Tableau des Etoiles

Films Bastian Meiresonne (FICA de Vesoul) Carole Milleliri (ClapMag) Gael Martin (Cinématraque) Kephren Montoute (Cine-Asie.fr) Nicolas Lemerle (East Asia) Victor Lopez Victor Teta (Black Movie) Vincent Malausa (Cahiers du Cinema)
Sans pitié (Cannes 2017)
Byun Sung-hyun
« Pas exceptionnel mais très efficace et même parfois très beau. »
« Classique et très référencé, Sans Pitié vaut surtout pour sa mise en scène efficace, et pour la relation très ambiguë entre les deux personnages principaux. »
« Exécution impeccable (dans tous les sens), mais vraiment rien de neuf... »
Vers la lumière (Cannes 2017)
Kawase Naomi
« J'ai vu la lumière. Et vous pouvez aussi, si vous le voulez bien. »
« La mise en scène sensitive de Kawase donne toute son ampleur à cette histoire d'amour entre un malvoyant et une audio-descriptrice. »
« Kawase poursuit une oeuvre accessible, avec un film d'une grande beauté formelle et humaine. »
« Un film sur la transmission au cinéma, malheureusement plombé par une écriture sur-signifiante et par une romance un peu mièvre, dont le principal intérêt réside dans l'évocation édifiante du travail d'audio-description des films pour les non-voyants. »
Marlina, la tueuse en 4 actes
Mouly Surya
« Western indonésien féministe et minimaliste étonnant. »
« Un western indonésien minimaliste dont la lenteur exagérée laisse parfois place à des saillies de violence surprenantes. »
« Du sous-tarantino indonésien... »
« Un sympathique 'Rape & Revenge' à la sauce indonésienne, sorte de Kill Bill minimaliste. »
Oh Lucy !
Atsuko Hirayanagi
« Du rock 'n' roll et pas beaucoup d'amour. Lucy n'a pas passé l'âge des enfantillages. »
« Un premier film délicat, entre comédie douce-amère, chronique sociale, et road movie mélancolique. »
« Sympathique variation japonaise du feel-good movie type Sundance. »
Le jour d'après (Cannes 2017)
Hong Sang-soo
« Un bon trois étoiles, au moins pour la partie thriller hitchcockien. »
« Hong Sang-soo : Eustachien à l'extrême. Simplement génial. »
« Hong Sang-soo continue son introspection avec cette histoire de mœurs tout en plan-séquences et quiproquos, illuminée par la magnifique Kim Min-hee. »
« Voilà qui semble être du très grand Hong Sang-soo ! »
« Un Hong Sang-soo en demi-teinte où l'on retrouve les obsessions chères au cinéaste sur une tonalité particulièrement sombre, mais qui souffre d'une narration trop linéaire, pas assez joueuse (par rapport au cinéma auquel il nous a habitué). »
The Villainess (Cannes 2017)
Jeong Byeong-Gil
« Pas le temps à gaspiller mon temps à dire du mal de daubes. »
« C’est très vilain ! »
« ça passe rarement, le reste du temps, c'est vilain. »
« Trop long, mal écrit, mal dialogué, The Villainess ne tient jamais les promesses de sa première séquence. La mise en scène se veut immersive mais vrille façon mauvaise production Besson. »
Loveless (Cannes 2017)
Andrey Zvyagintsev
« Si on comprend que l’issue importe bien moins que la révélation des âmes creuses d’une génération d’adultes scotchés à leurs smartphones, le film ne réussit pas à se charger de l’humanité dont il crie la perte. »
« Froid et incisif. La virtuosité effrayante du cinéaste transcende sa vision radicale du monde contemporain. »
« Film sur-symbolique, étouffant misanthrope, malgré la maîtrise inouïe habituelle du réalisateur russe. »
« Comme le laissaient présager son titre et son origine, Faute d’amour ne respire pas la joie. Mais le film se distingue par la minutie et la cruauté avec lesquelles il ausculte la société russe. »
Avant que nous disparaissions (Cannes 2017)
Kurosawa Kiyoshi
« Le délicat Kurosawa nous réconcilie avec notre capacité d'émerveillement grâce à ce doux film pré-apocalyptique. L'art de faire de la science-fiction avec rien, juste un doigt tendu comme E.T. On y voit même des liens certains avec la saison 5 de Buffy (obsession, quand tu nous tiens !). »
« Parce que c’est formidable tout simplement ! »
« Le maître retourne à ses visions apocalyptiques et paranoïaques entre L'Antre de la folie et Parasite. »
« Kurosawa fait son Body Snatchers conceptuel, en jouant sur les ruptures de ton. Intéressant même si pas toujours réussi. »
« Un drôle de film qui synthétise (parfois de manière assez forcée) les courants les plus souterrains du cinéma de Kurosawa en les liant dans une intrigue de S.-F. politique foisonnante. »
« On avait compris que le très prolifique Kurosawa Kiyoshi était à l’aise dans à peu près tous les genres cinématographiques, ce qu’il confirme avec cette comédie de science-fiction bien foutraque et in fine très touchante. »
Claire's Camera (Cannes 2017)
Hong Sang-soo
« C'est beaucoup plus sympa quand tout est expliqué par la team East-Asia (d’ailleurs il faudrait plutôt appeler le film « le Pola de Claire »). »
