Tableau des Etoiles

Films Elias Campos Kephren Montoute Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Nicolas Lemerle Rédacteur Victor Lopez
Le Secret de la chambre noire (en salles le 08/03/2017)
Kurosawa Kiyoshi
« Ce n'est pas le cinéma français qui vient à Kurosawa mais Kurosawa qui vient au cinéma français, le souci, c'est que sa vision du cinéma français se résume aux notaires, au manque de rythme et aux jeu approximatif. »
« Kurosawa réussit son incursion dans le cinéma français en y imposant sa patte. Le film est objectivement réussi mais assez inégal. Subsistent les scènes fantastiques qu'il maîtrise toujours à la perfection. »
« La greffe entre le cinéma de Kurosawa et la France marche très bien. Certaines scènes un peu plus faibles sont rattrapées par d'autres magnifiques (dont une sublime apparition spectrale dans une serre et une belle fin). »
Madame B., Histoire d’une Nord-Coréenne (en salles le 22/02/2017)
Jero Yun
« Un documentaire au potentiel passionnant mais qui se perd dans des détails peu importants. Dommage car il y avait vraiment de quoi faire. »
« Un documentaire poignant sur des familles déchirées tentant de se rejoindre par tous les moyens. Mais surtout, un superbe portrait de femme. Madame B est une sorte de Wonder Woman. »
« Portrait poignant d'une femme forte qui interroge sur l'identité coréenne complètement schizophrène. »
« Une immersion percutante même si un peu trop courte, à cause des conditions difficiles de tournage. »
« Jero Yun accompagne dans ce beau documentaire une exilée nord-coréenne dans l'un de ses périlleux voyages. On n'oublie pas facilement cette Madame B. et ses deux familles. (Sidy Sakho) »
« Un documentaire passionnant avec de vrais et forts partis pris de mise en scène et de cinéma. »
Silence (en salles le 08/02/2017)
Martin Scorsese
« C'est beau, mais vraiment dur de s'intéresser à un sujet si opaque et si égoïste que la religion. Adam Driver est exceptionnel. »
« Scorsese à travers une œuvre sobre et somme impose le silence. »
« On sent que Scorsese y a mis toute son âme mais la démonstration est trop forcée par moment pour m'emporter totalement. »
« On sait que les films de Scorsese abordant de front la question de la religion ne sont pas ses meilleurs. Silence est rien moins que son pire film, ce qui dit à peu près tout. (Sidy Sakho) »
« Complexe et bouleversant, l'un des Scorsese les plus personnels. »
Un jour dans la vie de Billy Lynn (en salles le 01/02/2017)
Ang Lee
« Pas très fin, mais virtuose et assez juste, un film handicapé que l'on rêve de voir dans sa vraie version, parce qu'en 2D 24p, c'est déjà vachement bien. »
« Une réalisation virtuose qu'on aurait aimé découvrir dans les conditions initialement prévue et qui colle à la peau du propos. Petit bémol : Ang Lee traite son sujet avec la finesse d'une pelleteuse. »
« En ces temps troubles, le nouveau Ang Lee est un film nécessaire et essentiel, qui égratigne bien comme il faut les "valeurs" de l'Amérique républicaine. C'est donc bien dommage de ne pas pouvoir le voir dans son format d'origine, l'ampleur de la mise en scène en est grandement réduite. »
Le Cercle - Rings (en salles le 01/02/2017)
F. Javier Gutiérrez
« Ni assez bon pour être intéressant, ni assez mauvais pour être amusant. »
« J'espère que ce film hantera ses créateurs et qu'après 7 jours en salles, tout cela soit très vite oublié. »
« Même pas assez drôle pour ne pas s'ennuyer. »
« Une reprise peu percutante de la franchise Ring, sauvée par ses scènes d'ouverture et de conclusion. (Marc L'Helgoualc'h) »
« Une mise à jour que l'on peut se risquer à caractériser d'hommage : sans risque, dispensable et plutôt soigné ! Bref, rien de fou, mais rien honteux... »
La Femme qui est partie (en salles le 01/02/2017)
Lav Diaz
« Lav Diaz nous accompagne dans un voyage qui nous offre la beauté des damnés de la terre. »
