Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Justin Kwedi Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Richard Guerry Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
Peninsula (en salles le 21/10/2020)
Yeong Sang-ho
« Ok, c'est pas King of Pigs, Seoul Station ou Train to Busan... Mais ça reste franchement bien branlé et nettement au dessus de la masse dans sa dramaturgie, l'utilisation des set pieces et dans la cohérence de l'univers dépeint. »
« L'action est efficace mais à force de vouloir plaire à tout le monde ( le marché US en premier) Yeon Sang-ho sacrifie ses personnages et une dramaturgie pourtant prometteuse. »
« La noirceur d'antan ressurgit par intermittence, tout comme le propos social virulent, mais noyé dans un blockbuster efficace et décomplexé malgré quelques effets numériques limites. Le cinéaste reste à suivre même dans la commande. »
« Loin de la purge attendue, Peninsula reste divertissant même si parfois un peu mou du genou. »
« Un pur film d’action « survival » qui fleure (entre autres) le New York 1997 John Carpenter et le Mad Max : Fury Road de George Miller. Divertissant mais inoffensif. »
A Dark, Dark Man (en salles le 14/10/2020)
Adilkhan Yerzhanov
« Quand le polar sombre réussit à faire rire de son cynisme, c'est soit qu'il est ridicule, soit que le monde l'est. On sait tous aujourd'hui que c'est le monde le plus ridicule... »
« Une plongée dans un monde violent et corrompu qui a l'intelligence de laisser de la place à des magnifiques percées d'humour noir et de poésie. »
« Désolation et corruption au programme d'un polar austère mais aux saisissants sursauts de violence et d'humour noir. »
« Film étonnant que ce Dark, Dark Man, polar à la fois planant et drôle à la manière des frères Coen. »
« Bel ouvrage de rédemption où la violence côtoie l'inavouable dans le silence lunaire des steppes kazakhes. Tout de même un peu longuet et à la tension inégale. »
« Un polar du fond des steppes qui marie magistralement critique sociale et drame humain avec une pincée d’humour très noir et de non-sens. Le Cinéma kazakh est plus vivant que jamais et en grande forme. »
Lupin III : The First (en salles le 07/10/2020)
Yamazaki Takashi
« Il y a encore des Blockbusters dans nos cinémas, monsieur Frodon, et il faut se battre pour cela... »
« Lupin III the first : Malgré un scénario convenu une aventure enlevée et un lifting numérique réussi pour le personnage culte. »
« Une fois passée la crainte des CGI, on est convaincu par le rythme du film, et un peu moins par son scénario. »
« Porte d'entrée idéale aux univers déjantés de Monkey Punch, carburant autant au burlesque qu'à l'appel de l'aventure. Une transition vers la CGI plus qu'accomplie. »
La Femme qui s'est enfuie (en salles le 30/09/2020)
Hong Sang-soo
« Hong Sang-soo écarte les hommes de la conversation, le temps d'une revigorante parenthèse. C'est âpre, drôle, parfois un peu confus et souvent très émouvant. A l'image de ses héroïnes, l'incontournable Kim Min-hee en tête. »
« La petite musique de Hong Sang Soo se fait ennuyeuse dans ce récit répétitif qui ne suscite ni mystère, ni intérêt, ni attachement particulier pour son héroïne. »
« On retrouve un HSS un peu vieillissant. Son univers semble apaisé mais on s'ennuie un peu en tant que spectateur. Que le soju revienne ! »
« Comme avec Grass et Hotel by the River, Hong Sang-soo passe de la Comédie humaine (le badinage avec l'amour) à un discours plus métaphysique : une cosmogonie forcément moins spectaculaire et distrayante. Dieu seul sait où ces réflexions nous mèneront. »
« Beau et apaisé, le cinéma de Hong Sang-soo poursuit l'élégante épure formelle de son dispositif, plus retors qu'il n'y paraît.    »
Microhabitat (en vidéo le 30/07/2020)
Jeon Go-woon
« Un premier long-métrage bouleversant qui épingle la société contemporaine avec une douce violence sans jamais céder au pathos ou à la démonstration. »
« Une magnifique errance autour de jeunes adultes coréens sans repères, où les plus apaisés et bienveillants ne sont pas les plus nantis. Mention particulière à la magnifique interprète principale, toute en empathie. »
« Un 1er film qui secoue le spectateur tant par sa maîtrise formelle que par les tons utilisés (on passe du rire à la mélancolie). Miso, le personnage principal, est une femme forte qui suit son chemin malgré le regard critiques de ses congénères, contre vents et marées. Réalisatrice à suivre de très près. »
« Très bon drame indépendant qui fonctionne comme un microcosme de la société coréenne actuelle avec pour point d'encrage Miso, superbe personnage féminin courageux et intègre. »
« Une très belle œuvre sur la jeunesse coréenne désœuvrée. »
« Un petit film jarmushien qui arrive à bien saisir l'air du temps. »
#alive (disponible sur Netflix le 08/09/2020)
Cho Il-hyeong
« #Alive se regarde même s'il n'apporte pas grand chose au genre. Pourtant la dimension isolement de la jeunesse coréenne croisée avec la quarantaine forcée annonçait de belles choses. »
« On ne passe pas un mauvais moment mais rien ne se détache du film, si ce n'est la bêtise des personnages. »
« Film idéal sur le confinement en milieu zombie… et c’est logiquement qu’on tourne rapidement en rond avec les personnages principaux. Ni déplaisant ni stimulant. Un peu fade. »
