Tableau des Etoiles

Films Elias Campos Justin Kwedi Kephren Montoute Elvire Rémand Martin Debat Nicolas Lemerle Victor Lopez
Vers l'autre rive (en DVD le 02/03/2016)
Kurosawa Kiyoshi
« Un film basé sur une bonne idée et des acteurs excellents mais qui ne parvient pas à éviter les écueils du Kurosawa post-Tokyo Sonata : trop lent, trop plat, trop fade. »
« Le chemin vers la rédemption est long, bien trop long. »
« Le dernier voyage d' une jeune veuve et son fantôme de mari à travers le Japon. Kurosawa retrouve ses spectres et livre un jolie film sensible et mélancolique sur le deuil. Un peu long mais émouvant. »
« Un scénario et un univers ambitieux, mais un peu facile. Des problèmes de rythme qui plombent le film. »
« De belles idées, mais auxquelles il manque l'ampleur émotionnelle qu'elles devraient porter. Qu'il est difficile d'y arriver à cette autre rive... »
Tigre et Dragon 2 (Netflix)
Yuen Woo-Ping
« L'effet de surprise est passé depuis le film d'Ang Lee. Certes esthétique et superbement chorégraphié, Tigre et Dragon 2 est bien trop classique. »
« Une friandise inoffensive qui vaut surtout pour ses pirouettes martiales. »
« Yuen Woo-ping est toujours un chorégraphe virtuose, et l'on retrouve avec plaisir les codes d'un Wu Xia à l'ancienne, mais... que le scénario est classique ! Que les effets numériques sont laids ! Et que l'ensemble est aseptisé pour le public américain ! »
Un jour avec, un jour sans (en salles le 17/02/2016)
Hong Sang-soo
« HSS réalise une fois de plus un exercice de style, ce qu'adorent les (anciens) étudiants en cinéma. Heureusement, les acteurs sont formidables. »
« Hong Sang-soo recycle ad nauseam sa recette de cinéma. Moi je suis parti au royaume des songes zzzzzzzz ! »
« Deux parties, une même rencontre racontée deux fois, deux facettes d'un réalisateur. Un film schizophrène qui s'avère aussi drôle que tendre, porté par les fabuleux Jung Jae-young et Kim Min-hee. »
« Magnifique réflexion sur le cinéma, l'amour, l'hypocrisie des hommes et la lâcheté face à la vie, le tout dans un dispositif précis et intelligent, qui laisse une impression égale de maîtrise et de liberté. Hong Sang-soo à son meilleur ! »
Mysterious Object At Noon (en salles le 27/01/2016)
Apichatpong Weerasethakul
« Un film essentiel pour découvrir la source du cinéma d'Apichatpong Weerasethakul d'où découle sa sublime filmographie, et se rendre compte de l'importance des récits populaires et oraux dans la construction de ses mythologies. »
Les Délices de Tokyo (en salles le 27/01/2016)
Kawase Naomi
« Un joli film porté par un casting réussi. On peut néanmoins regretter une fin trop mélodramatique semblant presque forcée. »
« Superbe mélo qui arrive à être (virtuellement) un ravissement pour les papilles et un déchirement pour le coeur. »
« Kawase se concentre sur ses personnages, terriblement attachants, tout en gardant son amour du contemplatif. Quelques longueurs à déplorer mais de très beaux moments. Et on a faim en ressortant de la séance ! »
« Un mélo sucré de Naomi Kawase qui ouvre les cœurs et l’appétit. »
« Un film qui donne envie de manger plein de dorayakis. »
« Naomi Kawase laisse un peu son panthéisme contemplatif de côté pour se concentrer sur ses personnages. On ne s'en plaint pas... »
Le Garçon et la Bête (en salles le 13/01/2016)
Hosoda Mamoru
« L'animation est sublime et l'utilisation de les 3D est l'une des plus réussies du cinéma d'animation japonais, seul un changement de registre un peu brusque en fin de film peut gêner, mais on chipote. »
« Hosoda entremêle les questionnement autour de la famille à un foisonnant univers mythologique et fantastique pour un de ses meilleurs films. »
« Hosoda livre une œuvre extraordinaire ou deux mondes s'entrecroisent et se mêlent. Des moments de bravoure, de beauté, de mélancolie superbement mis en scène. »
« Après avoir atteint les sommets avec Les Enfants loups, le nouveau Hosoda déçoit. Ce nouvel opus s'avère en dépit d'une réalisation virtuose être le plus faible de ses œuvres en tant qu'auteur. Quelques très beaux moments ne suffisent pas à combler le manque d'implication émotionnelle dans ce conte initiatique un peu trop balisé. »
« Comme souvent, Hosoda invente un univers extraordinaire incroyable pour mieux questionner notre ordinaire et notre propre existence. »
