Sorti discrètement sur les écrans français l'année dernière, La Saveur des ramens d'Eric Khoo n'aura pas forcément connu le même succès que Les Délices de Tokyo, autre poème visuel et culinaire proposé par Kawase Naomi. S'il n'en a pas la même force évocatrice et les mêmes ambitions, il n'en demeure pas moins un film rempli de bonnes intentions qui mélange culture, cuisine, héritage historique et relations familiales compliquées. La sortie du film en DVD simple et en édition collector peut être une excellente façon de (re)plonger dans les effluves et senteurs d'un bon Bak Kut Teh, dégusté devant une belle et émouvante affaire de famille.
Bonjour à tous, et bienvenue sur East Asia pour le seul podcast français consacré au cinéma asiatique. Au sommaire de cette 58ème émission, un retour sur les films en salles depuis ce début d'année jusqu'à aujourd'hui en companie de Marc L'Helgoulc'h, Lila Gleizes, Elvire, Jeremy Coifman, Nicolas Lemerle, Martin Debat, Justin Kwedi, Kephren Montoute et Victor Lopez. Bonne écoute !
À l'occasion de Japonismes, La Cinémathèque Française a projeté un des derniers films d'Iwai Shunji, A Bride for Rip Van Winkle, opus de trois heures basé sur le roman du même nom. Car Iwai est non seulement cinéaste mais romancier... et musicien. Un touche à tout à qui l'on doit des films mémorables dont Love Letter, April Story, All About Lily Chou-Chou et Hana & Alice. S'il est l'un des réalisateurs japonais les plus talentueux des 30 dernières années, il est injustement méconnu en France où seul un de ses films a été distribué : Hana et Alice mènent l'enquête en 2015. Iwai reste malheureusement un sésame que l'on cite entre initiés, pour vanter son panache coloré très pop et son traitement des forums Internet dans le chef d'œuvre All about Lily Chou, film cruel à la musique sublime. La projection d'A Bride for Rip Van Winkle était l'occasion de rencontrer Iwai Shunji et de revenir sur sa carrière et les films à venir, car il est très productif et vient de terminer le tournage de Last Letter, un film à sortir en 2019.
Le 3 avril, Carlotta ressort en salle une vraie rareté avec L'Héritage des 500 000, la seule réalisation de Mifune Toshiro.
On va parler de drogues dans cette introduction. Pour retenir votre attention. Et pour parler de cinéma. On va parler aussi de philosophie, plus précisément de l’empirisme, qui est l’expérience sensible, l’origine de toute connaissance ou croyance et de tout plaisir esthétique. C’est le principe qui anime le cinéma, et l’art en général. La vision d’After My Death de Kim Ui-seok a provoqué chez East Asia des sentiments mitigés, selon la posologie de traitement de ses membres : ennui pour les uns, complexité inutile de l’intrigue pour les autres. Et si le problème majeur d’After My Death ne venait pas plutôt de son rythme et du fait que la scène la plus marquante du film intervient à la moitié du film, laissant ensuite le spectateur sur sa faim ? Vous aurez peut-être la réponse en regardant le DVD, disponible chez Capricci le 2 avril. Film par Marc L'Helgoualc'h et Bonus par Elvire Rémand.
Ascension et chute d’un gangster dans The Drug King, nouvelle réalisation de Woo Min-ho après Inside Men présenté au Festival du Cinéma Coréen à Paris en 2016. Cette fois, pas besoin de se déplacer puisque The Drug King est sur Netflix !