Tableau des Etoiles

Films Elias Campos Justin Kwedi Kephren Montoute Elvire Rémand Martin Debat Nicolas Lemerle Victor Lopez
Mountain Cry (FCCF 2017)
Larry Yang
« Un beau mélodrame assez classique mais qui ne laisse pas insensible. De très belles performances d'acteurs. »
« Un film hors du temps et extrêmement touchant, porté par des acteurs superbes. Petit bémol sur le pathos qui a tendance à poindre le bout de son nez et donc à diminuer l'impact émotionnel du film. »
« Une belle histoire d'amour, parfois à la limite du pathos, contrariée par les règles strictes des villages de l'arrière pays chinois. »
Crosscurrent (FCCF 2017)
Yang Chao
« Deux solutions pour apprécier ce film poétique et quasiment mystique : connaître la culture chinois sur le bout des doigts ou simplement se laisser porter par une mise en scène soignée, des images sublimes et un score envoûtant. »
« Un voyage métaphysique difficile à appréhender mais d'une beauté indéniable. A revoir dans un état de fatigue moins avancé. »
Mr. No Problem (FCCF 2017)
Mei Feng
« Une sympathique comédie de mœurs portée par une galerie de personnages attachants et une mise en scène en plans séquence soignée. »
« C'est plutôt drôle et bien réalisé bien que la mise scène ne soit pas vraiment en corrélation. Par contre, qu'est-ce que c'est long.... »
« Une comédie en noir et blanc parfois amusante grâce au personnage principal mais souvent ennuyeuse à cause de son rythme léthargique. »
Sans pitié (Cannes 2017)
Byun Sung-hyun
« Pas exceptionnel mais très efficace et même parfois très beau. »
« Pour sa première incursion dans le genre étendard du cinéma coréen, Byung Sung-hyun respecte scrupuleusement le cahier des charges, et réalise un film sous influence. Ses audaces formelles et l'implication de ses acteurs font de ce thriller un divertissement de haute volée à défaut d'un fleuron du genre. »
« Classique et très référencé, Sans Pitié vaut surtout pour sa mise en scène efficace, et pour la relation très ambiguë entre les deux personnages principaux. »
« Exécution impeccable (dans tous les sens), mais vraiment rien de neuf... »
Vers la lumière (Cannes 2017)
Kawase Naomi
« J'ai vu la lumière. Et vous pouvez aussi, si vous le voulez bien. »
« Bien que le début nous fait craindre de voir Kawase Naomi théoriser sur son propre cinéma, la cinéaste se focalise très vite sur son couple de personnage et filme avec beaucoup de sensibilité l'éclosion des sentiments amoureux. Un film lumineux ! »
« La mise en scène sensitive de Kawase donne toute son ampleur à cette histoire d'amour entre un malvoyant et une audio-descriptrice. »
« Kawase poursuit une oeuvre accessible, avec un film d'une grande beauté formelle et humaine. »
Marlina, la tueuse en 4 actes (Cannes 2017)
Mouly Surya
« Un western indonésien minimaliste dont la lenteur exagérée laisse parfois place à des saillies de violence surprenantes. »
« Du sous-tarantino indonésien... »
Oh Lucy ! (Cannes 2017)
Atsuko Hirayanagi
« Du rock 'n' roll et pas beaucoup d'amour. Lucy n'a pas passé l'âge des enfantillages. »
« Un premier film délicat, entre comédie douce-amère, chronique sociale, et road movie mélancolique. »
« Sympathique variation japonaise du feel-good movie type Sundance. »
Le jour d'après (Cannes 2017)
Hong Sang-soo
« Hong Sang-soo : Eustachien à l'extrême. Simplement génial. »
« Hong Sang-soo continue son introspection avec cette histoire de mœurs tout en plan-séquences et quiproquos, illuminée par la magnifique Kim Min-hee. »
« Voilà qui semble être du très grand Hong Sang-soo ! »
The Villainess (Cannes 2017)
Jeong Byeong-Gil
