Tableau des Etoiles

Films Elias Campos Jeremy Coifman Justin Kwedi Kephren Montoute Elvire Rémand Nicolas Lemerle Victor Lopez
Senses (en salles à partir du 02/05/2018)
Hamaguchi Ryusuke
« Quand un film dure 5h15 et que l'on attend une suite à peine sorti de la salle, on sait que l'on tient quelque chose de grand. »
« Beaux portraits de femmes, une belle réflexivité sur l'art, mais aussi quelques platitudes dans l'écriture. »
« Sublime. Hamaguchi signe une œuvre qui fera date. »
« Le film est maîtrisé du début à la fin, ce qui est un exploit vu sa durée. La mise en scène est travaillée, la construction réussie et les acteurs ont un naturel qui ferait pâlir plus d'un acteur japonais confirmé. Que dire de plus... Petit (et long) chef d'oeuvre ! »
« Monumental film de plus de 5 heures sur l'incommunicabilité du sentiment, mis en scène avec une justesse absolue. On pense à Kore-Eda, à Hong Sang-soo, ou à Noah Baumbach, et surtout on en redemande. »
« Passé quelques platitudes, un beau film fleuve qui recèle une passionnante réflexion sur l'écriture et la fiction, en plus de présenter un magnifique portrait générationnelle des Japonaises d'aujourd'hui. »
Psychokinesis (Netflix)
Yeon Sang-ho
« Quelques beaux plans ne rattrapent pas le fait que Yeon Sang-ho semble avoir laissé les studios gagner la partie... »
« Un naufrage tant visuel que thématique, où la charge politique de Yeon Sang-ho se perd dans une bouillie caricaturale. Vivement que le réalisateur revienne à l'animation. »
L'Île aux chiens (en salles le 11/04/2018)
Wes Anderson
« Wes Anderson retrouve l'animation et parvient par la même occasion à retrouver l'émotion. »
« Un voyage au bout du monde (même si ça ressemble au Japon) avec des chiens pour héros. Que rêver de mieux ? Et c'est une amoureuse des chats qui parle... »
« Moins immédiatement séduisant que Fantastic Mr. Fox, L'ïle aux chiens n'en reste pas moins un pur voyage en terre wesandersonienne, agrémentée d'une dimension politique qui n’enlève rien à son pouvoir d'enchantement. »
The Third Murder (en salles le 11/04/2018)
Kore-eda Hirokazu
« Un film troublant et engageant mais manquant parfois de rythme. Cela dit c'est toujours agréable de voir Kore-Eda s'attaquer à quelque chose de différent, mineur mais intéressant. »
« Elégant polar judiciaire sur le doute sublimé par un magnifique cinémascope. »
« Quelques petits soucis de rythme empêche le film de vraiment décoller. Mais Kore-eda arrive toujours à nous accrocher avec une direction d'acteur au taquet et une réalisation assez dingue. »
« Même en changeant de genre et en s'attaquant au thriller judiciaire, Kore-eda reste d'une subtilité et d'une maestria incroyable dans sa mise en scène. »
Battleship Island (en salles le 14/03/2018)
Ryoo Seung-wan
« Ryoo Sung-wan a tout compris au Blockbuster, TOUT, et il nous le montre avec un brio et une générosité qu'on avait pas vus depuis des années. »
« Un sommet émotionnel et épique. »
« L'évidence d'un grand film. »
« Mise en scène incroyable, Ryoo Seung-wan se permet tout dans ce film. Un grand moment de bravoure ! »
« Ryoo Seung-wan enterre sereinement la quasi-totalité des blockbusters hollywoodiens actuels. Quel putain de climax. »
« On m'avait vendu du Peckinpah ou du Leone, je me retrouve devant du Edward Zwick coréen : un produit bien standardisé reprenant tous les clichés du genre sans rien inventer. »
Avant que nous disparaissions (en salles le 14/03/2018)
Kurosawa Kiyoshi
« Le maître retourne à ses visions apocalyptiques et paranoïaques entre L'Antre de la folie et Parasite. »
« Kurosawa livre ici un film faussement léger tout en mêlant les genres avec brio comme à son habitude. On a néanmoins connu plus brillant dans sa filmographie. »
« Kurosawa fait son Body Snatchers conceptuel, en jouant sur les ruptures de ton. Intéressant même si pas toujours réussi. »
« Un drôle de film qui synthétise (parfois de manière assez forcée) les courants les plus souterrains du cinéma de Kurosawa en les liant dans une intrigue de S.-F. politique foisonnante. »
La Camera de Claire (en salles le 07/03/2018)
Hong Sang-soo
« Un objet eustachien qui explore la narration épurée en se reposant sur une variation de l'espace. »
« Parenthèse lumineuse chez Hong Sang-soo. Durée parfaite. Plus d'une heure, un film de Hong Sang-soo est rapidement indigeste. »
« Ballade anecdotique dans les chemins de traverse cannois. »
« Un film qui donne vraiment la sensation d'être à Cannes... »
Mary et la Fleur de la sorcière (en salles le 21/02/2018)
Yonebayashi Hiromasa
« Belle entrée en matière pour le studio Ponoc avec cette oeuvre certes sous influence Ghibli mais dont l'héroïne attachante et l'univers foisonnant emportent l'adhésion et trouve malgré tout un semblant d'identité. »