« Intéressant pour son concept, peu dans le fond comme dans la forme, sans parvenir à échapper aux codes surrexploités du zombie. Dernier train pour l'ordinaire. »
« Une énième variation de l’invasion morte-vivante coréenne qui n’apporte rien au genre. Quelques bonnes idées surnagent dans une série B qui avait pourtant, avec la jeunesse sur-connectée, un sujet en or. »
Yuki, le secret de la montagne magique (en salles le 09/09/2020)
Imai Tadashi
« Fable épique, candide et onirique à l'imagerie féodale envoutante qui anticipe le souffle épique et la veine féministe des futurs sommets de Ghibli. »
« Une jolie surprise qu'on aurait été triste de ne pas découvrir. Un pan du cinéma d'animation inconnu et qui mérite d'être montré à tous. »
Ju Dou (en salles le 02/09/2020)
Zhang Yimou
« Une esthétique léchée pour une tragédie qui prend aux tripes. »
« Huis-clos terrible sur la nature humaine, aux confins du naturalisme, de la fable érotique et du film de vengeance. »
Shadow (en vidéo le 10/08/2020)
Zhang Yimou
« Retour en force pour Yimou, qui déroute d'abord par son approche très théâtrale puis s'enfonce dans une violence aussi noire que l'âme de ses personnages. »
« Retour en force de Zhang Yimou avec ce beau film d'arts martiaux sur fond de faux-semblants et de stratégie. On se laisse emporter par cette partie d'échecs politique jouée à la pointe de l'épée, aux magnifiques visuels et à la dramaturgie dense mais assez fascinante. »
« D'abord perplexes face à ce récit au début complexe, les nœuds se dénouent peu à peu et on assiste à un spectacle sublime, dense et profond. »
« Tour de force d'un Zhang Yimou qui tout du long se réinvente, magnifie son ultra-esthétisme et donne une substance à ce wuxia minéral. »
« Zhang Yimou met son sens du pictural au service d’un récit médiéval à la beauté fulgurante mais handicapé par des effets usés jusqu’à la corde et une symbolique lourdingue. »
« Longue estampe monochromatique à la mise en scène ultra-stylisée et adossée à un scénario solide, jamais un wu xia n'a pris cette forme. Zhang Yimou signe l'un de ses meilleurs films. »
Dans un jardin qu'on dirait éternel (en salles le 26/08/2020)
Tatsushi Omori
« Magnifique film qui sait rendre compte du temps qui passe et de l'importance des rites dans nos vies. On dit souvent que le cinéma à grand spectacle mérite d'être vu sur grand écran, mais c'est aussi le cas des œuvres réflexives comme celle-ci. »
« Le film épouse l'élégance de la cérémonie du thé mais en oublie la profondeur, malgré une performance émouvante (car dernière) de Kiki Kirin. »
« Belle ode à la poésie du quotidien, à la reposante et vivifiante cérémonie du thé. Merveilleux dernier rôle pour Kirin Kiki. »
« C'est surtout la durée du film qui semble éternelle. »
The Crossing (en salles le 12/08/2020)
Bai Xue
« Une sensible chronique adolescente au cadre passionnant. Intime et délicat. »
« Beau récit adolescent qui a le mérite de nous faire découvrir une singularité territoriale entre la Chine et Hong Kong. »
Family Romance, LLC (en salles le 19/08/2020)
Werner Herzog
« Oscillant entre fiction et réalité, Herzog observe la société japonaise pour un constat qui serait presque caustique s'il n'était pas si édifiant. »
« Un jeu de dupe aussi touchant que manipulateur où Werner Herzog capture la manière aussi originale et/ou pathétique des Japonais pour répondre à leur maux intimes. »
« On ressent en filigrane l'émotion amenée par cette thématique particulière au Japon. Pourtant, W. Herzog a tendance à rester en surface, ce qui est dommage. »
« Le drame de la solitude 2.0 au pays du soleil levant dans une œuvre où cohabitent plus ou moins harmonieusement fiction et regard documentaire. »
La Femme des steppes, le flic et l'œuf (en salles le 19/08/2020)
Wang Quan'an
« Le cinéaste panote sans cesse et nous éblouit de ces paysages fantastiques et ce ciel si omniprésent. Ce qui aurait pu donner un film chiant est en réalité drôle et poétique. »
« Wang Quanan balaye moults thématiques existentielles (la mise en couple, la transmission, faire face au danger) avec finesse et profondeur. La mise en scène sensorielle inscrira les paysages des steppes mongoles durablement dans nos esprits. »
L'Infirmière (en salles le 05/08/2020)
Fukada Koji
« C'est si délicat de filmer la cruauté sans tomber dedans à son tour... Fukada s'en est mieux sorti auparavant. »
« La première partie est intrigante mais à force de cultiver l'opacité, le film échoue à laisser passer la moindre émotion. »
« Une première partie remarquable dans ses hasards et évidences tragiques pour nouer le drame, mais un dernier tiers dépressif assez vain laisse sur une impression mitigée. »
« Le mystère entourant le personnage principal et sa vie fait d'abord mouche avant de devenir un peu gonflant. Tout reste obscur... »
« Kōji Fukada varie sa filmographie avec cette fois-ci un thriller ficelé, mais dont le côté cryptique peut sembler artificiel. »
« Sans atteindre les sommets ambigus (Harmonium) ou poétiques (Sayonara) de ses précédents films, Fukada transforme une banale intrigue vaguement policière en un fascinant film mental par la seule force de sa mise en scène.  »
Les Fleurs de Shanghai (en salles le 22/07/2020)
Hou Hsiao-hsien
« Somptueuse plongée dans les intrigues amoureuses et politiques d'une maison de courtisanes. Dans le calme et la distinction, Hou Hsiao-hsien déroule une chronique sur la cruauté du monde et la violence des diktats sociaux. »
