Tableau des Etoiles

Films Elias Campos Jeremy Coifman Justin Kwedi Kephren Montoute Elvire Rémand Martin Debat Nicolas Lemerle Victor Lopez Yannik Vanesse
Office (en salles le 09/08/2017)
Johnnie To
« ça se veut plus profond que ça n'est et les effets stylistiques font plus mal à la tête qu'autre chose, laborieux et franchement dispensable. »
« Élégance de la mise en scène, et dispositif invoquant Tati, Office marque par sa poésie et son ingéniosité plus que par ses chansons ou son intrigue. »
« Rien de nouveau à dire sur le capitalisme et l'impitoyable monde de la finance mais l’étourdissant dispositif formel emporte tout. »
« Mise en scène et décors simplement déments, l'aspect comédie musicale est moins bien réussi. On est loin de La La Land. Quoiqu'il en soit, on passe un très bon moment devant ce "petit" Johnnie To. »
« Johnnie To revient contre toute attente avec une comédie musicale. L’exercice de style est brillant, Sylvia Chang crève l’écran. Le film en revanche aurait mérité dans son adaptation d’être raccourci afin de conserver plus de rythme. Cela reste tout de même très plaisant. »
« Virtuose d'un point de vue de la mise en scène, bancale d'un point de vue narratif, Office est une comédie musicale en 3D sur le monde de la finance réalisée par Johnnie To : rien que pour ça, il faut courir la voir en salles ! »
Hirune Hime, Rêves éveillés (en salles le 12/07/2017)
Kamiyama Kenji
« Malgré des soucis de rythmes et une esthétique maladroite. Le film parvient à nous porter dans son aventure onirique avec un propos très contemporain. »
« Un jolie conte très contemporain dans ses enjeux mais que ne parvient pas à trouver de passerelles entre les deux récits qui le composent. Quelques jolies moments et un traitement numérique de l'anim très soigné ne parviennent malheureusement à sauver un dernier acte raté dans les grandes largeurs. »
Entre deux rives (en salles le 05/07/2017)
Kim Ki-duk
« Un peu pataud et souffrant d'un manque de budget évident, un film pas inintéressant mais qui ne parvient pas à causer les réflexions qu'il ambitionne. »
« Entre deux rives questionne la Corée à travers un film brut et pertinent. Le retour de Kim Ki-duk en France, enfin ! »
« De la réflexion, Kim Ki-duk en a toujours eu. Surtout en frappant là où ça fait mal. Mais le manque de budget est flagrant et il ne parvient pas à dépasser cette difficulté. On dirait un téléfilm des années 90. Ca fait bobo à la rétine. »
« Un récit bicéphale aussi implacable dans sa logique que lourdingue dans son traitement démonstratif. Le film tient sur l'incroyable performance à contre emploi de Ryu Sung-bun (il distribue tout de même quelques bons coups de tatanes). On regrette encore de voir la jeune et talentueuse Jeong Ha-dam sous exploitée. »
I Am Not Madame Bovary (en salles le 05/07/2017)
Feng Xiaogang
« Au-delà du travail sur l'esthétique, la performance de Fan Bingbing nous offre une vision des tourments d'une femme chinoise. »
« Un beauté plastique et un jeu de cadrage impressionnants. Fan Bingbing interprète magnifiquement ce rôle de femme forte. Et pourtant, la mayonnaise ne prend pas... »
« Les distributeurs internationaux n'ont certainement jamais lu Flaubert, mais ont bien raison de mettre en avant ce drame fort à l'humour absurde porté par un jeu sur les cadrages incroyables de beauté. »
Okja (Netflix)
Bong Joon-ho
« Pas transcendant, mais un bon divertissement familial qui marche pas trop mal... On pouvait quand même s'attendre à mieux et Jake Gylenhaal livre la pire performance de sa carrière. »
« La poésie de Miyazaki rencontre la singularité de The Host. Une grande œuvre, peut-être même un chef-d'œuvre. »
« Un peu le cul entre deux chaises, Okja reste un divertissement bien fait (merci Darius Khondji). Mais ça reste très anecdotique. Vivement le retour de Bong Joon-ho en Corée. »
« Un joli conte pour enfant qui commence bien et qui s'effondre au moment même ou le récit atterri aux US. Débarrassé de tout réels enjeux dramatiques, avec ses personnages cabots et sa morale mièvre,le film perd tout sens de subversion et se révèle être un produit de consommation consensuel et bien marketé par Netflix. Don't believe the hype ! Bong Joon-ho rentre vite à la maison ! »
« Ce conte animaliste d'une beauté poétique absolue s'inscrit parfaitement dans l'univers foisonnant et passionnant de Bong Joon-ho. »
« Un gentil conte qui va faire plaisir aux amis des animaux, mais dont les fulgurances enthousiasmantes dans l'action et les poursuites ne font pas complètement oublier les ratés un peu kitsch. On n'osera pas dire que c'est bébête... »
