Tableau des Etoiles

Films Elias Campos Justin Kwedi Kephren Montoute Elvire Rémand Martin Debat Nicolas Lemerle Victor Lopez
Le Lézard noir (L'Etrange Festival 2017)
Fukasaku Kinji
« Mystère, trouble sexuel et visuel tapageur au service d'un mélodrame délicieusement excentrique. »
« Décalé sur le fond et la forme, Le Lézard noir est une superbe adaptation de Rampo. On en redemande ! »
Death Death Row Family (L'Étrange Festival 2017)
Kobayashi Yûki
« Entre plein de choses, comme un best of du cinéma japonais de ces 40 dernières années, avec toute l'inconséquence intrinsèque à une oeuvre aussi disparate. »
« Avec les défauts et les atouts d'une production de la fin des 90s d'un Miike ou d'un Toyoda. »
« C'est assez bordélique et Kobayashi a encore du mal à se détacher de ses influences et à se créer son propre style. Mais le jeune cinéaste est à surveiller ! »
Avant que nous disparaissions (L'Étrange Festival 2017)
Kurosawa Kiyoshi
« Le maître retourne à ses visions apocalyptiques et paranoïaques entre L'Antre de la folie et Parasite. »
« Kurosawa livre ici un film faussement léger tout en mêlant les genres avec brio comme à son habitude. On a néanmoins connu plus brillant dans sa filmographie. »
« Le très surestimé Kurosawa Kiyoshi intrigue avec cette histoire d’invasion extra-terrestres au sein d'un couple en crise. Il s'embourbe très vite dans un traitement lourdingue, au développement paresseux et à la morale Bessonienne. Même ses acteurs ne semblent pas croire en leurs personnages. Le cinéaste, lui, a semble t-il bien compris le concept de navet ! »
« Kurosawa fait son Body Snatchers conceptuel, en jouant sur les ruptures de ton. Intéressant même si pas toujours réussi. »
« Un drôle de film qui synthétise (parfois de manière assez forcée) les courants les plus souterrains du cinéma de Kurosawa en les liant dans une intrigue de S.-F. politique foisonnante. »
A Day (L'Étrange Festival 2017)
Cho Sun-Ho
« Efficace et bien fichu, une autre preuve que personne ne fait du grand spectacle comme les coréens. »
« Un blockbuster coréen : carré, efficace, bien mené. Mais ça manque d'âme et de folie tout ça. C'est un peu fade. »
« Moralisateur et lacrymal, A Day ne tient pas les promesses de son pitch et ne livre qu'un polar milieux de plus. »
The Villainess (L'Étrange Festival 2017)
Jeong Byeong-Gil
« ça passe rarement, le reste du temps, c'est vilain. »
« Techniquement impressionnant, le film souffre d'un manque cruel de scénario et d'un montage bancal. Film usant... »
« Trop long, mal écrit, mal dialogué, The Villainess ne tient jamais les promesses de sa première séquence. La mise en scène se veut immersive mais vrille façon mauvaise production Besson. »
« C'est n'importe quoi et paresseux narrativement mais l'originalité et l'énergie des très nombreuses scènes d'actions suffisent à capter l'attention. »
Tokyo Vampire Hotel - Version cinéma (L'Étrange Festival 2017)
Sono Sion
« Même le pire fanboy de Sono Sion n'arrivera pas à se contenter de ce montage mal foutu d'une série à l'air aussi peu inspirée que cette édition de L'Etrange Festival. Restent quelques idées fulgurantes qui nous rappellent qu'on est bien devant un Sono Sion, et c'est justement ce qui attriste. »
« Sono Sion tel un Frankenstein nous offre un film monstre avec des vampires. Galvanisant puis décevant. »
« Des idées de génie, des décors de fou mais un montage tellement foutraque qu'il devient difficile de tenir devant ces 2h20 de "non-film". »
« Un montage de 2h40 sans queue ni tête de sa série pour Amazon. Outre une intro dingo et quelques scènes assez savoureuses, le film ne convainc guère. Espérons qu'il renverse la vapeur sous sa forme seriale. »
« Plus un mash-up bordélique et mal-foutu de la série télé Amazon qu'un film, Tokyo Vampire Hotel version ciné n'en reste pas moins traversé d'une idée par scène, de tableaux saisissants et de visions marquantes. »
Meatball Machine Kodoku (L'Étrange Festival 2017)
Nishimura Yoshihiro
« D'un côté ça fait plus de 10 ans que ce genre de film passe en festival et on commence un peu à s'en lasser, de l'autre côté, il faut reconnaître le talent de Nishimura pour mettre en scène le n'importe quoi et le faire de façon jubilatoire. »
