Tableau des Etoiles

Films Elias Campos Justin Kwedi Kephren Montoute Elvire Rémand Martin Debat Nicolas Lemerle Victor Lopez
Operation Mekong (FCCF 2017)
Dante Lam
« Polar dont la base inspirée de faits réels donne un vrai cachet dynamité pour le meilleur et pour le pire par une outrance émotionnelle et pyrotechnique de tous les instants. »
« Quelques bonnes idées rapidement balayées par un bordel ambiant. Fun mais ça sature rapidement le cerveau. »
« Dante Lam nous revient avec un film de commandos énergique (un peu trop ?). Aussi idiot que divertissant à condition tout de même de faire abstraction du discours officiel. »
« Comme l'impression de voir un film débile des années 90 avec les mêmes effets déjà datés à l'époque. »
Journey to the West: The Demons Strike Back (FCCF 2017)
Tsui Hark
« C'est n'importe quoi de bout en bout et jamais très maîtrisé, mais on passe un très très TRES bon moment. »
« Le duo Tsui Hark et Stephen Chow est une belle réussite. Foutraque, drôle (même si lourd) et visuellement impressionnant, on passe un très bon moment ! »
« Pas le chef d'œuvre espéré. Tsui Hark et Stephen Chow se tirent la couverture pour jouer solo. C'est bordélique mais les deux compères connaissent la partition et au final on sen tire avec quelques bons fou rires et des scènes spectaculaires. Un divertissement inégal et mineur dans la filmo des deux génies mais du fun ! »
« Film qui aurait été génial en images de synthèse tant les idées visuelles de Tsui Hark explosent les limites de ce qui se fait actuellement en film live. »
Call of Heroes (FCCF 2017)
Benny Chan
« Call of Heroes bénéficie de scène d'action impressionnantes, chorégraphiées par Sammo Hung. Malheureusement, le reste ne suit pas. Quant au jeu des acteurs... Il faut peut-être être Chinois pour les supporter ! »
« Benny Chan nous offre une variation intéressante des 7 samourais tout en ne cherchant en aucun cas à singer le maître Kurosawa. Il préfère bousculer les enjeux de l'intérieur avec au cœur du conflit un Louis Koo aussi démoniaque que grimaçant. »
Big Fish & Begonia (FCCF 2017)
Liang Xuan et Zhang Chun
« Une direction artistique sublime qui n'arrive pas à porter un film aux personnages stupides et à l'univers mal mis en place. Dommage car il y avait beaucoup de potentiel. »
« Romance, mythologie chinoise et force de la destinée s'entrecroisent dans un spectacle envoûtant et formellement somptueux qui transcende l'évidente influence Ghibli. »
« Influencé par Ghibli, Big Fish & Begonia parvient à se doter d'une identité propre et nous fait découvrir une mythologie chinoise teintée de romance. La révélation ! »
« Un joli film d'animation qui souffre de grosses carences d'écriture d'un univers peu cohérent et d'un dauphin bien encombrant. Une déception. »
« Un joli film d'animation qui doit beaucoup à son univers mythologique passionnant même si sous-exploité. »
Chongqing Hot Pot (FCCF 2017)
Yang Qing
« Récit social, amitié et polar ludique se marient astucieusement dans un feel good movie attachant. »
« On se prend au jeu de cette histoire un peu loufoque, comique et pourtant très touchante. »
