Dans Baka’s Identity, Nagata Koto plonge dans le Tokyo interlope où deux jeunes délinquants survivent en achetant et revendant des pièces d’identité. Quand l’un d’eux veut quitter ce monde mafieux, forcément, ça tourne mal. Film récompensé du Prix du public au festival Kinotayo. Partager Suivre
Et si l’on pouvait louer un père, un mari, un ami comme on fait appel à un plombier ou un livreur ? Avec Rental Family, la cinéaste japonaise Hikari suit Philip, acteur américain paumé à Tokyo, recruté pour jouer des rôles de proches sur catalogue. Derrière cette comédie "feel good" portée par Brendan Fraser, le film plonge dans l’économie de l’affection, où la solitude et les normes sociales produisent un marché des liens humains.
Une traversée du cinéma philippin : entre répression et subversion est un essai de Nick Deocampo sur une certaine tendance du cinéma. Un cinéma de combat et de lutte contre l'oppression politique et pour une libération de l'identité philippine. Il y est fortement question du cinéma apparu dans les années 1970 contre le régime dictatorial de Marcos, et du cinéma alternatif qui s'est développé depuis les années 1980. C'est édité chez Carlotta Films, à qui l'on doit déjà des rééditions de films essentiels de Lino Brocka et Mike de Leon.
Avec The Ugly, Yeon Sang-ho transforme l'enquête sur la disparition d'une femme à la fin des années 70 en une démonstration sur la lutte entre le bien et le mal et l'éternellement recommencement de l'histoire. Un film qui s'inscrit parfaitement dans l'œuvre du réalisateur sud-coréen, et qui était à voir au Festival du Film Coréen 2025.
Les trois films de la "trilogie de la lame" de Misumi Kenji ressortent au cinéma chez The Jokers Films : Tuer (1962), Le Sabre (1964) et La Lame diabolique (1965). Trois films d’une grande modernité qui mettent à mal le bushido, le code des principes moraux des guerriers japonais.
Quelques réflexions sur le cinéma d'Iwai Shunji, son esthétique et ses thématiques. Depuis la fin des années 1980, le réalisateur, scénariste, producteur, compositeur et romancier japonais enchaîne les projets dont certains ont façonné une image du romantisme contemporain, diffus en Asie. C'est aussi un portraitiste de désaxés en lutte avec leurs démons intérieurs, des funambules qui dansent au-dessus du monde extérieur — vide.