Being Good (FICA 2016)
Mipo O
« D'une grande finesse, et ce malgré un sujet sensible, Being Good parvient à dépasser son classicisme apparent par pure maestria. »
« Kore-eda nous avait confié avoir adoré : on comprend pourquoi en sortant de la salle. »
« Mieux que Good ! La confirmation d'une cinéaste à suivre. »
Walnut Tree (FICA 2016)
Yerlan Nurmu-khambetov
« Quelques scènes amusantes, mais se demander l'intérêt d'un film à peine la lumière allumée est rarement un bon signe. »
« Une première séquence au potentiel comique fort, mais un film très inégal qui ne tient pas toutes ses promesses. »
« Otar Iosseliani au Kazakhstan : sympa mais oubliable. »
Gece - La Nuit (FICA 2016)
Erden Kiral
« Entre scénarisation moyenne, acteurs au charisme inexistant et réalisation en roue libre, on se demande pourquoi le film a été selectioné. »
« Pour ce réalisateur, la nuit n'a pas dû porter conseil. »
« On est quand même loin d'Antonioni... »
Tharlo (FICA 2016)
pema Tseden
« Désillusions et prise de conscience d'homme et d'un pays : "ces vêtements occidentaux leur vont très mal". »
« La perte des repères d'un homme déraciné par les conventions qui lui sont étrangères au cœur d'un film au noir et blanc sublime. »
« On pouvait craindre le pire de l'exotisme tibétain engagé, on se trouve devant un film d'une force expressive fascinante, dans la lignée de Zhang Miaoyan, l'accessibilité en plus. »
Another Way (FICA 2016)
Cho Chang-ho
« Une première partie en forme de beau film sur le désespoir gâchée par une seconde moitié à l'optimisme forcé. »
« Un propos intéressant sur le désespoir d'une certaine jeunesse coréenne desservi par une réalisation et une interprétation très plates. »
« Un drame dévitalisé à l'image de ses personnages vides d'émotions. Mais au bout du chemin, les sentiments resurgissent dans un élan d'espoir salvateur. »
« Un beau film, un peu trop maîtrisé, qui ne tient malheureusement pas la distance et se conclut de manière très programmatique. »
Sayonara (Black Movie 2016)
Fukada Kôji
« Un film post-apocalyptique et tout en poésie qui nous berce par la beauté de ses images. Une certaine froideur dans le personnage principal, parfois un peu agaçante, qui empêche le film de vraiment décoller. »
« Un conte futuriste fascinant et hypnotique. »
Vapour (Black Movie 2016)
Apichatpong Weerasethakul
« Ce village enfumé et plongé dans un silence total provoque un envoûtement immédiat, même si bien éphémère une fois le film terminé. »
« Belle expérimentation d'Apichatpong Weerasethakul qui donne envie de découvrir les autres courts-métrages rassenblés dans l'anthologie Color of Asia – Masters, commande du Festival de Busan. »
Cemetery of Splendour (Black Movie 2016)
Apichatpong Weerasethakul
« Le pays des songes selon Weerasethakul est à la fois poétique, intelligent, drôle et surtout visuellement superbe. »
« Le pays des songes selon Weerasethakul est à la fois poétique, intelligent, drôle et surtout visuellement superbe. »
« Un merveilleux songe éveillé dans lequel les hommes côtoient fantômes et divinités. »
« Après une heure très contemplative, le dernier Joe nous emporte dans un tourbillon vertigineux parmi les rêves et les esprits. »
« Splendide pouvoir de l'imaginaire au cinéma. »
Kabukicho Love Hotel (Black Movie 2016)
Hiroki Ryūichi
« Un très beau film choral donc la finesse de l'humour et des relations n'a de pair que la tendre affection portée aux personnages. »
« Film qui aborde beaucoup de thèmes fort intéressants sans jamais réellement les développer, Kabukicho Love Hotel reste cependant agréable à regarder. »
« Un ancien réalisateur de pinku réalise une comédie douce amère sur les relations qu'entretiennent les Japonais contemporains avec leurs sexualité. Drôle, intelligent, souvent pertinent, parfois même subversif et ne tombant jamais dans le scabreux, Kabukicho Love Hotel est l'exemple même du bon petit film indé japonais. Si à cela vous rajouté un casting de dingue avec Sometani Shôta et Maeda Atsuko en tête, vous aurez une petite idée du plaisir qui vous attend ! »
« Un film choral tendre et rocambolesque où plusieurs personnages se croisent au sein d'un love hotel. »
« Pas mal pour un One-Night Stand ! »
Tag (Black Movie 2015)
Sono Sion
