Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Jeremy Coifman Justin Kwedi Lila Gleizes Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
The Forest of Love (sur Netflix le 11/10/2019)
Sono Sion
« C'est à la fois totalement fou et entièrement maîtrisé ! »
« Un concentré de l'œuvre de Sono Sion, de Suicide Club à Why don't you play in Hell? en passant par Cold Fish, doublé d'une auto-réflexion sur son cinéma (les clins d'œil à sa carrière personnelle sont légion). L'envie de toucher un nouveau public grâce à la distribution de Netflix. »
« Et voilà, à cause de Sono Sion, je vais devoir mettre un film Netflix dans mon Top 10 2019... »
Kusama : Infinity (en salles le 18/09/2019)
Heather Lenz
« Malgré son formalisme académique, c'est un beau portrait d'une femme qui s'est faite beaucoup voler son succès. »
« Mise en lumière un peu classique d'une artiste pourtant haute en (pois de) couleur. »
First Love (Etrange Festival 2019)
Miike Takashi
« Du grand cru pour Miike, qui concentre un peu tout son cinéma - dont son côté romantique - dans un film à taille réduite mais indéniablement séduisant. »
« Retour en forme pour Takashi Miike avec ce film sur un boxeur (un peu ahuri) qui se retrouve malgré lui au cœur d'une histoire de gangsters (pas très malins) et de mafia (un peu dépassée). Une comédie noire pleine d'énergie et tout simplement fun. »
« Un bon cru pour Miike avec ce True Romance à la japonaise, entre coups de sang tapageurs et un romantisme pop plaisant. »
« On retrouve le Miike qu'on aime, à la fois hystérique, foutraque, mais qui sait suivre une certaine ligne pour ne pas tomber dans le ridicule. Enfin ! »
« Un Takashi Miike en tres grande forme qui, au delà d’une histoire d’amitié somme toute classique, dresse un portrait noir et désenchanté d’une société gangrenée par la corruption et le crime, le tout saupoudré de beaucoup d’humour noir et de violence over the top. »
« Miike livre avec First Love une sorte de synthèse de son cinéma. Résultat : c'est son premier film qu'on est en droit d'aimer complètement depuis des années. »
Family Romance, LLC (Etrange Festival 2019)
Werner Herzog
« Cultivant le flou entre fiction et réalité, Herzog observe une société japonaise qui oscille entre recherche désespérée de lien affectif et besoin absolu de maintenir les apparences. Un constat qui serait quasiment caustique s'il n'était pas si édifiant. »
« Entre impudeur sinistre et touchante introspection, une captivante observation de la rémission intime à la japonaise. »
« Sono Sion s'était déjà attelé au sujet de la location de familles dans Requiem pour Noriko : Herzog lui offre ici un traitement très différent, où la dimension philosophique prend le pas sur le côté ludique du concept. Une réflexion sur la sincérité, la bienveillance, la solitude et l'humanité d'autant plus troublante et touchante que la forme du film, dont les prises de vue rappellent le format documentaire, joue elle-même avec l'illusion du réel. »
Idol (Etrange Festival 2019)
Lee Su-jin
« On ressort perplexe de ce film assez interminable sur... on ne sait jamais vraiment quoi. Film politique, dénonciation des classes et de l'immigration, enquête policière, série B horrifique, le réalisateur saute d'intrigues en intrigues dans un scénario hyper confus où le spectateur se raccroche surtout à l'espoir de peut-être comprendre quelque chose sans jamais vraiment y parvenir. »
« Si quelqu'un a compris quoique ce soit à ce film, qu'il me contacte. Merci ! »
Diner (Etrange Festival 2019)
Ninagawa Mika
« Foutraque et survitaminé. La décharge de couleurs vives et d'idées saugrenues rappelle Sono Sion dans sa veine Tokyo Vampire Hotel, bien que la mise en scène reste moins inventive. »
« Une adaptation colorée et énergique d’un manga qui finit par lasser à force de diluer son intrigue et d’avoir recours à des effets de mise en scène vus et revus. »
Aragne: Sign of Vermillion (Etrange Festival 2019)
Sakamoto Saku
« Un inconnu à Annecy m'a dit que je devais absolument voir ce film. Maintenant que je l'ai vu, je suis persuadé que ce n'était pas un inconnu, mais quelqu'un que j'ai blessé dans une vie intérieure et qui voulait me faire souffrir en retour. »
« Plongée en apnée dans un univers oppressant dans lequel les contours de la réalité sont des plus incertains, Aragne donne à la terreur une forme radicale. Dommage que celle-ci s'égare dans un scénario alambiqué. »
Le Serpent blanc (Etrange Festival 2019)
Amp Wong, Zhao Ji
« La réponse à la question "comment adapter une légende ancestrale en 2019 ?" n'est bizarrement pas : une série de cinématiques de mauvais jeu vidéo beauf. »
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
The Fable (Etrange Festival 2019)
Eguchi Kan
« Univers loufoque, personnages farfelus et attachants mais quelques longueurs et assez décevant dans l'exécution niveau action. »
« Une comédie d'action au scénario classique mais à l'exécution enthousiasmante. On sent un peu la longueur du film (2h), sans toutefois s'y ennuyer. »
« C'est sympa, ça part dans tous les sens, c'est surjoué et l'action est souvent au rendez-vous. Bref, on passe un bon moment mais on a déjà vu ça 100 fois... »
Shadow (Etrange Festival 2019)
Zhang Yimou
« Retour en force pour Yimou, qui déroute d'abord par son approche très théâtrale puis s'enfonce dans une violence aussi noire que l'âme de ses personnages. »
« Retour en force de Zhang Yimou avec ce beau film d'arts martiaux sur fond de faux-semblants et de stratégie. On se laisse emporter par cette partie d'échecs politique jouée à la pointe de l'épée, aux magnifiques visuels et à la dramaturgie dense mais assez fascinante. »
« Magnifique wu xia, film couleur en noir et blanc. Œuvre sur la dualité des hommes et le poison du pouvoir. »
« Zhang Yimou revient à ses audaces formelles, avec ce (quasi) monochrome gris du plus bel effet. Dommage que le scénario semble n'être qu'un support pour la démarche esthétique. »
« D'abord perplexes face à ce récit au début complexe, les nœuds se dénouent peu à peu et on assiste à un spectacle sublime, dense et profond. »
« Zhang Yimou met son sens du pictural au service d’un récit médiéval à la beauté fulgurante mais handicapé par des effets usés jusqu’à la corde et une symbolique lourdingue. »
« Zhang Yimou puise dans plusieurs influences de la culture chinoise (les estampes, Sun Tzu, les 3 Royaumes, les chorégraphies du cinéma HK) pour offrir un film généreux, et tout bonnement magnifique d'un point de vue esthétique. Le scénario est solide et bien servi par la mise en scène. »
The Odd Family: Zombie on Sale (Etrange Festival 2019)
Lee Min-jae
« Jolie surprise que cette comédie très drôle et assez inventive sur une famille de bras cassés face à une invasion de zombies . Comme quoi, le thème, usé jusqu'à la moelle ces dernières années par le cinéma coréen, peut encore être fun pour peu qu'on s'amuse avec les clichés du genre. »