« Le théâtre clair-obscur d'un ange exterminateur. Spiritualité, revanche, rédemption, dolorisme. Un film chrétien à rebours de ceux d'Abel Ferrara. Lav Diaz aurait gagné à resserrer son propos en moins de 3 heures. »
« Même si certaines scènes s'éternisent un peu trop, il faut reconnaître un certain talent à Lav Diaz pour explorer l'humanité de sa lady vengeance devenue ange gardien, au milieu des ténèbres de l'enfer philippin. »
« Superbe revenge movie qui prend le genre à rebours. La bonté surgit de l'ombre, éclaire les coins sombres (Jeremy Coifman). »
« Sublime noir et blanc contrasté au service d'un récit mêlant poétiquement théâtre de l'absurde à la Samuel Beckett, grand roman russe, revanche movie aux thématiques super-héroïques et coupe sociétale des Philippines de la fin des années 90. Impressionnant ! »
Yourself And Yours (en salles le 01/02/2017)
Hong Sang-soo
« Juré j'aime pas Hong Sang-soo, mais celui-là il est cool ! »
« HSS apporte un trouble fascinant et ludique dans un film tristement romantique. »
« HSS change enfin un petit peu de scénario, de personnages voire de situations, ce qui fait de Yourself and Yours un film beaucoup plus ludique et moins théorique. »
« Les petites histoires font les grands films. Un Hong Sang-soo particulièrement stendhalien et eustachien. »
« Un HSS décevant, qui n'égale jamais vraiment la fraîcheur de Sunhi ou la maîtrise ludique d'Un jour avec, un jour sans. »
« Non HSS ne fait pas toujours le même film. Ce dernier, par exemple, est l'un de ses moins conceptuels et le plus direct dans l'expression des sentiments. Son La Maman et la putain, en quelque sorte. (Sidy Sakho) »
« Moins ludique et théorique que Un jour avec, un jour sans, Yourself And Yours ne bouge pas les lignes du cinéma de Hong Sang-soo si ce n'est dans l'introduction d'une personnage féminin plus ambiguë qu'accoutumé, mais on se retrouve à siffloter sa petite musique avec plaisir. »
Baby Beside Me (FICA 2017)
Son Tae-gyum
« Un drame sympathique mais trop caricatural pour être décevant, dommage, certaines scènes sont des moments de grâce. »
« Du Dardennes-like en Corée, parfois émouvant mais souvent frustrant dans sa manière de cloisonner ses personnages pour faire avancer artificiellement l'intrigue. »
« Un premier film sincère et parfois touchant, malgré son manque de maîtrise. »
Being Born (FICA 2017)
Mohsen Abdolvahab
« Pas inintéressant, mais trop classique pour étonner ou même intéresser. »
« Du Farhadi-like avec un sujet maintes fois ressassé dans le cinéma iranien. »
« Un film iranien dans la veine d'Asghar Farhadi. Plutôt pas mal mais sans surprise. »
Her Mother (FICA 2017)
Sato Yoshinori
« On en vient presque à envier le personnage féminin mort dans les 5 premières minutes, elle au moins n'a pas eu a subir les 90 suivantes »
« Un film anti peine de mort qui donne des envies de meurtre. Un comble. »
« Finalement, mieux vaut un bon film pro peine de mort qu'un mauvais film contre la peine de mort... »
800 M. 500 M. (FICA 2017)
Yao Tian
« Beau et gracieux, un film agréable qui ne restera pas dans l'histoire mais ne fait pas moins son petit effet. »
« La politique de l'enfant unique au cœur des montagnes brumeuses des Trois-Gorges. Prometteur même si pas dénué de maladresses. »
« Comme quoi, de vrai moment de cinéma et de mise en scène peuvent se combiner avec un sujet de société (le planning familial en Chine) au FICA ! »
Mother (FICA 2017)
Riri Riza
« Ennuyeux et déjà vu des centaines de fois, un film loin d'être détestable mais dénué du moindre intérêt. »
« Le vide incarné. »
« Oh mother, I can feel the soil falling over my head... »
The Dark Wind (FICA 2017)
Hussein Hassan
« L'abjection selon RIvette, après les camps de concentration, comment utiliser Daesch comme excuse pour faire pleurer la ménagère. »