« De cette atmosphère tamisée où règne le secret, Hou Hsiao-Hsien tisse un drame épris de passion et symbole d'un âge d'or shanghaïen révolu. »
« Amours et tromperies parsèment ce récit sur les relations malheureuses hommes/femmes. La réalisation feutrée et délicate en plans-séquences est très embellie par la restauration 4k. »
Hotel by the River (en salles le 29/07/2020)
Hong Sang-soo
« Hong Sang-soo poursuit sa réflexion sur la mort (et la fin de toutes choses) dans ce nouvel opus. Si l'on retrouve sa cocasse mélancolie, le ton est plus calme qu'à l'accoutumée et l'ambiance plus crépusculaire dans un film qui est peut-être l'un de ses plus beaux. »
« Plus trop de souvenirs mais ça reste du Hong Sang-soo. »
« Un cinéma fastidieux qui ne ravira pas les non-initiés aux dialectiques d'Hong Sang-Soo, mais dôté d'une pureté véritable. »
« Chambres sobres et épurées, cadre d'une beauté naturelle élégamment travaillée, les nouveaux voyageurs peuvent ne pas s'y sentir à leur aise, mais on conseille vivement un nouveau séjour aux habitués. »
Ip Man 4 : Le dernier combat (en salles le 22/07/2020)
Wilson Yip
« Les spectaculaires chorégraphies de Yuen Woo-ping, une belle reconstitution et une relative ambition thématique gâchées par la tonalité bis et bas du front qui caractérise malheureusement la saga. »
« En dehors des scènes de combat, tout est un peu lourdingue même si on ne passe concrètement pas un mauvais moment. »
« Pourquoi sortir en salles le plus faible épisode de la saga ? L'argument Bruce Lee sûrement. N'en demeure un bon film de vidéoclub avec ses quelques bonnes scènes de combat et son discours d'intégration un peu lourdingue. »
« La saga Ip Man se clôt comme elle avait commencée, dans le patriotisme, le manichéisme et les chorégraphies chirurgicales du grand Yuen Woo-ping. »
Japan Sinks 2020 (Netflix)
Yuasa Masaaki
« Du très bon dans l'histoire, l'émotion et la conclusion. Dans la forme et dans l'animation, on attend mieux de Science Saru et Yuasa ! »
« Une intro marquante et une conclusion mignonne mais attendue. Entre temps, un gloubi-goulba sans poésie ni folie. Décevant. »
« Si Yuasa parvient efficacement à s'aventurer dans le réalisme sur un sujet fort, enjeux prévisibles, pathos et facilités scénaristiques troublent l'expérience. Le tout reste ingénieux et bourré de belles intentions, mais peut-être trop justement. »
Lucky Strike (en salles le 08/07/2020)
Kim Yong-hoon
« Comédie noire assez jouissive dans laquelle les acteurs semblent s'amuser comme des petits fous. On passe un très bon moment malgré quelques longueurs et coquetteries de construction. »
« Sans innover dans le polar coréen, un beau jeu de massacre entre propos social et excès de violence et d'humour noir typique du genre. »
« Film ultra convenu mais distrayant. On passe un bon moment devant même si on a tout oublié le lendemain. »
« Un premier long fort divertissant qui revisite les codes et les figures du polar avec une certaine roublardise. Jeon Do-yeon est formidable en femme fatale. »
« Déjà fait, déjà vu (et déjà oublié)... Quitte à jouer la carte de la Parasitxploitation, on peut trouver mieux. »
Ju-on: Origins (Netflix)
Miyake Sho
« On prend son temps et on se replonge avec délice dans cette nouvelle itération de la saga Ju-on. »
« Un retour dispensable et mou aux origines du Mal et de la légendaire maison hantée. Une tentative mal inspirée de mêler épouvante à l’ancienne et sous-texte social actuel. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Justin Kwedi Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Richard Guerry Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
Peninsula (en salles le 21/10/2020)
Yeong Sang-ho
« Ok, c'est pas King of Pigs, Seoul Station ou Train to Busan... Mais ça reste franchement bien branlé et nettement au dessus de la masse dans sa dramaturgie, l'utilisation des set pieces et dans la cohérence de l'univers dépeint. »
« L'action est efficace mais à force de vouloir plaire à tout le monde ( le marché US en premier) Yeon Sang-ho sacrifie ses personnages et une dramaturgie pourtant prometteuse. »
« La noirceur d'antan ressurgit par intermittence, tout comme le propos social virulent, mais noyé dans un blockbuster efficace et décomplexé malgré quelques effets numériques limites. Le cinéaste reste à suivre même dans la commande. »
« Loin de la purge attendue, Peninsula reste divertissant même si parfois un peu mou du genou. »
« Un pur film d’action « survival » qui fleure (entre autres) le New York 1997 John Carpenter et le Mad Max : Fury Road de George Miller. Divertissant mais inoffensif. »
A Dark, Dark Man (en salles le 14/10/2020)
Adilkhan Yerzhanov
« Quand le polar sombre réussit à faire rire de son cynisme, c'est soit qu'il est ridicule, soit que le monde l'est. On sait tous aujourd'hui que c'est le monde le plus ridicule... »
« Une plongée dans un monde violent et corrompu qui a l'intelligence de laisser de la place à des magnifiques percées d'humour noir et de poésie. »
« Désolation et corruption au programme d'un polar austère mais aux saisissants sursauts de violence et d'humour noir. »
« Film étonnant que ce Dark, Dark Man, polar à la fois planant et drôle à la manière des frères Coen. »