« Comédie loufoque, ancrage social, romance, tout se marie avec une énergie, inventivité et bonne humeur dans un film de zombie trépidant qui prouve qu'avec des idées le genre est loin d'être épuisé. »
« Une comédie aux ressorts assez attendus, mais qui sait malgré tout faire mouche grâce à sa générosité. De quoi passer un bon moment, tout simplement ! »
« Quel mélange des genres pour ce film, qui ne craint absolument pas le ridicule et assume jusqu'au bout ses idées. La comédie horrifique de zombies a encore de beaux jours devant elle ! »
« Une comédie au rythme soutenu qui prouve qu’avec une peu de bonne volonté, on peut encore produire un film de zombies original, généreux et fun. »
Le Gangster, le Flic et l'Assassin (en salles le 14/08/2019)
Lee Won-tae
« Affreux, puant, mal foutu, à éviter de toute urgence. »
« Sur la variation de la confrontation" flic chien fou/ gangster super-violent avec un cœur sur fond de meurtres" que le cinéma coréen affectionne particulièrement, on a vu mieux et le film ne révolutionnera pas le genre mais c'est efficace, plutôt jouissif et porté par la belle énergie de ses comédiens, Ma Dong-seok en tête. »
« La thématique classique du polar sur la porosité entre flic et voyou dopé au dynamisme et au savoir-faire coréen, grâce à des acteurs charismatiques et une intrigue rondement menée. »
« On ne tient pas le chef d'oeuvre de la décennie, ni même de l'année. Mais le divertissement reste total, la mise en scène fluide et dynamique et le duo formé par le gangster et le flic fait mouche. »
« Un énième polar qui n’apporte rien au genre, la faute à un script qui n’exploite jamais à fond son concept d’association/compétition de ripoux et une mise en scène trop sage qui se repose trop souvent sur le charisme de son duo d’acteurs. »
« Une copie propre du polar à la sauce coréenne. Quelques moments un peu trop simples, d'autres bien rythmés. »
« Triste exemple de l'appauvrissement esthétique et thématique du cinéma coréen populaire actuel : aucune idée visuelle, une idéologie rance, un recyclage consensuel des pires clichés des films de gangsters... On ne remercie pas la sélection cannoise qui assure au film une sortie en salles plutôt qu'un passage direct en VOD. »
Le Mystère des Pingouins (en salles le 14/08/2019)
Ishida Hiroyasu
« Très belle fable absurde qui n'a pas peur d'égarer les enfants pour mieux les émouvoir. »
« Malgré quelques idées facétieuses, le film suit un schéma assez classique et rien ne justifie sa durée. L'ensemble est bien sympathique mais ne casse pas trois pattes à un pingouin. »
« Bien loin d'un Miyazaki (malgré ce que la promo laisse entendre), Le Mystère des Pingouins réussit à allier le côté kawaii et celui, souvent moins présent dans les longs-métrages animés, déjanté. On ne comprend pas tout mais on adhère ! »
« Bon anime pour les amateurs de sciences, de seins et de manchots. Et une fin bien psychédélique zabriskie-pointesque de bon aloi. »
« Un film aussi léger et touchant qu’un amour de fin d’été. Le film se perd parfois à trop vouloir en raconter mais narre avec délicatesse une belle histoire d’amour et d’amitié. »
« Film plaisant pour son côté foufou qui fait assez souvent mouche mais qui demeure un peu trop sirupeux. »
« Un premier long-métrage qui prouve que son jeune réalisateur Ishida Hiroyasu est loin d'être manchot ! »
Promare (en salles le 31/07/2019)
Imaishi Hiroyuki
« Une grosse baffe dans ta gueule suivie d'un câlin tout chaud. »
« Récit assez archétypal transcendé par la furie de son rythme, sa mise en scène hystérique et bariolée. Si le spectacle est au rendez-vous, l'émotion un peu moins sous la débauche d'effets. »
« Après Kill la Kill, Imaishi Hiroyuki pouvait-il pousser encore plus loin le curseur de l’autodérision explosive ? La réponse est oui, et c’est un délice. L’animation est quant à elle à son sommet, donnant vie à l’action comme jamais pour un style unique et galvanisant, accompagné par la géniale bande originale de Sawano Hiroyuki. »
« Film épuisant à tous points de vue. Et pourtant, c'est aussi pour ça qu'on aime Promare ! »
« Le créateur fou et génial de Gurren Lagann, avec son équipe des studios Trigger, a affiné son art pour porter une œuvre mégalomane sur grand écran. Une œuvre foutraque et bruyante, mais généreuse, passionnée et colorée. L'animation est d'une qualité exemplaire. »
Halte (en salles le 31/07/2019)
Lav Diaz
« Un magnifique film d'anticipation, plus belle charge antifasciste de l'année. Lav Diaz au sommet. »
« Entre le film de genre et le brûlot politique, Lav Diaz livre ici une œuvre tour à tour inquiétante, absurde et envoûtante. Une traversée magnétique dans un futur désespéré, mais qui épuise hélas par ses longueurs. »
« Un Lav Diaz plus dostoïeskien que jamais dans sa thématique politique et révolutionnaire. Pour "Les Démons", Dosto prenait la plume. Depuis, le cinéma existe. Lav Diaz le sait. Un film qui fera date. À méditer dans 10 ans. »
« 5h, c'est une durée. Mais ici, la longueur est justement exploitée pour offrir un portrait captivant des régimes fascisants. Beaucoup de films de 2h sur le sujet n'esquissent pas le travail qu'a accompli Lav Diaz sur Halte. »
Wonderland, le royaume sans pluie (en salles le 24/07/2019)
Hara Keiichi
« Des visuels superbes mais un scénario mécanique et des personnages qui sonnent creux. »
« Un récit lâche au service de la détermination ténue de son héroïne dans un univers foisonnant. Sous l'enrobage plus standard, Hara nous propose une vraie œuvre personnelle, déroutante et bariolée. »
« Wonderland ne brille pas par son scénario, ni par l’écriture de ses personnages. En revanche, s’agissant de nous inviter à un voyage initiatique plein de poésie et de cocasserie, à travers de surprenants paysages imaginaires, il se montre tout à fait à la hauteur. »
« Hara Keiichi se perd un peu dans ce film d'aventure pour enfant. Il y a toujours des fulgurances mais l'écriture ne suit pas. »
« Une œuvre foisonnante voire dépareillée, qui montre ça et là des idées de fantasy mais ne parvient jamais à se canaliser pour offrir une œuvre capable de séduire les adultes amateurs d'animation. Le chara-design est décevant tant il est impersonnel. »
Manta Ray (en salles le 24/07/2019)
Phuttiphong Aroonpheng
« Il y a de vrais moments de grâce entre les personnages taiseux, qui semblent flotter au-dessus de la cruauté de leur monde. Cependant l’on reste sans doute trop à distance pour que le film touche véritablement… »
« De sa réflexion personnelle sur un sujet de société et un fait divers, le réalisateur s'émancipe dès son premier film à travers une succession d'images et de sons hypnotiques. Feutré et introspectif. »
Les Enfants de la mer (en salles le 10/07/2019)
Ayumu Watanabe
« Sublime. Parfois incompréhensible mais sublime. »
