Tableau des Etoiles

Films Elias Campos Justin Kwedi Kephren Montoute Elvire Rémand Martin Debat Nicolas Lemerle Victor Lopez
Au-delà des montagnes (en salles le 23/12/2015)
Jia Zhang-ke
« Malgré une beauté graphique incontestable et une première partie passionnante, le film ouvre des portes qu'il oublie de fermer, crée des univers a la crédibilité discutable et s'éloigne un peu de son sujet de base pourtant si intéressant. »
« Un odyssée intimiste touchante et une réflexion passionnante sur la Chine contemoraine. »
« À travers cette fresque contemporaine de la Chine, Jia Zhang-ke prouve non seulement qu'il a encore beaucoup à dire mais aussi qu'il sait le faire avec finesse et intelligence. »
« Au travers de ses personnages, Jia Zhang-ke parle de l'ouverture de la Chine et s’interroge de la dissolution de sa culture dans la mondialisation. Trois fois émouvant ! »
« Un puissant mélodrame, empli de regrets et de rêves perdus, où l'amour et l'amitié sont broyés par un système de plus en plus impitoyable. »
« Une grande oeuvre bouleversante sur l'évolution de la Chine. La mise de scène de Jia Zhang-ke est belle à pleurer. »
Les Délices de Tokyo (Kinotayo 2015)
Kawase Noami
« Superbe mélo qui arrive à être (virtuellement) un ravissement pour les papilles et un déchirement pour le coeur. »
« Kawase se concentre sur ses personnages, terriblement attachants, tout en gardant son amour du contemplatif. Quelques longueurs à déplorer mais de très beaux moments. Et on a faim en ressortant de la séance ! »
« Un mélo sucré de Naomi Kawase qui ouvre les cœurs et l’appétit. »
« Un film qui donne envie de manger plein de dorayakis. »
« Naomi Kawase laisse un peu son panthéisme contemplatif de côté pour se concentrer sur ses personnages. On ne s'en plaint pas... »
100 Yen Love (Kinotayo 2015)
Take Masaharu
« Absurde, touchant, joué a la perfection, tour à tour comédie hilarante et drame réaliste, une petite pépite de cinéma qui donne envie de crier, de courir, de se mettre à la boxe et d'aimer. 2h10 d'espoir et de bananes. »
« Même si quelques maladresses transparaissent dans les changements de ton, 100 Yen Love est un beau moment de cinéma et on comprend pourquoi il est candidat aux Oscars ! »
« Sakura Ando enfile les gants, dans un conte initiatique teinté d'une peinture sociale réaliste. L'avènement d'une grande actrice et un beau concurrent pour les Oscars. »
« Un beau film sur des losers magnifiques et attachants, porté par la grande performance de Sakura Ando. »
« Un beau film, touchant, âpre et sensible (servi en plus par une excellente BO) ! »
Tag (Kinotayo 2015)
Sono Sion
« Sono Sion, un rythme frénétique, sa plus belle réalisation au niveau technique jusqu'ici. Un casting féminin parfait, des scènes d'action maîtrisées, du gore à outrance... Que demande le peuple ? »
« Un trip fou entre odyssée mentale, jeu vidéo et voyage interdimensionnel. Une vraie mélancolie et émotion parvient à s'exprimer sous cet anarchie plus pensée qu'elle n'en a l'air. »
« La réalisation est quasi-parfaite, la folie toujours présente. Mais l'impression de voir une accumulation de sketches gâche un peu le plaisir. »
« Sous ses faux airs de jeux de massacre, Sono Sion livre un Shojo eiga réjouissant dont le sous texte lesbien cache un discours féministe anti otaku! »
« Après une introduction détonante qui rappelle le gore outrancier de Suicide Club, on peine à tenir la cadence imprimée par les belles héroïnes de Tag, qui courent, courent, courent, sans vraiment nous laisser le temps de respirer. »
« Thématiquement au niveau des meilleurs films de Oshii Mamoru, avec la touche de folie de Sono Sion en plus ! »
We Shall Overcome (Kinotayo 2015)
Chie Mikami
« Un passionnant et touchant documentaire en ces heures de COP21 sur les valeureux résistants locaux d'une île d'Okinawa à la défiguration de leurs paysage. »
« Un documentaire touchant sur un combat inégale des habitants d'Okinawa face à un gouvernement qui ignore leurs revendications. Un peu long, répétitif et destiné en priorité à sensibiliser le public nippon. »
« Un beau documentaire engagé, qui souffre d'un manque de recul de la réalisatrice face à son sujet. »
Fires On The Plain (Kinotayo 2015)
Tsukamoto Shinya
« Tsukamoto adapte le roman Nobi et livre un film terrifiant sur les horreurs de la guerre. On en sort pas indemne! »