« Mauvais début pour le studio Ponoc. Si les graphismes sont réussis (bémol sur les personnages pompés sur Ghibli), le scénario est vu et revu et le rythme inexistant. »
« À trop vouloir citer Ghibli, cette première monture du studio Ponoc peine à émerveiller et à passionner sur la durée, malgré une première partie intrigante. »
« Paresseux, mal rythmé, sans aucune inventivité ni originalité... Ponoc a vite intérêt à se trouver un identité pour continuer à éveiller une once de curiosité de la part des spectateurs avec son prochain film. »
Goodbye Grandpa (FICA 2018 - Compétition)
Morigaki Yukihiro
« L’équivalent cinématographique d’un sushi sous-vide. »
« Film carte postale sans âme. »
« C’est vraiment dramage. »
« Goodnight Grandpa. »
Mothers (FICA 2018 - Compétition)
Lee Dong-eun
« Après les films d’Aronofsky et de Bong Joon-ho, on pouvait s’attendre à mieux pour l’extension du « Motherverse ». »
« Drame trop poli, trop basique. »
« C’était mieux au singulier. »
« Rien de nouveau dans le cinéma de qualité coréen. »
Ruines tièdes (FICA 2018 - Regard sur le cinéma de Mongolie)
Jigjidsuren Gombojav
« Une expérience aussi rare qu’intense. Un grand moment de cinéma. »
« Grande expérience visuelle et sensorielle. Mystique. »
« Zulawski, Jodorowsky, Garrel, Imamura, Guerman... »
« Un grand moment de cinéma panthéiste : la découverte indispensable du FICA 2018 ! »
Beijing Bicycle (FICA 2018 - Hommage à Wang Xiaoshuai)
Wang Xiaoshuai
« Le scénario n'est ici qu'un prétexte pour mettre en scène la ville dont les rues et quartiers ont rarement aussi bien été filmés. »
« Portraits croisés de 2 enfants de milieux différents dans une ville tentaculaire. Belle variation chinoise sur le voleur de bicyclette. »
« Reconfiguration des rapports de lutte. »
« Superbe variation sur Le Voleur de Bicyclette, qui prend le pouls de la jeunesse chinoise contemporaine. »
Frozen (FICA 2018 - Hommage à Wang Xiaoshuai)
Wang Xiaoshuai
« Ce portrait d'artiste torturé manque parfois un peu de finesse, mais l'énergie et la colère qui en ressortent suffisent à donner au film une beauté fragile à peine gâchée par un dernier acte un peu superflu »
« Film alerte sur l'art et l'importance de suivre sa voie. Très bon. »
« Un film fougueux sur un suicidaire. »
« La colère et la rage des début d'un grand cinéaste de la 6ème génération, doublé d'un fascinant témoignage de l'art engagé chinois de la fin des années 90. »
La Corde (FICA 2018 - Regard sur le cinéma Mongol)
Nansalmaa Uranchimeg
« Film rosselinien sur le désœuvrement d'un enfant livré à lui même. »
« Un témoignage précieux sur un cinéma qui aurait pu éclore en Mongolie au début des années 90, tué dans l’œuf par les bouleversements politiques de l'époque. »
Bagage (FICA 2018 - Compétition)
Zig Dulay
« Sujet fort, performance d'actrice, caméra à l'épaule... Comme un sentiment de déjà vu. »
« Beau film sur la place toujours fragile de la femme dans la société, émouvant et évitant le voyeurisme. »
« Belle écriture mais une économie de mise en scène qui sonne comme un défaut. »
« Rien de nouveau dans le cinéma Philippin indépendant, mais le film est plutôt au dessus de la moyenne grâce à une narration solide et prenante et des acteurs convaincants. »
Une famille chinoise (FICA 2018 - Hommage à Wang Xiaoshuai)
Wang Xiaoshuai
« La chic froideur de la mise en scène permet d'appréhender encore mieux cette histoire de moeurs que n'aurait pas renié Kore-Eda »
« Still Life. »
Traces d'une existence (FICA 2018 - Regard sur le cinéma de Mongolie)
Jigjidsuren Gombojav
« Gombojav fait des métaphores qui nous rendent méga faibles. »
« Hallucinante odyssée visuelle renvoyant au cinéma primitif. »
« Dement ! »
« Un film d'une beauté brute aux visions d'une force entêtante. »
Larmes de Stèle (FICA 2018 - Regard sur le cinéma de Mongolie)
Jigjisuren Gombojav
« Un vrai sens de la composition et de la fulgurance. »
« Effrayant parfois souvent émouvant et brillant. Un cinéaste déjà passionnant. »
« Le premier volet de l'indispensable trilogie "Au bord de la mort". »
The Days (FICA 2018 - Hommage à Wang Xiaoshuai)
Wang Xiaoshuai
« Errance jarmuschienne avec la jeunesse chinoise désabusée. »
« Premier film un peu prétentieux d'une futur grand. »
Shuttle Life (FICA 2018 - Compétition)
Tan Seng Kiat
« La mise en scène évite les écueils du genre, le scénario lui, tombe en plein dedans. »
« Maladroit dans l'écriture mais assez inoffensif. »
« Fascinant,dans les intentions, un peu décevant dans l'exécution. »
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  • : moyen
  • : bon
  • : très bon
  • : excellent
  • : chef-d'Oeuvre

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