« Bel ouvrage de rédemption où la violence côtoie l'inavouable dans le silence lunaire des steppes kazakhes. Tout de même un peu longuet et à la tension inégale. »
« Un polar du fond des steppes qui marie magistralement critique sociale et drame humain avec une pincée d’humour très noir et de non-sens. Le Cinéma kazakh est plus vivant que jamais et en grande forme. »
Lupin III : The First (en salles le 07/10/2020)
Yamazaki Takashi
« Il y a encore des Blockbusters dans nos cinémas, monsieur Frodon, et il faut se battre pour cela... »
« Lupin III the first : Malgré un scénario convenu une aventure enlevée et un lifting numérique réussi pour le personnage culte. »
« Une fois passée la crainte des CGI, on est convaincu par le rythme du film, et un peu moins par son scénario. »
« Porte d'entrée idéale aux univers déjantés de Monkey Punch, carburant autant au burlesque qu'à l'appel de l'aventure. Une transition vers la CGI plus qu'accomplie. »
La Femme qui s'est enfuie (en salles le 30/09/2020)
Hong Sang-soo
« Hong Sang-soo écarte les hommes de la conversation, le temps d'une revigorante parenthèse. C'est âpre, drôle, parfois un peu confus et souvent très émouvant. A l'image de ses héroïnes, l'incontournable Kim Min-hee en tête. »
« La petite musique de Hong Sang Soo se fait ennuyeuse dans ce récit répétitif qui ne suscite ni mystère, ni intérêt, ni attachement particulier pour son héroïne. »
« On retrouve un HSS un peu vieillissant. Son univers semble apaisé mais on s'ennuie un peu en tant que spectateur. Que le soju revienne ! »
« Comme avec Grass et Hotel by the River, Hong Sang-soo passe de la Comédie humaine (le badinage avec l'amour) à un discours plus métaphysique : une cosmogonie forcément moins spectaculaire et distrayante. Dieu seul sait où ces réflexions nous mèneront. »
« Beau et apaisé, le cinéma de Hong Sang-soo poursuit l'élégante épure formelle de son dispositif, plus retors qu'il n'y paraît.    »
Microhabitat (en vidéo le 30/07/2020)
Jeon Go-woon
« Un premier long-métrage bouleversant qui épingle la société contemporaine avec une douce violence sans jamais céder au pathos ou à la démonstration. »
« Une magnifique errance autour de jeunes adultes coréens sans repères, où les plus apaisés et bienveillants ne sont pas les plus nantis. Mention particulière à la magnifique interprète principale, toute en empathie. »
« Un 1er film qui secoue le spectateur tant par sa maîtrise formelle que par les tons utilisés (on passe du rire à la mélancolie). Miso, le personnage principal, est une femme forte qui suit son chemin malgré le regard critiques de ses congénères, contre vents et marées. Réalisatrice à suivre de très près. »
« Très bon drame indépendant qui fonctionne comme un microcosme de la société coréenne actuelle avec pour point d'encrage Miso, superbe personnage féminin courageux et intègre. »
« Une très belle œuvre sur la jeunesse coréenne désœuvrée. »
« Un petit film jarmushien qui arrive à bien saisir l'air du temps. »
#alive (disponible sur Netflix le 08/09/2020)
Cho Il-hyeong
« #Alive se regarde même s'il n'apporte pas grand chose au genre. Pourtant la dimension isolement de la jeunesse coréenne croisée avec la quarantaine forcée annonçait de belles choses. »
« On ne passe pas un mauvais moment mais rien ne se détache du film, si ce n'est la bêtise des personnages. »
« Film idéal sur le confinement en milieu zombie… et c’est logiquement qu’on tourne rapidement en rond avec les personnages principaux. Ni déplaisant ni stimulant. Un peu fade. »
« Intéressant pour son concept, peu dans le fond comme dans la forme, sans parvenir à échapper aux codes surrexploités du zombie. Dernier train pour l'ordinaire. »
« Une énième variation de l’invasion morte-vivante coréenne qui n’apporte rien au genre. Quelques bonnes idées surnagent dans une série B qui avait pourtant, avec la jeunesse sur-connectée, un sujet en or. »
Yuki, le secret de la montagne magique (en salles le 09/09/2020)
Imai Tadashi
« Fable épique, candide et onirique à l'imagerie féodale envoutante qui anticipe le souffle épique et la veine féministe des futurs sommets de Ghibli. »
« Une jolie surprise qu'on aurait été triste de ne pas découvrir. Un pan du cinéma d'animation inconnu et qui mérite d'être montré à tous. »
Ju Dou (en salles le 02/09/2020)
Zhang Yimou
« Une esthétique léchée pour une tragédie qui prend aux tripes. »
« Huis-clos terrible sur la nature humaine, aux confins du naturalisme, de la fable érotique et du film de vengeance. »
Shadow (en vidéo le 10/08/2020)
Zhang Yimou
« Retour en force pour Yimou, qui déroute d'abord par son approche très théâtrale puis s'enfonce dans une violence aussi noire que l'âme de ses personnages. »
« Retour en force de Zhang Yimou avec ce beau film d'arts martiaux sur fond de faux-semblants et de stratégie. On se laisse emporter par cette partie d'échecs politique jouée à la pointe de l'épée, aux magnifiques visuels et à la dramaturgie dense mais assez fascinante. »
« D'abord perplexes face à ce récit au début complexe, les nœuds se dénouent peu à peu et on assiste à un spectacle sublime, dense et profond. »
« Tour de force d'un Zhang Yimou qui tout du long se réinvente, magnifie son ultra-esthétisme et donne une substance à ce wuxia minéral. »
« Zhang Yimou met son sens du pictural au service d’un récit médiéval à la beauté fulgurante mais handicapé par des effets usés jusqu’à la corde et une symbolique lourdingue. »