« Un objet eustachien qui explore la narration épurée en se reposant sur une variation de l'espace. »
« Balade anecdotique dans les chemins de traverse cannois. »
« Un film qui donne vraiment la sensation d'être à Cannes... »
« Beaucoup d'autodérision de la part de Hong Sang-soo qui se moque de son penchant pour la boisson et de ses frasques sentimentales. Charmant mais anecdotique. »
Okja (Cannes 2017)
Bong Joon-ho
« Un film d'enfant pour adultes. La révolution est définitivement en route. »
« Babe 2.0, la conscience écolo en plus, saupoudré d'un brin d'anti-capitalisme. Génial pour un public junior, cette mignonnerie n'est pas déplaisante mais ne voit pas plus loin que le bout de sa truffe. Vive le quinoa. »
« La poésie de Miyazaki rencontre la singularité de The Host. Une grande œuvre, peut-être même un chef-d'œuvre. »
« Ce conte animaliste d'une beauté poétique absolue s'inscrit parfaitement dans l'univers foisonnant et passionnant de Bong Joon-ho. »
« Un gentil conte qui va faire plaisir aux amis des animaux, mais dont les fulgurances enthousiasmantes dans l'action et les poursuites ne font pas complètement oublier les ratés un peu kitsch. On n'osera pas dire que c'est bébête... »
« Sans atteindre l'ivresse de ses sommets coréens, Bong Joon-ho redresse le cap après le catastrophique 'Snowpiercer' et nous livre une merveilleuse fable animaliste. »
Blade of the Immortal (Cannes 2017)
Miike Takashi
« Revenge movie du pauvre au budget de luxe, mais aux scènes d'action illisibles. Le film aurait fait un bon court-métrage, 30 mn en moins n'auraient pas été du luxe. »
« C'est vraiment très beau, mais c’est pas franchement surprenant pour du Miike. Un poil décevant. »
« Assez soigné et loin de ses catastrophes précédentes. Des fulgurances. C'est tout de même beaucoup trop long, et très mal rythmé, voire pénible. »
« Comme souvent chez Miike, c'est rigolo au début puis ça s'étire, ça devient répétitif et on finit par s'ennuyer en attendant poliment la fin du film. »
« Le meilleur Miike depuis 13 Assassins. En un mot : mortel ! »
Sayonara (en salles le 10/05/2017)
Fukada Kôji
« La même chose que Jeremy ! »
« Un Fukada contemplatif, qui nous fascine autant qu'il nous ennui, avant de nous submerger dans son magnifique dernier quart d'heure. »
« Un conte futuriste fascinant et hypnotique. »
Après la tempête (En salles le 26/04/2017)
Kore-eda Hirokazu
« Plus mineur et resserré mais tout aussi beau, une fin magnifique de mélancolie. »
« Un tout petit peu en dessous de Notre petite Soeur, mais le sublime personnage de Kirin Kiki emporte tout ! »
Tunnel (en salles le 03/05/2017)
Kim Seong-hun
« La culpabilité des individus pour cacher celle d'une nation. Inégal, mais fascinant. »
« Les ficelles habituelles des films catastrophe ne sont pas évitées mais il y a suffisamment de talent à la mise en scène et au casting pour passer un très bon moment. »
« On n'en voit pas le bout... »
Power Rangers (en salles le 05/04/2017)
Dean Israelite
« Une heureuse surprise ! Difficile de faire mieux pour un film qui s'appelle "Power Rangers" ! »
Ghost In The Shell (en salles le 29/03/2017)
Rupert Sanders
« Une DA soignée et parfois captivante noyée dans un blockbuster anecdotique et assez bas du front. »
Le Secret de la chambre noire (en salles le 08/03/2017)
Kurosawa Kiyoshi
« Le Secret de la chambre noire montre que la virtuosité du cinéaste est telle qu'il peut révéler aussi bien les fantômes japonais que français ! »
« La greffe entre le cinéma de Kurosawa et la France marche très bien. Certaines scènes un peu plus faibles sont rattrapées par d'autres magnifiques (dont une sublime apparition spectrale dans une serre et une belle fin). »
Madame B., Histoire d’une Nord-Coréenne (en salles le 22/02/2017)
Jero Yun
« Une immersion percutante même si un peu trop courte, à cause des conditions difficiles de tournage. »
« Un documentaire passionnant avec de vrais et forts partis pris de mise en scène et de cinéma. »
Silence (en salles le 08/02/2017)
Martin Scorsese
« Scorsese à travers une œuvre sobre et somme impose le silence. »
« On sent que Scorsese y a mis toute son âme mais la démonstration est trop forcée par moment pour m'emporter totalement. »
« Complexe et bouleversant, l'un des Scorsese les plus personnels. »
Un jour dans la vie de Billy Lynn (en salles le 01/02/2017)
Ang Lee
« En ces temps troubles, le nouveau Ang Lee est un film nécessaire et essentiel, qui égratigne bien comme il faut les "valeurs" de l'Amérique républicaine. C'est donc bien dommage de ne pas pouvoir le voir dans son format d'origine, l'ampleur de la mise en scène en est grandement réduite. »
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  • : chef-d'Oeuvre

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