« Gentillet, avec des thématiques classiques recyclées des précédents films du réalisateur traitées encore une fois avec la subtilité d'un bulldozer. C'est long, parfois un peu glauque, parfois mignon, mais très vite oublié. »
Sans pitié (En salles le 28/06/2017)
Byun Sung-hyun
« Pas exceptionnel mais très efficace et même parfois très beau. »
« Mise en scène nickel et acteurs impliqués. De ce côté-là, rien à redire. Mais ça reste un peu longuet par moment et la réalisation ultra-référencée ne joue pas à l'avantage du film. »
« Pour sa première incursion dans le genre étendard du cinéma coréen, Byung Sung-hyun respecte scrupuleusement le cahier des charges, et réalise un film sous influence. Ses audaces formelles et l'implication de ses acteurs font de ce thriller un divertissement de haute volée à défaut d'un fleuron du genre. »
« Classique et très référencé, Sans Pitié vaut surtout pour sa mise en scène efficace, et pour la relation très ambiguë entre les deux personnages principaux. »
« Exécution impeccable (dans tous les sens), mais vraiment rien de neuf... »
Creepy (en salles le 14/06/2017)
Kurosawa Kiyoshi
« Chef d'oeuvre de tension et d'angoisse, Creepy renoue avec ce que son auteur sait faire de mieux et régalera les spectateurs avertis, grand thriller que voici. »
« Regard terrifiant sur la famille, Creepy est un formidable thriller où comme d’habitude, Kurosawa joue de l’architecture, de la nature, pour créer une angoisse suffocante. »
« Un thriller glaçant où Kurosawa offre une variante virtuose de "Cure". »
« "Creepy" c'est du génie". »
« Totalement WTF, Creepy renoue avec les premières amours de Kurosawa. Un méchant ultra méchant et incroyable qui fait tenir tout le film. »
« Kurosawa fait montre de tout son talent pour rendre Teruyuki Kagawa terrifiant. Rien que pour ça, Creepy vaut le coup d'œil, et ce, malgré des facilités d'écriture évidentes et un acteur principal à côté de la plaque. »
« Un peu théorique, pas toujours parfait au niveau de l'écriture, et d'une précision hallucinante dans la mise en scène, Creepy n'est peut-être pas un grand film, mais prouve que Kurosawa est un grand cinéaste. »
Le Jour d'après (en salles le 07/06/2017)
Hong Sang-soo
« Hong Sang-soo : Eustachien à l'extrême. Simplement génial. »
« Pour une fois, Hong Sang-soo travaille sa mise en scène et sa photographie. A part ça, ben... c'est toujours la même ritournelle... »
« Peut être est ce du à l'écho très personnelle de cette histoire pour son auteur qu'elle parvient à toucher sincèrement le spectateur ? Toujours est-il, ce récit adultérin est traité avec beaucoup de soin dans l'écriture de ses personnage et son utilisation de l'image noir et blanc. On fini presque oublier les affreux tics de mise en scène chers à HSS. »
« Hong Sang-soo continue son introspection avec cette histoire de mœurs tout en plan-séquences et quiproquos, illuminée par la magnifique Kim Min-hee. »
« L'un des plus beaux films de Hong Sang-soo. »
Operation Mekong (FCCF 2017)
Dante Lam
« Polar dont la base inspirée de faits réels donne un vrai cachet dynamité pour le meilleur et pour le pire par une outrance émotionnelle et pyrotechnique de tous les instants. »
« Quelques bonnes idées rapidement balayées par un bordel ambiant. Fun mais ça sature rapidement le cerveau. »
« Dante Lam nous revient avec un film de commandos énergique (un peu trop ?). Aussi idiot que divertissant à condition tout de même de faire abstraction du discours officiel. »
« Comme l'impression de voir un film débile des années 90 avec les mêmes effets déjà datés à l'époque. »
Journey to the West: The Demons Strike Back (FCCF 2017)
Tsui Hark
« C'est n'importe quoi de bout en bout et jamais très maîtrisé, mais on passe un très très TRES bon moment. »
« Le duo Tsui Hark et Stephen Chow est une belle réussite. Foutraque, drôle (même si lourd) et visuellement impressionnant, on passe un très bon moment ! »
« Pas le chef d'œuvre espéré. Tsui Hark et Stephen Chow se tirent la couverture pour jouer solo. C'est bordélique mais les deux compères connaissent la partition et au final on sen tire avec quelques bons fou rires et des scènes spectaculaires. Un divertissement inégal et mineur dans la filmo des deux génies mais du fun ! »
« Film qui aurait été génial en images de synthèse tant les idées visuelles de Tsui Hark explosent les limites de ce qui se fait actuellement en film live. »
Call of Heroes (FCCF 2017)
Benny Chan
« Call of Heroes bénéficie de scène d'action impressionnantes, chorégraphiées par Sammo Hung. Malheureusement, le reste ne suit pas. Quant au jeu des acteurs... Il faut peut-être être Chinois pour les supporter ! »
