Quels films ont attiré le public japonais cette semaine ? C'est ce que nous allons découvrir en nous penchant sur les entrées en salles du 13 au 19 avril 2018.
Avec The Whispering Star, toujours inédit en France, Sono Sion réinvente son cinéma et nous offre l'un des meilleurs films de sa carrière. Retour sur la dernière oeuvre majeure du cinéaste alors que l'éditeur britannique Third Window propose un "mois Sono Sion" en le proposant en double programme avec The Sono Sion, l'excellent documentaire d'Oshima Arata sur le tournage du film.
Sono Sion aura lui aussi son bastard, qui débarquera dans les salles nippones ce mois-ci sous le doux titre de The Bastard and the Beautiful World !
Sono Sion aura lui aussi son bastard, qui débarquera dans les salles nippones en juin sous le doux titre de The Bastard and the Beautiful World !
Après une dizaine de courts métrages prisés des initiés et des aventuriers visuels, Bertrand Mandico livre avec Les Garçons sauvages son premier long métrage, qui bénéficie depuis quelques mois d'une hype hallucinante, d'une "montée de sève", totalement justifiée, à coup d'avant-premières et projections épiques dans divers festivals (L'Étrange Festival, les Journées Cinématographiques Dionysiennes, etc.). Que l'on soit familier avec l'oeuvre de Mandico ou totalement novice, la vision des Garçons sauvages est un moment marquant, une jubilation de tous les instants, de la scène d'ouverture au générique. On plonge littéralement dans cet univers troublant, organique, ultra-référencé, qui fleure bon la décadence fin-de-siècle. Citer les écrivains, artistes ou réalisateurs convoqués dans cet univers nous ferait écrire une phrase de name-dropping qui ne jurerait pas dans Glamorama de Bret Easton Ellis : William Burroughs, Jules Verne, Arthur Rimbaud, Jean Cocteau, Jean Genet, Rainer Werner Fassbinder (le clin d’œil à Querelle et ses bittes d'amarrage en forme de pénis), David Cronenberg, Nikos Nikolaïdis... Et les cinéastes japonais dans tout ça ? L'influence nippone a d'emblée sauté aux yeux des rédacteurs d'East Asia. C'était donc l'occasion de rencontrer Bertrand Mandico pour parler de son film et de connaître son rapport au cinéma japonais.
Miyako Slocombe est traductrice et interprète. Vous l'avez peut-être déjà vue sur scène lors de projections de films aux côtés de Kawase Naomi ou Sono Sion, ou lu une de ses traductions si vous êtes amateur de Maruo Suehiro ou Fukutani Takashi. Avec nous, elle revient sur son parcours et sa passion de la littérature et du cinéma nippons.