« Le cinéma est un territoire infini où Nishimura est l'un des rares à nous montrer sa liberté totale. »
« Nishimura tente vainement de ressusciter les Sushi Typhoon et coche toutes las cases du cahier des charges. Ni les charmes de Yuri Kijima ou la brève apparition de Ami Tomite ne parviennent à sauver le film du naufrage. »
Purgatoryo (L'Étrange Festival 2017)
Roderick Cabrido
« Si le film lui même se rapporte bien à l'idée de purge exprimée par le titre, on préférera envoyer son réalisateur au neuvième cercle de l'enfer qu'expier ses péchés. »
« Le titre n'est pas mensonger. »
« Le purgatoire vu par les Philippines, ça donne vraiment, mais alors, vraiment pas envie. »
« Les jeunes Philippins trompent leur ennui dans les petites arnaques, les jeux d'argent et la nécrophilie. Pourquoi s'infliger la vision d'un tel spectacle ? »
30 years of Adonis (L'Étrange Festival 2017)
Scud Cheng
« 30min et c'était déjà trop. »
Mon Mon Mon Monsters! (L'Étrange Festival 2017)
Giddens Ko
« Étrange à souhait et moralement perturbant, un conte noir certes un peu cliché, mais qui fait office d'excellente introduction au festival. »
« Giddens Ko tente de capter la densité du désespoir adolescent en passant par le film de monstre. La radicalité de la démarche est fascinante et très contemporaine mais elle met également en évidence les faiblesses du métrage. »
« Pas mal de longueurs et un jeu d'acteur pas toujours très convainquant. Il n'empêche qu'on passe plutôt un bon moment devant ce film vénère ! »
Dans un recoin de ce monde (en salles le 06/09/2017)
Katabuchi Sunao
« D'une sensibilité et d'une poésie infinie, un film d'animation important. »
« Raconter l'Histoire par la petite porte, en suivant le quotidien de familles impactées par les catastrophe mais se battant pour continuer à vivre normalement, et cela, tout en poésie, c'est aussi ça le cinéma. »
« Derrière la maestria narrative, visuelle et sonore, il y a surtout un talent indéniable pour capter l'essence poétique du quotidien, et nous faire ressentir la beauté mélancolique d'une région meurtrie par la guerre. A l'image de son incroyable héroïne, ce film indispensable est un acte de foi envers l'humanité, dans sa forme la plus intime. »
« Poignant et poétique. »
Nés en Chine (en salles le 23/08/2017)
Lu Chuan
« Grand écart pour Lu Chuan qui suit à la lettre les demandes de Disney Nature. Notre âme d'enfant ne peut être que sous le charme de ces familles de pandas, panthères de neiges et de singes dorés. Ils sont tous à croquer et l'anthropomorphisme poussé à l'extrême n'aide pas. Qui plus est, la réalisation et le montage sont de bonne facture. »
Lumières d'été (en salles le 16/08/2017)
Jean-Gabriel Périot
« Le devoir de mémoire dans son versant lumineux comme douloureux. Le traumatisme d'Hiroshima dans sa description crue laisse place à la joie paisible de ce qui a survécu. Envoûtant de bout en bout. »
Death Note (Netflix)
Adam Wingard
« Vite écrivons le nom d'Adam Wingard dans le livre avant qu'il continue de faire ce qu'il fait. »
« Merci, Netflix ! »
« Les scènes gore sont marrantes mais n'ont rien à voir avec le manga. En fait, le film n'a rien à voir avec Death Note. Une adaptation ni faite ni à faire. Et un film tout juste passable. »
« Ce qui était un affrontement cérébral palpitant devient ici un vulgaire teen movie réalise par un fan des Destination Finale. »
« Ni une bonne adaptation ni un mauvais film (ou l'inverse) : un téléfilm lambda pour les dimanches après-midi. »
Lou et l'île aux Sirènes (en salles le 30/08/2017)
Masaaki Yuasa
« Un postulat convenu au premier abord qui pourra évoquer Ponyo de Miyazaki, mais totalement transcendé par l'énergie, l'argument musical bien amené ainsi que l'inventivité formelle de l'ensemble. »
« Si la direction artistique tranche par son originalité, ce n'est pas vraiment le cas de cette histoire vue et revue au sein de l'animation japonaise. »
« Quelques fulgurances graphiques qui n'arrivent pas à masquer le caractère convenu de l'ensemble. »
Office (en salles le 09/08/2017)
Johnnie To
« ça se veut plus profond que ça n'est et les effets stylistiques font plus mal à la tête qu'autre chose, laborieux et franchement dispensable. »
