trouver leur compte sans problème. »
« On sent ce qui fera les thèmes de prédilection de Hamaguchi, qui tournent dans Passion parfois à l'obsession. Un film de fin d'études réussi en tant que tel, mais quand même assez maladroit et un peu lourdingue. »
Ne Coupez pas! (en salles le 24/04/2019)
Ueda Shin'ichirô
« Ode aux petites mains et au système D du cinéma, touchant, inventif et surtout d'une drôlerie irrésistible. »
« Ce film étudiant à la trajectoire improbable marque par son humour, sa malice, sa créativité, mais avant tout par son extrême bienveillance. Sous les hectolitres de faux sang se cache en effet un véritable hommage au cinéma, qui ne manque pas de laisser un sourire aux lèvres. »
« Une déclaration d'amour au cinéma, sans moyen mais hyper malin. Donc ça marche ! »
« Une idée simple, un budget limité et surtout de la passion : la recette imparable pour cette ode au cinéma. »
« Une fable sur le cinéma qui alterne avec brio entre subtilités scénaristiques et ressorts grand public. »
« Rien de révolutionnaire, mais plutôt malin et amusant. »
Alpha - The Right to Kill (en salles le 17/04/2019)
Brillante Mendoza
« Plongée tout en ambigu réalisme dans fange sociale, corrompue et violente de la lutte contre les stupéfiants aux Philippines. »
« Mendoza reprend sa caméra de documentariste pour nous amener dans la plaque tournante de la drogue, où le manichéisme s'efface au profit du terrible réalisme social. »
« Un polar glacial, parfois électrisé par son sujet mais qui entretient une ambiguïté sur le portrait d'un système ultra-répressif. »
« Toujours à l'aise dans le drame social réaliste, Mendoza se perd un peu dans son polar à la Training Day, où le déterminisme et le systématique de la vision du cinéaste ne laissent pas beaucoup de place à la surprise. »
Liz et l'oiseau bleu (en salles le 17/04/2019)
Yamada Naoko
« Un film sensible et esthétiquement magnifique qui a tendance parfois à trop surligner son propos. »
« Un "coming of age" qui ne fonctionne jamais aussi bien que quand il déploie son émotion de manière brillamment sensitive. Belle confirmation du talent de Naoko Yamada. »
« Là où A Silent Voice pouvait pécher en se montrant trop démonstratif, l'action plus resserrée de Liz et l'oiseau bleu permet à Yamada Naoko d'accompagner les sentiments de ses personnages avec plus de subtilité et de nuance. Un beau moment. »
« Un film zen qui calme, alternant entre onirisme et petits bouts de vie. On est charmés mais parfois un peu agacés par l'aspect trop kawaii du film. »
« Une magnifique peinture de la relation fusionnelle entre deux adolescentes et leur place dans un groupe, portée par un trait, des couleurs et une animation du plus bel effet. »
Dragon Ball Super : Broly (en salles le 13/03/2019)
Tatsuya Nagamine
« La baston pour la baston, sans les enjeux, le talent narratif et la tension dramatique de la série ou même du premier film Broly. Et hormis les combats dantesques, une facture technique très douteuse pour une sortie cinéma. »
« Quelques éléments de background pour satisfaire les plus grands fans de Dragon Ball, mais une animation très inégale et une histoire inconsistante qui parvient à faire regretter le Broly original, pourtant lui-même pas un monument de profondeur. »
« On passe à côté du grand film épique que l'on est en droit de rêver à l'introduction du film pour un spectacle facile dont la maestria technique de l'animation ne cache pas le vide et le manque d'ambition. »
Les Étendues imaginaires (en salles le 06/03/2019)
Siew Hua Yeo
« Le thriller et l'échappée rêveuse nous ancre puis nous éloigne d'un réel oppressant dans une oeuvre envoûtante. »
« En drapant ses problématiques sociales d'un voile onirique, le film a tout pour plaire sur le papier. Hélas, il prend trop souvent des airs de limbes dans lesquelles on s'égare. »
« Les Étendues imaginaires traite de thèmes déjà vus dans le cinéma asiatique et pourtant... En amenant le long-métrage vers le film de genre, le réalisateur en fait un objet original et inattendu. »