« Longue estampe monochromatique à la mise en scène ultra-stylisée et adossée à un scénario solide, jamais un wu xia n'a pris cette forme. Zhang Yimou signe l'un de ses meilleurs films. »
Dans un jardin qu'on dirait éternel (en salles le 26/08/2020)
Tatsushi Omori
« Magnifique film qui sait rendre compte du temps qui passe et de l'importance des rites dans nos vies. On dit souvent que le cinéma à grand spectacle mérite d'être vu sur grand écran, mais c'est aussi le cas des œuvres réflexives comme celle-ci. »
« Le film épouse l'élégance de la cérémonie du thé mais en oublie la profondeur, malgré une performance émouvante (car dernière) de Kiki Kirin. »
« Belle ode à la poésie du quotidien, à la reposante et vivifiante cérémonie du thé. Merveilleux dernier rôle pour Kirin Kiki. »
« C'est surtout la durée du film qui semble éternelle. »
The Crossing (en salles le 12/08/2020)
Bai Xue
« Une sensible chronique adolescente au cadre passionnant. Intime et délicat. »
« Beau récit adolescent qui a le mérite de nous faire découvrir une singularité territoriale entre la Chine et Hong Kong. »
Family Romance, LLC (en salles le 19/08/2020)
Werner Herzog
« Oscillant entre fiction et réalité, Herzog observe la société japonaise pour un constat qui serait presque caustique s'il n'était pas si édifiant. »
« Un jeu de dupe aussi touchant que manipulateur où Werner Herzog capture la manière aussi originale et/ou pathétique des Japonais pour répondre à leur maux intimes. »
« On ressent en filigrane l'émotion amenée par cette thématique particulière au Japon. Pourtant, W. Herzog a tendance à rester en surface, ce qui est dommage. »
« Le drame de la solitude 2.0 au pays du soleil levant dans une œuvre où cohabitent plus ou moins harmonieusement fiction et regard documentaire. »
La Femme des steppes, le flic et l'œuf (en salles le 19/08/2020)
Wang Quan'an
« Le cinéaste panote sans cesse et nous éblouit de ces paysages fantastiques et ce ciel si omniprésent. Ce qui aurait pu donner un film chiant est en réalité drôle et poétique. »
« Wang Quanan balaye moults thématiques existentielles (la mise en couple, la transmission, faire face au danger) avec finesse et profondeur. La mise en scène sensorielle inscrira les paysages des steppes mongoles durablement dans nos esprits. »
L'Infirmière (en salles le 05/08/2020)
Fukada Koji
« C'est si délicat de filmer la cruauté sans tomber dedans à son tour... Fukada s'en est mieux sorti auparavant. »
« La première partie est intrigante mais à force de cultiver l'opacité, le film échoue à laisser passer la moindre émotion. »
« Une première partie remarquable dans ses hasards et évidences tragiques pour nouer le drame, mais un dernier tiers dépressif assez vain laisse sur une impression mitigée. »
« Le mystère entourant le personnage principal et sa vie fait d'abord mouche avant de devenir un peu gonflant. Tout reste obscur... »
« Kōji Fukada varie sa filmographie avec cette fois-ci un thriller ficelé, mais dont le côté cryptique peut sembler artificiel. »
« Sans atteindre les sommets ambigus (Harmonium) ou poétiques (Sayonara) de ses précédents films, Fukada transforme une banale intrigue vaguement policière en un fascinant film mental par la seule force de sa mise en scène.  »
Les Fleurs de Shanghai (en salles le 22/07/2020)
Hou Hsiao-hsien
« Somptueuse plongée dans les intrigues amoureuses et politiques d'une maison de courtisanes. Dans le calme et la distinction, Hou Hsiao-hsien déroule une chronique sur la cruauté du monde et la violence des diktats sociaux. »
« De cette atmosphère tamisée où règne le secret, Hou Hsiao-Hsien tisse un drame épris de passion et symbole d'un âge d'or shanghaïen révolu. »
« Amours et tromperies parsèment ce récit sur les relations malheureuses hommes/femmes. La réalisation feutrée et délicate en plans-séquences est très embellie par la restauration 4k. »
Hotel by the River (en salles le 29/07/2020)
Hong Sang-soo
« Hong Sang-soo poursuit sa réflexion sur la mort (et la fin de toutes choses) dans ce nouvel opus. Si l'on retrouve sa cocasse mélancolie, le ton est plus calme qu'à l'accoutumée et l'ambiance plus crépusculaire dans un film qui est peut-être l'un de ses plus beaux. »
« Plus trop de souvenirs mais ça reste du Hong Sang-soo. »
« Un cinéma fastidieux qui ne ravira pas les non-initiés aux dialectiques d'Hong Sang-Soo, mais dôté d'une pureté véritable. »
« Chambres sobres et épurées, cadre d'une beauté naturelle élégamment travaillée, les nouveaux voyageurs peuvent ne pas s'y sentir à leur aise, mais on conseille vivement un nouveau séjour aux habitués. »
Ip Man 4 : Le dernier combat (en salles le 22/07/2020)
Wilson Yip
« Les spectaculaires chorégraphies de Yuen Woo-ping, une belle reconstitution et une relative ambition thématique gâchées par la tonalité bis et bas du front qui caractérise malheureusement la saga. »
« En dehors des scènes de combat, tout est un peu lourdingue même si on ne passe concrètement pas un mauvais moment. »
« Pourquoi sortir en salles le plus faible épisode de la saga ? L'argument Bruce Lee sûrement. N'en demeure un bon film de vidéoclub avec ses quelques bonnes scènes de combat et son discours d'intégration un peu lourdingue. »
« La saga Ip Man se clôt comme elle avait commencée, dans le patriotisme, le manichéisme et les chorégraphies chirurgicales du grand Yuen Woo-ping. »