« Rien de nouveau à dire sur le capitalisme et l'impitoyable monde de la finance mais l’étourdissant dispositif formel emporte tout. »
« Mise en scène et décors simplement déments, l'aspect comédie musicale est moins bien réussi. On est loin de La La Land. Quoiqu'il en soit, on passe un très bon moment devant ce "petit" Johnnie To. »
« Johnnie To revient contre toute attente avec une comédie musicale. L’exercice de style est brillant, Sylvia Chang crève l’écran. Le film en revanche aurait mérité dans son adaptation d’être raccourci afin de conserver plus de rythme. Cela reste tout de même très plaisant. »
« Virtuose d'un point de vue de la mise en scène, bancale d'un point de vue narratif, Office est une comédie musicale en 3D sur le monde de la finance réalisée par Johnnie To : rien que pour ça, il faut courir la voir en salles ! »
Hirune Hime, Rêves éveillés (en salles le 12/07/2017)
Kamiyama Kenji
« Malgré des soucis de rythmes et une esthétique maladroite. Le film parvient à nous porter dans son aventure onirique avec un propos très contemporain. »
« Un jolie conte très contemporain dans ses enjeux mais que ne parvient pas à trouver de passerelles entre les deux récits qui le composent. Quelques jolies moments et un traitement numérique de l'anim très soigné ne parviennent malheureusement à sauver un dernier acte raté dans les grandes largeurs. »
Entre deux rives (en salles le 05/07/2017)
Kim Ki-duk
« Un peu pataud et souffrant d'un manque de budget évident, un film pas inintéressant mais qui ne parvient pas à causer les réflexions qu'il ambitionne. »
« Entre deux rives questionne la Corée à travers un film brut et pertinent. Le retour de Kim Ki-duk en France, enfin ! »
« De la réflexion, Kim Ki-duk en a toujours eu. Surtout en frappant là où ça fait mal. Mais le manque de budget est flagrant et il ne parvient pas à dépasser cette difficulté. On dirait un téléfilm des années 90. Ca fait bobo à la rétine. »
« Un récit bicéphale aussi implacable dans sa logique que lourdingue dans son traitement démonstratif. Le film tient sur l'incroyable performance à contre emploi de Ryu Sung-bun (il distribue tout de même quelques bons coups de tatanes). On regrette encore de voir la jeune et talentueuse Jeong Ha-dam sous exploitée. »
I Am Not Madame Bovary (en salles le 05/07/2017)
Feng Xiaogang
« Au-delà du travail sur l'esthétique, la performance de Fan Bingbing nous offre une vision des tourments d'une femme chinoise. »
« Un beauté plastique et un jeu de cadrage impressionnants. Fan Bingbing interprète magnifiquement ce rôle de femme forte. Et pourtant, la mayonnaise ne prend pas... »
« Les distributeurs internationaux n'ont certainement jamais lu Flaubert, mais ont bien raison de mettre en avant ce drame fort à l'humour absurde porté par un jeu sur les cadrages incroyables de beauté. »
Okja (Netflix)
Bong Joon-ho
« Pas transcendant, mais un bon divertissement familial qui marche pas trop mal... On pouvait quand même s'attendre à mieux et Jake Gylenhaal livre la pire performance de sa carrière. »
« La poésie de Miyazaki rencontre la singularité de The Host. Une grande œuvre, peut-être même un chef-d'œuvre. »
« Un peu le cul entre deux chaises, Okja reste un divertissement bien fait (merci Darius Khondji). Mais ça reste très anecdotique. Vivement le retour de Bong Joon-ho en Corée. »
« Un joli conte pour enfant qui commence bien et qui s'effondre au moment même ou le récit atterri aux US. Débarrassé de tout réels enjeux dramatiques, avec ses personnages cabots et sa morale mièvre,le film perd tout sens de subversion et se révèle être un produit de consommation consensuel et bien marketé par Netflix. Don't believe the hype ! Bong Joon-ho rentre vite à la maison ! »
« Ce conte animaliste d'une beauté poétique absolue s'inscrit parfaitement dans l'univers foisonnant et passionnant de Bong Joon-ho. »
« Un gentil conte qui va faire plaisir aux amis des animaux, mais dont les fulgurances enthousiasmantes dans l'action et les poursuites ne font pas complètement oublier les ratés un peu kitsch. On n'osera pas dire que c'est bébête... »
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