Match Monde de Kurashi Ryusuke dessine une réalité où la bagarre se fait par une application entre des jeunes. Si ce résumé semble rappeler les folies des grandes heures du V-cinema, l'œuvre rappelle surtout que ce moment du cinéma japonais est bel et bien mort.
Le jeune cinéaste vietnamien Do Quoc Trung offre avec Phi Phong: The Blood Demon une incursion fascinante dans l’horreur locale. Entre les codes du genre et la particularité rare du folklore vietnamien advient une œuvre juste et maîtrisée.
Joko Anwar revient aux affaires horrifiques par une approche singulière dont il a le secret. Ghost in the Cell, comme l’indique le ton parodique du titre, opère entre comédie burlesque et un film de prison qui se voudrait pamphlet politique. Étrange mélange.
Le remake en live-action de 5 centimètres par seconde par Okuyama Yoshiyuki de l’œuvre de Shinkai Makoto est un geste pour le moins étrange. L’œuvre qui fait l’apologie des amours comme des rencontres célestes n’a de cesse d’entrer en collision avec ses pairs une fois que les dessins se transforment en chair. C'est en salles chez Eurozoom.
Après un détour assez génial à la télévision avec The Sympathizer, Park Chan-Wook revient dans les salles avec un curieux projet tenant autant du remake autant que de la réadaptation : Aucun autre choix.
Miyake Sho continue dans Jusqu’à l’aube son observation et son étude de la jeunesse active japonaise, entre les tribulations émotionnelles des corps fragiles, les amitiés impromptues et un monde du travail anesthésiant. C'est en salles chez Art House.