« Polar onirique portée par une photographie magnifique. Un trip coloré dans le Singapour des travailleurs migrants. »
« Un premier long-métrage honorable rempli de bonnes idées, mais qui à certains égards ressemble au cinéma de la Chine continentale sans enrichir le registre. »
« Le drame social se font dans un rêve vaporeux. Splendide ! »
Les Éternels (en salles le 27/02/2019)
Jia Zhang-ke
« Jia Zhang ke mêle encore la petite et la grande histoire dans un poignant et ample mélodrame où toutes les obsessions du cinéaste sont présentes. »
« Jia Zangke scrute à nouveau à travers le temps l'évolution de la Chine contemporaine dans la description d'un amour aussi inconditionnel que vain. »
« Jia Zhangke à son sommet de justesse. »
« Un trésor de questionnements sur la Chine contemporaine, mais qui manque parfois de consistance faute d'enjeux narratifs clairs. »
« Une nouvelle exploration de la Chine sur deux décennies. On ressort ébloui de la mise en scène, la photographie et la puissance de jeu de Zhao Tao. »
« Jia Zhang-ke poursuit dans son auscultation de la Chine à travers le portrait de désaxés. Son dispositif en triptyque s'essouffle un peu d'autant que la première partie du film est la plus convaincante. »
« Malgré les enjeux actuels du cinéma chinois (blockbusterisation et standardisation, passage au comité de censure), Jia Zhang-ke parvient toujours à tirer son épingle du jeu et continue subtilement de décrire et questionner son pays, sans oublier d'y inclure des références à son propre cinéma. »
« Un peu en deçà des précédents chefs-d'oeuvre de Jia Zhank-ke, mais des moment de bravoures sublimes ! »
Kingdom (Netflix)
Kim Seong-hoon
« Kim seong hoon insuffle sa rage et son cynisme dans le genre zombie. Une farce horrifique soignée et politique. Romero aurait été fier. »
« Des zombies, de la politique et de beaux costumes : bien qu'elle ne révolutionne rien, la série exploite efficacement ses codes et remplit sans peine l'objectif de divertir le public. »
« Une série qui aurait pu être novatrice mais qui souffre d'un rythme bancal. Mention à la photographie, tout simplement sublime. »
« Une virée médiévale en enfer au rythme inégal qui, à défaut de renouveler le mythe du zombie assure le cahier des charges rayon horreur et aventure. »
« Il parait que ça commence vraiment au bout de deux épisodes, je ne suis pas allé aussi loin... »
Les Funérailles des roses (en salles le 20/02/2019)
Matsumoto Toshio
« Film fou et libre, aussi marquant que profondément avant gardiste. »
« Le souffle de la grandes tragédies à la sauce expérimentale et queer dans un Shinjuku sixties. Singulier et captivant. »
« Dément. »
« Expérimental, burlesque, délicieusement ludique et provocateur. Un brouillage des genres sociaux comme artistiques qui n'a pas pris une ride, pour peu qu'on se retienne de vouloir lui donner une portée politique. »
« Une beauté plastique au service d'un portrait impliqué du monde gay des années 60. »
« Belle redécouverte d'un cinéma libre et esthète. »
Battle Angel Alita (en salles le 13/02/2019)
Robert Rodriguez
« Film qui manque de substance, prend des raccourcis et donc ne saisit pas vraiment les thématiques du manga. Reste un visuel assez soigné et un beau personnage. Ça fait peu. »
« On sent malheureusement le côté rushé des différents arcs du manga mais Rodriguez reprend tant bien que mal le style Cameron dans l'action et l'univers dépeint. La plus belle réussite reste Alita/Gally vrai beau personnage en construction magnifiquement retranscrit. »
« Heureusement que le visuel est plutôt réussi et que le personnage d'Alita intrigue... Sinon, c'est vide, creux, linéaire et, surtout, mielleux. »
« Un blockbuster techniquement irréprochable mais qui souffre d’une direction artistique bicéphale, où se mêlent mise en scène de Rodriguez et omniprésence de Cameron dans tous les plans. »