« Le pouvoir de fascination du manga de Daisuke Igarashi est superbement retranscrit malgré une narration boiteuse et quelques choix d'adaptation discutables. »
« On pourrait reprocher un scénario manquant de corps, mais les sublimes audaces formelles, par l’émotion directe qu’elles transmettent, rendent intelligible par les sens et l’instinct ce qui ne l’est pas pour l’esprit. Une évadée poétique. »
« Quelques points faibles dans son scénario mais bordel que c'est beau ! »
« Un film d’aventure qui mêle touchante histoire d’amitié et réflexion poussée sur la Vie et l’Existence. Un récit parfois décousu et confus mais porté par une mise en scène euphorique et vertigineuse. »
« Formidable transcription d'une intrigue ésotérique en images de toute beauté. Les plans aquatiques sont propices à la contemplation et montrent une utilisation de la couleur des plus remarquables. Il y a aura un avant et un après Les Enfants de la Mer dans l'animation japonaise. »
« En moins de deux heures, le film capture l’essence du manga de Igarashi Daisuke au prix de quelques simplifications et offre un somptueux conte aquatique en forme de récit d’initiation. »
Face à la nuit (en salles le 10/07/2019)
Ho Wi-ding
« Violent, voire trop parfois. Mais reste longtemps en tête. »
« Quelques bonnes idées et une très belle seconde partie mais on peine à réellement percevoir une cohésion entre ces trois tranches de vie, ce qui amène à un résultat inégal et à un sentiment mitigé. »
« Le fil rouge d'une vie en trois parties captivantes qui fonctionnent mieux dans leur individualité (la seconde et son romantisme fugace en particulier) que dans la somme narrative du film. »
« Trois nuits dans la vie d'une homme qui explorent chacune une facette différente de lui-même comme du cinéma. Chaque partie a sa propre unité qui entraîne habilement le spectateur, toujours avec l'errance comme enivrant fil rouge. »
« Trois segments intéressants mais qui se relient entre eux de façon assez peu naturelle. On ressort du film en se disant "ouais c'est pas mal mais...so what ?". »
« Le pitch est une idée qui tenait à cœur au réalisateur, et dont il a eu bien du mal à accoucher. Le résultat est en demi-teinte : une fois la surprise du background du premier tiers (SF très crédible et originale !), le reste semble beaucoup moins puissant. »
So Long, My Son (en salles le 03/07/2019)
Wang Xiaoshuai
« Un monument du cinéma chinois, tout un pan d'histoire raconté par l'intime. Si tu pleures pas t'es un monstre. »
« La mise en scène mêle l'ambition et l'intime dans cette très belle chronique sur la résilience face aux épreuves de la vie, l'amitié et la transmission dans une Chine en mutation, avec au cœur de celle-ci un couple absolument bouleversant. »
« Chef d'œuvre romanesque sur la résilience face à l'impossibilité d'oublier. »
« Belle fresque qui scrute par l'intime l'histoire contemporaine de la Chine. »
« La fragmentation de la narration dissimule un récit somme toute assez classique. Une fois le puzzle reconstitué, So Long, My Son s'avère un mélo très correct mais peu novateur. »
« Le cinéaste inscrit la "petite" histoire du drame individuel et familial dans la "grande" Histoire. Brillant, bienveillant et bouleversant. »
« Le film débute de manière chaotique d'un point de vue narratif mais tout finit par trouver une réponse. Il en résulte un propos émouvant et une nouvelle déclinaison des thématiques sociales de la Chine contemporaine. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Jeremy Coifman Justin Kwedi Lila Gleizes Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
The Forest of Love (sur Netflix le 11/10/2019)
Sono Sion
« C'est à la fois totalement fou et entièrement maîtrisé ! »
« Un concentré de l'œuvre de Sono Sion, de Suicide Club à Why don't you play in Hell? en passant par Cold Fish, doublé d'une auto-réflexion sur son cinéma (les clins d'œil à sa carrière personnelle sont légion). L'envie de toucher un nouveau public grâce à la distribution de Netflix. »
« Et voilà, à cause de Sono Sion, je vais devoir mettre un film Netflix dans mon Top 10 2019... »
Kusama : Infinity (en salles le 18/09/2019)
Heather Lenz
« Malgré son formalisme académique, c'est un beau portrait d'une femme qui s'est faite beaucoup voler son succès. »
« Mise en lumière un peu classique d'une artiste pourtant haute en (pois de) couleur. »
First Love (Etrange Festival 2019)
Miike Takashi
« Du grand cru pour Miike, qui concentre un peu tout son cinéma - dont son côté romantique - dans un film à taille réduite mais indéniablement séduisant. »
« Retour en forme pour Takashi Miike avec ce film sur un boxeur (un peu ahuri) qui se retrouve malgré lui au cœur d'une histoire de gangsters (pas très malins) et de mafia (un peu dépassée). Une comédie noire pleine d'énergie et tout simplement fun. »
« Un bon cru pour Miike avec ce True Romance à la japonaise, entre coups de sang tapageurs et un romantisme pop plaisant. »
« On retrouve le Miike qu'on aime, à la fois hystérique, foutraque, mais qui sait suivre une certaine ligne pour ne pas tomber dans le ridicule. Enfin ! »
« Un Takashi Miike en tres grande forme qui, au delà d’une histoire d’amitié somme toute classique, dresse un portrait noir et désenchanté d’une société gangrenée par la corruption et le crime, le tout saupoudré de beaucoup d’humour noir et de violence over the top. »
« Miike livre avec First Love une sorte de synthèse de son cinéma. Résultat : c'est son premier film qu'on est en droit d'aimer complètement depuis des années. »
Family Romance, LLC (Etrange Festival 2019)
Werner Herzog
« Cultivant le flou entre fiction et réalité, Herzog observe une société japonaise qui oscille entre recherche désespérée de lien affectif et besoin absolu de maintenir les apparences. Un constat qui serait quasiment caustique s'il n'était pas si édifiant. »
« Entre impudeur sinistre et touchante introspection, une captivante observation de la rémission intime à la japonaise. »
« Sono Sion s'était déjà attelé au sujet de la location de familles dans Requiem pour Noriko : Herzog lui offre ici un traitement très différent, où la dimension philosophique prend le pas sur le côté ludique du concept. Une réflexion sur la sincérité, la bienveillance, la solitude et l'humanité d'autant plus troublante et touchante que la forme du film, dont les prises de vue rappellent le format documentaire, joue elle-même avec l'illusion du réel. »
Idol (Etrange Festival 2019)
Lee Su-jin
« On ressort perplexe de ce film assez interminable sur... on ne sait jamais vraiment quoi. Film politique, dénonciation des classes et de l'immigration, enquête policière, série B horrifique, le réalisateur saute d'intrigues en intrigues dans un scénario hyper confus où le spectateur se raccroche surtout à l'espoir de peut-être comprendre quelque chose sans jamais vraiment y parvenir. »
« Si quelqu'un a compris quoique ce soit à ce film, qu'il me contacte. Merci ! »