« Un sujet fort traité sans aucune cohérence de mise en scène. Dommage. »
« Un sujet passionnant qui souffre d'une fictionnalisation déplorable et entraîne un vrai soucis sur la représentation du réel au point que l'ensemble parait irresponsable au vu des enjeux. »
Going The Distance (FICA 2017)
Harumoto Yujiro
« Une vraie sincérité dans le propos, mais la mise en scène ne tient pas la distance... »
Hôtel Salvation (FICA 2017)
Shubhashish Bhutiani
« Ouais c'est pas mal, mais en vrai on s'en fout non ? »
« L'hôtel du salut cinéphilique, ça se regarde mais ça ne propose rien de nouveau. »
« Confortable, mais on peut trouver une meilleure chambre sans peine. »
Après la tempête (FICA 2017)
Kore-eda Hirokazu
« Aucun cinéaste n'a la moitié de la finesse et de la sensibilité de Kore-eda. Doux et beau à en pleurer. »
« Même un "petit" Kore eda nous fait passer un agréable moment. Surtout quand il y a Kiki Kirin au casting ! »
« Plus mineur et resserré mais tout aussi beau, une fin magnifique de mélancolie. »
« Un tout petit peu en dessous de Notre petite Soeur, mais le sublime personnage de Kirin Kiki emporte tout ! »
Harmonium (en salles le 11/01/2017)
Fukada Kôji
« Le début et très intriguant, puis on commence à se lasser et à se désintéresser de ces personnages largués dans une histoire mal dégrossie. »
« L’avènement d'un grand cinéaste qui brille, encore une fois, par son éclectisme. »
« Fukada vient de changer de catégorie avec ce nouveau film. Les quelques défauts qu'on pouvait trouver dans Sayonara sont ici effacés. Et on ne trouve que de la maîtrise, de la beauté et de l'émotion. »
« Fukada tout en retenue et en équilibriste pour ce drame familial propice aux non-dits, à la solitude et à la vengeance. Une certaine idée d'un Japon malade. »
« Fukada donne à son cinéma un goût plus amer qu'à l'accoutumée. Déconcertant aux premiers abords, son film nous réserve quand même quelques belles scènes. »
« D'une maîtrise glaçante, Harmonium place définitivement Fukada parmi les grands cinéastes japonais contemporains. »
La Grande Muraille (en salles le 11/01/2017)
Zhang Yimou
« Zhang Yimou forever ! »
« Yimou n'a rien perdu de sa démesure visuelle mais ça ne suffit pas à retenir l'attention tant tout le reste est bâclé. Reste la prestance de Jing Tian. »
« Un spectacle aussi plaisant que creux, qui ne raconte rien à part l'histoire de sa propre hybridation. Mais on va dire que c'est déjà ça... »
Diamond Island (en salles le 28/12/2016)
Davy Chou
« Une vision douce d'une dure réalité. Un auteur est né. »
« De très beaux plans, une musique entêtante mais quelques longueurs et des acteurs pas toujours convaincants. »
« Un vrai beau film, poétique, romanesque et réaliste à la fois, qui vit et bouge en permanence. »
« Magnifique portait de la jeunesse contemporaine d'une beauté et maîtrise totale, par une jeune réalisateur qui confirme là tout le bien que l'on pensait de son premier film : Le Sommeil d'or. »
your name. (en salles le 28/12/2016)
Shinkai Makoto
« On en fait peut-être un peu trop sur ce film d'animation franchement commercial et pas si novateur visuellement, mais ça reste super mignon et attachant. »
« Miyazaki peut rester à la retraite. »
« Joli film qui aborde des thèmes dans lesquels on peut tous se retrouver. Le dessin des environnements est toujours beau et la gestion de la luminosité impressionnante. Mais Shinkai se rapproche toujours un peu plus de la guimauve. Dommage. »
« Une sympathique histoire d'amour surnaturelle qui pêche par un excès de mièvrerie et une bande-son discutable. »
« Shinkai raconte une histoire magnifique avec l'âme d'un adolescent de 15 ans fan de J-Pop. Bon film d'animation qui aurait pu être un chef d'œuvre. »
« Une synthèse accessible du cinéma de Shinkai Makoto : donc vous n'avez plus aucun excuse de ne pas retenir le nom ! »
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