« Un film buvable, mais dans la droite lignée de la paresse créative du blockbuster hollywoodien de ces dernières années, et qui fait trop souvent fi de ce qui donnait son épaisseur au manga original. »
« Drôle de film : ni de Cameron, ni de Rodriguez ; à contre courant de la production actuelle sans rien vraiment inventer... On attend de voir Avatar 2 pour comprendre la place de ce brouillon et savoir s'il restera comme une tentative orpheline un peu bâtarde un ou le prophète d'une renouveau Hollywoodien. »
Un grand voyage vers la nuit (en salles le 30/01/2019)
Bi Gan
« Un poème visuel d'une beauté à couper le souffle. Méditation sensuelle sur le souvenir, l'amour, le temps. Un chef d'œuvre. »
« Entre espérances, souvenirs et regrets, une rêverie envoûtante notamment dans sa deuxième partie hypnotique. »
« Il y le cinéma, donc il y a Bi Gan. »
« Une réalisation enchanteresse qui ne peut laisser l'esthète indifférent, mais qui semble hélas parfois tourner à vide. Les pieds ne touchent pas terre durant le voyage, pour le meilleur et le moins bon... »
« Rêve éveillé, Un grand voyage vers la nuit nous entraîne dans des contrées insoupçonnées, sublimées par ce fameux plan séquence en 3D qui a un véritable sens. »
« Au-delà de la prouesse technique et esthétique de son plan-séquence final, Bi Gan excelle dans sa narration fragmentaire et chronologiquement explosée. Un grand voyage de rêve et de nostalgie. Une certaine idée du cinéma. »
« Une échappée hallucinatoire et volontairement décousue qui transporte son spectateur dans un rêve éveillé, aux limites de l’irréel dans sa somptueuse dernière heure en 3D. »
« Bi Gan propose une mise en image du concept de rêve jamais vue. Chaque plan crève les yeux de beauté, et le fameux plan-séquence n'a pas usurpé ses éloges. »
« Un grand voyage vers le cinéma. »
Nicky Larson et le parfum de Cupidon (en salles le 06/02/2019)
Philippe Lacheau
« Dommage que l'humour franchouillard et les clins d’œil embarrassants au Club Dorothée viennent parasiter un ensemble loin de la purge annoncée. Une relative ambition dans l'action, la dimension cartoon et l'humour de City Hunter sont là, pas honteux sans être une réussite. »
« Retour en enfance pour la génération Club Dorothée. Oubliez City Hunter et replongez-vous dans le Nicky Larson que vous avez connu. Tout n'est pas parfait, les références sont souvent peu utiles mais ce Nicky Larson est une bonne comédie et surtout, le meilleur film de Lacheau (ok, ce n'est pas très difficile...). »
« Les fans de Lacheau peuvent y trouver leur compte, ceux qui cherchent City Hunter (ou une quelconque forme d'ambition cinématographique) seront plus embarrassés devant cette comédie pataude multipliant les clins d’œils déprimants au Club Dorothée. »
Penguin Highway (Kinotayo 2019)
ishida Hiroyasu
« Bon anime pour les amateurs de sciences, de seins et de manchots. Et une fin bien psychédélique zabriskie-pointesque de bon aloi. »
« Un premier long-métrage qui prouve que son jeune réalisateur Ishida Hiroyasu est loin d'être manchot ! »
Destiny : The Tale Of Kamakura (Kinotayo 2019)
Yamazaki Takashi
« Un conte magique très gnangnan où la magie n'opère pas. Les effets spéciaux sont assez réussis. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Tableau des Etoiles

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Jeremy Coifman Justin Kwedi Kephren Montoute Lila Gleizes Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
Petite forêt (en salles le 03/07/2019)
Yim Soon-rye
« Petit film au charme fou qui offre une délicieuse parenthèse portée par le subtil de Yim Soo-rye et sa lumineuse interprète Kim Tae-ri. »
« Un film attachant sur un personnage qui se retrouve grâce à ses racines. Classique mais très joli. »
« Une touche de Kore-eda dans un film toujours juste dans le traitement des émotions. Aucun pathos ni mélo et pourtant, de l'émotion ! »
« Une bouffée d'air frais, d'agriculture et d'art culinaire avec un trio d'acteurs impeccable. »