Japan Sinks 2020 (Netflix)
Yuasa Masaaki
« Du très bon dans l'histoire, l'émotion et la conclusion. Dans la forme et dans l'animation, on attend mieux de Science Saru et Yuasa ! »
« Une intro marquante et une conclusion mignonne mais attendue. Entre temps, un gloubi-goulba sans poésie ni folie. Décevant. »
« Si Yuasa parvient efficacement à s'aventurer dans le réalisme sur un sujet fort, enjeux prévisibles, pathos et facilités scénaristiques troublent l'expérience. Le tout reste ingénieux et bourré de belles intentions, mais peut-être trop justement. »
Lucky Strike (en salles le 08/07/2020)
Kim Yong-hoon
« Comédie noire assez jouissive dans laquelle les acteurs semblent s'amuser comme des petits fous. On passe un très bon moment malgré quelques longueurs et coquetteries de construction. »
« Sans innover dans le polar coréen, un beau jeu de massacre entre propos social et excès de violence et d'humour noir typique du genre. »
« Film ultra convenu mais distrayant. On passe un bon moment devant même si on a tout oublié le lendemain. »
« Un premier long fort divertissant qui revisite les codes et les figures du polar avec une certaine roublardise. Jeon Do-yeon est formidable en femme fatale. »
« Déjà fait, déjà vu (et déjà oublié)... Quitte à jouer la carte de la Parasitxploitation, on peut trouver mieux. »
Ju-on: Origins (Netflix)
Miyake Sho
« On prend son temps et on se replonge avec délice dans cette nouvelle itération de la saga Ju-on. »
« Un retour dispensable et mou aux origines du Mal et de la légendaire maison hantée. Une tentative mal inspirée de mêler épouvante à l’ancienne et sous-texte social actuel. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Tableau des Etoiles

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Justin Kwedi Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Martin Debat Richard Guerry Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
Peninsula (en salles le 21/10/2020)
Yeong Sang-ho
« Ok, c'est pas King of Pigs, Seoul Station ou Train to Busan... Mais ça reste franchement bien branlé et nettement au dessus de la masse dans sa dramaturgie, l'utilisation des set pieces et dans la cohérence de l'univers dépeint. »
« L'action est efficace mais à force de vouloir plaire à tout le monde ( le marché US en premier) Yeon Sang-ho sacrifie ses personnages et une dramaturgie pourtant prometteuse. »
« La noirceur d'antan ressurgit par intermittence, tout comme le propos social virulent, mais noyé dans un blockbuster efficace et décomplexé malgré quelques effets numériques limites. Le cinéaste reste à suivre même dans la commande. »
« Loin de la purge attendue, Peninsula reste divertissant même si parfois un peu mou du genou. »
« Un pur film d’action « survival » qui fleure (entre autres) le New York 1997 John Carpenter et le Mad Max : Fury Road de George Miller. Divertissant mais inoffensif. »
A Dark, Dark Man (en salles le 14/10/2020)
Adilkhan Yerzhanov
« Quand le polar sombre réussit à faire rire de son cynisme, c'est soit qu'il est ridicule, soit que le monde l'est. On sait tous aujourd'hui que c'est le monde le plus ridicule... »
« Une plongée dans un monde violent et corrompu qui a l'intelligence de laisser de la place à des magnifiques percées d'humour noir et de poésie. »
« Désolation et corruption au programme d'un polar austère mais aux saisissants sursauts de violence et d'humour noir. »
« Film étonnant que ce Dark, Dark Man, polar à la fois planant et drôle à la manière des frères Coen. »
« Bel ouvrage de rédemption où la violence côtoie l'inavouable dans le silence lunaire des steppes kazakhes. Tout de même un peu longuet et à la tension inégale. »
« Un polar du fond des steppes qui marie magistralement critique sociale et drame humain avec une pincée d’humour très noir et de non-sens. Le Cinéma kazakh est plus vivant que jamais et en grande forme. »
Lupin III : The First (en salles le 07/10/2020)
Yamazaki Takashi
« Il y a encore des Blockbusters dans nos cinémas, monsieur Frodon, et il faut se battre pour cela... »
« Lupin III the first : Malgré un scénario convenu une aventure enlevée et un lifting numérique réussi pour le personnage culte. »
« Une fois passée la crainte des CGI, on est convaincu par le rythme du film, et un peu moins par son scénario. »
« Porte d'entrée idéale aux univers déjantés de Monkey Punch, carburant autant au burlesque qu'à l'appel de l'aventure. Une transition vers la CGI plus qu'accomplie. »
La Femme qui s'est enfuie (en salles le 30/09/2020)
Hong Sang-soo
« Hong Sang-soo écarte les hommes de la conversation, le temps d'une revigorante parenthèse. C'est âpre, drôle, parfois un peu confus et souvent très émouvant. A l'image de ses héroïnes, l'incontournable Kim Min-hee en tête. »
« La petite musique de Hong Sang Soo se fait ennuyeuse dans ce récit répétitif qui ne suscite ni mystère, ni intérêt, ni attachement particulier pour son héroïne. »
« On retrouve un HSS un peu vieillissant. Son univers semble apaisé mais on s'ennuie un peu en tant que spectateur. Que le soju revienne ! »
« Comme avec Grass et Hotel by the River, Hong Sang-soo passe de la Comédie humaine (le badinage avec l'amour) à un discours plus métaphysique : une cosmogonie forcément moins spectaculaire et distrayante. Dieu seul sait où ces réflexions nous mèneront. »