« Une comédie noire bien menée avec en tête un quator de personnages très attachants. Simple, efficace et bien rythmé. Que demande le peuple ! »
« Une comédie légère et attachante qui doit beaucoup à ses personnages, même si le réalisateur n'a aucune gêne pour repomper des idées à droite, à gauche. »
Mountain Cry (FCCF 2017)
Larry Yang
« Un beau mélodrame assez classique mais qui ne laisse pas insensible. De très belles performances d'acteurs. »
« Un film hors du temps et extrêmement touchant, porté par des acteurs superbes. Petit bémol sur le pathos qui a tendance à poindre le bout de son nez et donc à diminuer l'impact émotionnel du film. »
« Une belle histoire d'amour, parfois à la limite du pathos, contrariée par les règles strictes des villages de l'arrière pays chinois. »
Crosscurrent (FCCF 2017)
Yang Chao
« Deux solutions pour apprécier ce film poétique et quasiment mystique : connaître la culture chinois sur le bout des doigts ou simplement se laisser porter par une mise en scène soignée, des images sublimes et un score envoûtant. »
« Un voyage métaphysique difficile à appréhender mais d'une beauté indéniable. A revoir dans un état de fatigue moins avancé. »
Mr. No Problem (FCCF 2017)
Mei Feng
« Une sympathique comédie de mœurs portée par une galerie de personnages attachants et une mise en scène en plans séquence soignée. »
« C'est plutôt drôle et bien réalisé bien que la mise scène ne soit pas vraiment en corrélation. Par contre, qu'est-ce que c'est long.... »
« Une comédie en noir et blanc parfois amusante grâce au personnage principal mais souvent ennuyeuse à cause de son rythme léthargique. »
Sans pitié (Cannes 2017)
Byun Sung-hyun
« Pas exceptionnel mais très efficace et même parfois très beau. »
« Pour sa première incursion dans le genre étendard du cinéma coréen, Byung Sung-hyun respecte scrupuleusement le cahier des charges, et réalise un film sous influence. Ses audaces formelles et l'implication de ses acteurs font de ce thriller un divertissement de haute volée à défaut d'un fleuron du genre. »
« Classique et très référencé, Sans Pitié vaut surtout pour sa mise en scène efficace, et pour la relation très ambiguë entre les deux personnages principaux. »
« Exécution impeccable (dans tous les sens), mais vraiment rien de neuf... »
Vers la lumière (Cannes 2017)
Kawase Naomi
« J'ai vu la lumière. Et vous pouvez aussi, si vous le voulez bien. »
« Bien que le début nous fait craindre de voir Kawase Naomi théoriser sur son propre cinéma, la cinéaste se focalise très vite sur son couple de personnage et filme avec beaucoup de sensibilité l'éclosion des sentiments amoureux. Un film lumineux ! »
« La mise en scène sensitive de Kawase donne toute son ampleur à cette histoire d'amour entre un malvoyant et une audio-descriptrice. »
« Kawase poursuit une oeuvre accessible, avec un film d'une grande beauté formelle et humaine. »
Marlina, la tueuse en 4 actes
Mouly Surya
« Un western indonésien minimaliste dont la lenteur exagérée laisse parfois place à des saillies de violence surprenantes. »
« Du sous-tarantino indonésien... »
Oh Lucy !