« Benny Chan nous offre une variation intéressante des 7 samourais tout en ne cherchant en aucun cas à singer le maître Kurosawa. Il préfère bousculer les enjeux de l'intérieur avec au cœur du conflit un Louis Koo aussi démoniaque que grimaçant. »
Big Fish & Begonia (FCCF 2017)
Liang Xuan et Zhang Chun
« Une direction artistique sublime qui n'arrive pas à porter un film aux personnages stupides et à l'univers mal mis en place. Dommage car il y avait beaucoup de potentiel. »
« Romance, mythologie chinoise et force de la destinée s'entrecroisent dans un spectacle envoûtant et formellement somptueux qui transcende l'évidente influence Ghibli. »
« Influencé par Ghibli, Big Fish & Begonia parvient à se doter d'une identité propre et nous fait découvrir une mythologie chinoise teintée de romance. La révélation ! »
« Un joli film d'animation qui souffre de grosses carences d'écriture d'un univers peu cohérent et d'un dauphin bien encombrant. Une déception. »
« Un joli film d'animation qui doit beaucoup à son univers mythologique passionnant même si sous-exploité. »
Chongqing Hot Pot (FCCF 2017)
Yang Qing
« Récit social, amitié et polar ludique se marient astucieusement dans un feel good movie attachant. »
« On se prend au jeu de cette histoire un peu loufoque, comique et pourtant très touchante. »
« Une comédie noire bien menée avec en tête un quator de personnages très attachants. Simple, efficace et bien rythmé. Que demande le peuple ! »
« Une comédie légère et attachante qui doit beaucoup à ses personnages, même si le réalisateur n'a aucune gêne pour repomper des idées à droite, à gauche. »
Mountain Cry (FCCF 2017)
Larry Yang
« Un beau mélodrame assez classique mais qui ne laisse pas insensible. De très belles performances d'acteurs. »
« Un film hors du temps et extrêmement touchant, porté par des acteurs superbes. Petit bémol sur le pathos qui a tendance à poindre le bout de son nez et donc à diminuer l'impact émotionnel du film. »
« Une belle histoire d'amour, parfois à la limite du pathos, contrariée par les règles strictes des villages de l'arrière pays chinois. »
Crosscurrent (FCCF 2017)
Yang Chao
« Deux solutions pour apprécier ce film poétique et quasiment mystique : connaître la culture chinois sur le bout des doigts ou simplement se laisser porter par une mise en scène soignée, des images sublimes et un score envoûtant. »
« Un voyage métaphysique difficile à appréhender mais d'une beauté indéniable. A revoir dans un état de fatigue moins avancé. »
Mr. No Problem (FCCF 2017)
Mei Feng
« Une sympathique comédie de mœurs portée par une galerie de personnages attachants et une mise en scène en plans séquence soignée. »
« C'est plutôt drôle et bien réalisé bien que la mise scène ne soit pas vraiment en corrélation. Par contre, qu'est-ce que c'est long.... »
« Une comédie en noir et blanc parfois amusante grâce au personnage principal mais souvent ennuyeuse à cause de son rythme léthargique. »
Sans pitié (Cannes 2017)
Byun Sung-hyun
« Pas exceptionnel mais très efficace et même parfois très beau. »
« Pour sa première incursion dans le genre étendard du cinéma coréen, Byung Sung-hyun respecte scrupuleusement le cahier des charges, et réalise un film sous influence. Ses audaces formelles et l'implication de ses acteurs font de ce thriller un divertissement de haute volée à défaut d'un fleuron du genre. »
« Classique et très référencé, Sans Pitié vaut surtout pour sa mise en scène efficace, et pour la relation très ambiguë entre les deux personnages principaux. »
« Exécution impeccable (dans tous les sens), mais vraiment rien de neuf... »
Vers la lumière (Cannes 2017)
Kawase Naomi
« J'ai vu la lumière. Et vous pouvez aussi, si vous le voulez bien. »
« Bien que le début nous fait craindre de voir Kawase Naomi théoriser sur son propre cinéma, la cinéaste se focalise très vite sur son couple de personnage et filme avec beaucoup de sensibilité l'éclosion des sentiments amoureux. Un film lumineux ! »
« La mise en scène sensitive de Kawase donne toute son ampleur à cette histoire d'amour entre un malvoyant et une audio-descriptrice. »
« Kawase poursuit une oeuvre accessible, avec un film d'une grande beauté formelle et humaine. »
Marlina, la tueuse en 4 actes (Cannes 2017)
Mouly Surya
« Un western indonésien minimaliste dont la lenteur exagérée laisse parfois place à des saillies de violence surprenantes. »
« Du sous-tarantino indonésien... »
Oh Lucy ! (Cannes 2017)
Atsuko Hirayanagi
« Du rock 'n' roll et pas beaucoup d'amour. Lucy n'a pas passé l'âge des enfantillages. »
« Un premier film délicat, entre comédie douce-amère, chronique sociale, et road movie mélancolique. »
« Sympathique variation japonaise du feel-good movie type Sundance. »
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