« ça passe rarement, le reste du temps, c'est vilain. »
« Trop long, mal écrit, mal dialogué, The Villainess ne tient jamais les promesses de sa première séquence. La mise en scène se veut immersive mais vrille façon mauvaise production Besson. »
Loveless (Cannes 2017)
Andrey Zvyagintsev
« Froid et incisif. La virtuosité effrayante du cinéaste transcende sa vision radicale du monde contemporain. »
« Film sur-symbolique, étouffant misanthrope, malgré la maîtrise inouïe habituelle du réalisateur russe. »
Avant que nous disparaissions (Cannes 2017)
Kurosawa Kiyoshi
« Le maître retourne à ses visions apocalyptiques et paranoïaques entre L'Antre de la folie et Parasite. »
« Kurosawa livre ici un film faussement léger tout en mêlant les genres avec brio comme à son habitude. On a néanmoins connu plus brillant dans sa filmographie. »
« Le très surestimé Kurosawa Kiyoshi intrigue avec cette histoire d’invasion extra-terrestres au sein d'un couple en crise. Il s'embourbe très vite dans un traitement lourdingue, au développement paresseux et à la morale Bessonienne. Même ses acteurs ne semblent pas croire en leurs personnages. Le cinéaste, lui, a semble t-il bien compris le concept de navet ! »
« Kurosawa fait son Body Snatchers conceptuel, en jouant sur les ruptures de ton. Intéressant même si pas toujours réussi. »
« Un drôle de film qui synthétise (parfois de manière assez forcée) les courants les plus souterrains du cinéma de Kurosawa en les liant dans une intrigue de S.-F. politique foisonnante. »
Claire's Camera (Cannes 2017)
Hong Sang-soo
« Un objet eustachien qui explore la narration épurée en se reposant sur une variation de l'espace. »
« Balade anecdotique dans les chemins de traverse cannois. »
« Un film qui donne vraiment la sensation d'être à Cannes... »
Okja (Cannes 2017)
Bong Joon-ho
« La poésie de Miyazaki rencontre la singularité de The Host. Une grande œuvre, peut-être même un chef-d'œuvre. »
« Ce conte animaliste d'une beauté poétique absolue s'inscrit parfaitement dans l'univers foisonnant et passionnant de Bong Joon-ho. »
« Un gentil conte qui va faire plaisir aux amis des animaux, mais dont les fulgurances enthousiasmantes dans l'action et les poursuites ne font pas complètement oublier les ratés un peu kitsch. On n'osera pas dire que c'est bébête... »
Blade of the Immortal (Cannes 2017)
Miike Takashi
« Assez soigné et loin de ses catastrophes précédentes. Des fulgurances. C'est tout de même beaucoup trop long, et très mal rythmé, voire pénible. »
« Comme souvent chez Miike, c'est rigolo au début puis ça s'étire, ça devient répétitif et on finit par s'ennuyer en attendant poliment la fin du film. »
« Le meilleur Miike depuis 13 Assassins. En un mot : mortel ! »
Sayonara (en salles le 10/05/2017)
Fukada Kôji
« C'est très beau, un peu ennuyeux parfois, mais fascinant. »
« Formellement somptueux, porté par une belle ambiance post-apocalyptique dépressive et intimiste. Mais l'austérité de l'ensemble n'est pas dénué de longues plages d'un ennui certain. »
« La même chose que Jeremy ! »
« Un film post-apocalyptique et tout en poésie qui nous berce par la beauté de ses images. Une certaine froideur dans le personnage principal, parfois un peu agaçante, qui empêche le film de vraiment décoller. »
« Malgré ses quelques fulgurances de mise en scène et ces partis pris narratifs audacieux, le film souffre de certaines postures intellectuelles et d’une naïveté de son traitement qui forment le ventre creux du métrage. On lui pardonnera volontiers cette faiblesse, vite balayée par un dernier acte formidable. »
