Parmi les films coréens montrés lors de ce 31e Etrange Festival, il en est un qui se distingue par son incongruité : The Last Woman On Earth de Lee Jong-min et Yeun Moon-kyong. Au milieu d'une production coréenne connue pour son goût de la maîtrise parfois jusqu'à s'en corseter, le film de ce duo se veut résolument libre et rebelle, conscient de ses limites mais les assumant pleinement. C'est un film éminemment réjouissant sur un sujet pourtant sérieux : ce que des réalisateurs s'autorisent au nom du cinéma. Dans un cours d'écriture de scénario, un jeune homme pas tout à fait déconstruit se rapproche d'une jeune fille aux cheveux bleus qui écrit un film de science fiction nihiliste et qualifié de misandre.