Diner (Etrange Festival 2019)
Ninagawa Mika
« Foutraque et survitaminé. La décharge de couleurs vives et d'idées saugrenues rappelle Sono Sion dans sa veine Tokyo Vampire Hotel, bien que la mise en scène reste moins inventive. »
« Une adaptation colorée et énergique d’un manga qui finit par lasser à force de diluer son intrigue et d’avoir recours à des effets de mise en scène vus et revus. »
Aragne: Sign of Vermillion (Etrange Festival 2019)
Sakamoto Saku
« Un inconnu à Annecy m'a dit que je devais absolument voir ce film. Maintenant que je l'ai vu, je suis persuadé que ce n'était pas un inconnu, mais quelqu'un que j'ai blessé dans une vie intérieure et qui voulait me faire souffrir en retour. »
« Plongée en apnée dans un univers oppressant dans lequel les contours de la réalité sont des plus incertains, Aragne donne à la terreur une forme radicale. Dommage que celle-ci s'égare dans un scénario alambiqué. »
Le Serpent blanc (Etrange Festival 2019)
Amp Wong, Zhao Ji
« La réponse à la question "comment adapter une légende ancestrale en 2019 ?" n'est bizarrement pas : une série de cinématiques de mauvais jeu vidéo beauf. »
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
The Fable (Etrange Festival 2019)
Eguchi Kan
« Univers loufoque, personnages farfelus et attachants mais quelques longueurs et assez décevant dans l'exécution niveau action. »
« Une comédie d'action au scénario classique mais à l'exécution enthousiasmante. On sent un peu la longueur du film (2h), sans toutefois s'y ennuyer. »
« C'est sympa, ça part dans tous les sens, c'est surjoué et l'action est souvent au rendez-vous. Bref, on passe un bon moment mais on a déjà vu ça 100 fois... »
Shadow (Etrange Festival 2019)
Zhang Yimou
« Retour en force pour Yimou, qui déroute d'abord par son approche très théâtrale puis s'enfonce dans une violence aussi noire que l'âme de ses personnages. »
« Retour en force de Zhang Yimou avec ce beau film d'arts martiaux sur fond de faux-semblants et de stratégie. On se laisse emporter par cette partie d'échecs politique jouée à la pointe de l'épée, aux magnifiques visuels et à la dramaturgie dense mais assez fascinante. »
« Magnifique wu xia, film couleur en noir et blanc. Œuvre sur la dualité des hommes et le poison du pouvoir. »
« Zhang Yimou revient à ses audaces formelles, avec ce (quasi) monochrome gris du plus bel effet. Dommage que le scénario semble n'être qu'un support pour la démarche esthétique. »
« D'abord perplexes face à ce récit au début complexe, les nœuds se dénouent peu à peu et on assiste à un spectacle sublime, dense et profond. »
« Zhang Yimou met son sens du pictural au service d’un récit médiéval à la beauté fulgurante mais handicapé par des effets usés jusqu’à la corde et une symbolique lourdingue. »
« Zhang Yimou puise dans plusieurs influences de la culture chinoise (les estampes, Sun Tzu, les 3 Royaumes, les chorégraphies du cinéma HK) pour offrir un film généreux, et tout bonnement magnifique d'un point de vue esthétique. Le scénario est solide et bien servi par la mise en scène. »
The Odd Family: Zombie on Sale (Etrange Festival 2019)
Lee Min-jae
« Jolie surprise que cette comédie très drôle et assez inventive sur une famille de bras cassés face à une invasion de zombies . Comme quoi, le thème, usé jusqu'à la moelle ces dernières années par le cinéma coréen, peut encore être fun pour peu qu'on s'amuse avec les clichés du genre. »
« Comédie loufoque, ancrage social, romance, tout se marie avec une énergie, inventivité et bonne humeur dans un film de zombie trépidant qui prouve qu'avec des idées le genre est loin d'être épuisé. »
« Une comédie aux ressorts assez attendus, mais qui sait malgré tout faire mouche grâce à sa générosité. De quoi passer un bon moment, tout simplement ! »
« Quel mélange des genres pour ce film, qui ne craint absolument pas le ridicule et assume jusqu'au bout ses idées. La comédie horrifique de zombies a encore de beaux jours devant elle ! »
« Une comédie au rythme soutenu qui prouve qu’avec une peu de bonne volonté, on peut encore produire un film de zombies original, généreux et fun. »
Le Gangster, le Flic et l'Assassin (en salles le 14/08/2019)
Lee Won-tae
« Affreux, puant, mal foutu, à éviter de toute urgence. »
« Sur la variation de la confrontation" flic chien fou/ gangster super-violent avec un cœur sur fond de meurtres" que le cinéma coréen affectionne particulièrement, on a vu mieux et le film ne révolutionnera pas le genre mais c'est efficace, plutôt jouissif et porté par la belle énergie de ses comédiens, Ma Dong-seok en tête. »
« La thématique classique du polar sur la porosité entre flic et voyou dopé au dynamisme et au savoir-faire coréen, grâce à des acteurs charismatiques et une intrigue rondement menée. »
« On ne tient pas le chef d'oeuvre de la décennie, ni même de l'année. Mais le divertissement reste total, la mise en scène fluide et dynamique et le duo formé par le gangster et le flic fait mouche. »
« Un énième polar qui n’apporte rien au genre, la faute à un script qui n’exploite jamais à fond son concept d’association/compétition de ripoux et une mise en scène trop sage qui se repose trop souvent sur le charisme de son duo d’acteurs. »
« Une copie propre du polar à la sauce coréenne. Quelques moments un peu trop simples, d'autres bien rythmés. »
« Triste exemple de l'appauvrissement esthétique et thématique du cinéma coréen populaire actuel : aucune idée visuelle, une idéologie rance, un recyclage consensuel des pires clichés des films de gangsters... On ne remercie pas la sélection cannoise qui assure au film une sortie en salles plutôt qu'un passage direct en VOD. »
Le Mystère des Pingouins (en salles le 14/08/2019)
Ishida Hiroyasu
« Très belle fable absurde qui n'a pas peur d'égarer les enfants pour mieux les émouvoir. »
« Malgré quelques idées facétieuses, le film suit un schéma assez classique et rien ne justifie sa durée. L'ensemble est bien sympathique mais ne casse pas trois pattes à un pingouin. »
« Bien loin d'un Miyazaki (malgré ce que la promo laisse entendre), Le Mystère des Pingouins réussit à allier le côté kawaii et celui, souvent moins présent dans les longs-métrages animés, déjanté. On ne comprend pas tout mais on adhère ! »
« Bon anime pour les amateurs de sciences, de seins et de manchots. Et une fin bien psychédélique zabriskie-pointesque de bon aloi. »
« Un film aussi léger et touchant qu’un amour de fin d’été. Le film se perd parfois à trop vouloir en raconter mais narre avec délicatesse une belle histoire d’amour et d’amitié. »
« Film plaisant pour son côté foufou qui fait assez souvent mouche mais qui demeure un peu trop sirupeux. »
« Un premier long-métrage qui prouve que son jeune réalisateur Ishida Hiroyasu est loin d'être manchot ! »
Promare (en salles le 31/07/2019)
Imaishi Hiroyuki