« Un Fukada contemplatif, qui nous fascine autant qu'il nous ennui, avant de nous submerger dans son magnifique dernier quart d'heure. »
« Un conte futuriste fascinant et hypnotique. »
Après la tempête (En salles le 26/04/2017)
Kore-eda Hirokazu
« Aucun cinéaste n'a la moitié de la finesse et de la sensibilité de Kore-eda. Doux et beau à en pleurer. »
« Kore-eda rejoue son Still Walking en plus lumineux et optimiste dans une de ses oeuvres les plus personnelles. »
« Même un "petit" Kore eda nous fait passer un agréable moment. Surtout quand il y a Kiki Kirin au casting ! »
« Plus mineur et resserré mais tout aussi beau, une fin magnifique de mélancolie. »
« Un tout petit peu en dessous de Notre petite Soeur, mais le sublime personnage de Kirin Kiki emporte tout ! »
Tunnel (en salles le 03/05/2017)
Kim Seong-hun
« Le film marche très bien dans la comédie et le cynisme, beaucoup moins dans le drame. »
« La culpabilité des individus pour cacher celle d'une nation. Inégal, mais fascinant. »
« Un peu plus maladroit que Hard Day, Tunnel n'en reste pas moins un film catastrophe très efficace avec des acteurs formidables. Kim Seong-hoon mêle suspense, émotion et rire comme personne. »
« Un film de catastrophe filmé à hauteur d'homme. Un drame émouvant qui fait un joli pied de nez aux institutions. »
« Les ficelles habituelles des films catastrophe ne sont pas évitées mais il y a suffisamment de talent à la mise en scène et au casting pour passer un très bon moment. »
« On n'en voit pas le bout... »
Power Rangers (en salles le 05/04/2017)
Dean Israelite
« Entre Chronicles et John Hughes, une adaptation "adulte" qui transcende plutôt bien le matériau originel. »
« Une heureuse surprise ! Difficile de faire mieux pour un film qui s'appelle "Power Rangers" ! »
Ghost In The Shell (en salles le 29/03/2017)
Rupert Sanders
« Visuellement très beau mais trop impersonnel et lisse pour être marquant, trop de shell et pas assez de ghost donc. »
« Une adaptation prenante qui sait trouver sa propre identité. »
« Jolie adaptation du film de Oshii, sachant à la fois trouver son identité et se référer à l'anime pour les scènes clé. »
« Une adaptation formatée du classique de Oshii sous la forme d'un origin movie. Si le film échappe tout juste au fan film boosté aux millions, il est à peine sauvé du naufrage par le talent visuel du cinéaste. »
« Une DA soignée et parfois captivante noyée dans un blockbuster anecdotique et assez bas du front. »
Le Secret de la chambre noire (en salles le 08/03/2017)
Kurosawa Kiyoshi
« Ce n'est pas le cinéma français qui vient à Kurosawa mais Kurosawa qui vient au cinéma français, le souci, c'est que sa vision du cinéma français se résume aux notaires, au manque de rythme et aux jeu approximatif. »
« Un récit de fantôme fascinant malheureusement plombé par une partie réaliste longuette et ampoulée. »
« Le Secret de la chambre noire montre que la virtuosité du cinéaste est telle qu'il peut révéler aussi bien les fantômes japonais que français ! »
« Kurosawa réussit son incursion dans le cinéma français en y imposant sa patte. Le film est objectivement réussi mais assez inégal. Subsistent les scènes fantastiques qu'il maîtrise toujours à la perfection. »
« La greffe entre le cinéma de Kurosawa et la France marche très bien. Certaines scènes un peu plus faibles sont rattrapées par d'autres magnifiques (dont une sublime apparition spectrale dans une serre et une belle fin). »
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  • : mauvais
  • : moyen
  • : bon
  • : très bon
  • : excellent
  • : chef-d'Oeuvre

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