Films intimistes datant des débuts de la carrière de Ang Lee, Garçon d’honneur (1993) et Salé Sucré (1994) sont révélateurs de ce que le réalisateur sait faire de mieux : peindre avec empathie et humour les atermoiements de personnages en prise avec l’altérité, que celle-ci soit culturelle, psychologique ou sexuelle. Deux classiques incontournables, disponibles en France dans de belles éditions DVD éditées par Carolotta.
En 2000, Ang Lee réalisait Tigre et dragon, premier du nom, film aussi essentiel que qualitativement en-deçà de ce que le spectateur aurait pu espérer. Seize ans plus tard, une suite arrive sur nos écrans, grâce à Yuen Woo-Ping, qui remplace Ang Lee derrière la caméra, et grâce à Netflix.
Douze ans après sa dernière fiction japonaise, Iwai Shunji repasse derrière la caméra avec un film d'animation, Hana et Alice mènent l'enquête.
Une fable provinciale subtile, proche dans sa facture réaliste des premiers films d'un Jia Zhang-ke.
Premier film de sa cuvée 2015 visible chez nous, Gokudô Daisensô (Yakuza apocalypse), marque un retour aux sources bienfaiteur du cinéaste stakhanoviste le plus frappé du Japon : Miike Takashi. Présenté pour la 34ème édition du Brussels International Fantastic Films Festival, ce nouveau cru laisse espérer qu'après quelques égarements artistiques, le réalisateur des DOA et autre Visitor Q est toujours présent.
A 26 ans, le cinéaste chinois Bi Gan signe un premier long-métrage prodigieux, Kaili Blues, sous l’influence de Hou Hsiao-Hsien et Tarkovski.