« Une grosse baffe dans ta gueule suivie d'un câlin tout chaud. »
« Récit assez archétypal transcendé par la furie de son rythme, sa mise en scène hystérique et bariolée. Si le spectacle est au rendez-vous, l'émotion un peu moins sous la débauche d'effets. »
« Après Kill la Kill, Imaishi Hiroyuki pouvait-il pousser encore plus loin le curseur de l’autodérision explosive ? La réponse est oui, et c’est un délice. L’animation est quant à elle à son sommet, donnant vie à l’action comme jamais pour un style unique et galvanisant, accompagné par la géniale bande originale de Sawano Hiroyuki. »
« Film épuisant à tous points de vue. Et pourtant, c'est aussi pour ça qu'on aime Promare ! »
« Le créateur fou et génial de Gurren Lagann, avec son équipe des studios Trigger, a affiné son art pour porter une œuvre mégalomane sur grand écran. Une œuvre foutraque et bruyante, mais généreuse, passionnée et colorée. L'animation est d'une qualité exemplaire. »
Halte (en salles le 31/07/2019)
Lav Diaz
« Un magnifique film d'anticipation, plus belle charge antifasciste de l'année. Lav Diaz au sommet. »
« Entre le film de genre et le brûlot politique, Lav Diaz livre ici une œuvre tour à tour inquiétante, absurde et envoûtante. Une traversée magnétique dans un futur désespéré, mais qui épuise hélas par ses longueurs. »
« Un Lav Diaz plus dostoïeskien que jamais dans sa thématique politique et révolutionnaire. Pour "Les Démons", Dosto prenait la plume. Depuis, le cinéma existe. Lav Diaz le sait. Un film qui fera date. À méditer dans 10 ans. »
« 5h, c'est une durée. Mais ici, la longueur est justement exploitée pour offrir un portrait captivant des régimes fascisants. Beaucoup de films de 2h sur le sujet n'esquissent pas le travail qu'a accompli Lav Diaz sur Halte. »
Wonderland, le royaume sans pluie (en salles le 24/07/2019)
Hara Keiichi
« Des visuels superbes mais un scénario mécanique et des personnages qui sonnent creux. »
« Un récit lâche au service de la détermination ténue de son héroïne dans un univers foisonnant. Sous l'enrobage plus standard, Hara nous propose une vraie œuvre personnelle, déroutante et bariolée. »
« Wonderland ne brille pas par son scénario, ni par l’écriture de ses personnages. En revanche, s’agissant de nous inviter à un voyage initiatique plein de poésie et de cocasserie, à travers de surprenants paysages imaginaires, il se montre tout à fait à la hauteur. »
« Hara Keiichi se perd un peu dans ce film d'aventure pour enfant. Il y a toujours des fulgurances mais l'écriture ne suit pas. »
« Une œuvre foisonnante voire dépareillée, qui montre ça et là des idées de fantasy mais ne parvient jamais à se canaliser pour offrir une œuvre capable de séduire les adultes amateurs d'animation. Le chara-design est décevant tant il est impersonnel. »
Manta Ray (en salles le 24/07/2019)
Phuttiphong Aroonpheng
« Il y a de vrais moments de grâce entre les personnages taiseux, qui semblent flotter au-dessus de la cruauté de leur monde. Cependant l’on reste sans doute trop à distance pour que le film touche véritablement… »
« De sa réflexion personnelle sur un sujet de société et un fait divers, le réalisateur s'émancipe dès son premier film à travers une succession d'images et de sons hypnotiques. Feutré et introspectif. »
Les Enfants de la mer (en salles le 10/07/2019)
Ayumu Watanabe
« Sublime. Parfois incompréhensible mais sublime. »
« Le pouvoir de fascination du manga de Daisuke Igarashi est superbement retranscrit malgré une narration boiteuse et quelques choix d'adaptation discutables. »
« On pourrait reprocher un scénario manquant de corps, mais les sublimes audaces formelles, par l’émotion directe qu’elles transmettent, rendent intelligible par les sens et l’instinct ce qui ne l’est pas pour l’esprit. Une évadée poétique. »
« Quelques points faibles dans son scénario mais bordel que c'est beau ! »
« Un film d’aventure qui mêle touchante histoire d’amitié et réflexion poussée sur la Vie et l’Existence. Un récit parfois décousu et confus mais porté par une mise en scène euphorique et vertigineuse. »
« Formidable transcription d'une intrigue ésotérique en images de toute beauté. Les plans aquatiques sont propices à la contemplation et montrent une utilisation de la couleur des plus remarquables. Il y a aura un avant et un après Les Enfants de la Mer dans l'animation japonaise. »
« En moins de deux heures, le film capture l’essence du manga de Igarashi Daisuke au prix de quelques simplifications et offre un somptueux conte aquatique en forme de récit d’initiation. »
Face à la nuit (en salles le 10/07/2019)
Ho Wi-ding
« Violent, voire trop parfois. Mais reste longtemps en tête. »
« Quelques bonnes idées et une très belle seconde partie mais on peine à réellement percevoir une cohésion entre ces trois tranches de vie, ce qui amène à un résultat inégal et à un sentiment mitigé. »
« Le fil rouge d'une vie en trois parties captivantes qui fonctionnent mieux dans leur individualité (la seconde et son romantisme fugace en particulier) que dans la somme narrative du film. »
« Trois nuits dans la vie d'une homme qui explorent chacune une facette différente de lui-même comme du cinéma. Chaque partie a sa propre unité qui entraîne habilement le spectateur, toujours avec l'errance comme enivrant fil rouge. »
« Trois segments intéressants mais qui se relient entre eux de façon assez peu naturelle. On ressort du film en se disant "ouais c'est pas mal mais...so what ?". »
« Le pitch est une idée qui tenait à cœur au réalisateur, et dont il a eu bien du mal à accoucher. Le résultat est en demi-teinte : une fois la surprise du background du premier tiers (SF très crédible et originale !), le reste semble beaucoup moins puissant. »
So Long, My Son (en salles le 03/07/2019)
Wang Xiaoshuai
« Un monument du cinéma chinois, tout un pan d'histoire raconté par l'intime. Si tu pleures pas t'es un monstre. »
« La mise en scène mêle l'ambition et l'intime dans cette très belle chronique sur la résilience face aux épreuves de la vie, l'amitié et la transmission dans une Chine en mutation, avec au cœur de celle-ci un couple absolument bouleversant. »
« Chef d'œuvre romanesque sur la résilience face à l'impossibilité d'oublier. »
« Belle fresque qui scrute par l'intime l'histoire contemporaine de la Chine. »
« La fragmentation de la narration dissimule un récit somme toute assez classique. Une fois le puzzle reconstitué, So Long, My Son s'avère un mélo très correct mais peu novateur. »
« Le cinéaste inscrit la "petite" histoire du drame individuel et familial dans la "grande" Histoire. Brillant, bienveillant et bouleversant. »
« Le film débute de manière chaotique d'un point de vue narratif mais tout finit par trouver une réponse. Il en résulte un propos émouvant et une nouvelle déclinaison des thématiques sociales de la Chine contemporaine. »

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.