« Petite forêt est une charmante et courte adaptation du manga de Daisuke Igarashi avec dans le rôle principal la toujours ravissante Kim Tae-ri. Un vrai délice ! »
Modest Heroes (Annecy 2019)
Yonebayashi, Yamashita, Momose
« Compilation inégale, assez desservie par le doublage anglophone peu inspiré. Heureusement le segment Invisible à veulent quelque chose à dire. »
« Sans goût ni saveur. Seul le dernier segment a une véritable portée artistique. »
« Qualité et ambition modestes également... »
White Snake (Annecy 2019)
Amp Wong
« La réponse à la question "comment adapter une légende ancestrale en 2019 ?" n'est bizarrement pas : une série de cinématiques de mauvais jeu vidéo beauf. »
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
Ride Your Wave (Annecy 2019)
Yuasa Masaaki
« Masaaki Yuasa va là où ne l'attend pas et ça fonctionne ! Sa chanson nous restera en tête toute la semaine. »
« Des séquences réussies, incroyables et magnifiques contrebalancés par un côté un peu trop mielleux et une musique qui revient 50 fois et qui est assez insupportable. Malgré tout, Ride Your Wave reste un très beau film, adulte, sur les étapes difficiles de la vie. »
Parasite (en salles le 05/06/2019)
Bong Joon-ho
« Drôle, cruel, terrifiant, poignant, électrisant, Parasite nous confronte aux failles de la société coréenne, voire de la société de manière universelle, à travers une savoureuse galerie de personnages et de situations qu'un seul visionnage ne suffira certainement pas pour en dévoiler toutes leurs subtilités. »
« La copie est un peu trop propre pour donner un film fort, mais le mélange des genres et la fluidité de la mise en scène en font un divertissement redoutable et intelligent. »
« Un nouveau coup de force pour Bong Joon-ho qui s'était un peu perdu avec Okja. Un film maîtrisé de bout en bout, maniant les ruptures de ton à merveille. Une Palme bien méritée ! »
« Parasite succède à Snowpiercer dans le traitement social chez Bong Joon-ho : on passe de l'horizontalité "Double Dragon" à la verticalité "Donkey Kong". Car la question sociale est un jeu de plate-forme. Elle l'a toujours été. »
« Un Bong Jonn-ho bien trop consensuel pour apporter un vague regard sur un sujet déjà usé jusqu'à la corde. Peut-on encore attendre quelque chose d'un cinéaste qui n'a, semble-t-il, plus grand chose à raconter. »
« Bong revient en force avec un film qui oscille entre comédie franche et thriller. On rit beaucoup et le suspense est là du début à la fin pour nous maintenir en haleine. Que demander de plus ? »
« Retour aux sources pour Bong Joon-ho en Corée après ses détours internationaux plus (Snowpiercer) ou moins (Okja) réussis avec une satire sociale dans la veine de ses premiers films. Forcement plus sage, attendu et policé, mais aussi plus maîtrisé et jubilatoire. »
Godzilla II : Roi des Monstres (en salles le 29/05/2019)
Michael Dougherty
« Gareth Edwards était avare mais majestueux dans ses moments kaiju. Pour cette suite supposée plus généreuse, la mise en scène brouillonne et les intrigues humaines inintéressantes ne sont pas rattrapés par quelques money-shot tous vus dans la bande annonce. »
« Un film au scénario paresseux et aux personnages particulièrement pénibles mais bordel, visuellement, ça envoie ! »
« Un Kaiju eiga qui sait se montrer généreux en matière de grand spectacle et respectueux du matériau original, mais doté d’un scénario qui ne traite jamais correctement ses idées intéressantes et qui peine à faire exister convenablement ses personnages humains. »
Passion (en salles le 15/05/2019)
Hamaguchi Ryusuke
« Les maladresses du film et son côté un peu sur-écrit nous rappellent qu'il s'agit d'un film de fin d'études. Néanmoins, c'est une ébauche passionnante qui annonce déjà tous les thèmes du cinéma d'Hamaguchi et le regard à la fois sensible mais profondément honnête et sans concessions qu'il pose sur son pays, avec quelques très belles fulgurances au passage. »