Atsuko Hirayanagi
« Du rock 'n' roll et pas beaucoup d'amour. Lucy n'a pas passé l'âge des enfantillages. »
« Un premier film délicat, entre comédie douce-amère, chronique sociale, et road movie mélancolique. »
« Sympathique variation japonaise du feel-good movie type Sundance. »
Le jour d'après (Cannes 2017)
Hong Sang-soo
« Hong Sang-soo : Eustachien à l'extrême. Simplement génial. »
« Hong Sang-soo continue son introspection avec cette histoire de mœurs tout en plan-séquences et quiproquos, illuminée par la magnifique Kim Min-hee. »
« Voilà qui semble être du très grand Hong Sang-soo ! »
The Villainess (Cannes 2017)
Jeong Byeong-Gil
« ça passe rarement, le reste du temps, c'est vilain. »
« Trop long, mal écrit, mal dialogué, The Villainess ne tient jamais les promesses de sa première séquence. La mise en scène se veut immersive mais vrille façon mauvaise production Besson. »
Loveless (Cannes 2017)
Andrey Zvyagintsev
« Froid et incisif. La virtuosité effrayante du cinéaste transcende sa vision radicale du monde contemporain. »
« Film sur-symbolique, étouffant misanthrope, malgré la maîtrise inouïe habituelle du réalisateur russe. »
Avant que nous disparaissions (Cannes 2017)
Kurosawa Kiyoshi
« Le maître retourne à ses visions apocalyptiques et paranoïaques entre L'Antre de la folie et Parasite. »
« Kurosawa livre ici un film faussement léger tout en mêlant les genres avec brio comme à son habitude. On a néanmoins connu plus brillant dans sa filmographie. »
« Le très surestimé Kurosawa Kiyoshi intrigue avec cette histoire d’invasion extra-terrestres au sein d'un couple en crise. Il s'embourbe très vite dans un traitement lourdingue, au développement paresseux et à la morale Bessonienne. Même ses acteurs ne semblent pas croire en leurs personnages. Le cinéaste, lui, a semble t-il bien compris le concept de navet ! »
« Kurosawa fait son Body Snatchers conceptuel, en jouant sur les ruptures de ton. Intéressant même si pas toujours réussi. »
« Un drôle de film qui synthétise (parfois de manière assez forcée) les courants les plus souterrains du cinéma de Kurosawa en les liant dans une intrigue de S.-F. politique foisonnante. »
Claire's Camera (Cannes 2017)
Hong Sang-soo
« Un objet eustachien qui explore la narration épurée en se reposant sur une variation de l'espace. »
« Balade anecdotique dans les chemins de traverse cannois. »
« Un film qui donne vraiment la sensation d'être à Cannes... »
Okja (Cannes 2017)
Bong Joon-ho
« La poésie de Miyazaki rencontre la singularité de The Host. Une grande œuvre, peut-être même un chef-d'œuvre. »
« Ce conte animaliste d'une beauté poétique absolue s'inscrit parfaitement dans l'univers foisonnant et passionnant de Bong Joon-ho. »
« Un gentil conte qui va faire plaisir aux amis des animaux, mais dont les fulgurances enthousiasmantes dans l'action et les poursuites ne font pas complètement oublier les ratés un peu kitsch. On n'osera pas dire que c'est bébête... »
Blade of the Immortal (Cannes 2017)
Miike Takashi
« Assez soigné et loin de ses catastrophes précédentes. Des fulgurances. C'est tout de même beaucoup trop long, et très mal rythmé, voire pénible. »
« Comme souvent chez Miike, c'est rigolo au début puis ça s'étire, ça devient répétitif et on finit par s'ennuyer en attendant poliment la fin du film. »
« Le meilleur Miike depuis 13 Assassins. En un mot : mortel ! »
Sayonara (en salles le 10/05/2017)
Fukada Kôji
« C'est très beau, un peu ennuyeux parfois, mais fascinant. »
« Formellement somptueux, porté par une belle ambiance post-apocalyptique dépressive et intimiste. Mais l'austérité de l'ensemble n'est pas dénué de longues plages d'un ennui certain. »
« La même chose que Jeremy ! »
« Un film post-apocalyptique et tout en poésie qui nous berce par la beauté de ses images. Une certaine froideur dans le personnage principal, parfois un peu agaçante, qui empêche le film de vraiment décoller. »
« Malgré ses quelques fulgurances de mise en scène et ces partis pris narratifs audacieux, le film souffre de certaines postures intellectuelles et d’une naïveté de son traitement qui forment le ventre creux du métrage. On lui pardonnera volontiers cette faiblesse, vite balayée par un dernier acte formidable. »
« Un Fukada contemplatif, qui nous fascine autant qu'il nous ennui, avant de nous submerger dans son magnifique dernier quart d'heure. »
« Un conte futuriste fascinant et hypnotique. »
  • : pas de note
  • : mauvais
  • : moyen
  • : bon
  • : très bon
  • : excellent
  • : chef-d'Oeuvre

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.