Tableau des Etoiles

Films Captain Jim (Cinématraque) Claire Lalaut Jeremy Coifman Justin Kwedi Lila Gleizes Elvire Rémand Marc L'Helgoualc'h Romain Leclercq Maxime Bauer Victor Lopez
The Forest of Love (sur Netflix le 11/10/2019)
Sono Sion
« C'est à la fois totalement fou et entièrement maîtrisé ! »
« Un concentré de l'œuvre de Sono Sion, de Suicide Club à Why don't you play in Hell? en passant par Cold Fish, doublé d'une auto-réflexion sur son cinéma (les clins d'œil à sa carrière personnelle sont légion). L'envie de toucher un nouveau public grâce à la distribution de Netflix. »
« Et voilà, à cause de Sono Sion, je vais devoir mettre un film Netflix dans mon Top 10 2019... »
Kusama : Infinity (en salles le 18/09/2019)
Heather Lenz
« Malgré son formalisme académique, c'est un beau portrait d'une femme qui s'est faite beaucoup voler son succès. »
« Mise en lumière un peu classique d'une artiste pourtant haute en (pois de) couleur. »
First Love (Etrange Festival 2019)
Miike Takashi
« Du grand cru pour Miike, qui concentre un peu tout son cinéma - dont son côté romantique - dans un film à taille réduite mais indéniablement séduisant. »
« Retour en forme pour Takashi Miike avec ce film sur un boxeur (un peu ahuri) qui se retrouve malgré lui au cœur d'une histoire de gangsters (pas très malins) et de mafia (un peu dépassée). Une comédie noire pleine d'énergie et tout simplement fun. »
« Un bon cru pour Miike avec ce True Romance à la japonaise, entre coups de sang tapageurs et un romantisme pop plaisant. »
« On retrouve le Miike qu'on aime, à la fois hystérique, foutraque, mais qui sait suivre une certaine ligne pour ne pas tomber dans le ridicule. Enfin ! »
« Un Takashi Miike en tres grande forme qui, au delà d’une histoire d’amitié somme toute classique, dresse un portrait noir et désenchanté d’une société gangrenée par la corruption et le crime, le tout saupoudré de beaucoup d’humour noir et de violence over the top. »
« Miike livre avec First Love une sorte de synthèse de son cinéma. Résultat : c'est son premier film qu'on est en droit d'aimer complètement depuis des années. »
Family Romance, LLC (Etrange Festival 2019)
Werner Herzog
« Cultivant le flou entre fiction et réalité, Herzog observe une société japonaise qui oscille entre recherche désespérée de lien affectif et besoin absolu de maintenir les apparences. Un constat qui serait quasiment caustique s'il n'était pas si édifiant. »
« Entre impudeur sinistre et touchante introspection, une captivante observation de la rémission intime à la japonaise. »
« Sono Sion s'était déjà attelé au sujet de la location de familles dans Requiem pour Noriko : Herzog lui offre ici un traitement très différent, où la dimension philosophique prend le pas sur le côté ludique du concept. Une réflexion sur la sincérité, la bienveillance, la solitude et l'humanité d'autant plus troublante et touchante que la forme du film, dont les prises de vue rappellent le format documentaire, joue elle-même avec l'illusion du réel. »
Idol (Etrange Festival 2019)
Lee Su-jin
« On ressort perplexe de ce film assez interminable sur... on ne sait jamais vraiment quoi. Film politique, dénonciation des classes et de l'immigration, enquête policière, série B horrifique, le réalisateur saute d'intrigues en intrigues dans un scénario hyper confus où le spectateur se raccroche surtout à l'espoir de peut-être comprendre quelque chose sans jamais vraiment y parvenir. »
« Si quelqu'un a compris quoique ce soit à ce film, qu'il me contacte. Merci ! »
Diner (Etrange Festival 2019)
Ninagawa Mika
« Foutraque et survitaminé. La décharge de couleurs vives et d'idées saugrenues rappelle Sono Sion dans sa veine Tokyo Vampire Hotel, bien que la mise en scène reste moins inventive. »
« Une adaptation colorée et énergique d’un manga qui finit par lasser à force de diluer son intrigue et d’avoir recours à des effets de mise en scène vus et revus. »
Aragne: Sign of Vermillion (Etrange Festival 2019)
Sakamoto Saku
« Un inconnu à Annecy m'a dit que je devais absolument voir ce film. Maintenant que je l'ai vu, je suis persuadé que ce n'était pas un inconnu, mais quelqu'un que j'ai blessé dans une vie intérieure et qui voulait me faire souffrir en retour. »
« Plongée en apnée dans un univers oppressant dans lequel les contours de la réalité sont des plus incertains, Aragne donne à la terreur une forme radicale. Dommage que celle-ci s'égare dans un scénario alambiqué. »
Le Serpent blanc (Etrange Festival 2019)
Amp Wong, Zhao Ji
« La réponse à la question "comment adapter une légende ancestrale en 2019 ?" n'est bizarrement pas : une série de cinématiques de mauvais jeu vidéo beauf. »
« La légende du serpent blanc une nouvelle fois adaptée. Bien que la 3D soit assez réussie, notamment pour les décors, le film est d'une lourdeur incroyable, n'apporte absolument rien à cette légende et parvient même à avoir certains effets visuels totalement loupés. »
The Fable (Etrange Festival 2019)
Eguchi Kan
« Univers loufoque, personnages farfelus et attachants mais quelques longueurs et assez décevant dans l'exécution niveau action. »
« Une comédie d'action au scénario classique mais à l'exécution enthousiasmante. On sent un peu la longueur du film (2h), sans toutefois s'y ennuyer. »
« C'est sympa, ça part dans tous les sens, c'est surjoué et l'action est souvent au rendez-vous. Bref, on passe un bon moment mais on a déjà vu ça 100 fois... »
Shadow (Etrange Festival 2019)
Zhang Yimou
« Retour en force pour Yimou, qui déroute d'abord par son approche très théâtrale puis s'enfonce dans une violence aussi noire que l'âme de ses personnages. »
« Retour en force de Zhang Yimou avec ce beau film d'arts martiaux sur fond de faux-semblants et de stratégie. On se laisse emporter par cette partie d'échecs politique jouée à la pointe de l'épée, aux magnifiques visuels et à la dramaturgie dense mais assez fascinante. »