« Un film fort et saisissant malgré une économie de moyens qui se ressent un peu. »
La La La at Rock Bottom (Kinotayo 2015)
Yamashita Nobuhiro
« Après une première partie plutôt drôle et sympathique, un brusque changement de registre en milieu de film fait tourner la sauce et mène vers une ennuyeuse seconde moitié dramatique. On saluera cependant deux très belles performances d'acteur. »
« Fumi Nikaido tient le film sur ses frêles épaules. Mais cela ne suffit malheureusement pas. On s'ennuie un peu. »
« Film construit autours de la star de la chanson Subaru Shibutani, Lalala, nouveau long métrage du cinéaste Nobuhiro Yamashita, grand habitué du festival Kinotayo, est un film qui ne manque ni de cœur, ni de voix. Une comédie entraînante qui rappelle le cinéma de Aki Kaurismaki avec la toujours géniale Fumi Nikaido qui donne la mesure. »
« Si on supporte la musique, ce film sympathique bien que conventionnel vaut surtout pour la présence de la toujours géniale Fumi Nikaido. »
« On est dans du très conventionnel pour un film indé japonais... »
Kabukicho Love Hotel (Kinotayo 2015)
Ryuichi Hiroki
« Un très beau film choral donc la finesse de l'humour et des relations n'a de pair que la tendre affection portée aux personnages. »
« Film qui aborde beaucoup de thèmes fort intéressants sans jamais réellement les développer, Kabukicho Love Hotel reste cependant agréable à regarder. »
« Un ancien réalisateur de pinku réalise une comédie douce amère sur les relations qu'entretiennent les Japonais contemporains avec leurs sexualité. Drôle, intelligent, souvent pertinent, parfois même subversif et ne tombant jamais dans le scabreux, Kabukicho Love Hotel est l'exemple même du bon petit film indé japonais. Si à cela vous rajouté un casting de dingue avec Sometani Shôta et Maeda Atsuko en tête, vous aurez une petite idée du plaisir qui vous attend ! »
« Pas mal pour un One-Night Stand ! »
Kakekomi (Kinotayo 2015)
Masato Harada
« D'une délicatesse et d'une finesse remarquable, soutenues par une sublime photographie et un casting frôlant la perfection, un film monde où se croisent amour, haine, violence et beauté, tel un microcosme du Japon d'alors. »
« Injustement boudé en France le cinéaste Harada Masato prouve une fois de plus qu'il figure parmi les cinéastes contemporains nippons les plus importants. Kakemoni est un superbe film féministe en costume ! »
« Un grand film en costumes, et une belle déclaration d'amour à la femme. »
« Un sujet passionnant gâché par un traitement au classicisme dégoulinant de sentimentalité. »
Midnight Diner (Kinotayo 2015)
Joji Matsuoka
« Une chronique culinaire appétissante et sympathique malgré de grosses longueurs dans sa deuxième partie. »
« Une cuisine proprete mais sans grande saveur. »
Haman (Kinotayo 2015)
Okabe Tetsuya
« Aussi nihiliste que naïf, l'oeuvre d'un homme semblant découvrir le sexe et la violence. Un manque de recul et de finesse qui ne parvient pas à cacher des bonnes idées de réalisation et quelques scènes jouissives en diable. »
« Eros et Thanatos ont encore frappé ! Mais sans budget ni idées, c'est mauvais. »
« Un film d'horreur qui manque de mordant ! Entre deux belles scènes pour le moins troublantes, le cinéaste à du mal à meubler son scénario. Une belle révélation tout de même, la jeune et talentueuse Baba Nonoka. »
« Une mise en place audacieuse rappelant les Cronenberg des années 70, mais le budget n'est pas à la hauteur de ces intentions et on glisse rapidement vers l'ennui et le ridicule. »
Le Garçon et la bête (Kinotayo 2015)
Hosoda Mamoru
« L'animation est sublime et l'utilisation de les 3D est l'une des plus réussies du cinéma d'animation japonais, seul un changement de registre un peu brusque en fin de film peut gêner, mais on chipote. »
« Hosoda entremêle les questionnement autour de la famille à un foisonnant univers mythologique et fantastique pour un de ses meilleurs films. »
« Hosoda livre une œuvre extraordinaire ou deux mondes s'entrecroisent et se mêlent. Des moments de bravoure, de beauté, de mélancolie superbement mis en scène. »
« Après avoir atteint les sommets avec Les Enfants loups, le nouveau Hosoda déçoit. Ce nouvel opus s'avère en dépit d'une réalisation virtuose être le plus faible de ses œuvres en tant qu'auteur. Quelques très beaux moments ne suffisent pas à combler le manque d'implication émotionnelle dans ce conte initiatique un peu trop balisé. »