« Le film a tous les défauts d'un film de fin d'études, mais on y décèle toutes les obsessions de l'auteur, ses réflexions sur la violence, les relations humaines, l'empathie. »
« L'art d'Hamaguchi de tirer du romanesque de l'anodin, sa capture du dérèglement sentimental dans un cadre feutré, tout cela est déjà là de manière mal dégrossie mais captivante dans ce Passion. »
« Malgré quelques maladresses de mise en scène, ce premier film recèle déjà toutes les thématiques chères à Hamaguchi. Ses amateurs (et ceux de Rohmer) devraient donc y trouver leur compte sans problème. »
« On sent ce qui fera les thèmes de prédilection de Hamaguchi, qui tournent dans Passion parfois à l'obsession. Un film de fin d'études réussi en tant que tel, mais quand même assez maladroit et un peu lourdingue. »
Ne Coupez pas! (en salles le 24/04/2019)
Ueda Shin'ichirô
« Ode aux petites mains et au système D du cinéma, touchant, inventif et surtout d'une drôlerie irrésistible. »
« Ce film étudiant à la trajectoire improbable marque par son humour, sa malice, sa créativité, mais avant tout par son extrême bienveillance. Sous les hectolitres de faux sang se cache en effet un véritable hommage au cinéma, qui ne manque pas de laisser un sourire aux lèvres. »
« Une déclaration d'amour au cinéma, sans moyen mais hyper malin. Donc ça marche ! »
« Une idée simple, un budget limité et surtout de la passion : la recette imparable pour cette ode au cinéma. »
« Une fable sur le cinéma qui alterne avec brio entre subtilités scénaristiques et ressorts grand public. »
« Rien de révolutionnaire, mais plutôt malin et amusant. »
Alpha - The Right to Kill (en salles le 17/04/2019)
Brillante Mendoza
« Plongée tout en ambigu réalisme dans fange sociale, corrompue et violente de la lutte contre les stupéfiants aux Philippines. »
« Mendoza reprend sa caméra de documentariste pour nous amener dans la plaque tournante de la drogue, où le manichéisme s'efface au profit du terrible réalisme social. »
« Un polar glacial, parfois électrisé par son sujet mais qui entretient une ambiguïté sur le portrait d'un système ultra-répressif. »
« Toujours à l'aise dans le drame social réaliste, Mendoza se perd un peu dans son polar à la Training Day, où le déterminisme et le systématique de la vision du cinéaste ne laissent pas beaucoup de place à la surprise. »
Liz et l'oiseau bleu (en salles le 17/04/2019)
Yamada Naoko
« Un film sensible et esthétiquement magnifique qui a tendance parfois à trop surligner son propos. »
« Un "coming of age" qui ne fonctionne jamais aussi bien que quand il déploie son émotion de manière brillamment sensitive. Belle confirmation du talent de Naoko Yamada. »
« Là où A Silent Voice pouvait pécher en se montrant trop démonstratif, l'action plus resserrée de Liz et l'oiseau bleu permet à Yamada Naoko d'accompagner les sentiments de ses personnages avec plus de subtilité et de nuance. Un beau moment. »
« Un film zen qui calme, alternant entre onirisme et petits bouts de vie. On est charmés mais parfois un peu agacés par l'aspect trop kawaii du film. »
« Une magnifique peinture de la relation fusionnelle entre deux adolescentes et leur place dans un groupe, portée par un trait, des couleurs et une animation du plus bel effet. »
Dragon Ball Super : Broly (en salles le 13/03/2019)
Tatsuya Nagamine
« La baston pour la baston, sans les enjeux, le talent narratif et la tension dramatique de la série ou même du premier film Broly. Et hormis les combats dantesques, une facture technique très douteuse pour une sortie cinéma. »
« Quelques éléments de background pour satisfaire les plus grands fans de Dragon Ball, mais une animation très inégale et une histoire inconsistante qui parvient à faire regretter le Broly original, pourtant lui-même pas un monument de profondeur. »
« On passe à côté du grand film épique que l'on est en droit de rêver à l'introduction du film pour un spectacle facile dont la maestria technique de l'animation ne cache pas le vide et le manque d'ambition. »