« Magnifique wu xia, film couleur en noir et blanc. Œuvre sur la dualité des hommes et le poison du pouvoir. »
« Zhang Yimou revient à ses audaces formelles, avec ce (quasi) monochrome gris du plus bel effet. Dommage que le scénario semble n'être qu'un support pour la démarche esthétique. »
« D'abord perplexes face à ce récit au début complexe, les nœuds se dénouent peu à peu et on assiste à un spectacle sublime, dense et profond. »
« Zhang Yimou met son sens du pictural au service d’un récit médiéval à la beauté fulgurante mais handicapé par des effets usés jusqu’à la corde et une symbolique lourdingue. »
« Zhang Yimou puise dans plusieurs influences de la culture chinoise (les estampes, Sun Tzu, les 3 Royaumes, les chorégraphies du cinéma HK) pour offrir un film généreux, et tout bonnement magnifique d'un point de vue esthétique. Le scénario est solide et bien servi par la mise en scène. »
The Odd Family: Zombie on Sale (Etrange Festival 2019)
Lee Min-jae
« Jolie surprise que cette comédie très drôle et assez inventive sur une famille de bras cassés face à une invasion de zombies . Comme quoi, le thème, usé jusqu'à la moelle ces dernières années par le cinéma coréen, peut encore être fun pour peu qu'on s'amuse avec les clichés du genre. »
« Comédie loufoque, ancrage social, romance, tout se marie avec une énergie, inventivité et bonne humeur dans un film de zombie trépidant qui prouve qu'avec des idées le genre est loin d'être épuisé. »
« Une comédie aux ressorts assez attendus, mais qui sait malgré tout faire mouche grâce à sa générosité. De quoi passer un bon moment, tout simplement ! »
« Quel mélange des genres pour ce film, qui ne craint absolument pas le ridicule et assume jusqu'au bout ses idées. La comédie horrifique de zombies a encore de beaux jours devant elle ! »
« Une comédie au rythme soutenu qui prouve qu’avec une peu de bonne volonté, on peut encore produire un film de zombies original, généreux et fun. »
Le Gangster, le Flic et l'Assassin (en salles le 14/08/2019)
Lee Won-tae
« Affreux, puant, mal foutu, à éviter de toute urgence. »
« Sur la variation de la confrontation" flic chien fou/ gangster super-violent avec un cœur sur fond de meurtres" que le cinéma coréen affectionne particulièrement, on a vu mieux et le film ne révolutionnera pas le genre mais c'est efficace, plutôt jouissif et porté par la belle énergie de ses comédiens, Ma Dong-seok en tête. »
« La thématique classique du polar sur la porosité entre flic et voyou dopé au dynamisme et au savoir-faire coréen, grâce à des acteurs charismatiques et une intrigue rondement menée. »
« On ne tient pas le chef d'oeuvre de la décennie, ni même de l'année. Mais le divertissement reste total, la mise en scène fluide et dynamique et le duo formé par le gangster et le flic fait mouche. »
« Un énième polar qui n’apporte rien au genre, la faute à un script qui n’exploite jamais à fond son concept d’association/compétition de ripoux et une mise en scène trop sage qui se repose trop souvent sur le charisme de son duo d’acteurs. »
« Une copie propre du polar à la sauce coréenne. Quelques moments un peu trop simples, d'autres bien rythmés. »
« Triste exemple de l'appauvrissement esthétique et thématique du cinéma coréen populaire actuel : aucune idée visuelle, une idéologie rance, un recyclage consensuel des pires clichés des films de gangsters... On ne remercie pas la sélection cannoise qui assure au film une sortie en salles plutôt qu'un passage direct en VOD. »
Le Mystère des Pingouins (en salles le 14/08/2019)
Ishida Hiroyasu
« Très belle fable absurde qui n'a pas peur d'égarer les enfants pour mieux les émouvoir. »
« Malgré quelques idées facétieuses, le film suit un schéma assez classique et rien ne justifie sa durée. L'ensemble est bien sympathique mais ne casse pas trois pattes à un pingouin. »
« Bien loin d'un Miyazaki (malgré ce que la promo laisse entendre), Le Mystère des Pingouins réussit à allier le côté kawaii et celui, souvent moins présent dans les longs-métrages animés, déjanté. On ne comprend pas tout mais on adhère ! »
« Bon anime pour les amateurs de sciences, de seins et de manchots. Et une fin bien psychédélique zabriskie-pointesque de bon aloi. »
« Un film aussi léger et touchant qu’un amour de fin d’été. Le film se perd parfois à trop vouloir en raconter mais narre avec délicatesse une belle histoire d’amour et d’amitié. »
« Film plaisant pour son côté foufou qui fait assez souvent mouche mais qui demeure un peu trop sirupeux. »
« Un premier long-métrage qui prouve que son jeune réalisateur Ishida Hiroyasu est loin d'être manchot ! »
Promare (en salles le 31/07/2019)
Imaishi Hiroyuki
« Une grosse baffe dans ta gueule suivie d'un câlin tout chaud. »
« Récit assez archétypal transcendé par la furie de son rythme, sa mise en scène hystérique et bariolée. Si le spectacle est au rendez-vous, l'émotion un peu moins sous la débauche d'effets. »
« Après Kill la Kill, Imaishi Hiroyuki pouvait-il pousser encore plus loin le curseur de l’autodérision explosive ? La réponse est oui, et c’est un délice. L’animation est quant à elle à son sommet, donnant vie à l’action comme jamais pour un style unique et galvanisant, accompagné par la géniale bande originale de Sawano Hiroyuki. »
« Film épuisant à tous points de vue. Et pourtant, c'est aussi pour ça qu'on aime Promare ! »
« Le créateur fou et génial de Gurren Lagann, avec son équipe des studios Trigger, a affiné son art pour porter une œuvre mégalomane sur grand écran. Une œuvre foutraque et bruyante, mais généreuse, passionnée et colorée. L'animation est d'une qualité exemplaire. »
Halte (en salles le 31/07/2019)
Lav Diaz
« Un magnifique film d'anticipation, plus belle charge antifasciste de l'année. Lav Diaz au sommet. »