« Comme souvent, Hosoda invente un univers extraordinaire incroyable pour mieux questionner notre ordinaire et notre propre existence. »
« Une réussite formelle doublée d’une richesse thématique incroyable, Le Garçon et la bête réconcilie toutes les facettes du cinéma d’HOSODA, en plus d’être son film le plus accessible. »
The Virgin Psychics (PIFFF 2015)
Sono Sion
« Sans aucun doute mineur, parfois lourd et discutable, il reste cette naïveté, cette sincérité typique de Sono Sion qui empêche le film d'être totalement oubliable. »
« C'est Sono Sion alors ça ne peut pas être foncièrement mauvais. Mais c'est totalement inutile. Comme quoi, réaliser 5 films par an, c'est peut-être un peu trop... »
« Un Sono Sion potache et érotomane. Un bon remède contre la morosité ambiante. Délirant mais mineur. »
« Un Sono Sion malheureusement mineur et qui aurait mérité d'être raccourci d'une bonne demi-heure pour garder son effet jusqu'au bout. »
« Sono Sion avait tout dit sur le sujet dans le formidable Tag. Une redite vulgaire, dans laquelle le cinéaste s'embrouille entre le cahier des charges de la commande et son propos, qui devient franchement pénible à suivre après 10 minutes amusantes... »
Right Now, Wrong Then (FFCP 2015)
Hong Sang-soo
« HSS réalise une fois de plus un exercice de style, ce qu'adorent les (anciens) étudiants en cinéma. Heureusement, les acteurs sont formidables. »
« Hong Sang-soo recycle ad nauseam sa recette de cinéma. Moi je suis parti au royaume des songes zzzzzzzz ! »
« Deux parties, une même rencontre racontée deux fois, deux facettes d'un réalisateur. Un film schizophrène qui s'avère aussi drôle que tendre, porté par les fabuleux Jung Jae-young et Kim Min-hee. »
« Magnifique réflexion sur le cinéma, l'amour, l'hypocrisie des hommes et la lâcheté face à la vie, le tout dans un dispositif précis et intelligent, qui laisse une impression égale de maîtrise et de liberté. Hong Sang-soo à son meilleur ! »
My Ordinary Love Story (FFCP 2015)
LEE Kwon
« Une comédie romantique gentiment loufoque qui prend un virage inattendu dans le thriller. Original dans son traitement mais reste coincé le cul entre deux chaises. »
« Une comédie romantique surprenante et sympathique, au titre bien entendu ironique, qui mélange habilement les genres. »
Someone Special (FFCP 2015)
JANG Jin
« Une comédie romantique de Jang Jing traversé par un sentiment de tristesse, et d'injustice, qui laisse place in fine à l'amour et l'allégresse. Plus classique dans son approche du genre Someone special séduit pour son habileté à contourner les codes. Sympathique ! »
« Avec cette comédie romantique, Jang Jin apporte un vent de fraîcheur au genre, grâce au décalage permanent entre les codes obligatoires et l'humour du réalisateur. Difficile de ne pas tomber amoureux de Lee Na-young. »
The last dance with her (FFCP 2015)
Kim Eung-chun
« Une kitsherie heighties pas désagréable qui surprend par son dénouement tragique. Les modes passent, le mauvais goût demeure ! »
« Une comédie romantique involontairement drôle dans son côté ridicule et datée. »
SPELLBOUND (FFCP 2015)
Hwang In-ho
« Quand le fantastique s'immisce dans une idylle amoureuse. Entre illusion de l'horreur et magie de l'amour, Spellbound trouve dans ce mélange des genres un équilibre savoureux. »
« Encore une comédie romantique qui mélange les genres avec brio. Au programme : magie, illusions, fantômes, qui accompagnent une désopilante histoire d'amour. »
End Of Winter (FFCP 2015)
Kim Dae-hwan
« Un premier long métrage au parti pris risqué. Traiter l'implosion de la cellule familiale tout en non dit et sous entendus. A force de trop vouloir suggérer, le cinéaste passe malheureusement à côté de son sujet. »
« Chaque année il en faut toujours un, et pour cette édition 2015, c'est End of Winter qui remporte la palme du film le plus chiant du FFCP. »
My Dictator (FFCP 2015)
Lee Hae-jun
« Le réalisateur de Catsaway on the moon revient avec un comédie sur les liens filiaux entre un père et son fils. Le cinéaste explore de nouveau ses thèmes de prédilection sur l'exclusion, et l'isolement social et traite avec pertinence au travers de cette intime relation de l'Histoire de son pays. »
« Une fresque classique mais émouvante qui vaut surtout pour la touchante relation père-fils, thème récurrent du festival. »
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