Les Étendues imaginaires (en salles le 06/03/2019)
Siew Hua Yeo
« Le thriller et l'échappée rêveuse nous ancre puis nous éloigne d'un réel oppressant dans une oeuvre envoûtante. »
« En drapant ses problématiques sociales d'un voile onirique, le film a tout pour plaire sur le papier. Hélas, il prend trop souvent des airs de limbes dans lesquelles on s'égare. »
« Les Étendues imaginaires traite de thèmes déjà vus dans le cinéma asiatique et pourtant... En amenant le long-métrage vers le film de genre, le réalisateur en fait un objet original et inattendu. »
« Polar onirique portée par une photographie magnifique. Un trip coloré dans le Singapour des travailleurs migrants. »
« Un premier long-métrage honorable rempli de bonnes idées, mais qui à certains égards ressemble au cinéma de la Chine continentale sans enrichir le registre. »
« Le drame social se font dans un rêve vaporeux. Splendide ! »
Les Éternels (en salles le 27/02/2019)
Jia Zhang-ke
« Jia Zhang ke mêle encore la petite et la grande histoire dans un poignant et ample mélodrame où toutes les obsessions du cinéaste sont présentes. »
« Jia Zangke scrute à nouveau à travers le temps l'évolution de la Chine contemporaine dans la description d'un amour aussi inconditionnel que vain. »
« Jia Zhangke à son sommet de justesse. »
« Un trésor de questionnements sur la Chine contemporaine, mais qui manque parfois de consistance faute d'enjeux narratifs clairs. »
« Une nouvelle exploration de la Chine sur deux décennies. On ressort ébloui de la mise en scène, la photographie et la puissance de jeu de Zhao Tao. »
« Jia Zhang-ke poursuit dans son auscultation de la Chine à travers le portrait de désaxés. Son dispositif en triptyque s'essouffle un peu d'autant que la première partie du film est la plus convaincante. »
« Malgré les enjeux actuels du cinéma chinois (blockbusterisation et standardisation, passage au comité de censure), Jia Zhang-ke parvient toujours à tirer son épingle du jeu et continue subtilement de décrire et questionner son pays, sans oublier d'y inclure des références à son propre cinéma. »
« Un peu en deçà des précédents chefs-d'oeuvre de Jia Zhank-ke, mais des moment de bravoures sublimes ! »
Kingdom (Netflix)
Kim Seong-hoon
« Kim seong hoon insuffle sa rage et son cynisme dans le genre zombie. Une farce horrifique soignée et politique. Romero aurait été fier. »
« Des zombies, de la politique et de beaux costumes : bien qu'elle ne révolutionne rien, la série exploite efficacement ses codes et remplit sans peine l'objectif de divertir le public. »
« Une série qui aurait pu être novatrice mais qui souffre d'un rythme bancal. Mention à la photographie, tout simplement sublime. »
« Une virée médiévale en enfer au rythme inégal qui, à défaut de renouveler le mythe du zombie assure le cahier des charges rayon horreur et aventure. »
« Il parait que ça commence vraiment au bout de deux épisodes, je ne suis pas allé aussi loin... »
Les Funérailles des roses (en salles le 20/02/2019)
Matsumoto Toshio
« Film fou et libre, aussi marquant que profondément avant gardiste. »
« Le souffle de la grandes tragédies à la sauce expérimentale et queer dans un Shinjuku sixties. Singulier et captivant. »
« Dément. »
« Expérimental, burlesque, délicieusement ludique et provocateur. Un brouillage des genres sociaux comme artistiques qui n'a pas pris une ride, pour peu qu'on se retienne de vouloir lui donner une portée politique. »
« Une beauté plastique au service d'un portrait impliqué du monde gay des années 60. »
« Belle redécouverte d'un cinéma libre et esthète. »
Battle Angel Alita (en salles le 13/02/2019)
Robert Rodriguez
« Film qui manque de substance, prend des raccourcis et donc ne saisit pas vraiment les thématiques du manga. Reste un visuel assez soigné et un beau personnage. Ça fait peu. »