« Beau et apaisé, le cinéma de Hong Sang-soo poursuit l'élégante épure formelle de son dispositif, plus retors qu'il n'y paraît.    »
Microhabitat (en vidéo le 30/07/2020)
Jeon Go-woon
« Un premier long-métrage bouleversant qui épingle la société contemporaine avec une douce violence sans jamais céder au pathos ou à la démonstration. »
« Une magnifique errance autour de jeunes adultes coréens sans repères, où les plus apaisés et bienveillants ne sont pas les plus nantis. Mention particulière à la magnifique interprète principale, toute en empathie. »
« Un 1er film qui secoue le spectateur tant par sa maîtrise formelle que par les tons utilisés (on passe du rire à la mélancolie). Miso, le personnage principal, est une femme forte qui suit son chemin malgré le regard critiques de ses congénères, contre vents et marées. Réalisatrice à suivre de très près. »
« Très bon drame indépendant qui fonctionne comme un microcosme de la société coréenne actuelle avec pour point d'encrage Miso, superbe personnage féminin courageux et intègre. »
« Une très belle œuvre sur la jeunesse coréenne désœuvrée. »
« Un petit film jarmushien qui arrive à bien saisir l'air du temps. »
#alive (disponible sur Netflix le 08/09/2020)
Cho Il-hyeong
« #Alive se regarde même s'il n'apporte pas grand chose au genre. Pourtant la dimension isolement de la jeunesse coréenne croisée avec la quarantaine forcée annonçait de belles choses. »
« On ne passe pas un mauvais moment mais rien ne se détache du film, si ce n'est la bêtise des personnages. »
« Film idéal sur le confinement en milieu zombie… et c’est logiquement qu’on tourne rapidement en rond avec les personnages principaux. Ni déplaisant ni stimulant. Un peu fade. »
« Intéressant pour son concept, peu dans le fond comme dans la forme, sans parvenir à échapper aux codes surrexploités du zombie. Dernier train pour l'ordinaire. »
« Une énième variation de l’invasion morte-vivante coréenne qui n’apporte rien au genre. Quelques bonnes idées surnagent dans une série B qui avait pourtant, avec la jeunesse sur-connectée, un sujet en or. »
Yuki, le secret de la montagne magique (en salles le 09/09/2020)
Imai Tadashi
« Fable épique, candide et onirique à l'imagerie féodale envoutante qui anticipe le souffle épique et la veine féministe des futurs sommets de Ghibli. »
« Une jolie surprise qu'on aurait été triste de ne pas découvrir. Un pan du cinéma d'animation inconnu et qui mérite d'être montré à tous. »
Ju Dou (en salles le 02/09/2020)
Zhang Yimou
« Une esthétique léchée pour une tragédie qui prend aux tripes. »
« Huis-clos terrible sur la nature humaine, aux confins du naturalisme, de la fable érotique et du film de vengeance. »
Shadow (en vidéo le 10/08/2020)
Zhang Yimou
« Retour en force pour Yimou, qui déroute d'abord par son approche très théâtrale puis s'enfonce dans une violence aussi noire que l'âme de ses personnages. »
« Retour en force de Zhang Yimou avec ce beau film d'arts martiaux sur fond de faux-semblants et de stratégie. On se laisse emporter par cette partie d'échecs politique jouée à la pointe de l'épée, aux magnifiques visuels et à la dramaturgie dense mais assez fascinante. »
« D'abord perplexes face à ce récit au début complexe, les nœuds se dénouent peu à peu et on assiste à un spectacle sublime, dense et profond. »
« Tour de force d'un Zhang Yimou qui tout du long se réinvente, magnifie son ultra-esthétisme et donne une substance à ce wuxia minéral. »
« Zhang Yimou met son sens du pictural au service d’un récit médiéval à la beauté fulgurante mais handicapé par des effets usés jusqu’à la corde et une symbolique lourdingue. »
« Longue estampe monochromatique à la mise en scène ultra-stylisée et adossée à un scénario solide, jamais un wu xia n'a pris cette forme. Zhang Yimou signe l'un de ses meilleurs films. »
Dans un jardin qu'on dirait éternel (en salles le 26/08/2020)
Tatsushi Omori
« Magnifique film qui sait rendre compte du temps qui passe et de l'importance des rites dans nos vies. On dit souvent que le cinéma à grand spectacle mérite d'être vu sur grand écran, mais c'est aussi le cas des œuvres réflexives comme celle-ci. »
« Le film épouse l'élégance de la cérémonie du thé mais en oublie la profondeur, malgré une performance émouvante (car dernière) de Kiki Kirin. »
« Belle ode à la poésie du quotidien, à la reposante et vivifiante cérémonie du thé. Merveilleux dernier rôle pour Kirin Kiki. »
« C'est surtout la durée du film qui semble éternelle. »
The Crossing (en salles le 12/08/2020)
Bai Xue
« Une sensible chronique adolescente au cadre passionnant. Intime et délicat. »
« Beau récit adolescent qui a le mérite de nous faire découvrir une singularité territoriale entre la Chine et Hong Kong. »
Family Romance, LLC (en salles le 19/08/2020)
Werner Herzog
« Oscillant entre fiction et réalité, Herzog observe la société japonaise pour un constat qui serait presque caustique s'il n'était pas si édifiant. »
« Un jeu de dupe aussi touchant que manipulateur où Werner Herzog capture la manière aussi originale et/ou pathétique des Japonais pour répondre à leur maux intimes. »
« On ressent en filigrane l'émotion amenée par cette thématique particulière au Japon. Pourtant, W. Herzog a tendance à rester en surface, ce qui est dommage. »
