Kurosawa Kiyoshi signe un captivant whodunit féodal dans ce jidai-geki singulier, intitulé Le Château d’Arioka, dans la section Cannes Premiere au Festival de Cannes. Partager Suivre
C’est du 12 au 23 mai que se tiendra la 79e édition du Festival de Cannes, et comme chaque année, les différentes sélections font une jolie place aux réalisateurs et réalisatrices asiatiques.
Second film du réalisateur japonais désormais incontournable Kurosawa Kiyoshi, Bumpkin Soup, initialement sorti en 1985, est disponible en Blu-ray chez Carlotta Films.
C’est sans doute un record : cette année, 70 films ont été cités dans les TOP 10 individuels, prouvant aussi bien la vitalité du cinéma contemporain que son éclatement. La multiplication de ses modalités de visionnage (festivals, plateformes, sorties vidéo, rétrospectives…) crée nécessairement une fragmentation des choix de chacun. Le top de l’année devient donc avant tout une invitation à la découverte, et se présente plus comme une exploration des possibles cinématographiques de l’année qu’un véritable bilan. Cependant, c’est encore la salle qui permet le mieux d’éclairer un consensus sur une petite poignée de films, aussi bien parce qu’ils sont les plus importants de l’année que les plus vus collectivement. Mais deux films seulement émergent sans ambiguïté de notre classement : Resurrection de Bi Gan, souvent haut placé dans les listes où il est cité, et Cloud de Kurosawa, le titre le plus cité (on peut ajouter à ce duo qui fait l’unanimité la fresque de Wang Bing, qui aurait été en 3e place du podium si Jeunesse n’avait pas été divisé en 2 parties, scindant ses points au lieu de les additionner). Soit la confirmation de l’importance d’un cinéaste que nos pages soutiennent depuis le début, et celle de la vitalité de celui que l’on peut maintenant considérer comme un grand maître. Derrière ces deux films indispensables, il en reste 68 à voir.
Après une sortie en salles, nous retrouvons le nouveau film de l'inénarrable Kurosawa Kiyoshi, Cloud, en édition vidéo chez Hanabi.
Plus productif et exalté que jamais, le cinéaste kazakh Adilkhan Yerzhanov a retrouvé L'Étrange Festival de Paris pour cette édition 2025. Outre une carte blanche qu'il a animée, il a présenté au public du Forum des images, auquel il est habitué, deux films, Cadet et Moor, et les trois premiers épisodes de sa dernière série télé, Kazakh Scary Tales. Il nous a fait l'honneur de nous accorder une interview exclusive dans laquelle il est revenue longuement sur ses inspiration et on pourra constater, s'il fallait en douter, qu'il est extrêmement cinéphile.