« On sent malheureusement le côté rushé des différents arcs du manga mais Rodriguez reprend tant bien que mal le style Cameron dans l'action et l'univers dépeint. La plus belle réussite reste Alita/Gally vrai beau personnage en construction magnifiquement retranscrit. »
« Heureusement que le visuel est plutôt réussi et que le personnage d'Alita intrigue... Sinon, c'est vide, creux, linéaire et, surtout, mielleux. »
« Un blockbuster techniquement irréprochable mais qui souffre d’une direction artistique bicéphale, où se mêlent mise en scène de Rodriguez et omniprésence de Cameron dans tous les plans. »
« Un film buvable, mais dans la droite lignée de la paresse créative du blockbuster hollywoodien de ces dernières années, et qui fait trop souvent fi de ce qui donnait son épaisseur au manga original. »
« Drôle de film : ni de Cameron, ni de Rodriguez ; à contre courant de la production actuelle sans rien vraiment inventer... On attend de voir Avatar 2 pour comprendre la place de ce brouillon et savoir s'il restera comme une tentative orpheline un peu bâtarde un ou le prophète d'une renouveau Hollywoodien. »
Un grand voyage vers la nuit (en salles le 30/01/2019)
Bi Gan
« Un poème visuel d'une beauté à couper le souffle. Méditation sensuelle sur le souvenir, l'amour, le temps. Un chef d'œuvre. »
« Entre espérances, souvenirs et regrets, une rêverie envoûtante notamment dans sa deuxième partie hypnotique. »
« Il y le cinéma, donc il y a Bi Gan. »
« Une réalisation enchanteresse qui ne peut laisser l'esthète indifférent, mais qui semble hélas parfois tourner à vide. Les pieds ne touchent pas terre durant le voyage, pour le meilleur et le moins bon... »
« Rêve éveillé, Un grand voyage vers la nuit nous entraîne dans des contrées insoupçonnées, sublimées par ce fameux plan séquence en 3D qui a un véritable sens. »
« Au-delà de la prouesse technique et esthétique de son plan-séquence final, Bi Gan excelle dans sa narration fragmentaire et chronologiquement explosée. Un grand voyage de rêve et de nostalgie. Une certaine idée du cinéma. »
« Une échappée hallucinatoire et volontairement décousue qui transporte son spectateur dans un rêve éveillé, aux limites de l’irréel dans sa somptueuse dernière heure en 3D. »
« Bi Gan propose une mise en image du concept de rêve jamais vue. Chaque plan crève les yeux de beauté, et le fameux plan-séquence n'a pas usurpé ses éloges. »
« Un grand voyage vers le cinéma. »
Nicky Larson et le parfum de Cupidon (en salles le 06/02/2019)
Philippe Lacheau
« Dommage que l'humour franchouillard et les clins d’œil embarrassants au Club Dorothée viennent parasiter un ensemble loin de la purge annoncée. Une relative ambition dans l'action, la dimension cartoon et l'humour de City Hunter sont là, pas honteux sans être une réussite. »
« Retour en enfance pour la génération Club Dorothée. Oubliez City Hunter et replongez-vous dans le Nicky Larson que vous avez connu. Tout n'est pas parfait, les références sont souvent peu utiles mais ce Nicky Larson est une bonne comédie et surtout, le meilleur film de Lacheau (ok, ce n'est pas très difficile...). »
« Les fans de Lacheau peuvent y trouver leur compte, ceux qui cherchent City Hunter (ou une quelconque forme d'ambition cinématographique) seront plus embarrassés devant cette comédie pataude multipliant les clins d’œils déprimants au Club Dorothée. »
Penguin Highway (Kinotayo 2019)
ishida Hiroyasu
« Bon anime pour les amateurs de sciences, de seins et de manchots. Et une fin bien psychédélique zabriskie-pointesque de bon aloi. »
« Un premier long-métrage qui prouve que son jeune réalisateur Ishida Hiroyasu est loin d'être manchot ! »
Destiny : The Tale Of Kamakura (Kinotayo 2019)
Yamazaki Takashi
« Un conte magique très gnangnan où la magie n'opère pas. Les effets spéciaux sont assez réussis. »
  • : pas de note
  • : mauvais
  • : moyen
  • : bon
  • : très bon
  • : excellent
  • : chef-d'Oeuvre

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