« Entre le film de genre et le brûlot politique, Lav Diaz livre ici une œuvre tour à tour inquiétante, absurde et envoûtante. Une traversée magnétique dans un futur désespéré, mais qui épuise hélas par ses longueurs. »
« Un Lav Diaz plus dostoïeskien que jamais dans sa thématique politique et révolutionnaire. Pour "Les Démons", Dosto prenait la plume. Depuis, le cinéma existe. Lav Diaz le sait. Un film qui fera date. À méditer dans 10 ans. »
« 5h, c'est une durée. Mais ici, la longueur est justement exploitée pour offrir un portrait captivant des régimes fascisants. Beaucoup de films de 2h sur le sujet n'esquissent pas le travail qu'a accompli Lav Diaz sur Halte. »
Wonderland, le royaume sans pluie (en salles le 24/07/2019)
Hara Keiichi
« Des visuels superbes mais un scénario mécanique et des personnages qui sonnent creux. »
« Un récit lâche au service de la détermination ténue de son héroïne dans un univers foisonnant. Sous l'enrobage plus standard, Hara nous propose une vraie œuvre personnelle, déroutante et bariolée. »
« Wonderland ne brille pas par son scénario, ni par l’écriture de ses personnages. En revanche, s’agissant de nous inviter à un voyage initiatique plein de poésie et de cocasserie, à travers de surprenants paysages imaginaires, il se montre tout à fait à la hauteur. »
« Hara Keiichi se perd un peu dans ce film d'aventure pour enfant. Il y a toujours des fulgurances mais l'écriture ne suit pas. »
« Une œuvre foisonnante voire dépareillée, qui montre ça et là des idées de fantasy mais ne parvient jamais à se canaliser pour offrir une œuvre capable de séduire les adultes amateurs d'animation. Le chara-design est décevant tant il est impersonnel. »
Manta Ray (en salles le 24/07/2019)
Phuttiphong Aroonpheng
« Il y a de vrais moments de grâce entre les personnages taiseux, qui semblent flotter au-dessus de la cruauté de leur monde. Cependant l’on reste sans doute trop à distance pour que le film touche véritablement… »
« De sa réflexion personnelle sur un sujet de société et un fait divers, le réalisateur s'émancipe dès son premier film à travers une succession d'images et de sons hypnotiques. Feutré et introspectif. »
Les Enfants de la mer (en salles le 10/07/2019)
Ayumu Watanabe
« Sublime. Parfois incompréhensible mais sublime. »
« Le pouvoir de fascination du manga de Daisuke Igarashi est superbement retranscrit malgré une narration boiteuse et quelques choix d'adaptation discutables. »
« On pourrait reprocher un scénario manquant de corps, mais les sublimes audaces formelles, par l’émotion directe qu’elles transmettent, rendent intelligible par les sens et l’instinct ce qui ne l’est pas pour l’esprit. Une évadée poétique. »
« Quelques points faibles dans son scénario mais bordel que c'est beau ! »
« Un film d’aventure qui mêle touchante histoire d’amitié et réflexion poussée sur la Vie et l’Existence. Un récit parfois décousu et confus mais porté par une mise en scène euphorique et vertigineuse. »
« Formidable transcription d'une intrigue ésotérique en images de toute beauté. Les plans aquatiques sont propices à la contemplation et montrent une utilisation de la couleur des plus remarquables. Il y a aura un avant et un après Les Enfants de la Mer dans l'animation japonaise. »
« En moins de deux heures, le film capture l’essence du manga de Igarashi Daisuke au prix de quelques simplifications et offre un somptueux conte aquatique en forme de récit d’initiation. »
Face à la nuit (en salles le 10/07/2019)
Ho Wi-ding
« Violent, voire trop parfois. Mais reste longtemps en tête. »
« Quelques bonnes idées et une très belle seconde partie mais on peine à réellement percevoir une cohésion entre ces trois tranches de vie, ce qui amène à un résultat inégal et à un sentiment mitigé. »
« Le fil rouge d'une vie en trois parties captivantes qui fonctionnent mieux dans leur individualité (la seconde et son romantisme fugace en particulier) que dans la somme narrative du film. »
« Trois nuits dans la vie d'une homme qui explorent chacune une facette différente de lui-même comme du cinéma. Chaque partie a sa propre unité qui entraîne habilement le spectateur, toujours avec l'errance comme enivrant fil rouge. »
« Trois segments intéressants mais qui se relient entre eux de façon assez peu naturelle. On ressort du film en se disant "ouais c'est pas mal mais...so what ?". »
« Le pitch est une idée qui tenait à cœur au réalisateur, et dont il a eu bien du mal à accoucher. Le résultat est en demi-teinte : une fois la surprise du background du premier tiers (SF très crédible et originale !), le reste semble beaucoup moins puissant. »
So Long, My Son (en salles le 03/07/2019)
Wang Xiaoshuai
« Un monument du cinéma chinois, tout un pan d'histoire raconté par l'intime. Si tu pleures pas t'es un monstre. »
« La mise en scène mêle l'ambition et l'intime dans cette très belle chronique sur la résilience face aux épreuves de la vie, l'amitié et la transmission dans une Chine en mutation, avec au cœur de celle-ci un couple absolument bouleversant. »
« Chef d'œuvre romanesque sur la résilience face à l'impossibilité d'oublier. »
« Belle fresque qui scrute par l'intime l'histoire contemporaine de la Chine. »
« La fragmentation de la narration dissimule un récit somme toute assez classique. Une fois le puzzle reconstitué, So Long, My Son s'avère un mélo très correct mais peu novateur. »
« Le cinéaste inscrit la "petite" histoire du drame individuel et familial dans la "grande" Histoire. Brillant, bienveillant et bouleversant. »
« Le film débute de manière chaotique d'un point de vue narratif mais tout finit par trouver une réponse. Il en résulte un propos émouvant et une nouvelle déclinaison des thématiques sociales de la Chine contemporaine. »
  • : pas de note
  • : mauvais
  • : moyen
  • : bon
  • : très bon
  • : excellent
  • : chef-d'Oeuvre

Astuce : survolez la note d'un critique pour voir son commentaire personnel sur le film.