« Sono Sion, un rythme frénétique, sa plus belle réalisation au niveau technique jusqu'ici. Un casting féminin parfait, des scènes d'action maîtrisées, du gore à outrance... Que demande le peuple ? »
« Un trip fou entre odyssée mentale, jeu vidéo et voyage interdimensionnel. Une vraie mélancolie et émotion parvient à s'exprimer sous cet anarchie plus pensée qu'elle n'en a l'air. »
« La réalisation est quasi-parfaite, la folie toujours présente. Mais l'impression de voir une accumulation de sketches gâche un peu le plaisir. »
« Sous ses faux airs de jeux de massacre, Sono Sion livre un Shojo eiga réjouissant dont le sous texte lesbien cache un discours féministe anti otaku! »
« Après une introduction détonante qui rappelle le gore outrancier de Suicide Club, on peine à tenir la cadence imprimée par les belles héroïnes de Tag, qui courent, courent, courent, sans vraiment nous laisser le temps de respirer. » »
« Thématiquement au niveau des meilleurs films de Oshii Mamoru, avec la touche de folie de Sono Sion en plus ! »
The Virgin Psychics (Black Movie 2016)
Sono Sion
« Sans aucun doute mineur, parfois lourd et discutable, il reste cette naïveté, cette sincérité typique de Sono Sion qui empêche le film d'être totalement oubliable. »
« C'est Sono Sion alors ça ne peut pas être foncièrement mauvais. Mais c'est totalement inutile. Comme quoi, réaliser 5 films par an, c'est peut-être un peu trop... »
« Un Sono Sion potache et érotomane. Un bon remède contre la morosité ambiante. Délirant mais mineur. »
« Un Sono Sion malheureusement mineur et qui aurait mérité d'être raccourci d'une bonne demi-heure pour garder son effet jusqu'au bout. »
« Sono Sion avait tout dit sur le sujet dans le formidable Tag. Une redite vulgaire, dans laquelle le cinéaste s'embrouille entre le cahier des charges de la commande et son propos, qui devient franchement pénible à suivre après 10 minutes amusantes... »
Vers l'autre rive (Black Movie 2016)
Kurosawa Kiyoshi
« Le chemin vers la rédemption est long, bien trop long. »
« Le dernier voyage d' une jeune veuve et son fantôme de mari à travers le Japon. Kurosawa retrouve ses spectres et livre un jolie film sensible et mélancolique sur le deuil. Un peu long mais émouvant. »
« Un scénario et un univers ambitieux, mais un peu facile. Des problèmes de rythme qui plombent le film. »
« De belles idées, mais auxquelles il manque l'ampleur émotionnelle qu'elles devraient porter. Qu'il est difficile d'y arriver à cette autre rive... »
Veteran (Black Movie 2016)
Ryoo Seung-wan
« Une première partie survoltée et jouissive, compensée par une suite un peu plus conventionnelle mais tout aussi efficace. »
« Le nouveau carton du champion du film d'action coréen Ryoo Seung-wan. Une comédie policière qui démarre en trombe dans le pure slapstick , amorce un virage serré dans la satyre politique grinçante et termine sa course dans une scène d'action haletante ! Drôle, corrosif et percutant, Veteran est l'un des films des plus enthousiasmant de l'année ! »
« Après 30 premières minutes démentielles, ponctuées de séquences d'action dantesques, cette comédie policière hilarante et jouissive déroule une intrigue un peu plus conventionnelle jusqu'à son final en forme de bourre-pif dans la face de la dictature capitaliste coréenne. »
« De l'action, de la comédie, une pointe de critique sur la corruption des élites coréennes... Veteran fait le job et rempli sa mission de distraction populaire. »
Right Now, Wrong Then / Un jour avec, un jour sans (Black Movie 2016)
Hong Sang-soo
« HSS réalise une fois de plus un exercice de style, ce qu'adorent les (anciens) étudiants en cinéma. Heureusement, les acteurs sont formidables. »
« Hong Sang-soo recycle ad nauseam sa recette de cinéma. Moi je suis parti au royaume des songes zzzzzzzz ! »
« Deux parties, une même rencontre racontée deux fois, deux facettes d'un réalisateur. Un film schizophrène qui s'avère aussi drôle que tendre, porté par les fabuleux Jung Jae-young et Kim Min-hee. »
« Magnifique réflexion sur le cinéma, l'amour, l'hypocrisie des hommes et la lâcheté face à la vie, le tout dans un dispositif précis et intelligent, qui laisse une impression égale de maîtrise et de liberté. Hong Sang-soo à son meilleur ! »
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