« Le drame de la solitude 2.0 au pays du soleil levant dans une œuvre où cohabitent plus ou moins harmonieusement fiction et regard documentaire. »
La Femme des steppes, le flic et l'œuf (en salles le 19/08/2020)
Wang Quan'an
« Le cinéaste panote sans cesse et nous éblouit de ces paysages fantastiques et ce ciel si omniprésent. Ce qui aurait pu donner un film chiant est en réalité drôle et poétique. »
« Wang Quanan balaye moults thématiques existentielles (la mise en couple, la transmission, faire face au danger) avec finesse et profondeur. La mise en scène sensorielle inscrira les paysages des steppes mongoles durablement dans nos esprits. »
L'Infirmière (en salles le 05/08/2020)
Fukada Koji
« C'est si délicat de filmer la cruauté sans tomber dedans à son tour... Fukada s'en est mieux sorti auparavant. »
« La première partie est intrigante mais à force de cultiver l'opacité, le film échoue à laisser passer la moindre émotion. »
« Une première partie remarquable dans ses hasards et évidences tragiques pour nouer le drame, mais un dernier tiers dépressif assez vain laisse sur une impression mitigée. »
« Le mystère entourant le personnage principal et sa vie fait d'abord mouche avant de devenir un peu gonflant. Tout reste obscur... »
« Kōji Fukada varie sa filmographie avec cette fois-ci un thriller ficelé, mais dont le côté cryptique peut sembler artificiel. »
« Sans atteindre les sommets ambigus (Harmonium) ou poétiques (Sayonara) de ses précédents films, Fukada transforme une banale intrigue vaguement policière en un fascinant film mental par la seule force de sa mise en scène.  »
Les Fleurs de Shanghai (en salles le 22/07/2020)
Hou Hsiao-hsien
« Somptueuse plongée dans les intrigues amoureuses et politiques d'une maison de courtisanes. Dans le calme et la distinction, Hou Hsiao-hsien déroule une chronique sur la cruauté du monde et la violence des diktats sociaux. »
« De cette atmosphère tamisée où règne le secret, Hou Hsiao-Hsien tisse un drame épris de passion et symbole d'un âge d'or shanghaïen révolu. »
« Amours et tromperies parsèment ce récit sur les relations malheureuses hommes/femmes. La réalisation feutrée et délicate en plans-séquences est très embellie par la restauration 4k. »
Hotel by the River (en salles le 29/07/2020)
Hong Sang-soo
« Hong Sang-soo poursuit sa réflexion sur la mort (et la fin de toutes choses) dans ce nouvel opus. Si l'on retrouve sa cocasse mélancolie, le ton est plus calme qu'à l'accoutumée et l'ambiance plus crépusculaire dans un film qui est peut-être l'un de ses plus beaux. »
« Plus trop de souvenirs mais ça reste du Hong Sang-soo. »
« Un cinéma fastidieux qui ne ravira pas les non-initiés aux dialectiques d'Hong Sang-Soo, mais dôté d'une pureté véritable. »
« Chambres sobres et épurées, cadre d'une beauté naturelle élégamment travaillée, les nouveaux voyageurs peuvent ne pas s'y sentir à leur aise, mais on conseille vivement un nouveau séjour aux habitués. »
Ip Man 4 : Le dernier combat (en salles le 22/07/2020)
Wilson Yip
« Les spectaculaires chorégraphies de Yuen Woo-ping, une belle reconstitution et une relative ambition thématique gâchées par la tonalité bis et bas du front qui caractérise malheureusement la saga. »
« En dehors des scènes de combat, tout est un peu lourdingue même si on ne passe concrètement pas un mauvais moment. »
« Pourquoi sortir en salles le plus faible épisode de la saga ? L'argument Bruce Lee sûrement. N'en demeure un bon film de vidéoclub avec ses quelques bonnes scènes de combat et son discours d'intégration un peu lourdingue. »
« La saga Ip Man se clôt comme elle avait commencée, dans le patriotisme, le manichéisme et les chorégraphies chirurgicales du grand Yuen Woo-ping. »
Japan Sinks 2020 (Netflix)
Yuasa Masaaki
« Du très bon dans l'histoire, l'émotion et la conclusion. Dans la forme et dans l'animation, on attend mieux de Science Saru et Yuasa ! »
« Une intro marquante et une conclusion mignonne mais attendue. Entre temps, un gloubi-goulba sans poésie ni folie. Décevant. »
« Si Yuasa parvient efficacement à s'aventurer dans le réalisme sur un sujet fort, enjeux prévisibles, pathos et facilités scénaristiques troublent l'expérience. Le tout reste ingénieux et bourré de belles intentions, mais peut-être trop justement. »
Lucky Strike (en salles le 08/07/2020)
Kim Yong-hoon
« Comédie noire assez jouissive dans laquelle les acteurs semblent s'amuser comme des petits fous. On passe un très bon moment malgré quelques longueurs et coquetteries de construction. »
« Sans innover dans le polar coréen, un beau jeu de massacre entre propos social et excès de violence et d'humour noir typique du genre. »
« Film ultra convenu mais distrayant. On passe un bon moment devant même si on a tout oublié le lendemain. »
« Un premier long fort divertissant qui revisite les codes et les figures du polar avec une certaine roublardise. Jeon Do-yeon est formidable en femme fatale. »
« Déjà fait, déjà vu (et déjà oublié)... Quitte à jouer la carte de la Parasitxploitation, on peut trouver mieux. »
Ju-on: Origins (Netflix)
Miyake Sho
« On prend son temps et on se replonge avec délice dans cette nouvelle itération de la saga Ju-on. »
« Un retour dispensable et mou aux origines du Mal et de la légendaire maison hantée. Une tentative mal inspirée de mêler épouvante à l’ancienne et sous-texte social actuel. »
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